Emmanuel Macron et le PDG de ProLogium, Vincent Yang, lors de l’annonce du choix de Dunkerque pour construire une gigafactory, le 12 mai 2023. PASCAL ROSSIGNOL/AFP
Rien ne sert de courir… Le célèbre adage aurait pu figurer en lettres capitales sur le site de la future gigafactory ProLogium de batteries électriques dont la première pierre a été posée ce 10 février, juste à côté de Dunkerque (Nord), en présence des ministres de l’économie et de l’industrie, Roland Lescure et Sébastien Martin. Annoncée dans ce même lieu, en mai 2023, par Emmanuel Macron venu parler réindustrialisation, l’arrivée du taïwanais Prologium a été retardée à deux reprises.
La retentissante faillite en mars 2025 de Northvolt, un des espoirs européens pour rivaliser avec les géants asiatiques, et les difficultés de lancement de la production chez ACC, la première gigafactory des Hauts-de-France, ont semé le doute sur la capacité de bâtir en France une filière de la batterie. Mais ces aléas n’ont pas refroidi ProLogium.
Il est vrai que le taïwanais a basculé en cours de route sur une technologie différente et innovante. Dans son usine de Taïwan, il a lancé une chaîne pour tester le passage à la production industrielle d’un tout autre modèle de batterie que celles actuellement produites sur les technologies dites NMC (nickel-manganèse-cadmium) et LFP (lithium-fer-phosphate). ProLogium assure avoir ainsi « pris une longueur d’avance » par rapport à ce qui existe sur le marché en lançant « la première batterie céramique au lithium à l’état solide qui inclut un électrolyte inorganique et superfluide ».
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Le biathlète français Eric Perrot célèbre sa médaille d’argent au 15 km individuel hommes, sur le podium olympique d’Antholz-Anterselva (Italie), le 10 février 2026. ELOISA LOPEZ/REUTERS
Après son sacre en relais mixte, dimanche 8 février, le biathlète Eric Perrot confiait à L’Equipe nourrir le « rêve ultime » d’un titre olympique en solitaire. Il n’en est pas passé loin, mardi 10 février, lors de l’épreuve du 20 km individuel hommes des Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina 2026. A l’issue d’une course haletante, le Français a finalement décroché l’argent – la troisième médaille pour la délégation tricolore –, battu sur le fil par le Norvégien Johan-Olav Botn. Son compatriote Sturla Laegreid, complétait le podium.
Eric Perrot pouvait pourtant y croire, tant il a été plus rapide que son principal concurrent durant la course. Mais son unique balle manquée, lors du premier tir debout, lui a fait défaut, là où le Norvégien a été parfait (20 sur 20 derrière la carabine). Sur la piste, le Français a même failli rattraper sa minute de pénalité, mais s’est incliné pour 14 secondes. Ses compatriotes, Quentin Fillon Maillet, Fabien Claude, et Emilien Jacquelin ont, eux, respectivement terminé 8e, 17e et 55e.
Un triplé suédois en ski de fond, la team USA déçoit en combiné
Elles étaient six fondeuses à se disputer le titre de sprint classique, dans la matinée. Ce sont finalement trois Suédoises qui sont montées sur le podium. Linn Svahn a été la première à franchir la ligne d’arrivée du stade de Tesero (Trentin-Haut-Adige), après plus de 4 minutes d’efforts, devançant Jonna Sundling d’un peu plus d’une seconde, et Maja Dahlqvist de quatre. Sur les cinq médailles récoltées par la Suède, trois l’ont donc été sur cette épreuve.
Chez les hommes, le Norvégien Johannes Klaebo a encore été le plus rapide sur le sprint classique, reléguant l’Américain Ben Ogden à moins d’une seconde, et son compatriote Oskar Opstad Vike à six secondes. Avec ce nouveau sacre, le fondeur a glané son septième titre olympique en trois éditions disputées, son deuxième en Italie, et vise désormais le record de médailles d’or aux Jeux d’hiver (8), codétenu par ses compatriotes Marit Bjoergen, Bjorn Daehlie (ski de fond) et Ole Einar Bjoerndalen (biathlon). Il lui reste quatre épreuves pour réaliser l’exploit.
Un peu plus tard, sur le slalom du combiné féminin par équipes, en ski alpin, la légende vivante de la discipline, Mikaela Shiffrin, a déçu. Avec sa coéquipière Breezy Johnson, elles ont échoué au pied du podium, juste derrière… un autre binôme américain, composé de Paula Moltzan et Jacqueline Wiles. Pire encore, la double championne olympique – en slalom, à Sotchi 2014, et en slalom géant, à Pyeongchang 2018 – a même réalisé le 15e temps (sur 36) du slalom. L’or est ainsi revenu à l’inattendu tandem autrichien, formé par Ariane Raedler et Katharina Huber, suivi de près par les Allemandes Kira Weidle-Winkelmann et Emma Aicher, qui ont décroché l’argent.
Adam Siao Him Fa vise le podium
La soirée s’est conclue avec le programme court de l’épreuve individuelle hommes en patinage artistique. Auteur d’une performance sublime, le Français Adam Siao Him Fa a pris la 3e place avec 102,55 points, derrière le prodige Américain Ilia Malinin (1er, 108,16 points) et le Japonais Yuma Kagiyama (2e, 103,07 points). Kévin Aymoz se classe, lui, 7e avec 92,64 points.
De bon augure avant le programme libre du vendredi 13 janvier. S’il arrive à se maintenir sur le podium à l’issue du libre, Adam Siao Him Fa deviendrait le premier Français médaillé olympique dans la catégorie masculine depuis Philippe Candeloro à Nagano (Japon) en 1998.
« Je suis vraiment très content de la performance de ce soir, d’avoir vraiment pu patiner librement et en confiance, d’avoir pu prendre du plaisir pendant ce programme, et d’avoir pu donner mon maximum », s’est-il réjoui à l’issue de l’épreuve, mardi soir.
Des étudiants quittent l’université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar, le 10 février 2026. PATRICK MEINHARDT/AFP
Au lendemain des heurts entre jeunes et forces de l’ordre qui ont endeuillé la principale université de Dakar, la violence a laissé place à la sidération et à la colère, mardi 10 février. « On a basculé dans l’horreur », raconte Baye Fall, étudiant en master de droit public à l’université Cheikh-Anta-Diop (l’UCAD) de la capitale sénégalaise, en se remémorant la journée de lundi, durant laquelle un de ses camarades est mort, des dizaines ont été blessés dont au moins neuf gravement. Les nombreuses vidéos qui ont été partagées sur les réseaux sociaux, pour certaines vues des centaines de milliers de fois, témoignent de la violence dont ont fait usage les forces de l’ordre face aux jeunes. Le ministre de l’intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a reconnu, mardi, que « ce qui s’est passé constitue une tragédie ».
« Rien ne laissait présager le chaos et la désolation », poursuit Baye Fall. Les étudiants de l’UCAD avaient initialement appelé à un « lundi noir » sans violence pour protester contre leurs conditions de vie et des arriérés de plusieurs mois dans le paiement de leurs bourses.
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L’athlète ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevych persiste à vouloir porter, aux JO 2026, un casque interdit faisant référence à la guerre
Vladyslav Heraskevych et son casque à Cortina d’Ampezzo, mardi 10 février 2026. LEONHARD FOEGER / REUTERS
Vladyslav Heraskevych, le porte-drapeau ukrainien aux Jeux de Milan-Cortina, engagé en skeleton, a déclaré mardi qu’il porterait en compétition un casque orné de photos d’athlètes tués lors du conflit avec la Russie, malgré l’interdiction du Comité international olympique (CIO).
« Je l’ai utilisé lors des essais (…) et je l’utiliserai le jour de la course », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse quelques heures après que le CIO lui a refusé le port de ce casque et l’a autorisé à arborer un brassard noir. Vladislav Heraskevych a pris part lundi à Cortina à un entraînement avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui se voir interdire de le porter.
« [Mark] Adams [le porte-parole du CIO] a dit qu’il fallait une approche uniforme pour tous les athlètes, mais à ces Jeux (…) il y a eu beaucoup de prises de position politiques de la part d’athlètes américains, même sur les terrains. Il y a déjà eu un drapeau russe sur le casque de l’un des athlètes. Ils n’ont reçu aucune sanction, aucune pénalité. Donc si l’approche est uniforme pour moi, elle doit l’être pour eux aussi », a souligné Vladyslav Heraskevych.
Lors de son point presse quotidien aux Jeux de Milan-Cortina, le CIO a souligné mardi matin que le port d’un tel casque « contrevient » à l’article 50 de la Charte olympique qui cherche à éviter « tous types d’interférence », notamment « politique » ou « religieuse », pour que « tous les athlètes puissent se concentrer sur leur performance ».
La lugeuse ukrainienne Olena Smaha lui a apporté son soutien en écrivant sur sa main : « Le souvenir n’est pas une violation ».
Le message d’Olena Smaha – « Le souvenir n’est pas une violation » – en soutien à Vladyslav Heraskevych. ATHIT PERAWONGMETHA / REUTERS
L’instance olympique avait précisé avoir tenu lundi soir « une réunion informelle » avec l’entraîneur de Vladislav Heraskevych « et son entourage ». « Nous avons réaffirmé que, dans ce cas, comme nous le faisons désormais plus souvent, nous ferons une exception à ces directives pour lui permettre de porter un brassard noir pendant la compétition, afin de procéder à cette commémoration », a précisé Mark Adams. L’athlète reste par ailleurs entièrement libre de ses propos « en conférence de presse, à la sortie de la compétition, en zone mixte » ou sur ses réseaux sociaux, a rappelé le porte-parole.
La ministre était sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise liée aux intempéries meurtrières ayant frappé le Portugal ces derniers jours. Les vents violents ayant accompagné la tempête Kristin avaient fait cinq morts dans le pays, fin janvier, et provoqué de nombreux dégâts.
Mme Amaral a « estimé ne pas disposer des conditions personnelles et politiques nécessaires à l’exercice de ses fonctions », précise le communiqué. Ses fonctions seront provisoirement assurées par le premier ministre de droite Luis Montenegro.
« Faillite » du gouvernement
« La démission de la ministre de l’intérieur est la preuve que le gouvernement a failli dans sa réponse à cette situation d’urgence », a commenté auprès des médias le secrétaire général du Parti socialiste, José Luis Carneiro.
La péninsule Ibérique est en première ligne du dérèglement climatique en Europe et subit des vagues de chaleur de plus en plus longues et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents et intenses.
A l’issue d’une campagne électorale très perturbée par les intempéries ces deux dernières semaines, les Portugais ont élu dimanche un nouveau président, le socialiste modéré Antonio José Seguro.
Le Monde avec AFP
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Roberto De Zerbi, lors d’un match de Ligue des champions de l’Olympique de Marseille, à Bruges (Belgique), le 28 janvier 2026. YVES HERMAN/REUTERS
Le communiqué est tombé au beau milieu de la nuit, mercredi 11 février, dans un timing qui interpelle. « L’Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi, entraîneur de l’équipe première, annoncent la fin de leur collaboration d’un commun accord », annonce le texte publié par le club de football phocéen, en pleine crise de résultats et de confiance.
Depuis plusieurs jours, l’entraîneur italien, arrivé sur le banc de l’Olympique de Marseille (OM) lors de l’intersaison 2024, était sur la sellette, après une série de mauvais résultats qui ont miné la saison du club.
Eliminé de la Ligue des champions à l’issue de la phase de ligue après une cinquième et lourde défaite (en huit journées) en Belgique face au FC Bruges (0-3) fin janvier, relégué à la quatrième place du classement de Ligue 1 après la claque reçue dimanche au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain (0-5), l’OM a vu ses ambitions se rétrécir une à une.
« À la suite d’une concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes de la direction du club – propriétaire, président, directeur du football et entraîneur – il a été décidé d’opter pour un changement à la tête de l’équipe première » , poursuit le communiqué qui décrit une « décision collective, difficile, prise au terme d’une réflexion approfondie dans l’intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison ».
Objectif Coupe de France
A court de solution sur le terrain et semblant tâtonner sur ses choix tactiques – avec plus de trente compositions différentes depuis le début de la saison –, Roberto De Zerbi apparaissait de plus en plus isolé au sein du club et face à des joueurs qui semblaient ne pas répondre à ses attentes et ne pas suivre ses consignes. Lui-même avouait en conférence de presse, dimanche après l’humiliation à Paris, ne pas comprendre ce qu’il se passait dans la tête de ses joueurs.
« Je n’ai pas d’explication, c’est le plus grand problème en ce moment », avait-il reconnu. « Si j’avais la solution pour cette irrégularité, je la trouverais à n’importe quel prix. »
L’idylle entre l’OM et le tempétueux entraîneur de 46 ans, passé notamment par Sassuolo (Italie), le Shaktar Donetsk (Ukraine) ou Brighton (Angleterre), est donc terminée après moins de deux ans. La saison passée, le technicien italien était parvenu à hisser le club à la deuxième place de la Ligue 1, derrière le Paris Saint-Germain, une nouvelle fois champion.
Le club marseillais n’a pas encore fait connaître le nom de l’entraîneur qui va prendre place, en intérim, sur son banc pour le prochain match de championnat contre Strasbourg, samedi.
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Mais l’objectif de fin de saison est clair : finir dans les trois premiers du classement pour obtenir une qualification directe pour la Ligue des champions et remporter la Coupe de France. L’OM doit affronter Toulouse, le 4 mars, en quart de finale d’une compétition à laquelle ne participe plus le PSG, éliminé. C’est la meilleure chance pour le club phocéen de remporter un trophée, ce qui serait une première en quatorze ans, depuis la victoire en Coupe de la Ligue 2012.
Lors d’une fête, à Berlin, en 2009. EDGAR HERBST/13PHOTO
« J’avais les mains sur la rambarde, le DJ était au-dessus de moi et un écran projetait des images. J’ai complètement lâché prise, c’était fabuleux. » A 57 ans, Marc (les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat), informaticien et père de famille, se souvient avec émotion de sa première soirée techno organisée par le collectif Possession dans un hangar d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), alors qu’il avait presque 40 ans. Pourtant, sa fascination pour le mouvement rave remontait à plus loin encore. Déjà, dans les années 1990, il lisait la presse spécialisée de cette culture underground émergente, écoutait les musiques électroniques aux bornes d’écoute de la Fnac et sur la radio Maxximum (active de 1989 à 1992 et de retour depuis 2020). « C’était un monde mystérieux et fascinant, mais, à cette époque, je n’étais pas du tout fêtard, et je venais de me marier. Ce n’était pas le moment pour moi d’aller danser toute la nuit »,reconnaît le quinquagénaire.
C’est finalement en 2009, guidé par sa fille, qu’il se jette à l’eau, « avec vingt ans de retard ». Depuis, le mode de vie de Marc a changé, et il multiplie les activités festives. En plus des soirées techno en entrepôts parisiens, comme celles du collectif Pisica, il organise des événements musicaux festifs chez un ami en Normandie et fréquente le festival de psytrance (trance psychédélique) Nataraja. « Ça n’arrête jamais, je suis lancé »,admet Marc.
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Lors d’un discours remarqué à Davos (Suisse), le 20 janvier, le premier ministre canadien, Mark Carney, a appelé les « puissances moyennes », que je préfère appeler « puissances dynamiques », à s’unir pour faire face à l’unilatéralisme et à la stratégie coercitive des Etats-Unis. Avec une formule choc : « Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu. »
Clarifions tout d’abord la notion de puissance dite « dynamique ». Celle-ci désigne des nations à l’économie développée, dotées le plus souvent d’une capacité militaire suffisante, mais non écrasante, et qui, pour la plupart d’entre elles, poursuivent une politique internationale articulée autour des principes du multilatéralisme. Surtout, chacune dispose d’un actif singulier (réserves financières, détention d’une ou plusieurs technologies ou ressources critiques, excellence industrielle ou d’innovation dans un secteur-clé, etc.) qui lui confère une place à part. Les puissances dynamiques forment une catégorie quelque peu hétérogène : Allemagne, France, Royaume-Uni, Brésil, Indonésie, Inde, Turquie, Norvège, Corée du Sud ou encore Australie. Au total, pas plus d’une grosse vingtaine de nations.
Aucune n’a la capacité de rivaliser avec l’avance technologique (notamment de rupture) et la puissance économique des deux grandes puissances que sont aujourd’hui les Etats-Unis et la Chine. Sans parler bien sûr de la capacité militaire et stratégique prédominante de Washington. En revanche, si elles en manifestent la volonté, les puissances dynamiques ont la capacité de contenir, orienter ou canaliser les velléités hégémoniques du couple sino-américain, à influencer les règles du jeu international et, in fine, à se préserver des marges d’autonomie.
Leviers technologiques
En privilégiant par exemple la défense commune du respect du droit, les puissances dynamiques peuvent atténuer, voire contraindre la force brute de ce nouveau duo prédateur. L’Europe unie est ainsi parvenue, à travers son règlement général sur la protection des données (RGPD), à imposer son cadre de protection des données aux géants américains de la tech, et son modèle a ensuite été repris par d’autres économies, comme le Brésil ou le Japon. Face à un marché intégré de près de 450 millions de consommateurs, les Etats-Unis n’ont eu d’autre choix que de se conformer à ses règles pour pouvoir y accéder. Mais sous leur pression, l’Europe s’apprête tout de même à les « simplifier ».
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Le Finistère et le Morbihan ont été placés en vigilance orange pour crues, samedi 7 février, par Météo-France. Par ailleurs, 11 départements, dont plusieurs situés dans la façade atlantique, ont été placés en vigilance jaune pour crues, également.
Cette vigilance intervient quelques heures après l’apparition « d’une onde pluvieuse sur la Bretagne dans la nuit de vendredi à samedi », qui « a apporté des cumuls de pluie importants, en particulier sur les bassins du Finistère et du Morbihan mais aussi dans les Côtes-d’Armor », a fait savoir Vigicrues.
« Les sols étant saturés, et les niveaux des cours d’eau déjà élevés, de nouvelles réactions sont en cours pour l’ensemble des bassins », a ajouté Vigicrues. L’institut met notamment en avant les débordements qui pourraient intervenir autour du fleuve du Blavet et de la rivière Laïta.
2 départements en vigilance orange
Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique par département.
Mise à jour le 7 février 2026 à 12 heures, valable jusqu’au 8 février 2026 à 23 h 59.
Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.
Le Monde
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La répression de la dernière vague de contestation en Iran a été sans commune mesure avec les précédentes, tant par son ampleur que par les moyens déployés, mais aussi parce que les dirigeants iraniens l’assument de plus en plus ouvertement. Dans un premier temps, le régime a nié toute responsabilité dans la mort de simples manifestants, présentant les morts comme des « émeutiers » ou des « terroristes » qui auraient tué des citoyens innocents et des membres des forces de l’ordre. La reconnaissance du rôle des forces gouvernementales n’est intervenue que plus tard : le 3 février, Esmaïl Kowsari, ancien commandant des gardiens de la révolution (l’armée idéologique du régime) et député, a confirmé l’usage d’armes par le régime contre les manifestants.
Il a affirmé que, durant les manifestations, certains avaient tenté d’accéder à des « centres de police, des bases des bassidji [la milice religieuse] et d’autres sites sensibles ». Selon lui, les forces de sécurité n’étaient pas armées avant jeudi 8 janvier, la nuit où la contestation, déclenchée le 28 décembre 2025, a pris de l’ampleur après l’appel à manifester du fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi. « A ce moment-là, le Conseil suprême de sécurité nationale [chargé des décisions sécuritaires] a décidé que les forces de la police, des bassidji et des gardiens de la révolution interviendraient armées afin de neutraliser la situation », a déclaré Esmaïl Kowsari, cité par le site d’information Rouydad24.
Le Monde a pu vérifier des vidéos attestant l’usage d’armes de guerre par les forces du régime contre les manifestants.
Les forces de l’ordre iraniennes emploient des armes de guerre
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