Julien Benneteau va quitter son poste de capitaine de l’équipe de France féminine de tennis

Julien Benneteau lors d’une conférence de presse après sa nomination comme capitaine de l’équipe de France féminine de tennis, le 23 juin 2018 à Paris. LUCAS BARIOULET / AFP

Son contrat à la tête de l’équipe de France féminine de tennis arrive à échéance cet été, mais Julien Benneteau « n’a pas souhaité solliciter un nouveau mandat de capitaine », a annoncé la Fédération française de tennis (FFT) dans un communiqué diffusé mardi 29 avril. « Nous avons constaté que nous arrivions à la fin d’un cycle et qu’il était nécessaire (…) de passer le flambeau à un nouveau capitaine qui pourra impulser une nouvelle dynamique à cette équipe », y explique Gilles Moretton, le président de l’instance.

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Julien Benneteau va donc quitter le poste qu’il occupait depuis 2019. La première année, il a mené les Bleues à la victoire en Billie Jean King Cup – ancien nom de la Fed Cup –, mais celles-ci ont été reléguées en deuxième division en 2024.

Au mois d’avril, lors d’un tournoi de promotion-relégation à Vilnius, les Françaises ont échoué à décrocher un billet pour les barrages, prévus en novembre, qui auraient pu leur permettre de réintégrer le groupe des meilleures nations mondiales en 2026.

« Retrouver très vite la place qu’elle mérite »

En Lituanie, « certaines joueuses ont été exemplaires tandis que d’autres n’ont pas assumé leurs responsabilités », avait déploré le capitaine, selon des propos rapportés par le quotidien sportif L’Equipe. Contraint d’aligner Alizé Cornet, tout juste de retour sur les courts après une pause de près d’un an, il avait critiqué les refus de prendre la raquette de Diane Parry et Caroline Garcia, qui avaient invoqué des blessures.

« A un moment donné, on doit se poser la question : quel est mon seuil de douleur et quelle est ma capacité à dépasser cette douleur quand il n’y a pas de risque d’aggravation ? Qu’est-ce que l’équipe de France représente ? », avait cinglé Julien Benneteau.

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Dans le communiqué de la FFT, l’intéressé remercie la deuxième fédération sportive du pays – plus d’1,1 million de licenciés – de lui avoir « confié cette mission qu’[il a] animée avec passion pendant six ans ». « Je souhaite à cette équipe de retrouver très vite la place qu’elle mérite parmi l’élite mondiale », a-t-il ajouté, alors que la France ne compte plus qu’une seule joueuse dans le Top 100, Varvara Gracheva (66e).

Le Monde avec AFP

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La France attribue pour la première fois officiellement des cyberattaques à la Russie

Piratage de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, cyberattaque de la chaîne TV5Monde en 2015, tentatives contre des entités sportives liées à l’organisation de Jeux olympiques de 2024 à Paris… Les autorités françaises ont, de manière inédite mardi 29 avril, dénoncé l’implication du service de renseignement militaire russe dans une série d’incidents survenus ces dernières années. « Le service de renseignement militaire russe (GRU) déploie depuis plusieurs années contre la France un mode opératoire cyberoffensif appelé APT28, a dénoncé Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, dans un message posté sur X. Il a ciblé une dizaine d’entités françaises depuis 2021. »

Si les accusations formulées à l’égard d’opérateurs russes ne sont pas nouvelles de la part des autorités françaises, c’est la première fois que le processus d’attribution interne débouche sur une prise de parole publique pointant directement la responsabilité d’un service de renseignement d’un Etat tiers. Il s’agit avant tout d’un signal diplomatique, à l’heure où Paris se veut à l’avant-pointe de la mobilisation européenne en soutien de l’Ukraine, au prix de tensions récurrentes avec la Russie. « Ces activités déstabilisatrices sont inacceptables et indignes d’un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Elles sont par ailleurs contraires aux normes des Nations unies en matière de comportement responsable des Etats dans le cyberespace, auxquelles la Russie a souscrit »,a précisé le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

Au passage, les autorités françaises révèlent le nom et l’emplacement d’une unité du GRU contribuant à APT28 dont l’existence, si elle était connue de certains experts, n’avait jusqu’ici jamais été publiquement mentionnée : l’unité 20728, basée à Rostov-sur-le-Don et issue du « 166e centre de recherche informationnelle ». Une manière pour la France de démontrer ses capacités en matière de renseignement et ses intentions vis-à-vis des pirates russes.

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Vidéo. Comment les restes d’Adolf Hitler ont été identifiés

Adolf Hitler est mort il y a quatre-vingts ans, le 30 avril 1945. De son cadavre, il ne reste que des fragments de crâne et de prothèse dentaire, toujours conservés dans les archives ultrasécurisées des services secrets russes à Moscou.

En 2017, le médecin légiste Philippe Charlier, accompagné du journaliste Jean-Christophe Brisard, a pu accéder à ces fragments dans l’espoir de percer les derniers mystères entourant la disparition du dictateur nazi.

Hitler est-il vraiment mort en 1945, ou a-t-il réussi à fuir ? Grâce à une série d’analyses minutieuses, un élément en particulier a permis de trancher cette question qui alimente les fantasmes depuis des décennies. La réponse se trouve… dans ses dents.

Et ce que révèle la mâchoire d’Hitler, modélisée pour la première fois en 3D dans cette vidéo du Monde, pourrait bien clore définitivement l’affaire.

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Michel Aglietta, un « jardinier » visionnaire en économie, est mort

Le professeur de sciences économiques Michel Aglietta, à Paris, le 25 septembre 2010. MIGUEL MEDINA/AFP

Michel Aglietta, mort jeudi 24 avril, à l’âge de 87 ans, faisait partie de ces économistes, si rares, qui développent une pensée systémique pour décrypter et dévoiler, au sens premier du terme, les ressorts profonds des transformations structurelles de nos économies. Né en 1938, formé à l’Ecole polytechnique, administrateur de l’Insee à partir de 1965 avec un intermède de deux ans à Harvard, doctorant de Raymond Barre à la Sorbonne, Michel Aglietta a 38 ans quand paraît, en 1976, Régulation et crise du capitalisme (éditions Calmann-Lévy). Cet ouvrage fait de lui un des cofondateurs, avec Robert Boyer, de la théorie de la régulation, c’est-à-dire d’une méthode scientifique plantant ses racines dans toutes les formes d’économie, l’histoire et les sciences sociales pour analyser les dynamiques du capitalisme, ses spécificités nationales, ses crises et ses mutations.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Michel Aglietta : « La vraie richesse des nations est leur capital public »

Michel Aglietta était un bâtisseur ou plutôt, pour citer sa vision de l’enseignement, un « jardinier », de ceux qui laissaient chacun trouver et cultiver sa voix. En 2016, dans son discours de réception de la Légion d’honneur, il nous rappelait combien cette attitude était consciente. Pour lui, enseigner, « c’est aider les jeunes à développer leurs ressources internes de créativité qui leur permettront de conduire leurs projets de vie [en faisant] prendre forme aux idées qu’ils portent, guider si on le peut la recherche des réponses à leurs interrogations et surtout ne pas imposer des vues sous le prétexte de l’autorité du savoir ». Il fut, en ce domaine, un jardinier à la main particulièrement verte, comme directeur de près de 50 thèses, comme membre de jury ou professeur, et auprès de ceux qui l’ont lu. Son demi-siècle de vie en économiste a rendu féconds beaucoup d’entre nous.

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En direct, guerre à Gaza : « Israël semble infliger aux Palestiniens des conditions de vie de plus en plus incompatibles avec leur existence continue en tant que groupe à Gaza »

D’ex-otages israéliens à Gaza exhortent Donald Trump à faire libérer les autres « avant qu’il ne soit trop tard »

« Monsieur le président, vous avez réussi là où beaucoup pensaient que c’était impossible. Vous avez permis un accord qui a ramené 38 otages dont moi », a imploré Naama Levy, qui a été capturée le 7 octobre 2023. Elle dit avoir été traitée par le Hamas « pas comme un être humain, mais comme un trophée ».

Lundi, Mme Levy a pris la parole avec Keith Siegel, un Américano-Israélien, Iair Horn, dont le frère Eitan est toujours otage, Omer Shem Tov et Doron Steinbrecher, lors d’un point presse à Tel-Aviv à l’occasion des 100 premiers jours de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

« Plusieurs semaines après mon retour à la maison, le 6 mars, j’ai eu l’honneur de rencontrer le président Trump à la Maison Blanche. Il m’a salué avec sincérité et chaleureusement, et m’a fait la promesse qu’il ne se reposerait pas tant que chaque otage n’aurait pas été libéré », a déclaré Naama Levy.

M. Siegel, un Israélien né aux Etats-Unis a aussi remercié M. Trump pour sa libération. L’administration américaine doit « faire pression, redémarrer les négociations immédiatement et obtenir un accord maintenant, avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il ajouté.

Egalement lundi, la famille d’un otage âgé de 24 ans, Alon Ohel, a proposé un plan qui verrait la libération des otages blessés contre une reprise de l’aide humanitaire à Gaza. « Alon est blessé. Il a perdu la vue d’un œil, et nous savons aujourd’hui qu’il y a la possibilité de sauver son autre œil », a déclaré son père, Kobi.

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François-Régis Gaudry sur tous les feux : « Je suis un piqueur, un picoreur, un passeur »

A l’entrée du village de Meursault, haut lieu des grands crus de Bourgogne, le soleil pointe à peine, dispersant doucement l’obscurité et la brume tombée sur les vignes nues en cette saison. Il est 8 heures et cette journée du 12 février commence comme un bizutage : nous sommes là pour une dégustation d’eaux-de-vie. Dans la cuisine du très réputé vigneron Jean-Marc Roulot, François-Régis Gaudry est déjà là, une tasse de café à la main. Il boit les paroles de Paul Delorme, le manageur du domaine bourguignon, et de Nicolas Julhès, le tourbillonnant fondateur de la Distillerie de Paris. « On cristallise, on donne de l’éternité », professe Nicolas Julhès en parlant de distillation.

Emmitouflé dans son écharpe au-dessus d’un épais pull en laine grise, la tête couverte par une casquette d’hiver à carreaux, le journaliste, venu en reportage pour « On va déguster », son émission de gastronomie sur France Inter, prend le temps d’écouter longuement ses interlocuteurs, son petit carnet à la main, et de goûter plusieurs vins et eaux-de-vie. Un crachoir a été prévu.

A 10 h 50, un jeune homme déboule en trombe. « Je suis le chronomètre », se présente-t-il. Thomas Darcos, l’assistant du journaliste, le presse poliment de sortir son micro pour enregistrer les quelques minutes de cet entretien qui seront diffusées à l’antenne. Ce couteau suisse qui le connaît par cœur sait François-Régis Gaudry étonnamment peu pressé pour quelqu’un qui mène de front autant d’activités. « Il a une vraie jouissance d’apprendre et de comprendre », observe-t-il. Mais la journée est longue : le journaliste doit enregistrer la recette de pain d’épices de Martial Blanchon du restaurant lesCaves Madeleine, tourner un épisode de l’émission « Très très bon ! »(sur Paris Première) dans les Hospices de Beaune, et signer son dernier livre lors d’une rencontre dédicace organisée par la librairie Athenaeum, dans la Chambre du roy de l’Hôtel-Dieu. Le tout suivi d’un banquet.

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En Tunisie, les rouages de la machine liberticide construite par Kaïs Saïed

Le président tunisien, Kaïs Saïed, après sa prestation de serment devant l’Assemblée nationale, à Tunis, le 21 octobre 2024. FETHI BELAID / AFP

Parmi les pétitions qui circulent sur les réseaux sociaux pour dénoncer le virage répressif engagé par Kaïs Saïed en 2021, celle diffusée le 20 avril revêt un caractère particulier. Elle émane de dizaines d’universitaires, professeurs et doyens de faculté de droit, autrement dit de ce monde académique auquel appartenait le président tunisien lorsqu’il enseignait le droit constitutionnel.

Au lendemain du verdict du procès du nommé « complot contre la sûreté de l’Etat », qui a marqué les esprits par les peines parfois très lourdes infligées à la quarantaine d’accusés (opposants politiques, hommes d’affaires, avocats, journalistes…), ces experts ont tenu à exprimer leur soutien aux accusés et à leurs familles, « face à ces jugements prononcés sans respect du droit pénal, des principes fondamentaux de procédure, ni des conditions d’un procès équitable ». Enumérant les nombreuses atteintes au droit identifiées dans ce procès expéditif, les signataires dénoncent une « instrumentalisation de la justice au service du pouvoir en place pour criminaliser l’opposition politique et museler la liberté d’expression ».

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Après l’attaque au couteau de Nantes, l’intrigant « manifeste » de Justin P. et ses déclarations confuses en garde à vue : « J’étais dans un genre de rêve lucide »

Des lycéens se rassemblent pour un hommage, à l’école Notre-Dame-de-Toutes-Aides, à Nantes, le 25 avril 2025. STEPHANE MAHE/REUTERS

Que s’est-il passé dans la tête de Justin P., un lycéen de 16 ans solitaire et suicidaire, avant qu’il ne sème la terreur dans les classes de son lycée privé de Nantes, Notre-Dame-de-Toutes-Aides ? Jeudi 24 avril, peu après 12 h 30, cet adolescent, qui aimait passer des heures seul en forêt après les cours avec son couteau et une tenue d’airsoft – une discipline dont les armes factices tirent des billes en plastique –, a poignardé quatre camarades de classe.

L’une de ses victimes, Lorène, 15 ans, est morte sous ses coups. Un autre élève, qui se trouvait dans un état critique, est désormais « hors de danger », a fait savoir, vendredi, le procureur de Nantes, Antoine Leroy.

La garde à vue de l’adolescent a été levée, jeudi soir, après qu’un psychiatre a conclu à l’incompatibilité de son état de santé avec cette mesure de privation de liberté. Vingt-quatre heures après le drame, les enquêteurs peinent encore à déterminer le mobile de son passage à l’acte. « Ça part dans tous les sens. Il y a plein de choses contradictoires. Pour l’instant, on n’y voit pas clair du tout », explique une source proche du dossier. « Aucun mobile ne peut être évoqué de façon certaine », a confirmé, vendredi, le procureur lors d’un point presse.

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Le FBI a arrêté la juge Hannah Dugan, dans le Wisconsin, pour entrave à l’arrestation d’un migrant

La juge Hannah Dugan, à Milwaukee (Wisconsin), en 2016. LEE MATZ/MILWAUKEE INDEPENDENT VIA AP

Le bras de fer engagé par l’administration Trump avec l’appareil judiciaire franchit une nouvelle étape. La police fédérale américaine a arrêté une juge pour entrave à une opération d’arrestation d’un migrant, a annoncé, vendredi 25 avril, Kash Patel, le directeur du FBI.

« Juste à l’instant, le FBI a arrêté la juge Hannah Dugan à Milwaukee, dans le Wisconsin », un Etat de la région des Grands Lacs, a déclaré Kash Patel sur X, avant que sa publication ne soit supprimée de la plateforme. Mme Dugan est poursuivie pour deux délits fédéraux, entrave et dissimulation d’individu, selon l’acte de mise en accusation publié par une cour du Wisconsin.

« Nous estimons que la juge Dugan a intentionnellement détourné des agents [de la police de l’immigration] de l’individu qui devait être arrêté dans son tribunal (…), permettant à l’individu, un migrant clandestin, d’échapper à l’arrestation », a-t-il ajouté, précisant que le migrant avait finalement bien été arrêté après une poursuite à pied.

« Nous envoyons un message très fort aujourd’hui », a déclaré la ministre de la justice, Pam Bondi, dans une interview avec la chaîne Fox News. « Si vous protégez un fugitif, peu importe qui vous êtes, si vous en aidez un (…) nous vous traquerons et nous vous poursuivrons en justice. Nous vous trouverons », a-t-elle ajouté.

Indignation démocrate

Une porte-parole de l’agence fédérale, chargée notamment de la protection de l’institution judiciaire et de la recherche de fugitifs, a confirmé à l’Agence France-Presse que la juge avait bien été arrêtée par le FBI à 8 h 30 (15 h 30, à Paris) vendredi. Selon le Milwaukee Journal Sentinel, la magistrate âgée de 65 ans a été arrêtée dans l’enceinte du tribunal et a brièvement comparu vendredi devant un juge. Son avocat, cité par le journal, a déclaré que son arrestation « n’avait pas été faite dans un souci de sécurité publique ».

Une manifestante demande la libération de la juge Hannah Dugan, devant le palais de justice du comté de Milwaukee (Wisconsin), le 25 avril 2025. VINCENT ALBAN/REUTERS

Plusieurs élus démocrates ont exprimé leur indignation. « L’arrestation d’un juge en exercice par l’administration du président est une décision profondément grave et radicale », a déclaré dans un communiqué Tammy Baldwin, sénatrice démocrate du Wisconsin, s’alarmant d’une menace pour « la séparation des pouvoirs ». Pour l’élu démocrate de Floride Darren Soto, « c’est digne d’un dictateur d’un pays du tiers-monde ».

La nomination de Kash Patel à la tête de la police fédérale au début de l’année s’était heurtée à une vive opposition des démocrates, craignant que ce fidèle de Donald Trump n’utilise le FBI pour « se venger de ses ennemis politiques », selon le sénateur démocrate Dick Durbin.

Depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche à la fin du mois de janvier, de nombreux décrets exécutifs et autres mesures − notamment sur l’immigration − ont été retoqués par la justice. L’administration Trump a décidé en retour d’engager une passe d’armes avec l’appareil judiciaire, et récemment deux juges ont relevé dans deux affaires différentes la dissimulation, voire la mauvaise foi, dont le gouvernement aurait fait preuve vis-à-vis de tribunaux qui contrarient sa politique d’expulsions massives.

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Le Monde avec AFP

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Pour réduire les déserts médicaux, le gouvernement mise sur une « mission de solidarité obligatoire » pour les médecins

Le premier ministre, François Bayrou, lors de la visite du centre de santé Calvinet à Puycapel (Cantal), le 25 avril 2025. ED JONES/AFP

Tous les médecins devront-ils, demain, aller deux jours par mois effectuer des consultations dans les territoires où l’accès aux soins est le plus difficile ? C’est ce que le premier ministre, François Bayrou, a annoncé lors d’un déplacement dans le Cantal, vendredi 25 avril, faisant de cette « mission de solidarité obligatoire » la mesure-clé d’un « pacte de lutte contre les déserts médicaux », rendu public après un mois de concertation éclair avec les acteurs de la santé.

Face aux difficultés d’accès aux soins qui s’aggravent, le premier ministre avait surpris, début avril, en se disant favorable à une « régulation » à l’installation des médecins, un chiffon rouge dans la profession médicale. Ce positionnement inattendu de Matignon résonnait avec l’examen d’une proposition de loi transpartisane, portée par le député socialiste Guillaume Garot (Mayenne), défendant ce même principe, et partiellement adoptée le 2 avril.

L’exécutif a finalement opté pour une autre forme de contrainte : les médecins, généralistes et spécialistes, devront donner des consultations « jusqu’à deux jours par mois », dans des zones « rouges », les plus en difficulté. Aux agences régionales de santé de définir, dans le mois qui vient, les cartes de ces zones prioritaires, en lien avec les préfets et les élus.

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