Union sacrée autour de la littérature étrangère

De gauche à droite, les éditeurs Francis Geffard (Albin Michel), Tiffany Gassouk (Gallimard), Joachim Schnerf (Grasset) et Raphaëlle Liebaert (Stock), à la librairie Shakespeare and Company, à Paris, le 5 mars 2025. LUCAS BARIOULET POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Alors qu’ils ne se croisent habituellement que quelques fois dans l’année, à l’occasion de foires du livre ou de déjeuners amicaux, depuis quelques semaines, Tiffany Gassouk, Joachim Schnerf, Francis Geffard et Raphaëlle Liebaert ne se quittent plus. Il y a un an et demi, ces quatre éditeurs de littérature étrangère, qui officient respectivement chez Gallimard, Grasset, Albin Michel et Stock, ont pris une décision originale dans un monde de l’édition habituellement plutôt corporatiste et concurrentiel : unir leurs forces, au-delà des conglomérats, pour mettre ensemble un coup de projecteur sur quatre nouvelles voix d’auteurs venus d’ailleurs.

Baptisée « D’ailleurs et d’ici », cette initiative inédite a pour but de mobiliser, du 31 mars au 4 avril, un peu partout en France, journalistes, libraires, influenceurs littéraires et lecteurs, autour de quatre livres d’écrivains étrangers inconnus. Ils ne s’entendent pas forcément sur le terme de « crise » pour qualifier le moment que traverse leur spécialité éditoriale, mais leur volonté de faire front commun est née d’une difficulté partagée, assure Francis Geffard, directeur du département étranger chez Albin Michel depuis plus de trente ans : « Même négligé par la presse, un primo-romancier français peut au moins compter sur sa famille et son réseau pour susciter un petit mouvement en librairie… En littérature étrangère, certains auteurs bien installés parviennent à tirer leur épingle du jeu, mais il devient de plus en plus compliqué d’attirer l’attention sur des écrivains émergents. »

Il vous reste 70.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Elvis Presley travaille dans une station-service

Francis Gourdon, sosie d’Elvis, lors de son spectacle « Elvis Show Time », au cabaret Le Tapis Rouge, à Limoges, en 2025. STÉPHANE RAYAT

Les gens font parfois un raccourci en le qualifiant de « pompiste ». Pourtant, si Francis Gourdon est bien employé dans une station-service, c’est au comptoir qu’on a des chances de le croiser. Et il n’est pas rare que des clients le regardent en biais ou le scrutent, hésitant : « Est-ce que c’est bien lui ? » Cette situation le met en général assez mal à l’aise, lui qui se dit timide, malgré ses activités publiques. Car, sur son temps libre, l’homme de 57 ans s’épanouit dans des performances artistiques qui ont fait de lui une star locale, et même internationale. Il est l’un des sosies d’Elvis Presley. Et pas des moindres : en 2014, il a été finaliste du Championnat européen de sosies organisé, chaque année, à Birmingham, en août, à l’anniversaire de la mort de la star. L’événement avait lieu à l’hôtel Hilton, où différentes salles de concert d’Elvis avaient été reconstituées. Francis Gourdon en garde un souvenir ébloui.

Il vous reste 80.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Stéphanie Debette, une surdouée de l’épidémiologie génétique pour diriger l’Institut du cerveau

Stéphanie Debette, à Bordeaux, en septembre 2024. FRANÇOIS GUENET / DIVERGENCE

L’élan, l’allant, le talent. Le tout, relevé d’une affabilité inoxydable. Autant de qualités qui frappent, quand on croise la route de Stéphanie Debette, neurologue et chercheuse en épidémiologie génétique. Autant de ressorts, aussi, du succès des projets de recherche internationaux qu’elle excelle à lancer, animer et mener à bien. Son domaine de prédilection : l’analyse des facteurs de risque qui prédisposent à la survenue de certaines maladies neurodégénératives ou neurovasculaires, comme les accidents cérébraux vasculaires (AVC) des sujets jeunes, ou les déficits cognitifs des plus âgés.

A 49 ans, la voilà qui dirige, depuis début janvier, l’Institut du cerveau (ICM) à Paris. C’est là que nous la rencontrons, alors qu’elle prend ses marques dans son petit bureau au rez-de-chaussée de ce vaisseau de verre. Ce creuset de recherche regroupe, au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 850 collaborateurs de 45 nationalités. Un melting-pot qui ne la dépaysera guère.

Il vous reste 88.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Corée du Sud : nouvelles grandes manifestations à Séoul, avant le verdict sur la destitution du président Yoon

Des manifestants participent à une mobilisation contre le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, à Séoul, samedi 22 mars 2025. YASUYOSHI CHIBA / AFP

La société coréenne, divisée par l’affaire, est dans l’attente du verdict. Des centaines de milliers de Coréens sont à nouveau descendus dans la rue, samedi 22 mars, à Séoul, pour manifester contre ou en faveur du président suspendu, Yoon Suk Yeol, voulant influer sur la décision de la Cour constitutionnelle qui n’a pas encore statué sur sa destitution. Le week-end dernier, près de 100 000 personnes avaient déjà manifesté dans la capitale coréenne, selon une estimation de la police.

Yoon Suk Yeol a plongé son pays dans le chaos politique dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024 en décrétant la loi martiale. Suspendu par les députés puis arrêté en janvier, il a été remis en liberté le 8 mars, après l’annulation par un tribunal de son arrestation pour des raisons de procédure. Il fait toutefois toujours l’objet d’une enquête criminelle.

Alors que les experts prédisaient un verdict de la Cour constitutionnelle à partir du 17 mars, cette dernière ne s’est pas encore prononcée sur la destitution votée par les députés, ce qui fait de l’affaire Yoon la plus longue délibération de son histoire.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Corée du Sud, la tension à son paroxysme dans l’attente du verdict sur la destitution du président Yoon

Dans les rues du centre de Séoul, les opposants et les soutiens du président suspendu manifestaient, agitant des pancartes et des drapeaux sud-coréens. « Je ne peux pas accepter cette situation. C’est rageant qu’il n’y ait pas encore eu de destitution formelle », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Kim Min-ji, manifestant anti-Yoon de 25 ans. « Ce qui me frustre le plus, c’est qu’en retardant sa décision (…) la Cour donne du temps aux forces complices du crime de Yoon », a-t-il ajouté.

Park Chan-dae, le chef parlementaire du parti démocrate coréen (premier rang à gauche), et Lee Jae-myung (à droite), le président du parti, principale force d’opposition en Corée du Sud, lors de la mobilisation samedi 22 mars 2025. Les pancartes brandies affichent le message : « Démettre Yoon Suk Yeol ». AHN YOUNG-JOON / AP

Les soutiens du président suspendu, dont font partie des YouTubers d’extrême droite ou des figures religieuses, estiment, pour leur part, que la justice sera rendue uniquement s’il est rétabli dans ses fonctions. « Le président Yoon n’a fait qu’exercer son droit de président » en déclarant la loi martiale, « et il est absurde de considérer qu’il s’agit d’un acte d’insurrection », a dit Park Jong-hwan, 59 ans, ajoutant : « Ce pays sera dans une bien meilleure situation s’il retrouve ses fonctions présidentielles. »

Yoon Suk Yeol avait justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l’opposition, bloquait l’adoption du budget de l’Etat. Il avait dit vouloir « protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Corée du Sud, la libération du président Yoon Suk Yeol exacerbe les tensions

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

La Roumanie tente de surmonter sa « marée brune »

Les militants pro-européens illuminent des feuilles de papier blanches et bleues avec leurs téléphones pour créer une chorégraphie représentant un cœur blanc sur un fond bleu lors d’un rassemblement pro-Europe à Bucarest, le 15 mars 2025. DANIEL MIHAILESCU/AFP

Inquiets de la montée de l’extrême droite en Roumanie, quelques milliers de manifestants se sont rassemblés samedi 15 mars sur la place de la Victoire à Bucarest, pour clamer leur attachement à l’Union européenne (UE) et leur rejet de la « marée brune ». Champions de l’outrance et du discours haineux, les partis d’extrême droite ont gagné du terrain ces dernières années, passant de 9 % des voix aux législatives de 2020 à 32 % des suffrages à celles de 2024.

Drapeau étoilé à la main, Andra, 28 ans, dit avoir ressenti « un grand soulagement » depuis que le candidat d’extrême droite Calin Georgescu, fervent critique de l’UE et de l’OTAN, admirateur du président russe, Vladimir Poutine, a été exclu de la course à la prochaine élection présidentielle, prévue le 4 mai. Razvan, 21 ans, partage son sentiment. « L’invalidation de la candidature de Georgescu est justifiée, parce qu’il soutient le mouvement fasciste des légionnaires, lequel est calqué sur celui qui était affilié aux nazis pendant la seconde guerre mondiale en Roumanie. De plus, le financement de sa campagne était opaque, et il est inféodé à Moscou. Cet homme est dangereux. »

Il vous reste 87.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Le pape François doit rentrer au Vatican dimanche, après cinq semaines d’hospitalisation

Le pape François, dans la chapelle de la polyclinique Gemelli, à Rome, le 16 mars 2025. AP

Il s’agit de sa première apparition publique depuis son hospitalisation, le 14 février, avant sa sortie de l’hôpital. Le pape François fera, dimanche 23 mars à la mi-journée, un salut et une bénédiction à la fin de la traditionnelle prière de l’Angélus, d’une fenêtre de l’hôpital Gemelli, à Rome, a annoncé, samedi, le Vatican. Hospitalisé depuis plus de cinq semaines pour une double pneumonie, il doit ensuite rentrer dans l’après-midi au Vatican, où il entamera une convalescence qui durera « au moins deux mois », selon ses médecins.

« Demain, le pape rentrera à la résidence Saint-Marthe », où réside habituellement le pontife de 88 ans, a déclaré, samedi lors d’une conférence de presse, le Pr Sergio Alfieri à l’hôpital Gemelli, à Rome. A l’annonce de sa sortie, le pape était « très content », « cela faisait trois ou quatre jours qu’il nous demandait quand il pourrait rentrer », a-t-il ajouté. L’état de santé du pape « s’améliore » et « nous espérons qu’il pourra rapidement reprendre ses activités normales », a renchéri un autre membre de l’équipe médicale, le Dr Luca Carbone.

Le pape n’a plus présidé la prière hebdomadaire de l’Angélus depuis le 9 février, manquant ce rendez-vous les cinq semaines suivantes, une première depuis son élection en mars 2013. Cette prière est normalement récitée par le pape tous les dimanches à midi en public depuis une fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre, où sont généralement massés des fidèles venus pour le voir et l’écouter.

La question de Pâques

Cette semaine, le Vatican a fait état de progrès récents de la santé du pape, après avoir craint que sa vie ne soit menacée par une pneumonie aux deux poumons. « L’amélioration de l’état clinique du Saint-Père est confirmée », avait ainsi écrit le Vatican, dans son dernier bulletin médical publié mercredi. La pneumonie de François n’a pas été « éliminée », mais est désormais « sous contrôle », avait-il alors été précisé.

Le pape, qui a reçu des messages de soutien et des prières du monde entier, n’est plus réapparu en public depuis le 14 février, le Vatican ayant seulement publié le 16 mars une photo de lui, de trois quarts dos priant dans la chapelle de son appartement médicalisé, alimentant les spéculations. Le Vatican avait aussi diffusé le 6 mars un court message audio dans lequel le pape remerciait d’une voix affaiblie les fidèles pour leurs prières.

Ce n’est pas la première fois que le pape fera une apparition à l’hôpital Gemelli : le 11 juillet 2021, François avait récité la prière de l’Angélus depuis le balcon de son appartement situé au dixième étage après une opération du côlon, devant des fidèles et des journalistes. En juin 2023, après son opération d’une hernie abdominale, il avait récité l’Angélus au Gemelli de manière privée, sans apparaître au balcon. Au cours de ses vingt-six ans de pontificat (1978-2005), le pape Jean Paul II avait lui aussi récité à plusieurs reprises l’Angélus depuis le Gemelli, à la fois par des enregistrements audios et des apparitions au balcon.

La maladie et la longue hospitalisation du pape ont soulevé des questions sur qui pourrait diriger le programme chargé des événements religieux menant à Pâques, la période la plus sacrée du calendrier chrétien. Le Vatican a fait savoir, mercredi, qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise à cet égard. François est sujet à des maladies respiratoires et a subi l’ablation d’une partie d’un poumon dans sa jeunesse.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pape François : une longue hospitalisation qui pose la question de la renonciation

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source

Des dizaines de milliers de personnes défilent contre le racisme, malgré les polémiques

Place de la Bastille, à Paris, le 22 mars 2025. BERTRAND GUAY/AFP

Les militants veulent y croire. Et qu’importent les polémiques qui entourent l’événement. Ce samedi 22 mars, la mobilisation autour de la huitième édition de la Marche des solidarités, baptisée « Journée mondiale contre le racisme et le fascisme – l’heure de la riposte », est « inédite », disent-ils. Pour preuve, le doublement du nombre de signataires de l’appel – 300 environ pour les années précédentes, plus de 550 cette année – et le nombre de rassemblements prévus sur tout le territoire, plus de 160, contre une soixantaine en moyenne lors des précédentes éditions.

Ce samedi, plus de 90 000 personnes ont défilé en France,selon les chiffres définitifs du ministère de l’intérieur publiés dans la soirée. « Y compris dans des petits villages ! C’est du jamais vu », se félicite Anzoumane Sissoko, porte-parole de la section parisienne du Collectif des sans-papiers, militant depuis plus de vingt-trois ans. Et de citer l’exemple de Riols, petite commune de quelque 700 âmes située au sein de la 5e circonscription de l’Hérault, gagnée par le Rassemblement national lors des élections législatives de 2024. « Le vrai problème de la France, poursuit-il, c’est que presque personne ne se bat contre le racisme et les discriminations, les discours racistes se libèrent, les politiques n’ont plus aucun filtre et tout le monde laisse faire, les médias, les représentants politiques, pas grand monde ne réagit. Ces marches vont donner à voir qu’il existe une autre réalité sur le terrain. »

Il vous reste 86.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Olivier Mantei, directeur général de la Philharmonie de Paris : « En matière de culture, impopulaire n’est pas le contraire de populaire »

Olivier Mantei, directeur général de la Philharmonie de Paris, en 2022. IRÈNE DE ROSEN

Presque un million et demi de spectateurs la saison dernière, une fréquentation en hausse – 95 % de taux de remplissage depuis septembre 2024 –, un public dont 10 % ont moins de 28 ans, une augmentation de 21 % des ressources propres : les voyants de la Philharmonie de Paris, inaugurée il y a dix ans, le 14 janvier 2015, sont dans le vert. Aboutissement d’une longue « guerre de trente ans », le dernier grand projet de François Mitterrand, dont la genèse, à coups de tergiversations, luttes de clans, sanctions économiques et débords budgétaires, témoigne des aléas de la puissance publique française en matière de politique musicale, est aujourd’hui considéré par tous comme un succès. Son directeur général, Olivier Mantei, fait le point au moment de présenter, début avril, sa nouvelle saison 2025-2026.

Lire la chronique : Article réservé à nos abonnés « L’histoire de la Philharmonie de Paris est typique d’une France qui râle, dézingue, avant d’oublier le fiel »

Quel bilan tirez-vous de cette première décennie de la Philharmonie ?

La Philharmonie, ce sont deux bâtiments qui jouent leur rôle : du belvédère qui domine Paris à la grotte qui jouxte le parc de La Villette, l’architecture porte en elle l’essence du projet, qui était d’en faire un « lieu de vie » – les premiers mots de Pierre Boulez, l’initiateur. Nous sommes aujourd’hui parvenus à une sorte d’accomplissement du projet initial, avec plus d’ancrage territorial, plus d’essaimage à l’extérieur, plus de transversalité entre les disciplines et les générations, plus de jeunes et d’accessibilité.

Il vous reste 82.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

En direct, Proche-Orient : l’armée israélienne appelle à évacuer un quartier de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza

Un maire du nord d’Israël dénonce la « normalisation » des tirs à la frontière libanaise et appelle à « reprendre la guerre » avec le Hezbollah

Le maire de Metoula (), localité du nord d’Israël, a dénoncé samedi les tentatives du gouvernement israélien de « normaliser » la situation à la frontière entre Israël et le sud du Liban, d’où des roquettes ont été tirées sur la localité dans la matinée.

« L’armée, le commandement Nord et le gouvernement israélien tentent de normaliser. Nous ne les laisserons pas normaliser », a déclaré à l’Agence France-Presse David Azoulay, le président du conseil de cette localité de 2 400 habitants à la frontière nord d’Israël, qui avait été évacuée à cause de la menace du Hezbollah. « Nous devrions reprendre la guerre, même si une seule balle est tirée vers Israël » a-t-il jugé.

Une trêve a mis fin le 27 novembre 2024 à deux mois de guerre entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais, qui avait ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, en soutien au Hamas. Depuis, seulement 8 % de la population est revenue à Metoula, a souligné l’élu, et certains habitants sont repartis samedi matin après les tirs de roquettes. Il a appelé les autorités israéliennes à « agir de manière offensive et à faire en sorte qu’aucune balle ne soit plus jamais tirée sur les communautés du nord » du pays.

L’armée israélienne a annoncé samedi avoir frappé « des dizaines de lanceurs de roquettes du Hezbollah » dans le sud du Liban, après avoir intercepté trois roquettes tirées de cette zone sur la région de Metoula. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la défense, Israel Katz, avaient auparavant ordonné à l’armée de frapper « des dizaines de cibles terroristes » au Liban pour répondre à ces tirs, qui n’ont pas été revendiqués.

Selon un porte-parole militaire israélien, il s’agit des premiers tirs de roquettes en provenance du Liban sur Israël depuis l’entrée en vigueur de la trêve.

Source

Elisabeth Borne évoque « une forme de #MeToo scolaire » avec l’affaire Bétharram

La ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Elisabeth Borne, après une réunion avec le porte-parole des victimes de l’école de Bétharram, à Paris, le 20 mars 2025. JULIEN DE ROSA / AFP

La ministre de l’éducation, Elisabeth Borne, a estimé, samedi 22 mars, que l’on vivait « une forme de #MeToo scolaire » avec l’affaire Bétharram, qui a libéré la parole sur la violence dans les établissements catholiques. « La parole se libère mais il faut aller chercher cette parole », a affirmé la ministre dans un entretien au Parisien.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire de Bétharram : l’éducation nationale veut renforcer le système de signalement dans l’enseignement privé

Elle a annoncé cette semaine un plan pour renforcer les contrôles dans les établissements privés sous contrat et y remonter désormais « systématiquement » les faits de violences. « J’ai été surprise d’entendre le secrétaire général de l’enseignement catholique dire que toutes les remontées d’informations sur les faits de violences étaient faites entre les établissements privés et les équipes académiques. Ce n’est pas le cas », a-t-elle ajouté.

Revenant, par ailleurs, sur les désaccords au sein du gouvernement sur le port du voile dans le sport, qui l’ont opposée à ses collègues de la justice, Gérald Darmanin, et de l’intérieur, Bruno Retailleau, la ministre estime n’avoir « aucune leçon à recevoir de personne sur les sujets liés à la laïcité ».

Refus « des réponses simplistes »

« Je dis qu’il faut interdire le port de signes religieux dans les compétitions sportives. Mais il faut que l’on prenne ce problème dans sa globalité, poursuit Mme Borne. Au-delà des interdictions, il est donc important que l’on agisse pour lutter contre la progression de l’entrisme dans la société. » « Il ne faut pas confondre le bruit médiatique et l’action que l’on mène pour faire avancer le pays », dit-elle encore, fustigeant « des réponses toutes faites et des slogans ». « Je m’attache aussi à incarner, à porter la voix de ce bloc central qui refuse des réponses simplistes. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Port du voile dans le sport : François Bayrou donne raison à Bruno Retailleau et à Gérald Darmanin

Concernant la polémique autour de l’annulation d’une commande de 800 000 exemplaires d’une version revisitée du conte « La Belle et la Bête » pour les élèves de CM2, illustrée par l’auteur de bande dessinée Jul, la ministre estime que « ses propos sont diffamatoires » mais qu’elle « ne souhaite pas en arriver » à une plainte.

Le dessinateur Jul a crié à la « censure ». « Le “grand remplacement” des princesses blondes par des jeunes filles méditerranéennes serait-il la limite à ne pas franchir pour l’administration versaillaise du ministère ? », s’est-il notamment interrogé.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le dessinateur Jul dénonce une censure de « La Belle et la Bête » par l’éducation nationale, un conte promis en juin aux élèves de CM2

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Source