Louvre : neuf personnes mises en examen dans le cadre de l’enquête sur l’escroquerie à la billetterie

Des personnes attendent l’ouverture du Musée du Louvre, à Paris, le 18 décembre 2025. THIBAULT CAMUS/AP

Neuf personnes ont été mises en examen dans le cadre de l’enquête sur l’escroquerie à la billetterie du Louvre a fait savoir, vendredi 13 février, le parquet de Paris à l’Agence France-Presse (AFP)

L’une d’elles, placée en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet, a été mise en examen des chefs d’escroquerie réalisée en bande organisée, d’usage de faux, d’aide à l’entrée et à la circulation d’un étranger en bande organisée, de corruption active, de blanchiment aggravé et de participation à une association de malfaiteurs.

Six autres ont été mises en examen pour les mêmes chefs d’infractions, mais laissées libres sous contrôle judiciaire, a précisé la source judiciaire. Deux autres sont poursuivies pour complicité d’escroquerie réalisée en bande organisée, corruption passive, blanchiment aggravé et participation à une association, et laissées elles aussi libres sous contrôle judiciaire.

Les neuf personnes avaient été interpellées mardi. Parmi elles, suspectées également d’escroquerie au préjudice du château de Versailles, figurent notamment deux agents du Louvre, des guides touristiques, ainsi qu’une personne « soupçonnée d’avoir organisé le réseau », avait rapporté, jeudi, le parquet de Paris. Il avait insisté sur le préjudice du Louvre, estimé « à plus de 10 millions d’euros ». A ce stade des investigations, la justice a saisi plus de 957 000 euros en espèces ainsi que 486 000 euros sur différents comptes bancaires.

Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir investi une partie du fruit de leur escroquerie « dans de l’immobilier, tant en France qu’à Dubaï », avait détaillé le parquet de Paris.

« Des complices au sein du Louvre »

L’enquête a débuté par une plainte du Louvre en décembre 2024, avisant la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière au sujet d’un couple de guides chinois au musée. Ces derniers faisaient entrer des groupes de touristes chinois « en fraudant la billetterie, les guides réutilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour des personnes différentes ». D’autres guides ont ensuite été soupçonnés « des mêmes pratiques », a pointé le parquet.

Un dispositif de « surveillances » et d’« écoutes » a confirmé les suspicions du musée, notamment sur le réemploi des tickets à plusieurs reprises. Les investigations ont également conduit à « soupçonner des complices au sein du Louvre », à qui « les guides pouvaient remettre du numéraire en échange de ne pas procéder aux contrôles », selon le parquet de Paris, qui a saisi des juges d’instruction en juin 2025. Ce réseau pouvait faire entrer jusqu’à 20 groupes par jour, depuis une dizaine d’années.

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Cette affaire vient s’ajouter à une longue liste d’épreuves ayant récemment frappé le Louvre, victime d’un spectaculaire cambriolage le 19 octobre 2025. Le « casse du siècle », comme l’ont baptisé les médias, a fait le tour du monde avec des malfrats filmés en train de dérober en une poignée de minutes des joyaux de la couronne à l’aide d’un simple monte-charge. Si cinq personnes ont été mises en examen, dont quatre toujours placées en détention provisoire, le butin n’a toujours pas été retrouvé.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une fuite d’eau a abîmé un plafond peint du XIXe siècle et a contraint le musée à fermer plusieurs salles, selon la direction et des syndicats. Le musée a également dû fermer une de ses galeries en novembre en raison d’avaries.

Le Louvre fait par ailleurs face depuis la mi-décembre à un mouvement social de ses personnels qui dénoncent leurs conditions de travail. Une nouvelle assemblée générale du personnel est prévue lundi, afin de se prononcer pour ou contre une nouvelle journée de grève.

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Le Monde avec AFP

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JO 2026 : le sacre de Quentin Fillon Maillet, le doublé en argent de Mathis Desloges, une folle soirée en patinage artistique… Le résumé du vendredi 13 février

Quentin Fillon Maillet a remporté l’épreuve de sprint du biathlon, lors des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, à Anterselva (Italie), vendredi 13 février 2026. FRANCOIS-XAVIER MARIT / AFP

Quentin Fillon Maillet règne pour le moment en maître sur le stade d’Antholz-Anterselva. Cinq jours après sa victoire avec ses compères de l’équipe de France sur le relais mixte, le Français de 33 ans a remporté un deuxième titre olympique, vendredi 13 février, sur le sprint. « QFM » a remporté la course devant les Norvégiens Vetle Christiansen (2ᵉ) et Sturla Laegreid (3ᵉ), et égale, avec sept médailles aux Jeux, la légende du biathlon Martin Fourcade. « C’est le deuxième titre pour cette olympiade, c’est extraordinaire, je ne sais pas quoi dire », s’est-il félicité au micro de France Télévisions.

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Vice-champion olympique dans cette épreuve à Pékin, en 2022, le Français n’a laissé aucune chance à ses adversaires en réalisant un sans-faute sur le pas de tir. Derrière lui, Emilien Jacquelin est parti sur les chapeaux de roues, et a longtemps cru terminer sur le podium, qui lui a finalement échappé pour deux dixièmes de secondes. Parti en trombe, expéditif lors de ses deux tirs, il a finalement perdu son avance lors du dernier kilomètre. « Je vous avoue que je fermais les yeux tellement j’étais cuit », a réagi celui qui a promis de« faire le show », dimanche 15 février, lors de la poursuite masculine.

Plus tôt, Mathis Desloges avait ouvert le compteur de médailles français de la journée en s’adjugeant la seconde place sur l’individuel de 10 kilomètres, en ski de fond masculin. L’Isérois de 23 ans a réussi l’exploit de remporter deux médailles d’argent à lui seul, après l’épreuve de skiathlon, pour sa première participation à des JO. « Il s’installe pour être un des plus grands fondeurs que la France n’ait jamais eu », lui a rendu hommage son coéquipier Hugo Lapalus, 8ᵉ de la course.

S’il a déjoué les pronostics en terminant devant plusieurs Norvégiens, Mathis Desloges a cependant été battu par la légende Johannes Klaebo. Vainqueur des trois courses qu’il a disputées depuis le début de ces JO – skiathlon, sprint et individuel –, le fondeur norvégien peut encore rêver de réaliser son objectif fou de remporter six titres en Italie. A 29 ans, il compte déjà huit médailles d’or olympiques.

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Les snowboardeuses françaises contrariées

La journée a été beaucoup plus insatisfaisante pour les quatre Françaises engagées en snowboardcross, dont certaines faisaient pourtant partie des favorites pour la victoire finale. Après de beaux premiers runs, Julia Nirani-Pereira et Léa Casta ont échoué en demies et n’ont disputé que la petite finale.

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La porte-drapeau française lors de la cérémonie d’ouverture, Chloé Trespeuch, et Maja-Li Iafrate Danielsson, elles, s’étaient arrêtées dès les quarts de finale. « C’est dur, je ne me suis pas préparée pour sortir en quarts », a réagi la première, visiblement émue, au micro de France Télévisions. Après l’échec de leurs homologues masculins la veille, les snowboardeuses françaises auront l’occasion de se rattraper lors de l’épreuve mixte, prévue ce dimanche.

En patinage de vitesse, cinq jours après sa 5ᵉ place décevante sur le 5 000 m, Timothy Loubineaud a vécu une nouvelle désillusion sur l’épreuve du 10 000 m. Malgré une bonne entame de course, le Girondin a progressivement faibli et terminé ²au pied du podium, à une frustrante 4ᵉ place. « J’ai été régulier toute la saison, je suis monté sur les podiums tous les week-ends, mais pas aujourd’hui », regrettait-il au micro de France Télévisions.

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Les approximations d’Adam Siao Him Fa, la chute d’Ilia Malinin

La déception s’est prolongée jusque tard dans la soirée pour la délégation tricolore, avec le passage raté d’Adam Siao Him Fa sur la patinoire de Milan. Le Français de 25 ans, 3ᵉ à l’issue du programme court en patinage artistique, pouvait légitimement rêver de sa première médaille olympique. Mais sa chute, dès le début de son passage, l’a immédiatement discrédité aux yeux du jury.

Le patineur a terminé à la 7ᵉ place, devant l’autre Français Kevin Aymoz (11ᵉ), d’une compétition au cours de laquelle le prodige américain de 21 ans, Ilia Malinin, a totalement craqué. Immense favori, ce dernier a réalisé un programme libre catastrophique et terminé 8ᵉ, loin derrière le vainqueur, le Kazakhstanais Mikhail Shaidorov.

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Au lendemain de leur défaite inaugurale contre la Suisse (0-4), les hockeyeurs tricolores sont de leur côté passé par toutes les émotions lors de leur deuxième match du tour préliminaire, face à la République tchèque. Rapidement menés de deux buts, les joueurs de Yorick Treille ont renversé la vapeur pour reprendre l’avantage, avant de sombrer en fin de rencontre pour s’incliner (3-6). Dimanche, ils tenteront de créer l’exploit face au Canada, leader du classement mondial.

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Affaire Epstein : en dénonçant le caviardage des dossiers publiés par le ministère de la justice, deux élus américains révèlent le nom de personnes sans lien avec l’affaire

Les représentants Thomas Massie (républicain) et Ro Khanna (démocrate), à Washington, le 9 février 2026. ALEX WONG / AFP

Dans leur combat contre l’anonymisation à outrance du ministère de la justice américain (DoJ), le démocrate Ro Khanna et le républicain Thomas Massie sont peut-être allés un peu vite en besogne. Après avoir été invités à consulter sur place les documents non occultés des « Epstein Files », ces deux élus de la Chambre des représentants ont immédiatement tenu, lundi 9 février, une conférence de presse pour dénoncer la propension du DoJ à user du feutre noir. « Nous n’avons pas d’explications sur pourquoi ces personnes ont été anonymisées », ont-ils ainsi affirmé. Et, pour mieux appuyer leur propos, les deux élus ont assuré qu’en à peine deux heures, ils auraient découvert le nom de « six hommes riches et puissants » que le DoJ avait jugé nécessaire de biffer.

Dès le lendemain, devant les membres de la Chambre, Ro Khanna, représentant démocrate de Californie, égrenait le nom de ces six suspects. Parmi eux, le milliardaire Leslie Wexner, ancien président de la maison de lingerie Victoria’s Secret. Ou encore Sultan Ahmed Ben Sulayem, désormais ex-président de la société dubaïote DP World, une des plus importantes sociétés de logistique portuaire du Golfe.

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Donald Trump menace de contourner le Congrès pour imposer ses réformes électorales

Un bureau de vote dans le quartier d’Hamilton Heights à New York, le 4 novembre 2025. CHARLY TRIBALLEAU/AFP

Le président américain, Donald Trump, a affirmé sur sa plateforme Truth Social, vendredi 13 février, que l’obligation de présenter une pièce d’identité aux élections serait mise en place pour les élections de mi-mandat, en novembre, « qu’elle soit approuvée par le Congrès ou non ! ».

« Il existe des raisons juridiques justifiant l’interdiction de cette escroquerie. Je les présenterai prochainement, sous la forme d’un décret présidentiel », a-t-il ajouté dans une autre publication.

La Chambre des représentants, à majorité républicaine, a approuvé, mercredi, cette proposition de loi visant à refondre l’organisation des élections dans les 50 Etats américains et qui imposerait à toute personne en âge de voter de présenter en personne une preuve de citoyenneté, comme un passeport ou un certificat de naissance, afin de s’inscrire sur les listes électorales. Elle imposerait également de présenter une pièce d’identité avec photo au moment de voter, ce qui n’est pas le cas actuellement dans une grande majorité des Etats.

Mais le texte fait face à un obstacle de taille au Sénat, où 60 voix seraient nécessaires pour l’adopter. Les républicains n’y disposent que de 53 voix sur 100, et les démocrates s’opposent fortement à ces réformes, affirmant qu’elles ont avant tout pour but de mettre des barrières au vote aux populations issues de minorités, moins susceptibles de posséder une pièce d’identité.

Un enjeu majeur pour des millions d’électeurs américains

Il s’agit d’un sujet épineux aux Etats-Unis, où des millions de personnes en âge de voter ne possèdent pas de tel document. Le Centre pour la démocratie et la participation civique de l’université du Maryland estimait ainsi en janvier 2024 que près de 21 millions de citoyens américains en âge de voter ne possédaient pas de permis de conduire valide, la forme de pièce d’identité la plus courante aux Etats-Unis.

Les Afro-Américains et ceux d’origine hispanique avaient moins de chances de posséder un permis de conduire valide « de manière disproportionnée » par rapport à la population générale, avait précisé le centre d’études.

Pour les républicains, ces réformes ont avant tout pour but d’empêcher la fraude électorale. « Nous ne pouvons plus laisser les démocrates s’en sortir impunément », a déclaré le président républicain, vendredi, soulignant le vaste soutien de l’opinion publique à la mise en place d’une obligation de présenter une pièce d’identité pour voter alors qu’il avait avancé, sans fondement, que des fraudes massives avaient eu lieu à l’élection présidentielle de 2020, qu’il continue affirmer avoir remportée face à Joe Biden.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Etats-Unis : la saisie des bulletins de vote de 2020 en Géorgie par le FBI ravive les craintes d’une vengeance de Donald Trump

Le Monde avec AFP

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L’attaque au couteau de l’Arc de triomphe illustre la difficulté du suivi des radicalisés sortis de détention

Des soldats et des policiers près de l’Arc de triomphe après l’attaque au couteau d’un policier, à Paris, le 13 février 2026. BENOIT TESSIER / REUTERS

Deux mois seulement après sa sortie de prison, où il purgeait une peine de dix-sept ans de réclusion pour avoir poignardé, en 2012, deux policiers belges, dont une femme grièvement blessée à l’époque, un islamiste radical a tenté d’attaquer au couteau des gendarmes qui s’apprêtaient à participer à une cérémonie de ravivage de la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris.

Vendredi 13 février, peu après 18 heures, explique un communiqué du Parquet national antiterroriste (PNAT), « un homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale avec un couteau et une paire de ciseaux. Un autre gendarme a riposté en faisant usage de son arme de service pour neutraliser l’assaillant. Le gendarme attaqué n’a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine ». La gendarmerie a précisé que l’individu avait visé des « musiciens de la gendarmerie mobile ». L’assaillant présumé, dont le nom n’a pas été divulgué par le PNAT, a été pris en charge et conduit par les pompiers à l’hôpital Georges-Pompidou, où il est mort des suites de ses blessures. Il aurait été touché à deux reprises, au thorax.

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EN DIRECT, guerre en Ukraine : en matière de défense, l’Europe doit passer « à la vitesse supérieure », dit Ursula von der Leyen à la Conférence de Munich

Merz « prêt » à parler à la Russie quand elle-même sera disposée à une discussion « sérieuse »

Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit vendredi « prêt à parler » avec les dirigeants russes, mais a estimé que la Russie n’était pour sa part pas encore disposée à des discussions « sérieuses » sur un cessez-le-feu en Ukraine et un accord de paix.

Interrogé à l’ouverture de la conférence sur la sécurité à Munich sur la volonté affichée par le président français Emmanuel Macron de renouer le dialogue avec son homologue russe Vladimir Poutine, globalement rompu en raison de la guerre en Ukraine, le chancelier a répondu : « si cela apporte quelque chose de parler, nous sommes prêts à parler ». « Mais comme vous pouvez le constater avec la partie américaine, la Russie n’a pas encore la volonté d’avoir une discussion sérieuse », a-t-il estimé. « Ils doivent faire des concessions, ils doivent être disposés à parler d’un cessez-le-feu puis d’un accord de paix », a-t-il insisté.

Selon Friedrich Merz, la guerre en Ukraine, qui va entrer dans sa cinquième année, « ne prendra fin qu’une fois que la Russie sera épuisée, au moins économiquement, voire militairement ». « Nous approchons de ce moment, mais nous n’y sommes pas encore », a-t-il dit.

Emmanuel Macron affirme depuis décembre que le moment est venu pour les Européens d’envisager une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine, dès lors que les Etats-Unis de Donald Trump ont eux renoué les échanges au plus haut niveau. Le président français a dépêché début février son conseiller diplomatique à Moscou pour préparer le terrain à un futur appel au maître du Kremlin. Mais il a aussi prévenu jeudi que ce coup de fil n’était pas imminent.

L’hypothèse d’un appel à Vladimir Poutine passé conjointement par le président français avec le chancelier allemand est évoquée à Paris.

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Harvard : le gouvernement américain réclame en justice les données d’admissions des étudiants

Manifestation de soutien à Harvard, devant la cour fédérale de Boston (Massachusetts), en juillet 2025. BRIAN SNYDER/REUTERS

L’administration Trump a demandé, vendredi 13 février, à la justice de contraindre Harvard à lui fournir les données d’admissions de ses étudiants afin de pouvoir « vérifier si Harvard continue à discriminer illégalement les candidats sur des bases raciales ». Le gouvernement « n’accuse pas Harvard de comportement discriminatoire ni ne réclame de dommages et intérêts ou la révocation de subventions fédérales », est-il précisé dans le recours.

« Harvard a manqué à son obligation de divulguer les données dont nous avons besoin pour nous assurer que les admissions sont exemptes de toute discrimination, nous continuerons à nous battre pour faire passer le mérite avant le DEI [Diversité, équité, inclusion] dans toute l’Amérique », a déclaré ainsi la ministre de la justice, Pam Bondi, dans un communiqué.

L’administration Trump invoque l’arrêt de la Cour suprême, à majorité conservatrice, en juin 2023 qui a mis fin à la discrimination positive dans les admissions à l’université, faisant ainsi tomber un des grands acquis de la lutte pour les droits civiques des années 1960. La Cour a jugé inconstitutionnelles les procédures d’admission prenant en compte la couleur de la peau ou l’origine ethnique des candidats.

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Idéologie « woke »

La plus ancienne université des Etats-Unis s’est attiré les foudres du président américain en prenant la tête de la résistance à sa volonté de contrôler les recrutements, le contenu des programmes ou les orientations des universités dans le domaine de la recherche. Donald Trump a utilisé le retrait de subventions fédérales comme moyen de pression sur les grandes universités, qu’il accuse de promouvoir une idéologie dite « woke », sensible à toutes les formes de discriminations.

Le président américain avait annoncé, lundi 3 février, qu’il réclamait désormais 1 milliard de dollars (842 millions d’euros) de dommages et intérêts à Harvard, après des informations du New York Times selon lesquelles son gouvernement aurait renoncé à faire payer des indemnités à la prestigieuse université, qu’il accuse d’antisémitisme et de biais.

L’administration Trump fait la chasse aux programmes et politiques de « DEI », toujours très critiqués par les milieux conservateurs, qui les taxent de « racisme inversé », en particulier dans le domaine de l’éducation, visant à corriger les inégalités issues du passé ségrégationniste et à augmenter la proportion d’étudiants issus des minorités.

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Le Monde avec AFP

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EN DIRECT, tempête Nils : la Gironde et le Lot-et-Garonne en vigilance rouge pour les crues ; « l’épisode n’est pas du tout terminé » en France, avertit Vigicrues

Savoie : trois skieurs meurent dans une avalanche à Val-d’Isère

Trois skieurs à Val-d’Isère, en Savoie, sont décédés vendredi dans une avalanche survenue en secteur hors piste, alors que le risque d’avalanche demeure très élevé, a indiqué la station. La coulée de neige a emporté six skieurs dont quatre étaient accompagnés d’un professionnel, selon un communiqué.

« Malgré l’intervention rapide des secours, trois victimes sont décédées. Ils étaient tous équipés de systèmes de recherche de victimes en avalanche », indique la station. Une enquête a été ouverte. Le risque d’avalanche dans la zone est actuellement très élevé (4, sur 5 niveaux possibles), rappelle la station, qui exhorte les pratiquants à rester dans les zones sécurisées et balisées.

Le passage de la tempête Nils en France, jeudi, s’est traduit par de très fortes chutes de neige, apportant de 60 centimètres à 1 mètre de neige fraîche depuis le début de l’épisode, localement plus sur le massif du mont Blanc, selon Météo-France.

Le prévisionniste avait classé la Savoie en vigilance rouge avalanches pour toute la journée de jeudi, une décision rarissime en France avec seulement deux autres occurrences depuis la naissance du dispositif il y a vingt-cinq ans. Face au risque, plusieurs domaines skiables des Alpes avaient pris la décision de fermer entièrement ou partiellement pour la journée.

Vendredi, le niveau de risque d’avalanches reste « fort » (4) sur une grande majorité des massifs des Alpes et « le manteau neigeux très instable, surtout au-dessus de 1 800-2 000 mètres d’altitude », avertit encore Météo-France. « Des avalanches sont donc faciles à déclencher par un skieur ou un randonneur, et peuvent mobiliser des volumes de neige très importants. »

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La tempête Nils en approche ; treize départements d’une large façade ouest placés en vigilance orange aux crues

En attendant l’arrivée de la tempête Nils sur la France, mercredi 11 février en soirée, des tronçons de cours d’eau se trouvent déjà placés par Météo-France en vigilance orange aux crues dans 13 départements d’une large façade ouest.

Les départements concernés sont le Morbihan, laLoire-Atlantique,le Maine-et-Loire, la Vendée, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente-Maritime, la Charente, la Haute-Vienne, la Dordogne, la Corrèze, l’Ariège et la Haute-Garonne.

Le service Vigicrues met en garde contre un « risque de crue génératrice de débordements importants », alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d’eau, et que de nouvelles perturbations s’annoncent.

« Des épisodes pluvieux importants se succèdent depuis plusieurs semaines en France. La Bretagne a été particulièrement touchée et continue de l’être. C’est maintenant une large moitié ouest du pays qui est concernée par ces pluies qui entraînent une élévation du niveau des rivières », a prévenu le ministère de la transition écologique dans un communiqué mardi soir.

« A ce jour, une quarantaine de départements sont concernés par des crues en cours ou à venir dans les prochaines vingt-quatre heures », entre ceux en vigilance orange et ceux en vigilance jaune, a-t-il précisé. « L’épisode de crues est important, durable et généralisé à une grande partie du territoire national », insiste le ministère, mettant en garde contre des « débordements importants » et une situation « fortement évolutive ».

Alors que les précipitations vont se poursuivre « de manière continue » tout au long de la semaine, les autorités prévoient que d’autres cours d’eau et départements « pourront être concernés » à leur tour par les crues, « notamment dans un large quart sud-ouest du pays ».

Fortes rafales de vent

Météo-France a anticipé de son côté « des cumuls pouvant atteindre 60 mm à 70 mm en vingt-quatre heures sur les Pyrénées ». « De façon plus générale, les cumuls prévus sont autour de 10 mm à 30 mm sur une grande partie du pays et 40 mm à 60 mm sur l’ouest du Massif central, les Pyrénées et le nord des Alpes », ajoute l’institut météorologique.

La tempête Nils, elle, devrait aborder le littoral atlantique mercredi soir, avec des rafales pouvant atteindre « jusqu’à 120 km/h à 140 km/h sur le littoral aquitain et charentais, 100 km/h à 110 km/h dans les terres du Sud-Ouest ».

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Une vigilance orange vent s’appliquera à partir de mercredi soir dans quatre départements de la façade ouest (Vendée, Charente-Maritime, Gironde, Landes), outre les deux départements corses déjà concernés, avec des rafales de 140 km/h à 160 km/h attendus sur le Cap Corse. Une vigilance orange pluie-inondation concerne également mercredi le Cantal et le Puy-de-Dôme.

Météo-France anticipe « une tempête non exceptionnelle en période hivernale, se produisant trois à quatre fois par an », mais qui « nécessite une vigilance particulière en raison des vents forts ». « Partout, les cumuls de pluie et les inondations sont à surveiller, ainsi que le risque d’avalanches en montagne », conclut l’organisme public.

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Le Monde

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A Dunkerque, Macron défend une industrie française et européenne décarbonée

La nouvelle valait bien une visite présidentielle. Emmanuel Macron a fait le déplacement, mardi 10 février, à Mardyck (Nord), près de Dunkerque, sur l’un des sites d’ArcelorMittal, pour saluer l’annonce de la construction prochaine sur place d’un four électrique, le plus important du groupe sidérurgique en Europe. D’une capacité de production estimée à « 2 millions de tonnes d’acier par an », selon Reiner Blaschek, PDG d’ArcelorMittal Europe, ce four, dont le démarrage est prévu « pour 2029 », devrait permettre de produire de l’acier avec « trois fois moins » d’émissions carbonées qu’un haut-fourneau classique. Le projet nécessite un investissement de 1,3 milliard d’euros dont la moitié sera financée par des certificats d’économie d’énergie, un mécanisme réglementaire encadré par l’Etat qui encourage la réduction de CO2.

La décision est d’importance pour la multinationale, deuxième aciériste mondial, alors qu’elle avait suspendu depuis fin 2024 ses plans d’investissement en Europe en matière de décarbonation. En particulier à Dunkerque, dont le complexe fait partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre en France. Un premier plan plus ambitieux de 1,8 milliard d’euros d’investissements, dont 850 millions d’aides publiques, prévoyait de remplacer deux hauts-fourneaux par des fours électriques, mais il a été abandonné en novembre 2024, faisant craindre un désengagement progressif du groupe en France. « Nous étions très attendus, nous le savions, maintenant nous y sommes », a déclaré, mardi, le PDG France du groupe, Alain Le Grix de la Salle.

Lors du déplacement d’Emmanuel Macron sur le site d’ArcelorMittal de Mardyck (Nord), le 10 février 2026. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

L’opération illustre aussi la stratégie que M. Macron veut intensifier en France et coordonner à l’échelon européen : protection contre le dumping industriel des puissances étrangères – en particulier de la Chine – et soutien aux investissements et à l’innovation dans le domaine des technologies liées à la transition écologique.

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