Les « stars » de l’industrie pharmaceutique pendant la crise due au Covid-19 recherchent un nouveau souffle

Des flacons du vaccin Moderna contre le Covid-19 sont contrôlés sur une chaîne de production de l’usine Recipharm, à Monts (Indre-et-Loire), le 22 avril 2021. GUILLAUME SOUVANT/AFP

Printemps 2020. Alors que le monde se barricade sous la menace du SARS-CoV-2, l’industrie pharmaceutique commence une course effrénée à la recherche d’un remède au virus. Le moment est inédit. Jamais, dans un temps aussi court, autant de laboratoires, petits ou grands, sur tous les continents, ne s’étaient lancés dans une même quête. Les chances de réussite sont minces : plus de neuf candidats-médicaments sur dix échouent, en moyenne, lors de leur développement. Mais l’urgence sanitaire prévaut. Surtout, les laboratoires savent qu’en cas de succès, ils rafleront gloire et fortune.

De fait, avec près de huit milliards de clients potentiels et aucune solution thérapeutique à l’horizon, difficile alors d’imaginer un marché plus attrayant. Et, sans surprise, la pandémie s’est révélée extrêmement lucrative pour les industriels les plus vernis. Une brève plongée dans les comptes de Pfizer, de BioNTech et de Moderna, les trois principales vedettes de cette épopée anti-Covid-19, suffit pour en mesurer l’ampleur. Depuis 2020, les ventes de vaccins et de traitements contre le virus ont rapporté aux trois laboratoires plus de 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

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François Bayrou, sous le feu des critiques à gauche et à droite, fragilisé jusque dans son propre camp

François Bayrou, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 12 mars 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Il est un peu plus de 20 heures, mardi 18 mars, quand les députés du Mouvement démocrate (MoDem) rejoignent leur chef, François Bayrou, dans l’un des salons du rez-de-chaussée de l’hôtel Matignon. Le premier ministre de 73 ans a fait dresser pour eux de larges tables. « J’ai besoin de vous », lâche-t-il, avant même que la trentaine de convives n’entame le poulet fermier arrosé de côtes-du-rhône.

Auprès de ses troupes, le chef du gouvernement s’épanche sur la violence qu’il affronte dans l’Hémicycle. Lui qui rêvait tant d’occuper la Rue de Varenne apparaît soudain fragile. « J’ai besoin de croiser vos regards », avoue-t-il, réclamant une plus grande présence de ses élus au Palais-Bourbon lorsqu’il s’exprime. « Je suis un affectif », concède-t-il.

Après le choc lié à la chute du gouvernement Barnier, en décembre 2024, le Béarnais devait être l’homme de la réconciliation. Le voici confronté aux mêmes écueils, ou presque, que son prédécesseur de droite. Dépourvu de majorité, le centriste éprouve les limites de sa condition. Et souffre d’avoir concédé à ses ministres la liberté de parole et d’action.

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Vent : la Haute-Garonne et le Tarn en vigilance orange à partir de jeudi soir

Deux départements du Sud-Ouest, la Haute-Garonne et le Tarn, seront en vigilance orange en raison de rafales de vent à compter de jeudi 20 mars à 21 heures, a annoncé Météo-France dans son bulletin publié mercredi matin.

Il s’agit du « deuxième épisode de vent d’autan durable du mois », détaille l’organisation météorologique. « Actuellement les rafales les plus fortes concernent le pied de la montagne noire, une extension et un renforcement des rafales de vent sont attendues dès jeudi soir pour un pic d’intensité prévu ce vendredi », ajoute Météo-France, précisant que les rafales pourront atteindre 100 km/h à 110 km/h et jusqu’à 120 km/h très localement.

15 départements en vigilance jaune

Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique et les risques de crues par département.

Mise à jour le 19 mars 2025 à 6 heures, valable jusqu’au 20 mars 2025 à minuit.

Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.

Le Monde

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Algériens sous OQTF : « Nous ne voulons pas la guerre avec l’Algérie, c’est l’Algérie qui nous agresse », affirme Bruno Retailleau

Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau (à gauche), et le ministre de la justice, Gérald Darmanin, pendant la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. A Paris, le 18 mars 2025. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

« Nous ne sommes pas belliqueux, nous ne voulons pas la guerre avec l’Algérie. C’est l’Algérie qui nous agresse », a déclaré, mercredi 19 mars sur Sud Radio, le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, à propos du refus par Alger de reprendre des ressortissants expulsables. « Il faut que l’Algérie ne barguine pas quand on est convaincu, avec une pièce d’identité, un passeport, que le ressortissant est Algérien. Elle doit le réadmettre », a insisté M. Retailleau.

En pleine crise diplomatique entre les deux pays, le locataire de Beauvau a plaidé pour « une réponse graduée » envers Alger arguant qu’« un ensemble de mesures pourraient être prises ». « La réponse graduée permet de dire “nous ne sommes pas l’agresseur” », a-t-il martelé. « Nous avons commencé à la mettre en œuvre avec la suspension des facilités à la nomenklatura algérienne », a ajouté le ministre, évoquant la « remise en cause des accords de 2007 » qui permettent aux détenteurs de passeports diplomatiques de ne pas avoir besoin de visa.

Alors que certains propos semblaient illustrer ces dernières semaines une divergence au sein de l’exécutif, notamment entre Emmanuel Macron et Bruno Retailleau, l’exécutif tente d’afficher la preuve de son unité sur le dossier. « La ligne est parfaitement raccord sur les trois niveaux » entre le « président de la République », le « premier ministre » et le « ministre de l’intérieur », et « cette détermination n’est pas remise en cause » « face à ces difficultés dans les relations avec l’Algérie », a notamment assuré mercredi la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du conseil des ministres.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Entre la France et l’Algérie, la crise diplomatique se durcit

Des relations qui ne cessent de se dégrader

A la fin du mois de février, le premier ministre, François Bayrou, avait menacé de « dénoncer » l’accord de 1968, qui donne un statut particulier aux Algériens en France, l’ancienne puissance coloniale, en matière de circulation, de séjour et d’emploi, si, dans un délai de six semaines, l’Algérie ne reprenait pas ses ressortissants en situation irrégulière.

Toutefois, au début de mars, Emmanuel Macron avait paru vouloir jouer la carte de l’apaisement en se disant « favorable, non pas à dénoncer mais à renégocier » cet accord. Interrogé sur son éventuelle démission si le gouvernement renonçait à un rapport de force avec l’Algérie, M. Retailleau a répondu, mercredi matin, qu’« évidemment », « si un jour il m’arrivait de tomber sur un obstacle qui pourrait mettre en cause la sécurité de nos compatriotes, alors je devrais m’interroger ».

Les relations entre Paris et Alger ne cessent de se dégrader depuis la reconnaissance en juillet 2024 par Emmanuel Macron d’un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine proposé par Rabat pour le Sahara occidental, territoire au statut non défini, selon l’ONU.

Actuellement, « le ministère des affaires étrangères est en train de travailler sur cette riposte graduée », et c’est le Quai d’Orsay qui déterminera « la façon dont nous la mettrons en œuvre », a détaillé Mme Primas à l’issue du conseil des ministres. Par ailleurs, « chacun est libre de faire des propositions », a déclaré la porte-parole du gouvernement, en réponse à une question d’un journaliste sur la demande du ministre de la justice, Gérald Darmanin, de rappeler l’ambassadeur français à Alger.

Lire aussi | La justice française refuse les demandes d’extradition vers l’Algérie d’un ancien ministre algérien

Fin de non-recevoir d’Alger

Alors que l’Algérie a opposé lundi une fin de non-recevoir à la demande de la France de réadmettre une soixantaine d’Algériens sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), les autorités algériennes doivent réadmettre leurs ressortissants pour amorcer « une relation plus constructive et équilibrée » entre les deux pays, a estimé mercredi le chef de la diplomatie française.

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« Il appartient, dans un délai qui a été fixé par le premier ministre à l’Algérie, de considérer cette liste et aux autorités algériennes de réadmettre ces ressortissants sur le fondement des accords » passés entre les deux pays, a déclaré Jean-Noël Barrot, devant le Sénat. « C’est ainsi que nous pourrons cheminer vers une relation plus constructive et équilibrée », a-t-il ajouté.

Il a répété que la France n’était pas à l’origine des dissensions avec Alger tout en soulignant que Paris voulait que ces tensions « puissent être résolues durablement ». « Mais ce n’est pas la France qui détient arbitrairement un ressortissant franco-algérien aujourd’hui, ce n’est pas la France qui refuse de réadmettre des ressortissants qui se trouvent en situation irrégulière sur notre sol, alors même que les accords qui régissent notre relation prévoient que ces réadmissions puissent se faire sans difficultés particulières », a ajouté M. Barrot.

Le Monde avec AFP

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« J’ai vu trois lumières noires » : en Colombie, un étrange rendez-vous avec la mort

Image extraite du film « J’ai vu trois lumières noires », de Santiago Lozano Alvarez. DUBLIN FILMS

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

J’ai vu trois lumières noires, titre du premier long-métrage de Santiago Lozano Alvarez, renvoie à une expression poétique issue de la culture afro-colombienne : il s’agit de la transition entre les mondes des vivants et des morts, la lumière noire étant celle qui maintient vivace la mémoire des disparus.

Dans sa veine légèrement surréelle, ce film sélectionné à la Berlinale (Panorama) met en scène un septuagénaire, Don José de los Santos (Jesus Maria Mina), qui accomplit les rites funéraires au sein de sa communauté, hérités d’ancêtres africains, anciens esclaves. Alors qu’il vient de passer la nuit à veiller le corps d’un noyé, il a une vision : un jeune homme au bord de la rivière le regarde en marchant à reculons, signe de la mort prochaine de Don José. Celui-ci ne peut mourir près de sa maison. Il va devoir accomplir son dernier voyage à travers la jungle, défiant le couvre-feu imposé par les groupes armés. Chacun doit se méfier et n’est pas libre de parler.

Avec une douceur captivante, ce périple sensoriel, dans un territoire d’une stupéfiante beauté, immerge le spectateur dans la menace invisible de la guerre, nouvelle forme d’esclavage avec ses enlèvements, disparitions, mutilations. En chemin, au fil de rencontres réelles ou fantasmées (avec son fils défunt), Don José est confronté aux réminiscences d’êtres chers dont on n’avait plus de nouvelles. Autrefois, la mort prenait un sens libérateur. Mais aujourd’hui, « on ne peut plus prier. Avec tant de violences, les morts ne sont pas en paix », souligne-t-il.

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« Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté » : jeux de hasard et petites combines entre amis

Image extraite du film « Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté », de Hernan Rosselli. LES ALCHIMISTES

L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

Sous ce titre à rallonge se cache l’un des objets les plus énigmatiques arrivés ces derniers temps sur grand écran. Une expérience de fiction comme seuls en sont aujourd’hui capables les Argentins, qui, malgré le « plan tronçonneuse » du président Javier Milei, réinventent avec les moyens du bord des formes de récit exubérantes, tel le collectif El Pampero (La flor, de Mariano Llinas, en 2018, Trenque Lauquen, de Laura Citarella, en 2023).

Lire la critique (2023) : Article réservé à nos abonnés « Trenque Lauquen » : une petite ville pleine d’histoires

Hernan Rosselli, lui, né en 1979, n’appartient pas à cette petite bande, mais est de la même génération. Son troisième long-métrage, divulgué au sein de la Quinzaine des cinéastes à Cannes en mai 2024, pratique un cinéma aux multiples activités voisines, l’homme étant également monteur (pour Juan José Campanella, Bruno Stagnaro, Hernan Belon), mais aussi critique (il a fondé la revue Las Naves) et enseignant (à l’Université de cinéma de Buenos Aires).

Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté (en espagnol Algo viejo, algo nuevo, algo prestado, au sujet d’une vieille tradition conjugale) est l’un de ces films devant lesquels on navigue à vue. Tout commence comme un portrait de famille, raconté en voix off par une jeune femme, Maribel Felpeto, posant sur ses parents un regard à la fois fasciné et méfiant. Un regard d’enquêtrice, notamment en ce qui concerne son père, mort, dont la figure tutélaire plane sur le clan.

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Derrière la reprise des bombardements sur Gaza, les calculs politiques de Benyamin Nétanyahou

Un homme blessé est transporté à l’hôpital Al-Ahli après des frappes aériennes de l’armée israélienne sur la bande de Gaza, mardi 18 mars 2025. JEHAD ALSHRAFI / AP

L’armée israélienne a continué à frapper la bande de Gaza, dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 mars. Ces attaques limitées ne sont pas le signe de la reprise d’une guerre ouverte, mais une nouvelle étape dans un regain de pression sur le Hamas, qui permet à Benyamin Nétanyahou, en difficulté, de reprendre la main sur les plans militaire, politique et psychologique.

Lire aussi | En direct, guerre à Gaza : la défense civile fait état de dix morts dans des frappes israéliennes sur Khan Younès, jeudi

Les négociations pour libérer les otages israéliens sont bloquées depuis que le premier ministre israélien est sorti du cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier. Le mouvement palestinien, de son côté, veut revenir au schéma négocié, notamment à la deuxième phase de l’accord, qui était censée commencer le 2 mars et permettre l’instauration d’un calme durable et le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza.

Or, ce 2 mars, le gouvernement israélien a suspendu l’entrée de l’aide humanitaire. Dès ce moment, la trêve était formellement rompue. Une semaine plus tard, le 9 mars, l’électricité alimentant une station de désalinisation d’eau a été coupée. Puis, le 18 mars, est intervenue une attaque fulgurante, qui n’a duré guère plus de dix minutes. Selon la défense civile palestinienne, plus de 400 personnes ont été tuées par l’armée israélienne. Parmi elles, 170 enfants et 80 femmes. Cette hécatombe illustre comment le seuil d’acceptabilité de la violence a augmenté depuis le 7-Octobre. Ce bilan équivaut, par exemple, au cumul de ceux des offensives israéliennes de novembre 2012 et de mai 2021 sur Gaza, qui avaient duré six et onze jours.

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#MeToo, la nécessaire mais lente prise de conscience des acteurs français

Jean Dujardin à Monaco, en février 2023. VALERY HACHE/AFP

Ils n’ont rien vu, peu entendu. Quelques rumeurs parfois sur les plateaux de tournage, le plus souvent des confidences d’amies comédiennes. Et ont aussi leur mot à dire sur certaines situations inconfortables qu’ils ont subies de la part de réalisateurs et de réalisatrices. Les témoignages livrés – à huis clos – par les acteurs Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Jean-Paul Rouve, le 10 mars, devant la Commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité ont finalement donné lieu à un compte rendu, publié lundi 17 mars sur le site de l’Assemblée nationale.

Cette prise de parole était très attendue car rares sont les comédiens qui s’aventurent à prendre publiquement position sur les problématiques liées à #MeToo. Un silence qu’a tenté de justifier Jean Dujardin, rappelant notamment la manière dont ses propos ont pu, par le passé, être instrumentalisés sur les réseaux sociaux : « A certains moments, nous n’étions pas audibles. Si on ne dit rien, on est suspect. Et si on en dit trop, les autres s’imaginent que l’on cache un truc. (…) Il faut que nous trouvions le moment raccord avec notre époque. »

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Dans « Baby », le queer et le prostitué dans la chaleur des marges de Sao Paulo

Ronaldo (Ricardo Teodoro) et « Baby » (Joao Pedro Mariano), dans « Baby », de Marcelo Caetano. ÉPICENTRE FILMS

L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

Wellington et Ronaldo. Le tendre et le dur. Le jeune queer tout juste libéré de prison, et le trentenaire prostitué. Ces deux-là tiennent l’un à l’autre, cela se sent dès leur première nuit, qu’ils préfèrent passer à dormir, collés dans la moiteur d’une chambre à Sao Paulo (Brésil). Les corps parleront plus tard, ils ont d’ailleurs beaucoup à dire. Les cicatrices de Wellington (Joao Pedro Mariano) racontent les sévices subis depuis l’enfance. Les biceps de Ronaldo (Ricardo Teodoro) soulignent son obsession à se construire une carapace avec ses altères, et à plaire à ses clients friands d’hommes virils.

Si le sexe est nécessité de survie dans Baby, deuxième long-métrage du Brésilien Marcelo Caetano (Corpo eletrico, 2017), il passe vite au second plan d’une histoire plus ample et romanesque, ancrée dans le centre-ville avec sa faune nocturne (trans, queers, migrants, sans-abri) que le cinéaste a captée sur le vif, en caméra cachée, comme pour fixer l’époque.

Sélectionné à la Semaine de la critique, à Cannes en 2024, le film s’ouvre sur une fanfare dans un centre de détention. Wellington, 18 ans, sort de sa cellule, enfin libre, mais il se retrouve à la rue. Sa famille a déménagé sans laisser d’adresse. Le blouson rouge qu’une bonne âme lui met sur le dos, pour passer la nuit dehors, lui donne des airs de Chaperon prêt à se faire croquer. Le sourire de Wellington est aussi enfantin que ses lèvres appellent le désir. Le découvrant endormi sur un banc, un policier lui introduit la matraque dans la bouche. Wellington détale, et sera pour le reste du film en mouvement.

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Perrine Laffont de retour au sommet aux championnats du monde de ski de bosses

Perrine Laffont, lors des championnats du monde de ski de bosses, à Saint-Moritz (Suisse), le 19 mars 2025. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

A un an des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, Perrine Laffont marque les esprits. Double championne du monde en titre, la Française de 26 ans a conservé sa première couronne en finale de l’épreuve de ski de bosses simples, mercredi 19 mars, à Saint-Moritz (Suisse).

Sous le soleil éblouissant de la vallée enneigée de l’Engadine, la Pyrénéenne a dompté le mur de bosses pour décrocher le sixième titre de championne du monde de sa carrière – devant la Japonaise Hinako Tomitaka et la Canadienne Maia Schwinghammer. Après un premier run imparfait mais qui lui a assuré la première place parmi les 20 concurrentes, elle n’a pas tremblé lors de la super finale opposant les huit meilleures, techniquement au-dessus du lot. « Ce n’est pas vrai, est-ce que j’ai vraiment gagné ? Je n’y crois pas. C’est de la folie », a réagi, en larmes, la skieuse française.

Après une saison de coupure lors de l’hiver 2024, la championne olympique en 2018 à Pyeongchang (Corée du Sud) a retrouvé les pistes bosselées de la Coupe du monde avec la même constance, comme si de rien n’était : 13 podiums en 14 courses. En l’absence sur blessure de sa grande rivale, l’Australienne Jakara Anthony (championne olympique 2022), l’Ariégeoise a bataillé cette saison avec l’Américaine Jaelin Kauf, qui a décroché les trois globes de la discipline, juste devant la Française.

Perrine Laffont avait pensé à arrêter sa carrière après sa grosse désillusion aux JO 2022 en Chine (4e place), avant de rebondir avec un double titre de championne du monde fin février 2023 à Bakuriani (Géorgie). Malgré cette belle remise en selle, la reine des bosses s’est retirée du circuit pendant tout un hiver (2023-2024) pour souffler et se régénérer. En décembre 2024, elle est sortie de son congé sabbatique pour son retour en Coupe du monde, avec en ligne de mire les Mondiaux de Saint-Moritz (Suisse) et les JO 2026.

La skieuse défendra vendredi 21 mars sa deuxième couronne sur les bosses parallèles, épreuve qui fera son entrée au programme olympique en 2026.

Lire aussi (2023) | Article réservé à nos abonnés Perrine Laffont : « Mon nom va rester dans le ski de bosses mondial pour quelques années »

Service Sports (avec AFP)

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