Après la bombe Trump, le coûteux chamboule-tout de l’automobile américaine

Donald Trump visite un centre de production Ford, à Dearborn, dans le Michigan, le 13 janvier 2026. EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux Etats-Unis, la voiture électrique est entrée dans un très, très long hiver… Après plusieurs années de progression des ventes, tirées par Tesla, l’arrivée de nouvelles marques comme Rivian, les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 de la Californie ou les aides à l’investissement de l’administration Biden, la parenthèse se referme.

Pour une durée indéterminée. En arrêtant, le 30 septembre 2025, les 7 500 dollars (environ 6 300 euros) de bonus à l’achat d’une voiture électrique et en ramenant à zéro les amendes que devaient acquitter les constructeurs automobiles ne diminuant pas suffisamment leurs émissions de CO2, le président américain, Donald Trump, a provoqué un séisme.

Selon une étude publiée en mars 2025 par le Repeat Project, un laboratoire spécialisé dans l’évaluation environnementale des politiques publiques, abrité par l’université de Princeton, les constructeurs avaient lancé des projets pour produire 7 millions de voitures électriques par an à l’horizon 2030. Leur capacité atteint déjà 3,6 millions. Or, la levée de toutes les contraintes et incitations par l’administration MAGA (« Make America Great Again ») va fairefondre le marché, qui se situera, selon Repeat Project, entre 1,8 million et 4,5 millions de voitures électriques à la fin de la prochaine décennie.

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« Science » rétracte l’article d’une sommité sur l’un des grands mystères de l’évolution

Une éponge sur le flanc d’une montagne à Grand Cayman, dans les îles Caïmans, le 17 mai 2015. JENNIFER IDOL/STOCKTREK IMAGES VIA AFP

Les rétractations d’articles scientifiques sont devenues monnaie courante. Mais, quand la revue en question s’appelle Science, que la scientifique incriminée est une sommité de sa discipline, que c’est elle-même qui a demandé ce retrait, moins de trois mois après la publication, le tout portant sur l’un des grands mystères de l’évolution, l’information devient un événement.

Le 5 février, le directeur de la rédaction de la revue américaine, Holden Thorp, a ainsi annoncé que l’article, publié le 13 novembre 2025 par Nicole King et Jacob Steenwyk, de l’université de Berkeley, en Californie, plaçant les éponges à la base de l’arbre phylogénétique des animaux, était rétracté. « Les auteurs nous ont signalé que des erreurs dans le processus d’analyse avaient affecté les résultats à tel point qu’ils ne sont plus fiables », disait-il sobrement.

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François Fillon se désiste de son pourvoi dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse, sa peine devient définitive

L’ancien premier ministre François Fillon et son avocat, Antonin Levy, au Palais de justice de Paris, le 29 avril 2025. BERTRAND GUAY / AFP

L’ex-premier ministre François Fillon s’est désisté de son pourvoi dans le dossier des emplois fictifs de son épouse, Penelope, rendant sa peine définitive, a déclaré lundi 16 février une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information d’Ouest-France.

L’ancien locataire de Matignon avait formé un recours contre la décision du 17 juin 2025 de la cour d’appel de Paris. Mais il s’est désisté de son pourvoi, de même que son épouse, une décision actée par la Cour de cassation le 9 janvier dans une ordonnance consultée par l’AFP.

En 2017, le « Penelopegate » avait fait dérailler la campagne de l’ancien chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy, éliminé au premier tour avec 20 % des voix – une situation inédite pour un candidat de droite sous la Ve République.

Dans cette affaire, François Fillon a été définitivement condamné en juin par la cour d’appel de Paris à quatre ans de prison avec sursis pour les emplois fictifs de son épouse, Penelope, à l’Assemblée nationale. Il s’est aussi vu infliger 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Une peine légèrement réduite par rapport à celle prononcée le 9 mai 2022 : d’autres magistrats de cette même cour d’appel avaient alors prononcé quatre ans de prison dont un an ferme, avec la même amende, mais dix ans d’inéligibilité.

La Cour de cassation avait ensuite, en 2024, partiellement annulé cette décision et ordonné un nouveau procès pour François Fillon mais uniquement sur le montant de sa peine – sa culpabilité, notamment pour détournement de fonds publics, étant définitive.

Penelope Fillon, elle, n’était concernée par ce troisième procès que pour une partie des dommages et intérêts auxquels le couple a été condamné – sa peine de deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende est définitive depuis 2024. Son pourvoi ne portait donc que sur la question des dommages et intérêts.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire Fillon : l’ex-premier ministre saisit la Cour européenne des droits de l’homme

Le Monde avec AFP

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Ski alpin aux JO 2026 : la Suisse rayonne et la France « ne fait pas rêver grand monde », au slalom comme dans les autres épreuves

Le skieur français Clément Noël, à l’arrivée de l’épreuve olympique du slalom, le 16 février 2026 à Bormio (Italie). REBECCA BLACKWELL / AP

Scène surréaliste sur le Stelvio. Furieux d’avoir enfourché, Atle Lie McGrath a jeté ses bâtons de rage avant de traverser la piste à pied, à quelques dizaines de mètres de l’arrivée. Parvenu à la lisière de la forêt, le skieur norvégien, arrivé en tête de la première manche du slalom des Jeux olympiques (JO) 2026, s’est allongé, le regard perdu vers le ciel, après avoir vu s’envoler ses espoirs de remporter la course, lundi 16 février, à Bormio (Italie). Seule la police locale, venue à sa rencontre à motoneige, l’a sorti de sa retraite, après de longues minutes de discussion.

Pendant ce temps, Loïc Meillard exultait devant une tribune allègre, comme depuis le début de la semaine, aux couleurs rouge et blanche de la Suisse. Après l’argent dans le combiné alpin par équipes, puis au slalom géant, le Neuchâtelois accroche l’or olympique à son palmarès. Un an jour pour jour après son titre mondial dans la discipline. L’Autrichien Fabio Gstrein (2e) et le Norvégien Henrik Kristoffersen (3e) l’accompagnent sur le podium. L’équipe suisse a fait une razzia sur le Stelvio. Portée par l’insatiable Franjo von Allmen, elle s’est arrogé – hormis le slalom géant, remporté par le Brésilien Lucas Pinheiro Braaten – la quasi-totalité des titres olympiques mis en jeu dans la station lombarde – les épreuves féminines de ski alpin se déroulent à Cortina-d’Ampezzo (Vénétie), à 350 km de là.

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Robert Duvall, connu pour ses rôles dans « Le Parrain » et « Apocalypse Now », est mort

L’acteur américain Robert Duvall, à Los Angeles (Californie, Etats-Unis), le 5 juin 2015. CASEY CURRY/INVISION/AP

Il était l’avocat de la famille Corleone dans les deux premiers volets du Parrain,et le lieutenant-colonel aimant « l’odeur du napalm au petit matin » dans Apocalypse Now :l’acteur américain Robert Duvall est mort, dimanche 15 février, à l’âge de 95 ans.

« Hier, nous avons dit adieu à mon cher mari, ami précieux et l’un des plus grands acteurs de notre époque », a écrit son épouse, Luciana Duvall, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux, lundi. « Bob est décédé paisiblement à la maison, entouré d’amour et de réconfort », a-t-elle ajouté.

« C’était un acteur né, comme on dit (…) son don phénoménal restera à jamais dans les mémoires. Il va me manquer », a réagi Al Pacino, son partenaire dans Le Parrain, dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse.

Robert Duvall a connu son premier grand rôle au cinéma à 31 ans dans Du silence et des ombres (1962), adaptation du roman de Harper Lee Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur signé Robert Mulligan. Dans ce film, « il te bouleverse » sans un mot de dialogue, a relevé l’acteur américain Alec Baldwin dans une courte vidéo d’hommage postée sur Instagram après l’annonce de sa mort.

C’est ensuite Francis Ford Coppola qui lui a confié ses rôles les plus marquants : Tom Hagen, avocat du Parrain dans ses deux premiers volets (1972 et 1974), et Bill Kilgore, lieutenant-colonel amateur de surf dans Apocalypse Now (1979).

Ce film sur la guerre du Vietnam, qui valut à Robert Duvall une nomination aux Oscars et le fit véritablement entrer dans la lumière, le voit prononcer l’une des répliques les plus célèbres de l’histoire du cinéma : « J’aime l’odeur du napalm au petit matin », lance en plein bombardement son personnage, torse nu et coiffé d’un chapeau de cow-boy.

Lire aussi (2009) | Robert Duvall : la force tranquille du cinéma

« Quel choc d’apprendre la disparition de Robert Duvall », a réagi Francis Ford Coppola, dans un communiqué publié sur Instagram. « Un si grand acteur et un élément si essentiel d’American Zoetrope [société de production cofondée par Francis Ford Coppola] depuis ses débuts », a ajouté le réalisateur qui a fait jouer l’acteur dans cinq de ses films.

Oscar du meilleur acteur en 1984

Dirigeant d’entreprise tyrannique dans Network. Main basse sur la télévision (Sidney Lumet, 1976), militaire traitant sa famille comme des soldats dans The Great Santini (Lewis John Carlino, 1979), Robert Duvall a remporté l’Oscar du meilleur acteur en 1984 pour son interprétation d’un ancien chanteur country devenu alcoolique dans Tendre bonheur (1983), de Bruce Beresford.

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Son rôle préféré était toutefois celui du Texas Ranger devenu cow-boy Augustus McCrae dans la mini-série télévisée Lonesome Dove (Simon Wincer, 1989). « C’est mon “Hamlet” », disait-il au New York Times en 2014. « Les Anglais ont Shakespeare ; les Français, Molière. En Argentine, ils ont Borges, mais le western est à nous. » L’un des rares regrets de sa carrière fut de ne pas avoir été retenu au casting des Dents de la mer, de Steven Spielberg (1975).

Egalement scénariste, réalisateur et producteur, Robert Duvall a dirigé cinq films, dont Le Prédicateur (1997), qu’il a écrit et dans lequel il incarne un pasteur évangélique en quête de rédemption.

Loin des paillettes

Né en 1931 d’un père militaire et d’une mère comédienne amatrice, il a étudié l’art dramatique, puis a passé deux ans dans l’armée, avant de s’installer à New York pour s’adonner à sa passion du théâtre. Il a partagé un appartement surpeuplé de Manhattan avec notamment Dustin Hoffman. Un autre futur grand, Gene Hackman, « traînait » alors avec eux, avait-il raconté à GQ en 2014.

Duvall vivait loin des paillettes, dans la campagne de Virginie, où sa famille avait ses racines. Il disait ne se rendre à New York et à Los Angeles que lorsque c’était nécessaire. Lui et sa quatrième épouse, l’actrice et réalisatrice argentine Luciana Pedraza, de quarante et un ans sa cadette, s’étaient établis dans une ferme vieille de près de 300 ans. L’acteur n’a pas eu d’enfant.

Il aimait aussi Buenos Aires, la capitale argentine, « plus que tout autre endroit ». Sur Instagram, l’actrice britannique Jane Seymour s’est remémoré « son amour du barbecue » et son goût pour le tango.

Le Monde avec AFP

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La Barkley, redoutable course d’ultra-endurance, s’achève une nouvelle fois sans le moindre « finisseur »

L’ultra-traileur français Sébastien Raichon, lors de la Barkley Marathons 2026, dans le Frozen Head State Park (Tennessee, Etats-Unis), le 15 février 2026. JACOB ZOCHERMAN

Le froid, la boue et le brouillard se sont ajoutés à un parcours plus que retors. Et nul n’a pu en voir le bout. L’épilogue de la Barkley Marathons 2026 a ressemblé à celle de l’édition précédente : personne ne s’est approché, même de loin, de la barrière jaune symbolisant l’arrivée. Lancée samedi 14 février (à 6 heures du matin, heure de France métropolitaine), avec un mois d’avance sur la date habituelle, la mythique épreuve d’ultra-endurance, qui se déroule dans les Brushy Mountains, massif boisé du Tennessee (Etats-Unis), s’est achevée sans qu’aucun des 40 participants ne parvienne à franchir la ligne. Et les 160 kilomètres théoriques, assortis de 20 000 mètres de dénivelé positif, à parcourir en moins de 60 heures, n’y sont pas étrangers.

Comme en 2025, donc, personne n’a ajouté son nom à la courte liste des 26 « finisseurs » (mais seulement 20 athlètes, certains ayant terminé à plusieurs reprises) de cette course consistant en cinq boucles de 32 kilomètres, sans dépasser les 12 heures pour chacune, sans GPS ni balisage. Après une édition 2024 ayant vu cinq concurrents – dont Jasmin Paris, première femme à y parvenir – réussir à dompter la redoutable épreuve créée en 1986, son fondateur, Gary Cantrell, alias « Lazarus Lake », avait drastiquement durci le parcours.

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Un bébé soigné in utero pour une tumeur vasculaire rare, une première

Issa, âgé de 3 mois, au service de pédiatrie de jour du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace, à Mulhouse (Haut-Rhin), 16 février 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP

Les yeux grands ouverts, le petit Issa, trois mois, redresse la tête, curieux, avant de reposer ses cheveux noirs contre l’épaule paternelle. Ce lundi 16 février, le bébé a été reçupour sa visite hebdomadaire au groupe hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace. « Il va très bien, il a un développement optimal pour son âge (…). Il s’alimente, respire sans souci et fait de très beaux sourires »,s’est félicitée lors d’une conférence de pressela pédiatre hématologue qui le suit,Alexandra Spiegel-Bouhadid.

Lui n’en semble pas conscient, mais ses parents, Sina et Viviane (dont le nom de famille n’a pas été divulgué), tout comme l’équipe qui le prend en charge, mesurent la prouesse médicale qui lui a permis une naissance sans heurts et sa bonne santé actuelle. C’est au cours du troisième trimestre de grossesse qu’une anomalie avait été repérée par la sage-femme au moment de l’échographie. Alerté, le professeur Edgar Montoya, chef du pôle femme-mère-enfant du groupe hospitalier, a mis en évidence une tumeur de 9 centimètres au niveau de la tête et du cou, dont la croissance était rapide.

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Violences dans le périscolaire : neuf animateurs d’une école maternelle parisienne suspendus

Dans une école maternelle à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), le 4 octobre 2023. THOMAS SAMSON/AFP

Neuf agents du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises dans une école maternelle du 7e arrondissement à Paris, a appris l’Agence France-Presse (AFP) lundi 16 février auprès de la Ville, confirmant une information de Mediapart.

Ces animateurs, soupçonnés de violences physiques, sexuelles et « posture professionnelle inappropriée », ont été suspendus à titre conservatoire à la suite de la diffusion, le 29 janvier, d’une enquête de « Cash Investigation », sur France 2, filmant en caméra cachée le comportement de certains agents.

« Suite au visionnage de ces images, plusieurs agents identifiés comme auteurs de comportements inappropriés ont immédiatement été suspendus. Dans les jours qui ont suivi, différents signalements nouveaux réalisés par les parents de l’école ont été pris en compte », a déclaré à l’AFP la Ville de Paris.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La Ville de Paris annonce renforcer le contrôle et la formation des animateurs périscolaires

Les neuf agents exerçaient à l’école publique Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement, dont Rachida Dati est maire. Un autre agent de l’école Volontaires (15e arrondissement), exfiltré fin 2025 de l’école Saint-Dominique à la suite de suspicions de cris sur des enfants, a également été suspendu.

Plainte collective

Par ailleurs, quelque 73 parents de trois écoles du 7e arrondissement (Rapp, La Rochefoucauld, Saint-Dominique) se sont regroupés pour porter plainte collectivement, auprès du parquet de Paris, pour « violences volontaires sur mineurs », « mise en danger délibérée d’autrui » et « délaissement d’une personne incapable de se protéger », a appris l’AFP de sources proches du dossier, confirmant une information de RTL.

Ces personnes ont découvert que leurs « enfants ont pu être placés sous la responsabilité de personnes insuffisamment qualifiées ou plus encore d’individus dangereux », souligne la plainte, que l’AFP a pu consulter. Elle ne vise pas de faits de viols, d’agressions sexuelles ni d’atteintes sexuelles.

« Si certains parents ont agi collectivement, c’est pour rappeler à l’administration son obligation essentielle : garantir que les enfants confiés à l’école, au périscolaire et aux centres aérés y soient en parfaite sécurité, » a réagi auprès de l’AFP leur avocat, Florian Lastelle. « Or des éléments préoccupants imposent aujourd’hui que la justice s’en saisisse afin que toute la lumière soit faite », ajoute-t-il.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le long chemin des familles d’enfants victimes d’agression sexuelle dans le périscolaire : « J’ai perdu confiance en l’humanité ce jour-là »

Des parents dénoncent des « pressions »

Dans un communiqué, la candidate des Républicains (LR) et du MoDem à la Mairie de Paris et une dizaine d’élus de son camp ont demandé « solennellement » à la Ville de Paris de « communiquer la liste précise et à jour des animateurs déplacés ou suspendus et le nombre de signalements en cours dans chacune des écoles parisiennes », à la veille des vacances scolaires.

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« Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis », déplore Rachida Dati qui, la semaine dernière, a claqué la porte du dernier Conseil de Paris, dirigé par la maire, Anne Hidalgo (socialiste), pour dénoncer le « déni » de la majorité face aux violences sexuelles dans le périscolaire.

Des parents d’élèves se sont plaints de leur côté de « pressions » qu’auraient exercées Emmanuelle Dauvergne, conseillère du 7e arrondissement et membre du cabinet de Rachida Dati au ministère de la culture, pour qu’ils ne parlent pas d’une plainte concernant l’animateur déplacé à l’école Volontaires.

Interrogée par l’AFP, Emmanuelle Dauvergne a démenti toute pression, en précisant qu’elle était au courant d’une plainte mais qu’elle ignorait la nature sexuelle des faits visés. Elle a en outre fait valoir que les animateurs dépendent de la Caspe (circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance) et non de la mairie d’arrondissement.

Vingt animateurs ont été suspendus en 2025 pour des suspicions de faits à caractère sexuel, a précisé la mairie.

Lire aussi l’enquête | Article réservé à nos abonnés Le périscolaire, un secteur fragile face aux agresseurs sexuels

Le Monde avec AFP

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Cisjordanie : de nouvelles mesures foncières israéliennes font craindre une annexion du territoire palestinien

Un Palestinien travaille sur ses terres dans le village d’Umm Safa, au nord de Ramallah (Cisjordanie), le 16 février 2026. ZAIN JAAFAR / AFP

L’Organisation des nations unies (ONU), tout comme plusieurs pays arabes et l’Union européenne, a dénoncé, lundi 16 février, l’adoption par Israël de nouvelles mesures foncières renforçant son contrôle sur la Cisjordanie, dernière décision en date faisant craindre une annexion du territoire palestinien.

Une semaine après avoir approuvé un texte facilitant les achats de terres par les colons, le gouvernement israélien a décidé, dimanche, d’accélérer le processus d’enregistrement foncier en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.

Le ministère des affaires étrangères israélien a précisé que la mesure visait « à mettre de l’ordre dans les procédures d’enregistrement foncier » et permettrait « une clarification transparente et approfondie des droits afin de résoudre les litiges juridiques ». Il a accusé l’Autorité palestinienne de mener elle-même « des procédures d’enregistrement foncier illégales » dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d’Oslo.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Israël franchit une nouvelle étape dans la colonisation de la Cisjordanie

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi Israël à « revenir immédiatement » sur ces mesures, qui « ne sont pas seulement déstabilisantes mais, comme l’a rappelé la Cour internationale de justice, illégales ».

L’Union européenne a, elle aussi, souligné que « l’annexion [de la Cisjordanie] est illégale au regard du droit international », tandis que le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé des « actions illégales » qui visent à « imposer [l]a souveraineté [de l’Etat hébreu] sur les terres palestiniennes » et menacent « d’aggraver le conflit » israélo-palestinien.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les méthodes d’Israël pour imposer un régime de terreur inédit en Cisjordanie

Annexion rampante

La nouvelle disposition prévoit le financement à hauteur de 244 millions de shekels (près de 67 millions d’euros) d’une opération de régularisation des titres fonciers dans la zone C, sous contrôle israélien, qui représente environ 60 % du territoire de la Cisjordanie, a expliqué l’ONG israélienne La Paix maintenant, opposée à la colonisation.

Cette procédure, selon l’ONG, pourrait revenir à déposséder des Palestiniens de certaines terres sur lesquelles ils sont installés mais dont les titres de propriété ne sont pas clairement établis, et à les enregistrer au nom de l’Etat israélien.

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« Beaucoup de Palestiniens, qui considèrent des terres comme les leurs, découvriront qu’elles ne leur appartiennent pas en vertu du nouveau processus d’enregistrement », a déclaré lundi à l’Agence France-Presse (AFP) Yonatan Mizrachi, codirecteur de La Paix maintenant. « Il y avait beaucoup d’ambiguïtés concernant ces terres, et Israël a décidé à présent de s’en occuper », a-t-il ajouté, en dénonçant une annexion rampante. « Israël a décidé d’annexer la Cisjordanie et l’a déjà annexée », a-t-il déclaré.

Le 8 février, Israël avait déjà annoncé des mesures, largement condamnées à l’étranger, étendant son autorité sur l’ensemble du territoire, divisé en trois zones – A, sous contrôle palestinien ; B, mixte ; et C, sous contrôle israélien – en vertu des accords d’Oslo datant des années 1990.

Ces mesures visent à rendre plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens, avec notamment l’abrogation d’une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux Juifs d’acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles doivent aussi permettre aux autorités israéliennes d’administrer certains sites religieux, même lorsqu’ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés De Tel-Aviv à la Cisjordanie occupée, la route israélienne du déni

L’Autorité palestinienne a « condamné avec force » la décision adoptée dimanche et a rejeté « toute tentative de désigner des terres de Cisjordanie comme “territoire public” sous contrôle de la force d’occupation ». Elle a jugé ces mesures « légalement invalides » et revenant au « début de facto d’un processus d’annexion ».

L’Arabie saoudite a dénoncé une atteinte « aux efforts en vue de la paix et de la stabilité dans la région », tandis que l’Egypte a condamné « une escalade dangereuse » et le Qatar « une extension des projets [d’Israël] de priver le peuple palestinien de ses droits ».

La colonisation s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite, depuis 1967. Elle s’est nettement intensifiée sous l’actuel gouvernement dirigé par Benyamin Nétanyahou, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie dans des colonies que l’ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque 3 millions de Palestiniens.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Israël, la rétention des cadavres de Palestiniens, une « prise d’otages » silencieuse

Le Monde avec AFP

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JO 2026 : la solitude de McGrath et le fiasco français en slalom, , l’hégémonie néerlandaise en short-track… Le résumé du lundi 16 février

Le Norvégien Atle Lie McGrath, après le slalom des Jeux olympiques, le 16 février 2026 à Bormio (Italie). CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS

Après l’euphorie du week-end, marqué par le record de médailles des Bleus au biathlon aux Jeux olympiques d’hiver, la délégation tricolore est brutalement redescendue sur terre, lundi 16 février. A Bormio, les trois Français engagés dans le slalom masculin ont été éliminés, un par un, d’une épreuve marquée par d’innombrables sorties de piste.

Lire aussi | JO 2026 : revivez la journée du 16 février marquée par la désillusion du slalom français

Les espoirs se concentraient principalement sur Clément Noël, tenant du titre, et Paco Rassat, deux victoires en Coupe du monde cet hiver. Le second s’est élancé sous d’épais flocons de neige, mais a enfourché dès les premières portes. Si Clément Noël a réalisé une première manche honnête, terminant en 7e position, il a à son tour enfourché lors de la deuxième, voyant ses espoirs de doublé s’envoler, après son sacre à Pékin 2022. Et le ski alpin tricolore masculin rentrera bredouille des JO 2026.

C’est finalement le Suisse Loïc Meillard, 29 ans, qui a remporté son premier titre olympique (1 min 53 s 61), devant l’Autrichien Fabio Gstrein (1 min 53 s 96) et le Norvégien Henrik Kristoffersen (1 min 54 s 74). Un triomphe total pour le skieur helvétique, après sa médaille d’argent sur le combiné alpin et le bronze sur le slalom géant.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Ski alpin aux JO 2026 : la Suisse rayonne et la France « ne fait pas rêver grand monde », au slalom comme dans les autres épreuves

Eliminé de la seconde manche après avoir réalisé le meilleur temps de la première, le Norvégien Atle Lie McGrath a offert à Bormio l’image du jour, en balançant ses bâtons en l’air, puis en traversant la piste à pieds pour aller s’isoler en lisière de la forêt.

Dans une journée marquée par de fortes chutes de neige, ayant perturbé certaines épreuves – comme la finale de saut à ski par équipes, messieurs, ou celle du big air, en ski acrobatique chez les dames –, les Français ne se sont guère illustrés.

La consécration des Pays-Bas en short-track

En patinage de vitesse, Cloé Ollivier, seule Française en lice en quarts de finale du 1 000 m, n’a pas réussi à prendre le dessus sur ses concurrentes, et a terminé dernière de sa manche. Malgré son élimination, la patineuse originaire du Québec a tenu à mettre en avant sa progression : « C’était très compliqué de garder les distances et de créer de la vitesse : on a envie d’attaquer, mais on ne voit pas grand-chose et ce n’est pas évident (…) Il y a encore du travail, mais à chaque fois je me rapproche un peu plus du niveau voulu », a-t-elle déclaré à L’Equipe.

Avec 13 médailles olympiques récoltées depuis les JO de… Turin, en 2006, l’Italienne Arianna Fontana était la favorite du public pour la finale du short-track. Mais c’est une nouvelle fois la Néerlandaise Xandra Velzeboer qui l’a emporté, après son titre sur 500 m. Avec quatre médailles d’or en autant d’épreuves individuelles de patinage de vitesse, les Oranje confirment à Milan leur mainmise sur la discipline.

Louis Chahuneau

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