Le jeu de société « Gloomhaven ». CEPHALOFAIR GAMES / AMAZON
Ici, un projet de figurines de collection purement et simplement annulé par son créateur. Là, un jeu de société dont le concepteur explique qu’il va probablement devoir demander une importante rallonge aux clients américains, qui ont pourtant déjà payé leur précommande. Sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, les nouveaux droits de douane annoncés, mercredi 2 avril, par le président américain, Donald Trump, ont provoqué une petite panique ces derniers jours.
Kickstarter, avec ses concurrents Gamefound et BackerKit, est particulièrement utilisée pour financer le développement de jeux de société. Ces derniers représentent près du quart des projets sur la plateforme, et jusqu’à un tiers des sommes collectées. Or le principe de fonctionnement même de ces sites – des clients intéressés avancent les fonds pour permettre le développement d’un produit, qui ne sort parfois que des années plus tard – rend les projets particulièrement vulnérables à de subites hausses des coûts.
« A court terme, nous n’avons pas d’autre choix que de prendre la perte à notre compte pour pouvoir distribuer notre jeu financé par Kickstarter », a expliqué Joshua M. Simons, PDG de l’éditeur de jeux de rôle Broken Door Entertainment, au site spécialisé Polygon. L’entreprise avait bien anticipé une hausse des droits de douane dans son projet, mais pas aux niveaux finalement décidés par l’administration américaine sur les importations depuis la Chine : 54 %, contre 20 % précédemment. D’autres sociétés ou créateurs indépendants, qui réalisent des marges faibles, envisagent des mesures plus drastiques comme l’annulation de projets, voire la fermeture.
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Une employée fédérale (à droite) quitte son bureau au ministère de la santé après que son poste a été supprimé, à Washington, le 1ᵉʳ avril 2025. ROBERTO SCHMIDT/AFP
Alors que les autorités américaines ont confirmé, samedi 5 avril, qu’un deuxième enfant était mort de l’épidémie de rougeole qui a fait au moins 560 malades dans le pays, essentiellement dans les Etats du Texas et du Nouveau-Mexique, l’administration Trump, par ses décisions, affaiblit le système de santé américain en renvoyant massivement des employés du ministère de la santé.
Les avis de licenciement sont arrivés dès 5 heures du matin, mardi 1er avril, dans la boîte mail de milliers de fonctionnaires du ministère et des agences sanitaires qu’il supervise. Certains ont appris qu’ils avaient perdu leur emploi une fois arrivés sur leur lieu de travail, leur badge ayant été désactivé. Dans le cadre d’un plan de restructuration majeur qui touche l’ensemble des agences fédérales américaines, l’administration Trump a décidé de licencier d’un coup 10 000 personnes, y compris les principaux responsables et les scientifiques de haut niveau chargés de réglementer les aliments et les médicaments.
Au total, le plan du nouveau ministre de la santé américain, Robert F. Kennedy Jr, annoncé la semaine précédente, vise à réduire les effectifs de son département de 82 000 à 62 000 employés. Les personnes licenciées mardi rejoignent les 10 000 employés déjà renvoyés ou partis volontairement dans les jours précédents. Selon les médias américains, plusieurs hauts responsables de ces agences se sont en effet vu proposer une réaffectation dans des lieux isolés, au beau milieu de l’Alaska ou de l’Oklahoma – une manière de les pousser au départ.
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L’homme d’affaires Michel Ohayon, à Tourcoing (Nord), le 28 septembre 2022. DENIS CHARLET/AFP
L’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon a été mis en examen vendredi notamment pour banqueroute, abus de biens sociaux et escroqueries en bande organisée, a annoncé samedi 5 avril le parquet de Paris. Il est soupçonné d’avoir détourné de l’argent des sociétés Go Sport, Gap France et Camaïeu. M. Ohayon a été placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de diriger ou de gérer une société de quelque moyen que ce soit et l’obligation de verser au tribunal un cautionnement de 500 000 euros, selon la même source.
Les investigations ont mis en évidence « l’existence de prélèvements des ressources de trésorerie significatives des différentes structures sociales que Michel Ohayon dirige en droit ou de fait, sans justification économique ou juridique, dans un contexte de situation financière sous tension pour ces sociétés, qui apparaissent contraires à leur intérêt social », selon le ministère public.
Ces opérations ont « été dissimulées comptablement et ou justifiées par des opérations juridiques fictives », selon la même source. « Le produit tiré de l’ensemble des infractions reprochées est estimé à plus de 50 millions d’euros. »
« Nous contestons avec la plus grande véhémence la mise en examen de M. Ohayon », a réagi son avocat, Olivier Pardo. « Il a injecté plus de 68 millions d’euros de sa fortune personnelle, il n’y a eu aucun enrichissement, tout au contraire, M. Ohayon s’est appauvri dans cette affaire pour sauver un secteur du “retail” [vente au détail] qui connait une crise en France sans précédent », a-t-il ajouté. « Il suffit de voir le nombre de faillites qui ont eu lieu depuis le Covid ».
Son épouse également mise en examen
Pour le parquet, il est « établi que dans les deux années ayant suivi la reprise des enseignes Camaïeu, Gap et Go Sport, ses structures ont fait l’objet de procédures de redressement judiciaire du fait notamment de ces mouvements de trésoreries suspects ». Michel Ohayon a été mis en examen par des juges d’instruction de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée pour banqueroute, abus de biens sociaux, escroqueries en bande organisée, abus de confiance et blanchiment aggravé. Son épouse a également été mise en examen.
Olivier Pardo, l’avocat de Michel Ohayon, n’a pas répondu aux sollicitations de l’Agence France-Presse dans l’immédiat. L’homme d’affaires bordelais avait bâti un empire commercial, fragilisé dès septembre 2022 par la liquidation, à Lille, de Camaïeu (2 600 salariés). Il avait dû céder Gap France et Go Sport, placées en redressement judiciaire peu après. Sa holding, la Financière immobilière bordelaise, était dès 2023 en cessation de paiements, avec 500 millions d’euros de passif.
En 2022, Nice a connu plus de cent nuits tropicales, avec des températures au-delà de 20 °C. ERIC GAILLARD / REUTERS
Ce billet est extrait de l’infolettre « Chaleur humaine », envoyée tous les mardis à 12 heures. Chaque semaine, le journaliste Nabil Wakim, qui anime le podcast Chaleur humaine, répond aux questions des internautes sur le défi climatique. Vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici. Et si vous cherchez une question déjà posée (et la réponse qui va avec), vous pouvez les retrouver par là : Climat : vos questions.
La question de la semaine
« Bonjour, avez-vous un classement des villes dans lesquelles il va faire trop chaud avec la montée des températures ? » (Question posée par Ed à l’adresse chaleurhumaine@lemonde.fr.)
Ma réponse : Toutes les villes de France vont connaître des vagues de chaleur plus intenses, qui seront plus marquées dans la moitié sud et dans l’est de la France. Mais les inégalités sociales et territoriales, la santé et l’isolation des bâtiments font la différence entre une ville et une autre.
1/ Certaines villes vont connaître des vagues de chaleur massives
Avec le réchauffement sur sa trajectoire actuelle, toutes les villes seront plus chaudes, c’est un fait établi. La France se réchauffe plus vite que le reste du monde, a rappelé un récent rapport de Météo-France sur l’adaptation (que vous pouvez retrouver ici). Je ne vais pas revenir sur l’intégralité du rapport, ma collègue Audrey Garric le résume très bien dans cet article.
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Olivier Schmitt, ancien journaliste au « Monde », à Paris, le 26 mai 2023. THOMAS O’BRIEN
C’était un beau soir. Jeudi 3 avril, Olivier Schmitt a fêté la sortie d’un livre qu’il a écrit pour les 40 ans de l’agence de design Volcan Design. Puis il est rentré dans son appartement près du canal Saint-Martin, à Paris, avec son mari, le critique littéraire et théâtral des Echos, Philippe Chevilley. Quelques heures plus tard, il est mort. Une crise cardiaque foudroyante, dans la nuit même de son anniversaire, le 4 avril. Ce jour-là, Olivier Schmitt aurait eu 68 ans. Le choc est aussi foudroyant que sa mort : « Oli », ou « Schmittounet » pour ses amis, c’était la vie. Il l’aimait, savait la rendre drôle et élégante. Vive aussi, tel son esprit, brillant.
« Il se passionnait toujours pour ce qu’il ne connaissait pas », dit Didier Fusillier. Le directeur de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais lui avait confié sa dernière mission : aller dans les 18 musées nationaux, d’Ecouen (Val-d’Oise) à Nice, écouter les équipes, et rendre compte de ses rencontres. Cette mission, qu’il avait commencée il y a un mois, allait comme un gant à Olivier : c’était celle du voyageur éclairé qu’il fut en tant que journaliste au Monde, où il est entré en 1980. Avant, il est passé par l’université – études anglo-américaines –, puis par le Centre de formation des journalistes. C’est là qu’il rencontre Philippe Chevilley et plusieurs futurs journalistes du Monde, Michel Lefebvre, Béatrice Gurrey ou Thomas Sotinel.
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Marine Le Pen à l’Assemblée nationale lors d’une séance à Paris, le 1ᵉʳ avril 2025. MICHEL EULER / AP
Après la condamnation de Marine Le Pen, plusieurs organisations, dont la Confédération générale du travail (CGT), SOS Racisme et la Ligue des droits de l’homme (LDH), appellent à manifester « partout en France » le samedi 12 avril pour la « défense de l’Etat de droit à la suite de la remise en cause de ce dernier par l’extrême droite ».
Un « large panel d’organisations de la société civile − syndicats, organisations antiracistes, féministes et de défense des droits humains, organisations étudiantes » a décidé de lancer cette mobilisation « sous la forme d’un rassemblement à Paris et de mobilisations simultanées dans toutes les villes de France », a annoncé samedi 5 avril SOS Racisme. La CGT et la LDH ont confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) s’associer à cet appel.
Ces trois organisations ne s’étaient pas associées à l’appel au rassemblement émis par Les Ecologistes et La France insoumise prévu ce dimanche à Paris, en réplique au meeting de soutien à Marine Le Pen le même jour. Comme d’autres ONG de la société civile, elles avaient le choix de s’inscrire sur une dynamique plus longue et de travailler sur une initiative distincte, à laquelle les partis politiques pourraient se joindre.
Cet appel à une mobilisation nationale le 12 avril pourrait ainsi convenir au PS et au PCF, qui n’ont pas non plus appelé à manifester dimanche avec LFI et les écologistes et souhaitaient également une mobilisation dans un cadre plus large qu’un seul appel des formations politiques.
« Lundi dernier, le Rassemblement national et plusieurs de ses dirigeants, cadres et élus ont été condamnés pour détournements de fonds publics. Cette décision de justice a donné lieu, par le RN mais également au-delà des rangs de ce parti, à de graves remises en cause de la justice et des magistrats qui la servent », dénonce le message transmis par SOS Racisme.
Lors d’une réunion commune, vendredi soir, de nombreuses associations et syndicats se sont donc entendus pour appeler à manifester au nom de la « défense de l’Etat de droit ». « La liste des organisations signataires ainsi que le texte d’appel seront communiqués en début de semaine prochaine », précise le texte.
Concernant le rassemblement à l’appel du RN dimanche à Paris, le vice-président du parti, Sébastien Chenu, a assuré samedi lors d’un point presse retransmis sur BFM-TV que ce « n’est pas une manifestation contre les juges », mais une manifestation « pour la démocratie » et en « soutien à Marine Le Pen », après sa condamnation lundi en première instance.
Le député du Nord a toutefois de nouveau critiqué une décision « inique » et une « exécution provisoire qui en fait est l’exécution politique de la principale leader politique française », faisant part de l’« émoi », de la « surprise » et de l’« étonnement » qu’elle a suscités chez les militants et cadres du RN.
Ben Stiller, Adam Scott, Patricia Arquette et Britt Lower présentent la série « Severance » au Dolby Theatre à Los Angeles, le 21 mars 2025. CHRIS PIZZELLO/INVISION/AP
Plutôt que dans une suite de palace, environnement habituel des stars en tournée de promotion, Ben Stiller et Britt Lower accordent leurs interviews dans les locaux parisiens d’Apple. Ils sont assis côte à côte dans un salon aussi blanc que les interminables couloirs souterrains qu’arpentent depuis deux saisons les employés, cadres et dirigeants de Lumon Industries, la sinistre multinationale qui a mis au point la procédure de severance qui a donné son nom à la série dont on vient de découvrir la conclusion provisoire. La severance (« rupture, séparation » en français) est une action chirurgicale qui permet aux salariés opérés de tout oublier du monde extérieur au moment où ils arrivent sur leur lieu de travail. Ils mènent ainsi deux existences, celle de leur outie (« exter », en VF), qui vit en société et en famille, et celle de leur innie (« inter »), qui ne pense qu’au travail, sans avoir la moindre idée de la finalité de celui-ci.
Ben Stiller, star hollywoodienne de plein droit, ne joue pas dans Severance. Il en est l’un des producteurs et initiateurs, après avoir reçu, en 2018, le projet d’un scénariste débutant, Dan Erickson, et s’être démené jusqu’à le faire financer par une autre multinationale, Apple. Stiller a participé à la conception esthétique de la série, et en a réalisé la majorité des épisodes. Son perfectionnisme n’est pas étranger à la longue interruption entre les deux saisons (la première date de 2022). Britt Lower incarne Helly R., dont l’innie supporte mal l’absurdité de l’esclavage salarié, mais dont l’outie (on l’a appris au dernier épisode de la première saison) n’est autre qu’Helena Eagan, l’héritière de la dynastie qui a fondé Lumon.
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Marc-André Selosse dans les grandes serres du Jardin des plantes à Paris, le 21 février 2023. QUENTIN HOUDAS/LEEXTRA VIA OPALE.PHOTO
Les secrets de la nature vous captivent ? Vous avez le goût des champignons et des orchidées un peu étranges ? Alors vous n’avez pas pu passer à côté de Marc-André Selosse. Au fil de ses nombreux podcasts et interventions radiophoniques ou télévisées, le professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), à Paris, sait l’art de décrire les senteurs de la terre humide ou les effluves d’un champignon ; d’expliquer l’origine des couleurs des feuilles à l’automne ; ou encore d’alerter sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité des sols. De toute évidence, il se plaît à exposer la foisonnante alchimie du vivant.
« J’ai toujours aimé raconter la nature, où je traîne depuis tout petit », confie ce spécialiste reconnu, à 56 ans, de la microbiologie des sols. Entre un père ingénieur des travaux publics et une mère géographe, « qui regardait toujours les paysages », il passe ses vacances à Belle-Ile-en-Mer, dans le Morbihan. Et se souvient avec émotion de ses pérégrinations au bois de Vincennes, à Paris, qu’il arpente avec ses grands-parents.
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« Sauvons la démocratie, soutenons Marine. » Tendue à bout de bras par deux jeunes militants, la banderole sert de toile de fond à la scène du Florida Palace. Samedi 5 avril, cette grande salle des quartiers est de Marseille, connue pour abriter soirées zouk et fêtes communautaires, accueille le meeting organisé en urgence par la fédération des Bouches-du-Rhône du Rassemblement national (RN). La première mobilisation officielle d’un week-end durant lequel le parti lepéniste compte faire la démonstration de sa force populaire. Et afficher son mécontentement, moins d’une semaine après la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire.
Franck Allisio, député et leader de la fédération RN des Bouches-du-Rhône, au Florida Palace, à Marseille, le 5 avril 2025. OLIVIER MONGE « POUR LE MONDE »
« C’est une répétition générale avant la manifestation de dimanche [6 avril] à Paris. Nos militants nous ont sollicités pour qu’on organise quelque chose ici. Ils n’ont pas tous les moyens de se payer le train pour monter dans la capitale », explique Franck Allisio, député de la 12e circonscription et leader de la fédération des Bouches-du-Rhône du RN. Dans le Var, le Vaucluse ou le département bucco-rhodanien, pourtant places fortes du parti, aucun bus ne ralliera Paris. « C’était trop court. Quelques voitures vont partir tôt demain », assure le parlementaire. Lui-même, comme d’autres députés, prendra le train pour soutenir celle dont il est un des conseillers politiques.
Au Florida Palace, le meeting tarde à débuter. A l’entrée, ça bouchonne, en raison d’un contrôle resserré des participants. Sur le site Internet de la fédération, 20 000 personnes se sont inscrites. Un chiffre délirant derrière lequel les organisateurs voient « une offensive de l’extrême gauche ». « Ça a commencé jeudi. La plupart des réservations étaient signées ACAB [all cops are bastards, “tous les flics sont des salauds”, un slogan antipolice] », soupire Franck Allisio. Au même moment, sur la place Castellane, à quelques kilomètres, 200 personnes, selon la préfecture de police, manifestent à l’appel d’organisations antifascistes « contre les rassemblements RN ».
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Les joueurs du PSG célèbrent leur victoire sur Angers, synonyme de 13e titre de champion de France pour le club, au Parc des Princes, le 5 avril 2025. FRANCK FIFE / AFP
C’est désormais officiel. Et c’est tout sauf une surprise. Le Paris Saint-Germain (PSG) a été sacré champion de France de football pour la treizième fois de son histoire, samedi 5 avril, après sa victoire (1-0) contre Angers, au Parc des Princes. Les joueurs de Luis Enrique se sont imposés grâce à un but de Désiré Doué (55e) et ont célébré ce deuxième titre de la saison devant leurs supporteurs, après le trophée des champions remporté face à Monaco (1-0), le 5 janvier, à Doha, au Qatar.
Au terme de cette 28e journée, le club de la capitale compte 74 points, loin devant son premier poursuivant, l’AS Monaco, relégué à 24 points (en attendant son match à Brest, ce samedi, à 19 heures). Une avance abyssale, qui lui permet d’être couronné six matchs avant la fin du championnat. Seul le PSG de l’époque Zlatan Ibrahimovic avait fait mieux, lors de la saison 2015-2016, en remportant le championnat dès le 13 mars, alors qu’il lui restait encore huit matchs à disputer – la Ligue 1 comptait alors vingt clubs.
Ce nouveau titre de champion de France – son quatrième d’affilée et le onzième depuis le rachat du club par le fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI), en 2011 –, sonne comme une évidence et ressemble à un non-événement tant la domination du PSG a été totale cette saison. Les coéquipiers d’Ousmane Dembélé se sont baladés dès la première journée du championnat (victoire 1-4 au Havre), sans véritable rival capable de contester leur suprématie. Une supériorité dans tous les domaines, qui a donné l’impression que, sur la scène nationale, il y avait Paris, bien trop fort, et les autres, qui voient la deuxième place comme le Graal à atteindre, tant la première semble inaccessible.
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