Un apéro avec Elena Nagapetyan : « J’ai fait pleurer des psys avec mes histoires »

Elena Nagapetyan, au café Le Brebant, à Paris 9ᵉ, le 3 février 2026. AUDOIN DESFORGES POUR « LE MONDE »

Le rendez-vous a été fixé sur les Grands Boulevards parisiens, dans l’historique café Le Brebant, l’ancien QG d’Elena Nagapetyan. Celui des prémices de sa nouvelle notoriété, lorsqu’elle jouait son seule-en-scène Ça valait le coup au Théâtre des variétés. La femme de 38 ans à l’élégance discrète, pile à l’heure – « C’est important la ponctualité, non ? » –, revient de quatre dates dans le Sud-Est, des « Zénith avec 3 000 personnes, c’est fou ». Le début d’une grande tournée de cinq mois à travers la France, avec deux soirées à l’Olympia en acmé, les 16 et 17 mai. « Une salle mythique, en plus, il y aura une captation pour la télévision, je vais grave stresser. » L’humoriste de nationalité russe, qui a commencé l’apprentissage du français à 23 ans, opte pour une tisane à la verveine escortée d’un verre de mojito sans alcool, « plus fun » pour la photo, qu’elle nous laissera boire. « Trop de sucre », tranche-t-elle.

Le rythme est soutenu, le sommeil rare, alors elle surveille de près son hygiène de vie, ce qui ne l’empêche pas d’être « crevée »,d’autant qu’elle coproduit son spectacle, assure une chronique mensuelle sur RTL et vient de sortir un livre intitulé La Bible d’une MILF (Michel Lafon, 176 pages, 17,95 euros), dans lequel elle confie, entre autres, ses multiples traumas – nous y reviendrons –, sans oublier d’en rire. « Pour être considérée comme une MILF [un acronyme anglais qui désigne une mère de famille sexuellement attirante], il faut avoir un enfant et être bonne, ce qui est mon cas », y écrit-elle en préambule. Elena Nagapetyan n’est pas adepte des circonvolutions, elle parle cash, n’a guère de filtres ni de tabous. « Je ne pense pas être trash, je n’aime pas ce mot, c’est connoté négativement, mais je suis peut-être l’humoriste la plus crue chez les femmes. »

Il vous reste 78.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Vidéo. Vidéo : Comment la mafia des Balkans a infiltré la route africaine de la cocaïne

C’est une route maritime surnommée la « Highway 10 », qui suit le 10e parallèle, à travers l’océan Atlantique. Elle relie l’Amérique du Sud, où est produite la cocaïne, aux côtes africaines. La drogue est ensuite acheminée en Europe. Depuis la fin des années 2010, les narcotrafiquants ont renforcé leur présence sur cet itinéraire, qu’ils estiment moins surveillé. Parmi eux, les réseaux criminels des Balkans, en particulier le clan monténégrin de Kavac.

Aujourd’hui, un tiers de la cocaïne destinée à l’Europe emprunterait cet itinéraire. Si cette tendance se confirme et que les dispositifs actuels ne changent pas, des experts estiment que la route africaine pourrait devenir, à court terme, le principal corridor du narcotrafic vers l’Europe.

Comment des organisations criminelles ont-elles transformé l’Afrique de l’Ouest en plateforme stratégique pour le trafic de cocaïne ? Les documents judiciaires et les échanges entre criminels des Balkans sur une messagerie, déchiffrée par la police française en 2021, éclairent les méthodes et la logistique des réseaux, ainsi que les failles du commerce international qu’ils exploitent.

Sources :

  • Acte d’accusation du parquet spécial pour la criminalité organisée de la République de Serbie, KTO 89-23.
  • Acte d’accusation du parquet spécial de l’Etat du Monténégro visant les membres de l’organisation criminelle, Radoje Zvicer, Slobodan Kascelan, Ljubo Milovic, Petar Lazovic, Milan Vujotić, Radoje Zivkovic, Radovan Pantovic, Radovan Mujovic, Dusko Roganovic, Nikola Spasojevic et Niksa Perovic, KI-S n° 172/22.
  • Sous les radars. Les opérations de trafic de cocaïne des Balkans occidentaux en Afrique de l’Ouest, Lucia Bird, Sasa Dordevic, Fatjona Mejdini. Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée.

Source

Au Pérou, le président, José Jeri, à son tour menacé de destitution par le Congrès

Le président péruvien, José Jeri, devant une commission parlementaire, à Lima, le 21 janvier 2026. GERARDO MARIN / REUTERS

José Jeri, 39 ans, investi président par intérim le 10 octobre 2025 après la destitution de Dina Boluarte, sera-t-il lui aussi destitué par le Congrès, comme l’ont été avant lui non seulement Mme Boluarte, mais aussi Martin Vizcarra en 2020 et Pedro Castillo en 2022 ? Alors que le premier tour des élections générales aura lieu le 12 avril pour élire le président, le Congrès et, pour la première fois depuis 1990, des sénateurs (marquant le retour du bicaméralisme), le Pérou est une nouvelle fois en proie à l’instabilité politique.

Vendredi 13 février, le président par intérim du Parlement, Fernando Rospigliosi, a annoncé qu’une session plénière extraordinaire se tiendrait mardi pour examiner une motion de destitution de José Jeri, après la présentation des 78 signatures requises pour convoquer ce débat. Cette motion fait suite à la mise en cause du chef de l’Etat dans plusieurs affaires de trafic d’influence. Le parquet a annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête préliminaire visant à déterminer « si le chef de l’Etat a exercé des influences indues dans des nominations » intervenues au sein du gouvernement entre octobre 2025 et janvier 2026.

Il vous reste 82.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

« Nous sommes trop timides » : Emmanuel Macron appelle les Européens « à croire » en eux, à Munich, un an après les attaques de J. D. Vance

Emmanuel Macron au cours de son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 13 février 2026. MICHAEL PROBST/AP

Un an après le discours très critique du vice-président américain, J. D. Vance, qui avait stupéfié les Européens dans le même lieu, le président de la République, Emmanuel Macron, a défendu sa vision de l’Europe, dans son discours tenu lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, vendredi 13 février. « Nous sommes trop timides. (…) C’est terrible pour nous de ne pas croire en nous-mêmes. Tout le monde devrait s’inspirer de nous au lieu de nous critiquer sans cesse et d’essayer de nous diviser », a-t-il appelé.

« L’Europe a été vilipendée comme une construction vieillissante, lente et fragmentée, reléguée par l’histoire. Comme une économie surréglementée et apathique qui se détournerait de l’innovation. Comme une société en proie à des migrations barbares qui corrompraient ses précieuses traditions. Et, plus curieusement encore, dans certains milieux, comme un continent répressif où la parole ne serait pas libre et où les faits alternatifs ne pourraient prétendre au même droit de cité que la vérité elle-même – ce concept désuet et encombrant », a fustigé M. Macron.

L’année dernière, en Bavière, la conférence avait été marquée par le discours de J. D. Vance. Ce dernier avait provoqué les Européens en prétendant notamment leur donner une leçon sur la démocratie et la liberté d’expression. La menace qui plane sur l’Europe n’est « ni la Russie ni la Chine », avait-il dit, mais « le renoncement à certaines de ses valeurs les plus fondamentales ». « Il ne faut pas avoir peur de son propre peuple, même quand il exprime une opinion qui n’est pas celle de ses dirigeants », avait-il lancé, dans un discours qui avait profondément endommagé la relation transatlantique.

Vendredi, Emmanuel Macron a déploré la « tendance, ici et ailleurs, à négliger l’Europe et, parfois, à la critiquer ouvertement. On en a fait des caricatures ». « Je pense que l’Europe est intrinsèquement forte, et qu’elle peut être encore renforcée », pour être « un meilleur ami pour nos alliés, notamment les Etats-Unis », a-t-il poursuivi lors de sa quatrième participation à ce rendez-vous. « L’Europe doit apprendre à devenir une puissance géopolitique », bien que ce ne soit « pas dans son ADN », a-t-il ajouté.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Munich, la relation transatlantique au bord de la rupture un an après le discours de J. D. Vance

A son arrivée à Munich, Emmanuel Macron a reconnu que la relation entre les Etats-Unis et l’Europe « est au milieu de beaucoup d’incertitude », plus d’un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. « On doit clarifier ce que l’on veut et ce que l’on est prêt à faire, et pareil pour les Américains », a-t-il ajouté.

Au cours de son discours, le chef de l’Etat français est également revenu sur les négociations en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Pour M. Macron, les Européens doivent « être associés à la discussion », évoquant sa volonté de « rétablir un canal de communication transparent avec la Russie ». S’ils veulent être en « position de force » pour discuter avec la Moscou à l’avenir, les pays du Vieux Continent doivent « développer activement » leur « boîte à outils » de défense, notamment en matière de systèmes de « frappes de précision » en profondeur, a-t-il estimé.

« Notre liberté n’est plus acquise », prévient Friedrich Merz

Avant Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a relevé vendredi qu’à « l’ère des grandes puissances [la] liberté n’est plus acquise, elle est menacée », appelant à des « sacrifices, pas un jour, mais maintenant ».

Concernant les Etats-Unis, le chancelier a reconnu l’existence d’un fossé croissant entre les deux rives de l’Atlantique, tout en appelant à refonder le partenariat transatlantique sur une base plus équilibrée. « Le vice-président J. D. Vance l’a dit il y a un an ici à Munich. Il avait raison dans sa description » des différends américano-européens. Mais « à l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les Etats-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul », a-t-il jugé.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, le chef d’Etat français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer (de gauche à droite), vendredi 13 février à Munich. KAY NIETFELD/AFP

Au centre des débats de Munich cette année, les organisateurs ont fait figurer « l’ordre international ravagé à coups de boutoir ». Mais les sujets sont innombrables : l’effritement de l’ordre international et la fragmentation du monde, la dissuasion nucléaire après l’arrivée à échéance du traité New Start, la guerre en Ukraine, les opérations de guerre hybride, sans oublier le Groenland, convoité par le président Donald Trump. Le gouvernement danois va d’ailleurs rencontrer à Munich le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé vendredi la première ministre danoise, Mette Frederiksen, aux médias danois.

Le Monde avec AFP

Source

A Lyon, un militant identitaire grièvement blessé, ses proches accusent les antifas, la justice reste prudente

Un drame s’est produit dans la soirée du jeudi 12 février à Lyon, dont les causes et les circonstances restent non élucidées par les autorités judiciaires, mais suscitent de nombreuses réactions politiques, en pleine campagne municipale. Quentin D., 23 ans, a été pris en charge à 19 h 40 par les sapeurs-pompiers et une équipe du SAMU, quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement, le long de la Saône.

Très grièvement blessé, victime d’une commotion cérébrale, le jeune étudiant a été transporté à l’hôpital Edouard-Herriot, placé dans le coma, avec son pronostic vital engagé. Sur place, un camarade qui l’accompagnait a expliqué aux secouristes que le jeune homme avait été victime d’une agression.

Dans les heures suivantes, cet événement n’a pas été spécialement signalé, ni mis en relation avec des incidents qui avaient éclaté, peu de temps auparavant, dans deux lieux distincts de la ville : d’une part, dans le 7e arrondissement, à proximité des locaux de Sciences Po, où des militantes du groupe identitaire Némésis avaient déroulé une banderole pour protester contre la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI) ; d’autre part dans les locaux de l’université Lyon-III, dans l’enceinte de son site de la manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement, où une conférence de l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau et de l’écrivain Guillaume Ancel sur le thème du « déni de guerre » a été interrompue, peu avant 18 heures, par une vingtaine de militants d’ultragauche. « Ces deux événements ont motivé un dispositif de surveillance et d’intervention des forces de police, mais à aucun moment il n’a été signalé de violences graves, ni de blessés sur les deux lieux concernés par les manifestations », précise une source sécuritaire.

Une enquête ouverte

Vendredi matin, l’agression du jeune homme a pris une tout autre connotation. Le collectif Némésis a affirmé, dans plusieurs messages sur X, que Quentin D. faisait partie du service d’ordre chargé d’aider ses militantes lors de leur manifestation dans le quartier de Sciences Po, et qu’il avait été agressé par des militants d’extrême gauche. Le groupuscule a désigné des membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et fondé par le Lyonnais Raphaël Arnault, devenu député (LFI) en 2024 dans le Vaucluse.

Il vous reste 69.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

A Lyon, vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour un père qui a tué la mère de ses enfants sous leurs yeux

Mourad Boudjenane a été condamné, vendredi 13 février, à vingt-cinq ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Rhône, à Lyon, pour le meurtre de son ex-conjointe devant trois de leurs enfants (sur quatre), en mai 2022.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Quand on les aime on ne laisse pas un trauma comme ça » : aux assises de Lyon, le procès d’un père qui a tué la mère de ses enfants sous leurs yeux

« La cour ne considère pas que c’est la peine maximale » qui est la plus adéquate, a commenté la présidente de la cour, Marie Thevenet, alors que la perpétuité avait été requise contre l’accusé, déjà condamné pour violences sur une autre ex-compagne. Les jurés ont tenu compte de « l’âge de l’accusé », 50 ans, de son enfance, et du fait qu’il avait « réussi à s’insérer dans la société », a-t-elle ajouté. La peine est notamment assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, de la suppression de l’autorité parentale et de l’interdiction d’entrer en contact avec certains proches de la victime.

A la lecture des réquisitions, la mère de la victime est sortie en pleurs. « La justice, elle est injuste », a-t-elle déploré : « Elle, à 33 ans elle est partie ». Nathalie Ducrot, 33 ans, avait été tuée le soir du 8 mai 2022, devant sa maison à Grézieu-la-Varenne, à l’ouest de Lyon, sous les yeux de leurs trois filles, alors âgées de 4 à 10 ans, et de l’une de leurs amies, que le père a dit n’avoir ni vues ni entendues hurler.

Evoquant « un meurtre typique des féminicides », l’avocate générale, Dorothée Perrier, avait requis la peine maximale, la réclusion à perpétuité, avec une période de sûreté de vingt-deux ans. Pour la magistrate, l’accusé a commis sur son ex-conjointe « un meurtre en représailles, pensé avec la volonté d’annihiler, avec acharnement, en l’égorgeant alors qu’elle était déjà agonisante sur le sol et dans un contexte de violences répétées, et de poursuites judiciaires ».

L’autopsie avait relevé 54 plaies sur le visage et le corps de la jeune femme, certaines ayant pu être causées par un marteau, d’autres par un objet tranchant d’au moins 15 centimètres, notamment une profonde plaie latérale le long de la gorge. « La plaie la plus profonde fait 15 centimètres. Sur le gabarit de Nathalie, 15 centimètres, c’est terrifiant », a assuré Mme Perrier.

Dans ses réquisitions, elle a cité les auditions filmées des filles de l’accusé, quelques jours après les faits et diffusées lors du procès. « Je pense que vous n’oublierez pas les mots de Jade, dont les pieds ne touchaient même pas le sol, mimant les gestes avec lesquels son père a tué sa mère », a-t-elle déclaré, rappelant un moment qui avait beaucoup ému la salle d’audience jeudi.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Plusieurs féminicides marquent la fin d’année 2025

Multiples plaintes

Nathalie Ducrot avait porté plainte à de multiples reprises contre son ex-conjoint, qui était placé sous contrôle judiciaire depuis mars 2022 et avait interdiction d’entrer en relation avec elle. L’accusé avait aussi déjà été condamné pour violences sur une autre ex-compagne.

En fin de matinée, les avocates des parties civiles ont appelé les jurés s’en allant délibérer à être « aussi courageux que Nathalie qui a tant lutté pour sortir de ces violences ». « Aujourd’hui, peut-être pour l’unique fois de votre vie, vous aurez l’occasion de faire quelque chose pour que ça s’arrête », a plaidé Me Pauline Rongier, qui défendait notamment les enfants, la mère et la sœur de la victime, en référence au décompte des féminicides.

Le Monde Ateliers

Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences

Découvrir

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

« J’ai beaucoup trop de dossiers de féminicide dans mon cabinet et avec à chaque fois le même système, c’est le même mécanisme, le mécanisme à la fois des actes de l’auteur, la personnalité et le profil de la victime, et en même temps les défaillances judiciaires et policières et législatives » a déclaré à l’AFP Me Rongier, qui a assigné l’Etat en justice dans ce dossier, estimant que Nathalie n’a pas été protégée comme elle aurait dû.

Lire la chronique (2024) | Article réservé à nos abonnés Féminicide dans « Le Monde », un mot devenu tristement courant

L’avocate de la défense, Florence Vincent, a dénoncé un réquisitoire « implacable, injustifié », qui « ne répondra à rien ». « Ça ne réparera rien, ça ne consolera personne », a-t-elle estimé. « Un lieu de justice n’est pas un lieu de vengeance, ce n’est pas une tribune » a-t-elle martelé, qualifiant l’acte de son client de « crime de désespoir ».

« A aucun moment je n’ai voulu tuer Nathalie, je lui demande pardon, même si elle n’est plus là. Je demande pardon à sa famille. J’espère qu’ils ne me pardonneront jamais », a déclaré l’accusé. « Je vivrai avec ça toute ma vie, je le mérite », a-t-il déclaré, avant que les jurés se retirent pour délibérer.

Lire les témoignages (en 2023) : Article réservé à nos abonnés Derrière les féminicides, la « vie d’après » des familles meurtries : « Jusque-là, on était les grands-parents. On change de place »

Le Monde avec AFP

Source

Le Paris Saint-Germain se fait surprendre à Rennes et pourrait perdre sa première place en Ligue 1

Le Paris Saint-Germain s’est incliné vendredi soir au Stade Rennais. DAMIEN MEYER / AFP

Cinq jours après son récital contre l’Olympique de Marseille (5-0), le Paris Saint-Germain (PSG) s’est incliné 3-1 contre le Stade Rennais, vendredi 13 février. Leader avec deux points d’avance sur le RC Lens avant le début de cette 22e journée, les joueurs de Luis Enrique pourraient perdre leur première place en cas de victoire des coéquipiers de Florian Thauvin, samedi, sur le terrain du Paris FC.

Le Stade Rennais entraîné par Sébastien Tambouret, à la suite du départ de Habib Beye pour cause de mauvais résultats, a, lui, mis un terme à quatre défaites consécutives – trois en Ligue et une en Coupe de France.

Vendredi soir en Bretagne, les joueurs de Luis Enrique ont mal pressé, ont moins couru et ont encore beaucoup raté. Ils ont aussi souffert dès le début du match du pressing des Rennais, qui ont livré un match complet malgré leur semaine compliquée.

Dembélé met en cause des « individualités »

Alors que Paris aurait pu profiter de cette situation, les champions d’Europe ont été très vite bousculés, notamment par cette frappe d’Esteban Lepaul (6e) qui a touché le poteau de Matveï Safonov, qui a perdu des points dans son duel avec Lucas Chevalier au poste de gardien du but en encaissant ces buts.

Le gardien russe a été trop court sur la frappe enroulée d’Al-Tamari, qui s’est défait trop facilement de Willian Pacho (1-0, 34e), puis est resté figé sur sa ligne sur la tête de Lepaul (2-0, 69e). Après le but d’Ousmane Dembélé permettant au PSG de réduire l’écart (1-2, 71e), Safonov ne s’est pas montré non plus décisif sur le but de Breel Embolo (3-1, 81e). Le défenseur ukrainien Illya Zabarnyi est, lui, fautif et en retard sur deux buts, comme Pacho sur le premier.

A cinq jour de se rendre à Monaco en barrages aller de Ligue des champions, Luis Enrique avait décidé d’aligner quasiment son équipe type hormis le capitaine Marquinhos sur le banc et Fabian Ruiz, blessé. Mais tous les cadres ont été décevants, comme l’ancien Rennais Désiré Doué, qui a souvent fait les mauvais choix, ou même Nuno Mendes, qui a semblé très vite agacé.

« Aujourd’hui, il a manqué l’efficacité, clairement », a déclaré le technicien espagnol. « Au contraire, Rennes, ils ont joué un très bon match », a jugé Luis Enrique qui a également dû commencer à éteindre la polémique lancée par Dembélé après la défaite.

Newsletter

« Sport »

Enquêtes, reportages, analyses : l’actualité du sport dans votre boîte e-mail chaque samedi

S’inscrire

Le Monde Guides d’achat

Cadenas de vélo

Les meilleurs cadenas de vélo

Lire

Newsletter

« Sport »

Enquêtes, reportages, analyses : l’actualité du sport dans votre boîte e-mail chaque samedi

S’inscrire

« On est sur la deuxième partie de saison, et c’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, et pas les individualités. On doit jouer pour le club au lieu de penser à soi-même », a notamment déclaré le Ballon d’or au micro du diffuseur Ligue 1 +, sans viser directement un ou plusieurs de ses coéquipiers en particulier.

Interrogé sur cette prise de parole forte de son attaquant, Luis Enrique a affirmé dans la foulée qu’il ne fallait pas prendre en compte ce que disent les joueurs après un match, mettant cette réaction sur le compte « de la colère à la fin d’un match ».

Monaco sur sa lancée

Alors que le PSG va affronter Monaco mardi en barrages aller de la Ligue des champions, le club de la Principauté s’est lui préparé plus sereinement, vendredi, en dominant Nantes (3-1). Ce succès s’est construit en première période, avec 45 minutes réussies et enlevées, une multitude d’occasions et trois buts inscrits en à peine cinq minutes.

A la 25e minute, la recrue Simon Adingra a ainsi marqué son premier but sous le maillot rouge et blanc au bout d’une action commencée par une énorme erreur technique du Nantais Abakar Sylla (1-0). L’international ivoirien, servi par Aleksandr Golovine, a ensuite réussi un doublé (2-0, 28e) avant que le capitaine Denis Zakaria n’enfonce le clou avec son premier but de la saison sur un énième cadeau nantais (3-0, 30e).

Nantes, qui était correctement entré dans le match avant de très vite reculer et de multiplier les erreurs grossières, a tout de même réduit l’écart juste avant le repos grâce à Fabien Centonze, qui a repris un bon centre de Deiver Machado après une étourderie de Thilo Kehrer (3-1, 45 + 1).

La deuxième période monégasque a été bien moins emballante et elle a été globalement dominée par les Nantais. Mais malgré l’expulsion pour le moins évitable de Golovine (65e) pour deux cartons jaunes pour protestation en quelques secondes, les Canaris ne sont pas revenus au score. Invaincu depuis désormais quatre matchs en championnat, avec huit points pris sur la séquence, Monaco est provisoirement 7e, pas très loin du Top 5. Les Nantais, eux, s’enfoncent (17e et avant-derniers) avec maintenant huit défaites lors des neuf dernières journées de championnat.

Le Monde avec AFP

Source

Iran : pour Donald Trump, un renversement du pouvoir « serait la meilleure chose qui puisse arriver »

Le président américain, Donald Trump, lors d’un discours adressé aux militaires et à leurs familles, à Fort Bragg, en Caroline du Nord, le 13 février 2026. MANDEL NGAN / AFP

Donald Trump a jugé, vendredi 13 février, qu’un renversement du pouvoir « serait la meilleure chose qui puisse arriver » en Iran, sur fond de difficile dialogue entre Washington et Téhéran sur les capacités nucléaires et balistiques iraniennes. « Depuis quarante-sept ans, ils parlent et parlent et parlent. Et pendant ce temps nous avons perdu beaucoup de vies », a-t-il ajouté auprès de journalistes qui l’interrogeaient sur cette éventualité.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nucléaire iranien : fragile reprise des discussions entre Washington et Téhéran

Le président américain avait brandi la menace d’une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations début janvier qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un accord notamment sur le dossier nucléaire iranien.

Des négociations entre les deux pays ennemis ont repris il y a une semaine à Oman, mais leur poursuite demeure incertaine. « Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant » pour l’Iran, a encore averti jeudi M. Trump, qui avait qualifié les discussions du 6 février de « très bonnes ». Faute d’accord, il a dit qu’il passerait à la « phase deux », qui serait « très dure » pour les Iraniens. Il a rappelé le bombardement par les Etats-Unis de sites nucléaires iraniens lors de la « guerre de douze jours » déclenchée par Israël en juin 2025.

Après l’envoi dans le Golfe, en janvier, du porte-avions Abraham-Lincoln et de navires d’escorte, le président Trump a indiqué vendredi qu’un deuxième porte-avions, le Gerald-Ford, partirait « très bientôt » pour le Moyen-Orient. La nature des cibles que Washington pourrait viser dans le cas d’une intervention n’est pas claire, pas plus que les intentions des Etats-Unis vis-à-vis des dirigeants iraniens.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Iran : Donald Trump intensifie la pression avec l’envoi d’un porte-avions et des menaces de frappes

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, en visite jeudi à la Maison Blanche, a affirmé avoir fait part à M. Trump de son « scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l’Iran ». Il a de nouveau plaidé pour la prise en compte des « besoins sécuritaires » de son pays, pour qui toute négociation irano-américaine doit inclure, outre le dossier nucléaire, les questions des missiles balistiques iraniens et le soutien de Téhéran aux groupes armés régionaux qui lui sont hostiles.

Nouvel appel du fils du chah déchu

Le secrétaire général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a, lui, indiqué vendredi qu’un accord entre l’AIEA et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire était « possible », mais « terriblement difficile ». L’Iran avait refusé en novembre 2025 que l’AIEA inspecte ses différents sites bombardés en juin.

Dans le même temps, le fils exilé du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi, qui vit aux Etats-Unis et n’a pas remis les pieds dans son pays natal depuis la Révolution islamique de 1979, a appelé à manifester samedi à Munich, à Toronto et à Los Angeles, pour réclamer une action internationale contre l’Iran. Dans un message publié sur le réseau social X, il a exhorté en outre les Iraniens de l’intérieur à s’associer à ces manifestations en scandant, samedi et dimanche, des slogans depuis leurs fenêtres et leurs toits.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Iran : pour les milieux sécuritaires en Israël, « la possibilité que le régime tombe est désormais réaliste », à condition d’éliminer Ali Khamenei

Mardi à Téhéran, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, des Iraniens avaient crié depuis leurs fenêtres des slogans contre le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’Agence France-Presse (AFP).

Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7 008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées lors des protestations, début janvier, et plus de 53 000 personnes ont été arrêtées depuis. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), des centaines de personnes sont poursuivies pour des chefs d’accusation liés aux manifestations, qui pourraient aboutir à leur condamnation à mort.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés De Téhéran, les images inédites des manifestations envoyées par une photojournaliste iranienne

Le Monde avec AFP

Source

Victoires de la musique 2026 : Charlotte Cardin et Disiz sacrés meilleurs artistes de l’année, Theodora décroche le meilleur album

Charlotte Cardin lors de la cérémonie des Victoires de la Musique, à La Seine musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 13 février 2026. ALAIN JOCARD / AFP

Le premier trophée des 41ᵉ Victoires de la musique a récompensé, vendredi 13 février, la chanteuse québécoise Charlotte Cardin, en pleine ascension depuis son tube Feel Good, et sacrée artiste féminine de l’année. « Pour une Québecoise qui vient de s’installer à Paris tout récemment, je ne pouvais pas rêver un meilleur accueil de la part des Français », a déclaré l’artiste de 31 ans en recevant son prix.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Un apéro avec Charlotte Cardin : « J’ai toujours peur de faire de la peine aux gens »

Le rappeur Disiz a, lui, clos la cérémonie en remportant le prix d’artiste masculin de l’année, un trophée qui souligne sa résurrection en 2025 avec un nouvel album et le duo melodrama avec Theodora.

« Si je suis là, aujourd’hui, c’est parce que j’ai fait une thérapie : ça m’a permis d’essayer de vivre avec le mal qu’on m’a fait et le mal que j’ai fait », a déclaré l’artiste de 47 ans, au parcours en dents de scie. Pour celui qui vient de remplir plusieurs soirs l’Olympia, ce prix représente « un symbole, un jalon de plus qui fait sauter les a priori de la réussite ».

« La musique nous porte, elle nous transforme, elle nous relie comme une lumière universelle et, parfois, elle donne même un sens à une vie », avait déclaré, plus tôt dans la soirée, Mika, président d’honneur de cette cérémonie organisée à la Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Disiz, la métamorphose réussie d’un rappeur devenu « chantonneur »

Reflet des tendances qui ont marqué l’année 2025, ces Victoires ont fait le grand écart entre les styles (pop, rap, rock…) qui, de plus en plus, s’entrecroisent. Preuve en est avec Theodora qui a effectué une razzia avec quatre récompenses : album de l’année pour Méga BBL, révélation féminine et révélation scène, et Victoire du clip de l’année pour Fashion Designa qui cumule 14 millions de vues sur YouTube. Depuis Kongolese sous BBL, fin 2024, la « Boss Lady » bouscule les codes et enchaîne les collaborations éclectiques, de Juliette Armanet à Gims.

« Cette année, c’est l’année des femmes ! », a-t-elle lancé sur la scène en recevant sa quatrième récompense.

Lire le reportage | Article réservé à nos abonnés Theodora, le phénomène pop de l’été

Victoire d’honneur pour Nana Mouskouri

D’autres artistes féminines se sont démarquées, comme Helena qui a remporté la Victoire de la meilleure chanson pour Mauvais garçon, pour la seule catégorie ouverte au vote du public. La chanteuse belge, découverte à la « Star Academy », a battu quatre autres femmes dont Marguerite – elle aussi révélée par l’émission de télévision – dont la ballade Les Filles, les meufs, est devenue hymne à l’amour lesbien. Au total, 21 des 34 nominations revenaient à des artistes féminines, certaines en cumulant plusieurs.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Avec la chanteuse Marguerite, la sororité en refrains

Du côté de la relève masculine, l’heure est à la pop rétro avec Sam Sauvage, sacré révélation masculine de l’année. « Je pense à tous les gens qui ont des rêves aussi. Moi, j’en avais un. Aujourd’hui, il sera à jamais réalisé », a déclaré le jeune homme de 25 ans, sur son nuage alors que sort tout juste son premier album, Mesdames, Messieurs !.

Newsletter

« M International »

Mode, culture, politique… Découvrez la newsletter qui réunit le meilleur du Mag, en anglais !

S’inscrire gratuitement

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Le Monde Ateliers

Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences

Découvrir

Newsletter

« M International »

Mode, culture, politique… Découvrez la newsletter qui réunit le meilleur du Mag, en anglais !

S’inscrire gratuitement

Privilèges abonné

Le Monde événements abonnés

Expositions, concerts, rencontres avec la rédaction… Assistez à des événements partout en France !

Réserver des places

Le Nordiste a devancé le rap baigné de multiples influences afro du trio L2B (Pélican), en préparation pour ses premiers Accor Arena, et Ino Casablanca, sur les lèvres de nombreux programmateurs. Le duo electro de la French touch Justice a, lui, été récompensé pour le meilleur concert.

La cérémonie a d’ailleurs été rythmée par des prestations en direct, montrant la créativité d’une nouvelle génération d’artistes : Miki et sa troupe d’aventuriers en tenue scout ou Ino Casablanca, qui a transplanté l’esprit d’une fête de quartier populaire entre jus de bissap et trompettes.

La cérémonie comptait plusieurs poids lourds déjà récompensés par le passé mais qui sont repartis bredouilles : le groupe pop-rock Feu ! Chatterton, emmené par Arthur Teboul, la star internationale Aya Nakamura, la showgirl Santa, l’ancien vainqueur de la « Star Academy » ou encore Pierre Garnier. Le rappeur Orelsan, en lice avec La Fuite en avant, n’a pas reçu non plus de nouvelle statuette, ce qui l’empêche de figurer parmi les artistes les plus titrés de l’histoire, aux côtés d’Alain Bashung et Matthieu Chedid, 13 prix chacun.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Sam Sauvage, l’électron libre de la pop française

Tradition oblige, les Victoires ont également réalisé le grand écart entre les générations. Après Sylvie Vartan et Eddy Mitchell en 2025, la chanteuse grecque francophile Nana Mouskouri, 91 ans, a reçu une Victoire d’honneur pour sa carrière jalonnée de succès, dont son adaptation d’un classique du sambiste Martinho da Vila (Canta, Canta, Minha Gente), Quand tu chantes (1976), qui connaît un regain de popularité avec la série Netflix Cassandra. « Merci pour toutes ces années, pour l’amour qu’on cherche tous dans la musique », a déclaré, émue, l’artiste aux inséparables lunettes rectangulaires.

Le groupe Indochine – quarante ans de tubes et plus de 13 millions d’albums vendus – a, quant à lui, reçu un prix spécial pour sa tournée record, réunissant plus de 1 million de spectateurs. Après avoir boudé de longues années les Victoires qu’elle estimait « galvaudées », la formation de Nicola Sirkis a accepté de figurer de nouveau au palmarès. La réconciliation est symbolique, mais le groupe n’était pas sur place, vendredi soir, pour cause de concert à Bruxelles. Une performance enregistrée a néanmoins été diffusée.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Miki, un premier album, un premier Olympia et la sincérité désarmante de l’anti « Industry Plant »

Le Monde avec AFP

Source

Louvre : neuf personnes mises en examen dans le cadre de l’enquête sur l’escroquerie à la billetterie

Des personnes attendent l’ouverture du Musée du Louvre, à Paris, le 18 décembre 2025. THIBAULT CAMUS/AP

Neuf personnes ont été mises en examen dans le cadre de l’enquête sur l’escroquerie à la billetterie du Louvre a fait savoir, vendredi 13 février, le parquet de Paris à l’Agence France-Presse (AFP)

L’une d’elles, placée en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet, a été mise en examen des chefs d’escroquerie réalisée en bande organisée, d’usage de faux, d’aide à l’entrée et à la circulation d’un étranger en bande organisée, de corruption active, de blanchiment aggravé et de participation à une association de malfaiteurs.

Six autres ont été mises en examen pour les mêmes chefs d’infractions, mais laissées libres sous contrôle judiciaire, a précisé la source judiciaire. Deux autres sont poursuivies pour complicité d’escroquerie réalisée en bande organisée, corruption passive, blanchiment aggravé et participation à une association, et laissées elles aussi libres sous contrôle judiciaire.

Les neuf personnes avaient été interpellées mardi. Parmi elles, suspectées également d’escroquerie au préjudice du château de Versailles, figurent notamment deux agents du Louvre, des guides touristiques, ainsi qu’une personne « soupçonnée d’avoir organisé le réseau », avait rapporté, jeudi, le parquet de Paris. Il avait insisté sur le préjudice du Louvre, estimé « à plus de 10 millions d’euros ». A ce stade des investigations, la justice a saisi plus de 957 000 euros en espèces ainsi que 486 000 euros sur différents comptes bancaires.

Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir investi une partie du fruit de leur escroquerie « dans de l’immobilier, tant en France qu’à Dubaï », avait détaillé le parquet de Paris.

« Des complices au sein du Louvre »

L’enquête a débuté par une plainte du Louvre en décembre 2024, avisant la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière au sujet d’un couple de guides chinois au musée. Ces derniers faisaient entrer des groupes de touristes chinois « en fraudant la billetterie, les guides réutilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour des personnes différentes ». D’autres guides ont ensuite été soupçonnés « des mêmes pratiques », a pointé le parquet.

Un dispositif de « surveillances » et d’« écoutes » a confirmé les suspicions du musée, notamment sur le réemploi des tickets à plusieurs reprises. Les investigations ont également conduit à « soupçonner des complices au sein du Louvre », à qui « les guides pouvaient remettre du numéraire en échange de ne pas procéder aux contrôles », selon le parquet de Paris, qui a saisi des juges d’instruction en juin 2025. Ce réseau pouvait faire entrer jusqu’à 20 groupes par jour, depuis une dizaine d’années.

Le Monde Ateliers

Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences

Découvrir

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

Newsletter

« La revue du Monde »

Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer

S’inscrire

Newsletter

« A la une »

Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »

S’inscrire

Le Monde

« La Météo du Climat »

Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.

Découvrir

Cette affaire vient s’ajouter à une longue liste d’épreuves ayant récemment frappé le Louvre, victime d’un spectaculaire cambriolage le 19 octobre 2025. Le « casse du siècle », comme l’ont baptisé les médias, a fait le tour du monde avec des malfrats filmés en train de dérober en une poignée de minutes des joyaux de la couronne à l’aide d’un simple monte-charge. Si cinq personnes ont été mises en examen, dont quatre toujours placées en détention provisoire, le butin n’a toujours pas été retrouvé.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une fuite d’eau a abîmé un plafond peint du XIXe siècle et a contraint le musée à fermer plusieurs salles, selon la direction et des syndicats. Le musée a également dû fermer une de ses galeries en novembre en raison d’avaries.

Le Louvre fait par ailleurs face depuis la mi-décembre à un mouvement social de ses personnels qui dénoncent leurs conditions de travail. Une nouvelle assemblée générale du personnel est prévue lundi, afin de se prononcer pour ou contre une nouvelle journée de grève.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au Musée du Louvre, touché par une inondation, les avaries s’accumulent

Le Monde avec AFP

Source