La ministre des affaires étrangères de la RDC, Therese Kayikwamba Wagner, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le ministre des affaires étrangères rwandais, Olivier Nduhungirehe, à Washington, aux Etats-Unis, le 25 avril 2025. JIM WATSON / AFP
Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) se sont donnés, vendredi 25 avril, jusqu’au 2 mai pour parvenir à un projet d’accord de paix et se sont engagés à respecter leur souveraineté respective, selon une déclaration signée par les deux pays, aux côtés du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, à Washington, aux Etats-Unis.
Dans une annonce surprise, mercredi, le gouvernement congolais et le groupe antigouvernemental M23, qui mènent des pourparlers au Qatar, ont publié pour la première fois une déclaration conjointe dans laquelle ils disent vouloir « œuvrer à la conclusion d’une trêve ».
L’est de la RDC, riche en ressources et frontalier du Rwanda, est en proie à des conflits depuis trente ans. Mais la crise s’est intensifiée ces derniers mois avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le M23, soutenu par Kigali et son armée.
Le Qatar, médiateur surprise
Les deux pays reconnaissent « la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre et s’engagent sur une voie permettant de régler leurs différends grâce à des moyens pacifiques, ancrés dans la diplomatie et la négociation plutôt que par un recours à la force ou à des discours hostiles », selon la déclaration.
Sans nommer le M23 explicitement, les deux pays reconnaissent les préoccupations de l’autre et ajoutent qu’ils s’engageront « à s’abstenir de fournir un soutien militaire d’Etat à des groupes armés non étatiques ».
Le Qatar a récemment créé la surprise en s’imposant comme un nouveau médiateur dans la crise. Des pourparlers ont débuté entre Kinshasa et le M23 à Doha en avril. La RDC a cherché à obtenir le soutien des Etats-Unis, notamment en proposant de conclure son propre accord avec Washington sur l’accès aux minerais.
« En raison d’un dépassement régulier des normes de qualité concernant les PFAS [polluants éternels] dans l’eau potable, le préfet du Haut-Rhin (…) a pris, par arrêté du 25 avril, une mesure de précaution sanitaire : la consommation de l’eau du robinet à des fins de boisson et de préparation des biberons est désormais interdite pour les personnes sensibles habitant dans 11 communes de Saint-Louis Agglomération », écrit la préfecture dans un communiqué précisant que l’arrêté entrera en vigueur le 5 mai.
Dans les communes concernées, « la concentration totale des 20 principaux PFAS dépasse, de façon persistante, la limite réglementaire de 0,1 microgramme par litre (µg/l) dans l’eau distribuée ». « La pollution est liée à l’usage passé sur la plateforme aéroportuaire, de mousses anti-incendie contenant des PFAS, l’usage de ces mousses certifiées par l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) était imposé par la réglementation », poursuit la préfecture.
Selon le texte, « les indicateurs de santé actuellement disponibles ne démontrent pas d’impacts sur la santé des habitants du territoire ».
L’eau du robinet ne doit plus être utilisée pour la boisson de personnes sensibles ou la préparation des biberons, les dispositifs de filtration comme les carafes filtrantes doivent être évités car leur efficacité contre les PFAS reste à démontrer et l’eau de puits ou de pluie ne doit pas être consommée, car elle n’est pas contrôlée, selon la même source. « Depuis janvier 2017, dès que des émulseurs non fluorés (sans PFAS) ont été certifiés OACI pour une utilisation aéroportuaire et autorisés par la réglementation, l’aéroport a cessé toute utilisation de mousses contenant des PFAS », ajoute-t-elle. Ces mousses anti-incendie étaient utilisées à l’occasion d’exercices sur l’aéroport de Bâle-Mulhouse.
La présence de PFAS dans l’eau potable a été détectée fin 2023, selon le communiqué, et la population a été informée, par courrier, dès janvier 2024, « sans qu’aucune restriction ne soit décidée à ce stade, dans l’attente d’avis d’expertises scientifiques nationales ». « La mesure de restriction actuelle s’appuie sur les avis du Haut Conseil de la santé publique (décembre 2024) et de la direction générale de la santé (février 2025), qui ont entraîné une évolution des modalités de gestion des situations de non-conformité liées aux PFAS », précise la préfecture.
Au plus tard le 31 décembre 2025, des unités mobiles de traitement de l’eau seront mises en place sur les différents sites impactés, selon le communiqué. Parallèlement, « des travaux de grande ampleur seront menés avec la construction de stations de traitement dédiées à l’élimination des PFAS par charbon actif ».
Les PFAS sont des substances très persistantes utilisées dans de nombreux objets du quotidien (textiles, cosmétiques, ustensiles de cuisine…), rappelle la préfecture.
« Les soldats et les officiers de l’armée nord-coréenne, qui ont combattu aux côtés des militaires russes, ont fait preuve d’un grand professionnalisme, de résilience, de courage et d’héroïsme pour repousser l’invasion ukrainienne » dans l’oblast russe de Koursk, a déclaré, samedi, le chef d’état-major de l’armée russe, Valeri Guerassimov, au président Vladimir Poutine lors d’une réunion diffusée à la télévision russe.Il s’agit de la première confirmation officielle de Moscou de « la participation », d’après ses mots, de ces soldats aux hostilités dans cette zone.
Le Niçois Morgan Sanson, buteur au Parc des Princes, vendredi 25 avril 2025. CATHERINE STEENKESTE / REUTERS
Les pessimistes y verront un mauvais présage, les optimistes parleront d’une piqûre de rappel. A quatre jours de sa demi-finale aller de Ligue des champions face à Arsenal, le Paris Saint-Germain (PSG) a chuté à domicile (1-3) face à Nice en ouverture de la 31e journée de Ligue 1, vendredi 25 avril, et a perdu son invincibilité en championnat.
Face à Nice, l’entraîneur espagnol a pourtant aligné son équipe type, remisant la tentation de faire tourner son effectif, en baisse de régime depuis un mois, juste avant l’échéance européenne cruciale de mardi. Mais ni le capitaine Marquinhos ni le trio d’attaque Kvaratskhelia-Dembélé-Doué n’ont permis au PSG d’éviter cette défaite.
Pour sa première titularisation de la saison, le milieu niçois Morgan Sanson, absent sept mois à cause d’une fracture à la cheville, revenu à la compétition en mars, a inscrit un doublé. Bien aidé par les multiples arrêts de Marcin Bulka, son gardien, homme du match, Nice a réalisé l’exploit derrière lequel couraient toutes les équipes de Ligue 1 cette saison.
Pour le PSG, cette répétition générale n’est certainement pas celle imaginée à quatre jours d’affronter Arsenal.
« Je ne suis pas du tout inquiet », a affirmé Luis Enrique, en conférence de presse, après la défaite. « Quand on a une équipe qui ne se pose pas de question, qui joue pour attaquer, qui presse immédiatement, qui court sans arrêt… si Nice ne crée pas ses occasions, si son gardien fait des arrêts incroyables… ça fait partie du football. Je l’accepte », a-t-il avancé, expliquant que son équipe méritait de gagner.
En première période, Paris a eu 73 % de possession de balle, a campé dans la surface niçoise et obtenu dix occasions. Acculés dans leur camp, incapables de se défaire du contre-pressing parisien, remis uniquement aux cinq arrêts de leur gardien de but polonais pour rester en vie, les Aiglons ont profité de leur seule occasion du premier acte pour ouvrir le score. A la 34e minute, sorti de nulle part, Badredine Bouanani a glissé un ballon à ras de terre au point de penalty et entre les deux défenseurs centraux parisiens pour Sanson, parti dans le trou et qui a trompé Gianluigi Donnarumma en plaçant son tir sous le portier italien (1-0).
Et si Fabian Ruiz, grâce à une passe majestueuse d’Ousmane Dembélé, de nouveau muet devant le but, a permis à Paris de refaire son retard avant la mi-temps (1-1, 41e), l’embellie parisienne n’aura finalement pas duré. Dès la reprise du jeu, Sanson s’est glissé entre Marquinhos et Achraf Hakimi pour reprendre de volée un centre de Jonathan Clauss (2-1, 46e) et a donné un avantage définitif à Nice.
Marcin Bulka impérial jusqu’au bout
Beaucoup moins incisif qu’en première période, Paris a toutefois repris le monopole du ballon, en ralentissant son rythme au fur et à mesure que le match avançait. Nice en a profité pour se mettre définitivement à l’abri grâce à un coup franc d’Hicham Boudaoui repris de la tête par Youssouf Ndayishimiye (3-1, 70e).
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Mené de deux buts, le PSG a tenté de réagir avant de baisser pavillon, dégoûté par un Marcin Bulka en feu et auteur de deux nouveaux sublimes arrêts au tout début du temps additionnel puis d’un troisième face à Bradley Barcola (94e).
« Si quelqu’un me promettait une qualification pour la finale de C1 contre une défaite contre Nice, je signerais immédiatement », avait affirmé Luis Enrique en conférence de presse, jeudi, avant Nice. Paris espère désormais que promesse lui a été faite.
Jean-Paul Montanari à Montpellier, le 6 avril 2021. JEAN MICHEL MART / PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP
Malade, Jean-Paul Montanari n’avait pas pu participer, début avril, à la présentation de la prochaine édition du festival Montpellier Danse, dont il a signé, pour la dernière fois, la programmation. Celui qui fut l’emblématique directeur de l’événement pendant quarante-deux ans, est mort, vendredi 25 avril, à l’âge de 77 ans, quatre mois après avoir pris sa retraite.
« Jean-Paul Montanari nous a quittés. La danse perd son plus fidèle serviteur, la ville de Montpellier un homme qui lui a offert un rayonnement artistique mondial », a annoncé, dans un communiqué, le maire de la ville, Michaël Delafosse. « Jean-Paul Montanari a marqué l’histoire de la danse en France et en Europe », a souligné Rachida Dati, la ministre de la culture.
Sa mort intervient deux semaines après l’annonce de l’équipe appelée à prendre sa succession, composée notamment de l’ancienne dirigeante de la Maison de la danse de Lyon Dominique Hervieu et du chorégraphe israélien Hofesh Shechter.
Un rendez-vous devenu incontournable sous sa houlette
Né à Alger en 1947, Jean-Paul Montanari était arrivé avec ses parents à Lyon en 1962. Il avait eu un coup de foudre pour la danse en 1967 devant un ballet de Maurice Béjart à Avignon. Sa passion s’était renforcée plus tard en découvrant les spectacles des Américains Merce Cunningham et Trisha Brown.
Etudiant engagé en mai 1968, il avait fondé, en 1975, le Groupe de libération homosexuel de Lyon, puis il s’était engagé, une décennie plus tard, dans la lutte contre le VIH, a rappelé dans son communiqué Michaël Delafosse.
Sous sa houlette à partir de 1983, le festival Montpellier Danse, créé en 1981, est devenu l’un des rendez-vous les plus importants de la danse contemporaine en France, un art qui le fascinait.
« La danse contemporaine s’adresse à une part inconsciente de notre sensibilité. Il faut faire un effort pour aller vers elle », expliquait-il à l’Agence France-Presse (AFP) il y a une dizaine d’années. Et de souligner que « contrairement à la littérature, à la peinture ou la musique, elle ne se conserve pas. Elle n’a d’existence que dans l’esprit de ceux qui sont là (…). Chaque chorégraphe, créateur, invente son vocabulaire et raconte l’instant présent. Ensuite, ça disparaît ».
« Ce qu’on a appelé la “danse contemporaine”, depuis les années 1980, n’existe plus », regrettait-il néanmoins en 2024, lors d’un entretien au Monde. « Nous sommes revenus à quelque chose de beaucoup plus classique. (…) Aujourd’hui, 90 % des productions sont des spectacles de divertissement, avec la complicité de certains médias et des réseaux sociaux, ces poisons de l’époque. La danse qu’on peut appeler “savante” a tendance à se réduire », jugeait-il encore.
Il parcourait les continents à la recherche de créations inédites
Jean-Paul Montanari a toujours refusé de s’attribuer le succès du festival Montpellier Danse, estimant que les lauriers revenaient à l’initiateur, son compagnon, le chorégraphe et danseur Dominique Bagouet, mort du sida en 1992, et à l’ancien maire socialiste de Montpellier Georges Frêche. Mais c’est bien lui qui, pendant plus de quatre décennies, a parcouru les continents, de l’Afrique à l’Asie, avec dans son viseur des créations inédites et des chorégraphes innovants.
« Je suis un passeur, mais j’ai un don naturel et particulier pour tomber amoureux des artistes et de leur univers. Il suffit souvent de quelques minutes devant un spectacle pour que je sache immédiatement que je vais l’aimer. Je n’ai aucune hésitation et je ne me trompe presque jamais », expliquait-il encore au Monde en 2024. « Avec soixante mille spectateurs annuels aujourd’hui en moyenne pour le festival et la saison, je pense que je les ai souvent convaincus », relevait-il.
« Je suis là à vie, tel un vieux dictateur », disait-il déjà, en souriant, lors de l’édition 2008 du festival. La 45e édition de Montpellier Danse, qui se tiendra du 21 juin au 5 juillet, aura, elle, forcément le goût particulier de l’absence.
Des manifestants défilent à Ann Arbor (Michigan), à l’occasion de la Journée de la Terre, le 22 avril 2025, pour soutenir l’Agence pour la protection de l’environnement, et protester contre la politique de l’administration Trump sur le climat. JEFF KOWALSKY / AFP
Dans la lignée de la refonte de l’appareil diplomatique américain, le bureau chargé de la diplomatie climatique va disparaître, a confirmé, vendredi 25 avril, l’administration de Donald Trump.
« Nous ne participerons pas à des accords et initiatives internationales qui ne reflètent pas les valeurs de notre pays », a justifié un porte-parole du département d’Etat, duquel dépendait l’Office of Global Change, estimant qu’il était désormais « inutile ». Ce bureau était notamment chargé de représenter les Etats-Unis dans les discussions diplomatiques climatiques encadrées par l’ONU, qui organise les conférences sur le climat (COP).
Sa fermeture fait ainsi craindre une absence totale des Etats-Unis de la COP30, qui se tiendra à Belem, au Brésil, en novembre. Un tel cas de figure constituerait un changement majeur, Washington ayant jusqu’à présent maintenu la participation américaine à ces pourparlers climatiques, même sous des administrations y étant réticentes.
L’annonce de la suppression du bureau chargé de la diplomatie climatique survient aussi après celle fin janvier d’un nouveau retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, qui ne sera effectif qu’en janvier 2026, et après une absence déjà remarquée de la première économie mondiale dans les discussions et négociations sur le sujet. Fin février, les Etats-Unis ont ainsi fait figure de grands absents lors d’une réunion importante d’experts climatiques mandatés par l’ONU.
Conclu sous l’égide des Nations unies en 2015, l’accord de Paris rassemble la quasi-totalité des Etats du monde et vise à maintenir le réchauffement climatique sous un certain seuil en réduisant considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis, deuxième pollueur mondial derrière la Chine, l’avaient déjà quitté brièvement sous le premier mandat de Donald Trump, avant que Joe Biden n’acte leur retour.
Ce nouveau retrait met en péril les efforts pour freiner le dérèglement climatique et intervient alors que la planète entame une troisième année d’affilée avec des températures historiquement élevées, après que 2024 est devenue l’année la plus chaude jamais mesurée, battant le record de 2023.
L’ancien président du Brésil de 1990 à 1992, Fernando Collor de Mello au Sénat, à Brasilia, le 31 août 2016. ANDRESSA ANHOLETE/AFP
Depuis plus de trois décennies, Fernando Collor de Mello, ancien président du Brésil de 1990 à 1992, incarne les dérives népotistes et corrompues du système politique brésilien. Premier chef d’Etat élu au suffrage universel direct après la dictature militaire, il a finalement été rattrapé par la justice. Condamné à huit ans et dix mois de prison, il a été arrêté par la police fédérale, vendredi 25 avril, à Maceio, capitale de l’Etat d’Alagoas, dans le Nordeste.
La décision, ordonnée la veille en pleine nuit, a pris de court le monde politique. Rien ne laissait présager l’arrestation de l’ex-président, condamné en 2023, mais qui disposait encore de recours. Le 24 avril, vers 22 heures, le juge Alexandre de Moraes du Tribunal suprême fédéral annonçait pourtant sans préavis le rejet des derniers leviers judiciaires déposés par M. Collor de Mello, transféré quelques heures plus tard vers une prison locale.
Reconnu coupable par la plus haute juridiction du pays, « Collor » (comme il est familièrement appelé au Brésil) aurait touché environ 20 millions de reais (3,1 millions d’euros) en pots-de-vin entre 2010 et 2014. Sénateur de l’Alagoas, il aurait alors usé de sa position pour faciliter la signature de contrats entre le groupe de construction UTC Engenharia et l’entreprise BR Distribuidora, filiale de Petrobras.
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Des manifestants défilent entre l’université City College et l’université Columbia, à New York, le 25 avril 2025. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES VIA AFP
L’angoisse qui s’était emparée des jeunes étrangers sur les campus américains va pouvoir se dissiper, du moins temporairement. L’administration Trump est revenue sur la révocation des visas ayant affecté plusieurs milliers d’étudiants depuis quelques semaines dans toutes les grandes universités du pays. Des dizaines de plaintes avaient été déposées contre cette vague de radiations qui n’avait été ni annoncée officiellement ni justifiée.
Le revirement n’a pas fait l’objet d’une annonce du gouvernement mais, dans plusieurs audiences en justice se tenant dans le pays, les avocats de l’administration ont fait part, vendredi 25 avril, de la décision de la police de l’immigration (ICE), qui gère la base fédérale de données sur les étudiants étrangers (Sevis, le système d’information sur les étudiants et visiteurs d’échange), d’annuler les mesures de révocation précédentes et de restaurer les visas affectés.
Selon la déclaration lue devant le tribunal fédéral d’Oakland (Californie) par la procureure adjointe Elizabeth Kurlan, ICE « est en train d’élaborer une politique qui définira un cadre pour les résiliations de dossiers Sevis ». En attendant, les dossiers « resteront actifs ou seront réactivés », a-t-elle annoncé.
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L’arbitre Pablo Gonzalez Fuertes (à droite) réconforte Ricardo de Burgos Bengoetxea lors d’une conférence de presse avant la finale de la Coupe du roi, au stade de La Cartuja à Séville (Expagne), vendredi 25 avril 2025. PABLO GARCIA / AFP
A vingt-quatre heures de la très attendue finale de la Coupe du roi entre ses deux géants, le football espagnol s’est offert une crise majeure. Le Real Madrid, qui sera opposé à son rival historique, le FC Barcelone, samedi 26 avril en soirée à Séville, a boycotté, vendredi, la traditionnelle conférence de presse de veille de match pour protester contre des déclarations jugées « inadmissibles » des arbitres de la rencontre.
A l’origine de cette tempête, les dénonciations visant le club madrilène faites par deux officiels de la finale. Interrogés par la presse – comme il est de coutume avant la finale de la Coupe du roi et la Supercoupe –, l’arbitre principal de la rencontre, Ricardo de Burgos Bengoetxea, et son assistant vidéo, Pablo Gonzalez Fuertes, ont fustigé les pressions constantes de Real Madrid TV.
La chaîne maison du Real produit avant chaque match des vidéos visant à discréditer les arbitres amenés à diriger leurs prochaines rencontres en compilant des décisions litigieuses en défaveur du géant du foot espagnol.
« Des cibles sur la tête »
« Les vidéos de Real Madrid TV nous énervent tous », a dénoncé Ricardo de Burgos Bengoetxea, en larmes. « C’est ce qui a le plus de répercussions. Quand ton enfant rentre en pleurant du collège parce qu’on lui dit que son père est un voleur, c’est vraiment dur », a-t-il poursuivi.
Son adjoint a, lui aussi, dénoncé « des insultes » en ligne à la suite de ces compilations, et accusé la chaîne de mettre « des cibles sur la tête » de ses collègues. Pablo Gonzalez Fuertes a également assuré que les arbitres espagnols n’allaient pas continuer à « supporter » ces pressions entraînant des vagues de harcèlement et d’insultes, et menacé de mesures collectives potentielles.
La riposte du Real n’a pas tardé. Le club a dénoncé des déclarations « surprenantes » et « très éloignées » des principes « d’équité, d’objectivité et d’impartialité qui devraient prévaloir à quelques heures d’un événement footballistique qui focalise l’attention de centaines de millions de personnes à travers le monde ». Appelant la Fédération et les instances de l’arbitrage « à agir en conséquence » et prendre des « mesures appropriées », il a renoncé à participer à la traditionnelle conférence de presse et a notamment interdit aux journalistes d’accéder à l’entraînement normalement ouvert à la presse. Dans un second communiqué, le Real a néanmoins démenti avoir envisagé de renoncer à la finale, contrairement à ce qu’affirmaient plusieurs médias.
Le président de la Liga dénonce une tentative de « prise de pouvoir » du Real
Les relations entre le club madrilène et le corps arbitral espagnol sont houleuses depuis des mois, et la tension était déjà montée d’un cran en février, quand le club s’était lancé dans une guerre institutionnelle contre un arbitrage « complètement discrédité » et un système « corrompu de l’intérieur », après des décisions en sa défaveur en Liga.
Le clasico entre le Real et le Barça draine habituellement son lot de polémiques et de provocations, mais l’enchaînement des événements de vendredi, à la veille de l’un des temps forts de la saison – et de l’une des plus belles affiches du football européen – est inédit. Au point que Javier Tebas, le président de la Liga, qui gère le football professionnel espagnol, a dénoncé, dans un long message posté sur X, une tentative de « prise de pouvoir » du Real Madrid. Le président de la Fédération espagnole (RFEF), Rafael Louzan, a dû lancer un appel « au calme, à la responsabilité et au sens commun ».
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« C’est insupportable. Arrêtez de ternir l’image du football espagnol », a fustigé, de son côté, l’Atlético de Madrid, ajoutant à son message diffusé sur X les hashtags #StopAcosoArbitralYa (« stop au harcèlement des arbitres »), déjà utilisés avant le derby madrilène mais aussi lors de la polémique alimentée par le Real contre l’arbitre qui avait dirigé son match perdu face à l’Espanyol Barcelone début février.
Le quotidien catalan ElMundo Deportivo a accusé, lui, le Real de « souiller » la Coupe du roi, en validant le « harcèlement » de l’arbitre de la rencontre. « Un camouflet sans précédent : le Real Madrid fait pression sur les arbitres et fait l’offensé », lâche le journal sportif.
Le Real cherche à racheter sa saison
« Ce n’est que du sport, du foot », a tenté de relativiser, de son côté, l’entraîneur du FC Barcelone, Hansi Flick. « Notre responsabilité c’est de protéger les joueurs et toutes les personnes sur le terrain. Ce n’est pas fair-play de s’en prendre à eux, nous avons besoin des arbitres, nous devons les protéger », a-t-il ajouté.
Sur le terrain, il est possible que la finale au stade de La Cartuja, à Séville, soit encore plus électrique que prévu. Ce troisième clasico de la saison offre une occasion au Real de sauver un exercice bien terne et de se racheter auprès de ses supporteurs, alors qu’il est distancé par le Barça en championnat et qu’il a été éjecté sans ménagement de la Ligue des champions dès les quarts de finale.
Un revers en revanche, et ce serait le troisième de rang cette saison face au Barça, dirigerait le géant madrilène vers une année sans trophée majeur – hormis une Supercoupe d’Europe et une Coupe intercontinentale, acquises tôt dans la saison.
Virginia Giuffre lors d’une conférence de presse devant un tribunal de Manhattan, à New York, le 27 août 2019. BEBETO MATTHEWS / AP
Elle fut l’une des principales plaignantes dans l’affaire Jeffrey Epstein, ce financier américain accusé de trafic sexuel de mineures, mort en détention en 2019. Virginia Giuffre s’est suicidée à son domicile, au nord de Perth, en Australie, à l’âge de 41 ans. « C’est avec le cœur brisé que nous annonçons que Virginia est décédée la nuit dernière dans sa ferme en Australie-Occidentale », a annoncé, samedi 26 avril, sa famille dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) par son agent. « Elle s’est suicidée après avoir souffert tout au long de sa vie des agressions sexuelles et du trafic sexuel » dont elle a été victime.
Mme Giuffre avait accusé le milliardaire Jeffrey Epstein de l’avoir utilisée comme « esclave sexuelle » au tournant des années 2000. Dans cette affaire, l’Américano-Australienne avait conclu en 2022 un arrangement de plusieurs millions de dollars avec le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, qu’elle accusait d’agression sexuelle quand elle était mineure.
« Il n’y a pas de mots qui puissent exprimer la grave perte que nous ressentons aujourd’hui avec le décès de notre douce Virginia », a déclaré la famille, se souvenant de son « incroyable courage et de son esprit aimant ». « En fin de compte (…) il est devenu insupportable pour Virginia de supporter le poids des agressions » subies. Mme Giuffre laisse trois enfants, a précisé sa famille.
Elle précipite la disgrâce du prince Andrew
Virginia Giuffre avait publié, en mars, des images la montrant blessée et hospitalisée après un accident de voiture en Australie-Occidentale, affirmant n’avoir plus que quelques jours à vivre. La police avait précisé qu’il y avait eu un « accident mineur » entre un bus scolaire et un autre véhicule. Son agente a précisé par la suite que Virginia Giuffre n’avait pas pris conscience que ses messages avaient été rendus publics.
Née Virginia Roberts aux Etats-Unis, Mme Giuffre avait déclaré avoir rencontré Ghislaine Maxwell, alors compagne de Jeffrey Epstein, en 2000, à l’âge de 16 ans, pendant un job d’été à la résidence Mar-a-Lago, propriété de Donald Trump en Floride. Mme Maxwell, elle-même condamnée à vingt ans de prison en 2022 à New York, l’aurait appâtée en lui parlant d’un homme riche qui cherchait une masseuse. Mais une fois rendue à la résidence de Jeffrey Epstein, toujours en Floride, les massages avaient pris un tour sexuel et le couple l’aurait forcée à satisfaire non seulement le milliardaire mais aussi ses amis et associés.
Dans un récit similaire à celui d’autres victimes, Virginia Giuffre avait expliqué qu’elle était trop fragile pour s’opposer, elle qui avait déjà été victime d’agressions sexuelles et avait fugué plusieurs fois dans son enfance.
Elle avait relaté avoir été emmenée dans le monde entier pour des rendez-vous avec des hommes, dont le prince Andrew, à trois reprises, alors qu’elle avait 17 et 18 ans. Même si elle a reconnu avoir modifié certains détails clés de son récit – notamment l’âge de sa première rencontre avec Jeffrey Epstein –, de nombreuses parties de son récit ont été étayées par des documents, des témoignages et des photos, dont l’une où elle se tient aux côtés d’Andrew, un bras autour de son ventre nu, dans la maison de ville londonienne de Ghislaine Maxwell.
Le prince Andrew a toujours nié – parfois maladroitement – les accusations d’agression sexuelle et a évité un procès à New York en versant plusieurs millions de dollars. Dans le cadre de cet accord avec Mme Giuffre, il aurait versé de l’argent à une organisation caritative pour les victimes d’exploitation sexuelle, selon les médias britanniques. Les accusations de Virginia Giuffre avaient néanmoins précipité la disgrâce du prince, retiré de la vie publique.
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Virginia Giuffre vivait en Australie, où elle avait fondé une famille ainsi qu’une association de soutien à la parole des victimes d’agression et de trafic sexuels. Son avocate, Sigrid McCawley, pour qui Mme Giuffre avait été une « amie très chère », a souligné qu’elle avait contribué à défendre d’autres victimes dans cette affaire. « Son courage m’a poussé à me battre plus fort, et sa force était impressionnante. »
L’agente new-yorkaise Dini von Mueffling a décrit sa cliente comme « l’un des êtres humains les plus extraordinaires » qu’elle ait connus. « Profondément aimante, sage et drôle, elle était un phare pour les autres survivants et victimes », a-t-elle déclaré.