L’aide à l’Ukraine n’est pas financée « par des impôts cachés ou supplémentaires », assure Emmanuel Macron
L’aide apportée par la France à l’Ukraine, qui a été accrue de deux milliards d’euros cette semaine, ne sera pas « financée par des impôts cachés ou supplémentaires », a assuré Emmanuel Macron dans une vidéo mise en ligne sur Instagram, vendredi.
Cette aide « est dûment financée grâce à la loi de programmation militaire, aux efforts qu’on avait anticipés et grâce au financement européen et dans le cadre du G7 que nous avons décidé », a argué le chef de l’Etat. « Et donc, non, cette aide, ce n’est pas une aide qui sera financée par des impôts cachés ou supplémentaires, c’est totalement faux », a-t-il insisté.
M. Macron avait annoncé mercredi une aide militaire supplémentaire de deux milliards d’euros de la France à l’Ukraine, qui inclut des missiles antichars, des moyens de défense aérienne, des missiles de défense sol-air, des chars, des munitions et des drones.
La cheffe de file du Rassemblent national Marine Le Pen avait commenté d’un tweet laconique : la « dette de la France ce soir : 3 300 milliards d’euros + 2… »
« Cette aide n’est pas inutile parce qu’en Ukraine, c’est notre sécurité qui se joue », a fait valoir M. Macron vendredi. « Et si on abandonne l’Ukraine dans sa résistance, d’abord on ne joue pas notre rôle en Europe pour notre sécurité collective et puis c’est notre propre sécurité, nos propres intérêts qu’on laisse être menacés », a-t-il ajouté.
Dans la même vidéo vendredi, le chef de l’Etat a confirmé avoir échangé avec le président américain Donald Trump « pour lui exprimer » les « avancées » à l’issue d’un sommet à Paris réunissant une trentaine de pays prêts à contribuer aux « garanties de sécurité » que les Européens veulent apporter à Kiev en cas d’accord de paix avec Moscou. L’occasion de « lui dire que, maintenant, au fond, tout le monde attend la réponse de la Russie à la proposition qui a été faite par les Etats-Unis et l’Ukraine » d’un cessez-le-feu de trente jours.
Des manifestants font face au navire « Allseas », de la société minière canadienne The Metals Company. A Rotterdam, aux Pays-Bas, en février 2022. CHARLES M. VELLA / ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP
C’est un coup de poker qu’a tenté la société canadienne The Metals Company, jeudi 27 mars. L’entreprise convoite les minerais abrités dans les abysses, qui pourraient être utilisés notamment pour la fabrication de batteries, et s’impatiente des longues négociations qui ont lieu chaque année sous l’égide de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, cette organisation internationale prépare depuis plus de dix ans le futur code minier qui devra, tout en préservant l’environnement, encadrer l’exploitation de « la Zone », c’est-à-dire des fonds marins et océaniques et de leur sous-sol situés dans les eaux internationales. Une durée bien trop longue au goût de The Metals Company.
Son président-directeur général, Gerard Barron, a estimé, dans un communiqué, que l’entreprise a « suffisamment de connaissances » pour « gérer les risques environnementaux » encourus par les méconnus écosystèmes des grands fonds, et expliqué avoir déjà « investi plus de 0,5milliard de dollars [460 millions d’euros] ». Qu’importent les divergences entre Etats, dont une trentaine plaident pour un moratoire ou pour une « pause de précaution » dans l’exploitation des planchers océaniques, The Metals Company souhaite déposer une demande d’exploitation au deuxième trimestre 2025, auprès de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence américaine chargée de l’océan actuellement en pleine purge sous l’effet des coupes claires de l’administration américaine. Les Etats-Unis de Donald Trump – qui ne sont pas membres de l’AIFM – « offrent une voie réglementaire stable, transparente et applicable », selon les mots du PDG.
Il vous reste 75.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les Français Julia Pereira de Sousa (à gauche) et Loan Bozzolo (à droite) ont été sacrés champions du monde de snowboardcross par équipes mixtes, samedi 29 mars 2025, à Saint-Moritz (Suisse). CLAUDIA GRECO / REUTERS
Vendredi, le Français Loan Bozzolo avait goûté au plaisir d’une médaille mondiale en prenant l’argent sur l’individuel de snowboardcross. Sa compatriote Julia Pereira de Sousa avait fait de même, en remportant le bronze chez les femmes. Un jour plus tard, samedi 29 mars, une médaille d’or est venue s’ajouter aux palmarès des deux Tricolores. A Saint-Moritz (Suisse), ils ont remporté, samedi, l’épreuve par équipes mixtes, devant des paires australienne et suisse.
Dans cette discipline, qui sera au programme des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en 2026, comme lors de ceux de 2022, les Français n’avaient jamais décroché l’or aux Mondiaux, se contentant du bronze en 2021 et en 2023. Et ils le doivent en grande partie aux performances de Julia Pereira de Sousa, qui a souvent dû combler le retard hérité du premier passage de son coéquipier.
« Elle a été une reine », a apprécié après la finale Loan Bozzolo au micro de la Fédération internationale, amplifiant un peu plus le large sourire de sa coéquipière. « Elle était la meilleure aujourd’hui, la plus rapide. » « Je pense que ça a été l’une des courses les plus difficiles de ma vie. Je suis si content de partager ça avec Julia. Et vive la France ! », a ajouté le Français de 25 ans. Lors des quarts de finale, cette dernière s’était qualifiée malgré un retard de plus de trois secondes, consécutif à la chute de Loann Bozzolo. « Il y avait du vent, j’étais en tête et je suis tombé. Je me suis dit que c’était fini et j’étais désolé pour Julia », confiait-il.
Une moisson record
La snowboardeuse d’Isola 2000 a remis ça lors des demi-finales afin d’arracher la qualification de la paire tricolore. Cette fois, Bozzolo a réussi un bon passage pour permettre à sa coéquipière de partir quasiment dans le même temps que ses trois adversaires, dont l’autre Française, Léa Casta. Si l’Australienne est parvenue à prendre la tête à la mi-course, Julia Pereira de Sousa a mieux terminé pour passer la ligne en première position. « C’était difficile, mais je suis si contente de partager ça avec Loan », a expliqué la Française de 23 ans.
En 2018, alors qu’elle n’avait que 16 ans, elle était devenue vice-championne olympique derrière l’Italienne Michela Moioli. Cette saison, elle a effectué un retour au premier plan, avec deux victoires en Coupe du monde et un succès par équipes mixtes avec Aïdan Chollet il y a une semaine, à Montafon (Autriche).
L’équipe de France de snowboardcross repart de Saint-Moritz avec trois médailles, une en or, une en argent et une en bronze, sa meilleure moisson depuis 2017, après avoir trusté les podiums en Coupe du monde (21, dont 7 victoires en 18 courses).
Israël reconnaît avoir tiré sur des ambulances à Rafah
Les faits se sont produits dimanche dans le quartier de Tal Al-Sultan, dans l’ouest de Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Egypte.
« Quelques minutes » après que des soldats israéliens eurent « éliminé plusieurs terroristes du Hamas » en ouvrant le feu sur leurs véhicules, « d’autres véhicules ont fait mouvement de façon suspecte en direction des soldats », a écrit, tôt samedi, l’armée israélienne dans un communiqué. « Les soldats ont riposté en ouvrant le feu sur les véhicules suspects, éliminant plusieurs terroristes du Hamas et du Jihad islamique », ajoute le communiqué sans faire mention de tirs de ces véhicules en direction des militaires.
Une « enquête préliminaire [a] établi que certains des véhicules suspects (…) étaient des ambulances et des camions de pompiers », ajoute l’armée, sans plus de détails, dénonçant « l’utilisation répétée (…) par les organisations terroristes de la bande de Gaza (…) d’ambulances à des fins terroristes ».
Ces tirs pourraient avoir coûté la vie à un secouriste tandis que quatorze autres sont portés disparus. Lundi matin, la défense civile de Gaza avait annoncé être sans nouvelles d’une équipe de six secouristes de Tal Al-Sultan envoyés en urgence la veille pour répondre à des signalements de morts et de blessés à la suite de l’avance des troupes israéliennes. Vendredi, elle a dit avoir retrouvé le corps du chef de l’équipe et les véhicules des sauveteurs (une ambulance et un véhicule de lutte contre les incendies) ainsi que ceux d’une équipe du Croissant-Rouge « réduits à un tas de ferraille ». Le croissant-Rouge a, lui, dit être toujours sans nouvelles d’une équipe de neuf secouristes depuis dimanche.
« Les forces d’occupation ont commis un massacre brutal et délibéré contre des équipes de la défense civile et du croissant-Rouge dans la ville de Rafah », a déclaré Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas dans un communiqué dénonçant « un crime de guerre ».
Dès le petit matin, une file se forme devant l’ambassade du Venezuela au Mexique, dans le quartier chic de Polanco, dans l’ouest de Mexico. Ceux qui la composent ont quitté leur pays depuis parfois plus d’une décennie et veulent désormais y retourner. Beaucoup poursuivaientle « rêve américain »,comme ils le définissent,jusqu’au retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier, et jusqu’à la fermeture de la frontière.
« Nous sommes épuisés de cette vie, nous voulons revoir nos familles, raconte Honorio Gutierrez, 29 ans, un enfant de deux ans dans les bras. Nous sommes restés huit ans en Colombie, puis nous avons pris la route jusqu’au Mexique, beaucoup à pied, un peu en bus. » La famille avait bien obtenu un rendez-vous fin janvier pour demander l’asile aux Etats-Unis, sur la défunte application CBP Onede la police aux frontières américaine (US Customs and Border Protection), annulée par décret le 20 janvier. « Nous avons perdu les billets d’avion pour Ciudad Juarez et nous sommes restés à Mexico »,ajoute son épouse de 26 ans.
Ni argent ni papiers d’identité
Ils savent pourtant qu’ils ont aujourd’hui de la chance : l’ambassade vénézuélienne a mis l’enfant et sa mère dans un prochain « vol humanitaire » qui rapatrie gratuitement et sans passeport ces migrants qui n’ont plus ni argent ni papiers d’identité – perdus en chemin ou qu’ils n’ont jamais possédés. Mais seuls deux avions ont décollé de Mexico vers Caracas depuis le 20 janvier, rapatriant au total 553 personnes. Le Venezuela ne livre aucun chiffre sur le nombre de demandes de rapatriement mais, devant son ambassade au Mexique, la file d’attente s’allonge tous les jours.
Pensez à décaler vos horloges et vos réveils. La France va passer à l’heure d’été dans la nuit du 29 au 30 mars : à 2 heures du matin, il sera 3 heures. Un changement d’heure controversé dont la suppression, souhaitée par la Commission européenne, ne semble aujourd’hui plus d’actualité.
Cette mesure, instaurée pour la première fois en 1916 avant d’être abandonnée en 1944, a été réintroduite par un décret en septembre 1975. Il se voulait provisoire et avait pour but de limiter la consommation d’énergie en plein choc pétrolier. Avec la multiplication des appels à la sobriété énergétique, le changement d’heure pourrait apparaître salutaire. Mais l’est-il vraiment ?
1. Un système non universel et peu compréhensible
Au niveau européen, le régime du changement d’heure a été progressivement généralisé dans les années 1980 avant d’être harmonisé en 2002. La Commission européenne avait proposé en 2018 de le supprimer dès l’année suivante. Mais, en mars 2019, le Parlement européen a voté un report à 2021 et devait s’accorder avec le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement sur les modalités de cette réforme. Depuis, entre le Brexit et la pandémie de Covid-19, la question est restée en suspens. L’une des difficultés est d’inciter les pays à harmoniser leur heure légale (été ou hiver) afin d’éviter d’aboutir à un patchwork de fuseaux horaires.
En France, une consultation en ligne organisée début 2019 par l’Assemblée nationale avait reçu plus de deux millions de réponses, massivement (83,74 %) en faveur de la fin du changement d’heure. Plus de 60 % des participants assuraient avoir eu « une expérience négative ou très négative » du changement.
Particularité de l’actuel système : il ne concerne pas les territoires d’outre-mer, qui ne changent jamais d’heure (à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui se cale sur le Canada). En effet, la plupart d’entre eux se trouvent sous des latitudes où les écarts d’ensoleillement sont faibles au long de l’année, contrairement à l’Europe.
A l’échelle mondiale, plusieurs pays, comme le Mexique sur la majorité de son territoire en 2023, l’Argentine, la Tunisie, l’Egypte, la Turquie, la Russie et l’Arménie, ont décidé d’abandonner les changements d’heure saisonniers.
L’argument principal en faveur du changement d’heure était jusqu’ici l’économie d’énergie qu’il permettrait de réaliser en profitant des périodes de jour plus longues l’été et en se rapprochant du rythme du soleil l’hiver. Mais plusieurs études sur le sujet montrent des économies en énergie et CO2 « modestes », selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
une consommation d’électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d’hiver) ;
une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
ADEME
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin, mais économisent finalement le soir. Pour avoir un ordre d’idées, une heure d’éclairage en moins permet d’économiser environ 10 centimes.
Le Monde
Soutenez une rédaction de 550 journalistes
Accédez à tous nos contenus en illimité à partir de 7,99 €/mois pendant 1 an.
S’abonner
En 2009 (année prise en compte par l’étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l’économie d’énergie cette année-là a été chiffrée à 440 gigawattheures (GWh), principalement sur l’éclairage public (EP, en rose dans le graphique ci-dessus). Soit l’équivalent d’un an d’éclairage pour une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.
Mais, depuis, cet effet a eu tendance à s’amoindrir du fait de la performance accrue des systèmes d’éclairage (ampoules basse consommation et LED). En 2018, cette baisse n’était plus que de 351 gigawattheures. A l’horizon 2030, les économies d’énergie en matière d’éclairage sont estimées à 258 gigawattheures par l’Ademe.
Sachant que la majorité de la consommation d’énergie des ménages provient du chauffage et non de l’éclairage, les preuves d’économies d’énergie restent donc encore à démontrer. Une étude britannique affirme même que supprimer le changement d’heure en octobre permettrait d’économiser 400 livres sterling (460 euros) par foyer et par an, car il ferait jour plus longtemps le soir, ce qui réduirait la demande aux heures de pointe.
3. Résultats contradictoires sur les accidents de la route
L’Association citoyenne pour une heure équitable et durable (Ached) milite contre le changement d’heure en évoquant, parmi d’autres raisons, « des augmentations des accidents de la circulation ». Elle fonde son argumentaire sur des chiffres datant de… 1976, après le rétablissement de l’heure d’été, et conclut qu’il y eut cette année-là 661 morts supplémentaires sur les routes, entre avril et octobre, qu’en 1975.
Dans un rapport publié en septembre 2014, la Commission européenne, qui a passé en revue plusieurs études sur le sujet, relève des « résultats souvent contradictoires », certains rapports « suggérant que le changement améliore la sécurité routière », grâce à une meilleure visibilité à certaines périodes de l’année et de la journée (comme l’explique une étude écossaise en 2010), d’autres « démontrant une augmentation potentielle des accidents de la route à cause des troubles du sommeil ».
En 2023, la Sécurité routière a cependant décidé de rappeler l’importance de se rendre visible sur la voie publique, avec « des dispositifs rétroréfléchissants (gilet, brassard, gants, bandes sur le sac à dos, le cartable, etc.) » juste avant le changement d’heure. Le nombre d’accidents impliquant un piéton augmente en effet de manière récurrente de 42 % en novembre, par rapport au mois d’octobre, selon les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière recueillies entre 2015 et 2019.
En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment lors du passage à l’heure d’été.
Une étude de septembre 2015, conduite par la Commission européenne, écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ».
Mais tout comme la dépression hivernale ne peut s’expliquer par un lien de causalité (plutôt ténu d’un point de vue scientifique) entre manque de lumière et baisse de moral, les perturbations induites par le changement d’heure ne s’expliquent à l’heure actuelle que par des hypothèses. La Commission conclut toutefois que « les éléments de preuve concernant les effets globaux sur la santé (c’est-à-dire la mise en balance des effets négatifs et positifs présumés) ne sont pas concluants ».
En 1997, un rapport du Sénat assurait que le monde médical restait « très partagé sur l’existence de troubles imputables à l’heure d’été ». Vrai ou fantasmé, le risque médical a en tout cas été intégré par les potentiels malades : « 19 % des médecins [faisaient] état d’une augmentation de la consommation de médicaments et singulièrement de tranquillisants au moment du changement d’heure ». Une étude américaine sur le « jetlag social » du changement d’heure, publiée en 2019, a observé des populations de part et d’autre d’une « frontière » de fuseau horaire : elle a conclu qu’une heure de soleil en plus le soir faisait perdre jusqu’à 19 minutes de sommeil.
Elle a atteint son maximum à 11 h 47 (heure de Paris) au-dessus du Canada et du Groenland. C’est là que l’éclipse a été la plus spectaculaire, couvrant 90 % de la surface apparente du Soleil. En France métropolitaine, de 10 à 30 % de la surface de l’astre ont été occultés, selon les régions, pendant environ deux heures. A l’œil nu, aucune différence n’était perceptible. Les plus chanceux, qui ont pu profiter du spectacle lorsque le ciel était dégagé, ont dû se munir d’équipements adaptés pour protéger ses yeux.
Pour observer de nouveau une éclipse solaire en France, il faudra attendre le 12 août 2026. Celle-ci ne sera pas totale, mais l’obscuration sera très importante dans le sud-ouest du pays, atteignant jusqu’à 99,5 % à Biarritz.
Une éclipse totale – qui plonge brièvement une partie de la planète dans l’obscurité, quand le diamètre de la Lune correspond exactement à celui du Soleil –, vue de la Terre, est un phénomène plus rare. La dernière observable en France remonte à août 1999, et la prochaine est attendue le 3 septembre 2081, selon l’observatoire de Paris.
L’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 29 mars 2025. DARREN CALABRESE / AP Des personnes viennent observer l’éclipse solaire dans le parc provincial Herring Cove, à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP Une femme observe l’éclipse en utilisant un dispositif spécial (sténopé) afin de se protéger les yeux, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. La lumière intense du Soleil peut en effet provoquer des brûlures oculaires et entraîner des lésions irrémédiables. CESAR MANSO / AFP Des habitants d’Utrecht (Pays-Bas) observent l’éclipse à l’observatoire de Sonnenborgh, le 29 mars 2025. SEM VAN DER WAL/AFP Des personnes observent l’éclipse solaire, à Burgos (Espagne), le 29 mars 2025. CESAR MANSO / AFP Montage de sept photographies montrant le passage de l’éclipse solaire vue de l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse partielle de Soleil à Saint-Pétersbourg (Russie), avec les statues de la place du Palais en premier plan, le 29 mars 2025. DMITRI LOVETSKY / AP Des personnes observent l’éclipse solaire à Halifax (Canada), le 20 mars 2025. DARREN CALABRESE/AP L’éclipse solaire partielle vue de Nantes, le 29 mars 2025. LOIC VENANCE/AFP Des personnes observent l’éclipse à Londres, le 29 mars 2025. KIN CHEUNG / AP Des personnes observent l’éclipse solaire partielle à Ericeira (Portugal), le 29 mars 2025. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP Trois cyclistes observent l’éclipse solaire à l’aide de filtres de protection, à Castillo del Romeral, sur l’île de la Grande Canarie (Espagne), le 29 mars 2025. BORJA SUAREZ / REUTERS L’éclipse solaire vue de Nuuk (Groenland), le 29 mars 2025. LEONHARD FOEGER/REUTERS
Une plateforme gazière au large de la Norvège, le premier fournisseur de la France, devant les Etats-Unis. DANIEL SANNUM LAUTEN / AFP
Ce billet est extrait de l’infolettre « Chaleur humaine », envoyée tous les mardis à 12 heures. Chaque semaine, le journaliste Nabil Wakim, qui anime le podcast Chaleur humaine, répond aux questions des internautes sur le défi climatique. Vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici. Et si vous cherchez une question déjà posée (et la réponse qui va avec), vous pouvez les retrouver par là : Climat : vos questions.
La question de la semaine
« Bonjour, j’ai vu dans une newsletter précédente que la France importait beaucoup de pétrole des Etats-Unis et je me demandais si c’était la même chose pour le gaz ? Est-ce qu’on en importe encore beaucoup et à quoi sert-il ? Merci ! » Question posée par Alex à l’adresse chaleurhumaine@lemonde.fr
Ma réponse : Le gaz que l’on consomme vient massivement de Norvège, des Etats-Unis et de Russie – moins qu’avant la guerre en Ukraine, mais toujours dans des volumes importants. La consommation de gaz en France sert d’abord à chauffer les bâtiments, à l’industrie et, dans une moindre mesure, à produire de l’électricité.
1/D’où vient le gaz que l’on consomme ?
Il vous reste 82.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Un Yéménite dans un bâtiment de l’hôpital de cancérologie et d’oncologie Al-Rassoul Al-Aazam, touché la veille par une frappe américaine dans la province de Saada, dans le nord du Yémen, le 25 mars 2025. – / AFP
Les rebelles houthistes du Yémen ont fait état de nouveaux raids aériens, mardi 25 mars, contre la région de Saada, leur fief dans le nord du pays, les imputant aux Etats-Unis. La télévision houthiste Al-Massirah a annoncé « une agression américaine, avec deux frappes sur le district de Sahar », dans la province de Saada.
Le 15 mars, les Etats-Unis avaient déjà mené des frappes intenses contre des cibles des houthistes, promettant de recourir à une « force écrasante » tant que ces rebelles continueront de viser des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Washington avait affirmé avoir tué plusieurs hauts responsables houthistes, ce jour-là. Les houthistes avaient, pour leur part, fait état de 53 morts, dont beaucoup de femmes et d’enfants.
« Le Centcom mène des frappes, de jour comme de nuit »
Depuis le 15 mars, les houthistes, qui contrôlent de vastes pans du pays en guerre, dont la capitale, Sanaa, ont régulièrement annoncé des frappes américaines contre leurs fiefs, parfois meurtrières.
Les Etats-Unis ne confirment pas systématiquement ces frappes, mais un responsable du Pentagone a déclaré à l’Agence France-Presse que « le Centcom [le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient] mène des frappes, de jour comme de nuit, contre plusieurs sites des houthistes soutenus par l’Iran au Yémen ».
Les frappes américaines visent à neutraliser les menaces des houthistes en mer Rouge. Après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, les rebelles ont lancé plusieurs missiles contre Israël et des navires accusés de liens avec l’Etat hébreu, en affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.
Après la reprise de l’offensive israélienne contre Gaza, le 18 mars, à la suite de deux mois de trêve, les houthistes ont de nouveau tiré des missiles en direction d’Israël qui ont été interceptés.
Un hélicoptère déverse du produit ignifuge sur un feu de forêt à Sancheong, en Corée du Sud, le 25 mars 2025. KIM DONG-MIN / AP
Des milliers de pompiers luttent toujours contre les flammes en Corée du Sud. Séoul a annoncé, mercredi 26 mars, la mort de vingt-quatre personnes dans une série de feux de forêt encore en cours. Douze personnes ont été grièvement blessées, a précisé un responsable du ministère de l’intérieur, ajoutant qu’il s’agissait de « chiffres provisoires ».
Plus tôt dans la journée, un hélicoptère déployé pour lutter contre ces feux qui ravagent le sud-est du pays « s’est écrasé dans une zone montagneuse du comté de Uiseong », a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) le service des pompiers de la province du Gyeongsang du Nord. Le pilote de l’hélicoptère, mort dans le crash, est inclus dans le bilan des autorités sur les morts liés aux feux de forêt.
Plusieurs incendies ravagent depuis le week-end le sud-est du pays, où plus de 17 000 hectares ont brûlé et un temple bouddhique ancien a été réduit en cendres. L’étendue des dégâts en fait déjà le deuxième plus grand incendie de l’histoire de la Corée du Sud, après celui de 2000 qui avait brûlé 23 913 hectares sur la côte est du pays. Le travail des pompiers est compliqué par un temps sec et un vent fort, qui facilitent la propagation des flammes.
En réponse, le président par intérim, Han Duck-soo, a annoncé mercredi élever le niveau d’alerte à son maximum et a déclaré une « réponse nationale totale ». Ces feux ont « causé des dommages sans précédent », a affirmé M. Han, ajoutant qu’ils « se développent d’une manière qui dépasse les modèles de prévision existants ».
Ces incendies, aggravés par un temps sec et venteux, ont conduit les autorités à déplacer près de 27 000 personnes, dont des milliers de détenus – une décision rare. Mardi soir, les autorités de la ville d’Andong ont également émis une alerte d’urgence destinée aux résidents du village historique de Hahoe, un site très touristique classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Des évacuations ont aussi commencé mardi après-midi, « mais, malheureusement, des victimes n’ont pu être évitées », a regretté le président par intérim. « Toute la nuit, le chaos a continué alors que les lignes électriques et de communication étaient coupées dans plusieurs zones et que les routes étaient bloquées », a-t-il poursuivi.
Air très sec et vents forts
Mercredi, deux sites classés à l’Unesco, les villages de Hahoe et Byeongsan, sont toujours menacés. Les autorités ont déclaré tard dans la journée que le feu n’était qu’à 5 kilomètres de Hahoe, village folklorique avec des maisons aux toits de chaume.
Newsletter
« Chaleur humaine »
Comment faire face au défi climatique ? Chaque semaine, nos meilleurs articles sur le sujet
S’inscrire
Les pompiers sont également postés à Byeongsan Seowon, situé à proximité, connu pour son institut néoconfucéen historique. D’énormes panaches de fumée grisaient le ciel et d’énormes morceaux de cendres flottaient dans l’air, ont remarqué des reporters de l’AFP présents sur place, avec des camions de pompiers arrosant d’eau et de retardateurs de feu le site historique pour tenter de le sauver.
Des centaines de soldats ont été mobilisés, et l’armée américaine fournit un soutien par hélicoptère de ses bases militaires du sud du pays, selon le président par intérim. Ces soldats s’ajoutent aux plus de 6 700 pompiers déjà déployés, dont les deux cinquièmes se trouvent dans la zone d’Uiseong, avaient affirmé mardi les autorités.
A Uiseong, l’un des incendies aurait été causé par une personne qui entretenait un site funéraire familial et aurait accidentellement déclenché le brasier. Pour le reste, « nous ne pouvons pas dire que c’est uniquement dû au changement climatique, mais le changement climatique affecte directement et indirectement les changements que nous vivons actuellement », a souligné auprès de l’AFP Yeh Sang-Wook, professeur de climatologie à l’université Hanyang de Séoul. Selon lui, « les feux de forêt deviendront plus fréquents » à l’avenir.
Le président coréen a assuré que le gouvernement travaillait à fournir une aide d’urgence et un soutien financier aux déplacés. De la pluie est prévue mercredi soir, a-t-il dit, exhortant les autorités à tirer parti de précipitations même légères pour tenter de circonscrire les incendies. « La région a connu un temps inhabituellement sec avec des précipitations inférieures à la moyenne », a relevé Han Duck-soo, soulignant que le sud du pays avait été touché par deux fois plus d’incendies cette année qu’en 2024.
L’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en Corée du Sud, avec une température annuelle moyenne de 14,5 degrés – deux degrés de plus que la moyenne des trente années précédentes –, selon l’Administration météorologique coréenne.