Le Paris FC valide sa montée en Ligue 1, où il peut nourrir des ambitions grâce à la famille Arnault

Les supporters du Paris FC lors d’un match de Ligue 2 contre Lorient au stade Charlety, à Paris, le 8 mars 2025. ANNA KURTH / AFP

Cela faisait treize ans que Pierre Ferracci attendait ce moment. En 2012, le dirigeant avait pris la présidence du Paris FC (PFC), qui végétait alors en National – le troisième échelon du football français –, avec le rêve de le faire remonter en Ligue 1. Ce rêve est devenu réalité, vendredi 2 mai, grâce au nul du club sur la pelouse de Martigues (1-1), conjugué à celui de Metz contre Rodez (3-3). Deuxième de Ligue 2, avec quatre points d’avance sur le FC Metz, qui occupe la troisième place du classement, le PFC ne peut plus être rejoint à une journée de la fin du championnat.

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Pour les supporteurs, l’attente aura été plus longue encore. Leur club, fondé en 1969, n’a évolué que trois saisons dans l’élite du football français, la dernière fois en 1978-1979. Cette saison, ils auront donc vécu deux événements historiques : cette remontée en Ligue 1 validée et, plus tôt dans la saison, le rachat du club par la famille Arnault, devenue actionnaire majoritaire et qui prendra seule sa direction à l’issue de l’exercice 2026-2027.

Les millions d’euros des proches de l’homme le plus riche de France n’ont pas encore dopé le PFC, ce qui fait de cette accession à la première division la réussite du projet porté depuis plusieurs années par Pierre Ferracci. Le patron du groupe Alpha aura cependant été aidé par la perspective de l’arrivée des Arnault : le deal presque conclu, il s’était permis de muscler le budget de la saison 2024-2025.

Un passage délicat au début de l’hiver

Cela lui avait permis de miser sur des joueurs courtisés par des écuries de Ligue 1 – Jean-Philippe Krasso, Maxime Lopez – tout en leur vendant l’arrivée d’investisseurs ambitieux, sans en ébruiter le nom. Le pari a donc été tenu, mais le PFC s’est fait peur cette saison, au point de voir apparaître le spectre des échecs des dernières années. Le club parisien s’était rapproché de la Ligue 1, mais avait craqué à quatre reprises lors des playoffs de promotion (2019, 2021, 2022, 2024).

« Tout le monde sait qu’on va finir par y arriver », annonçait Ferracci au Monde, au début de novembre. Son équipe occupait alors la première place du classement de la Ligue 2. Est-ce l’impact de l’annonce fracassante de l’entrée de la famille Arnault au capital ? Dans les semaines qui ont suivi, le PFC n’a remporté que deux victoires en neuf matchs de championnat entre la fin du mois d’octobre et la mi-janvier.

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« Ils [les Arnault] nous ont dit que si on restait deux ou trois ans en Ligue 2, ce n’est pas un problème pour eux », nous avait confié Ferracci. Une saison supplémentaire – voire plus – dans l’antichambre de la Ligue 1, ce n’était pourtant pas l’idée que se faisaient les supporteurs du PFC après le rachat. Poussés par cette attente populaire, les joueurs de Stéphane Gilli auront réussi leur sprint final, avec huit victoires et seulement une défaite lors des dix derniers matchs.

« S’installer dans la première partie de tableau »

La ville de Paris aura donc droit à son derby la saison prochaine, et il s’agira de l’un des plus rapprochés au monde : le Parc des Princes et le stade Jean-Bouin ne sont distants que d’une cinquantaine de mètres. Le PFC va en effet quitter son fief de l’est parisien et le stade Charléty – où il va disputer son dernier match contre Ajaccio, samedi prochain, lors de l’ultime journée de Ligue 2 –, pour investir l’antre de l’ouest de la capitale.

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Un changement d’écrin indispensable pour le changement de dimension du club, qui va certainement se montrer actif lors du marché des transferts cet été, tout en évitant de « surpayer des joueurs et [de] faire des choses incohérentes », prévenait au Monde, en novembre, François Ferracci, le fils du président et directeur sportif du PFC. Dans cette entreprise, le promu sera épaulé par le groupe Red Bull, qui a également investi dans le projet pour apporter son expertise sportive.

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« Dès qu’on monte en Ligue 1, il nous faudra nous installer dans la première partie de tableau », assurait Pierre Ferracci. Le dirigeant de 72 ans, fou de joie au coup de sifflet final à Martigues, vendredi, cédera la présidence du PFC à Antoine Arnault à l’issue de la saison 2026-2027. Dans quelle situation ? « En Ligue 1 et en Coupe d’Europe, mais pas forcément en Ligue des champions », espérait-il. Avec cette montée, le PFC peut se mettre à « rêver plus grand », comme le Paris Saint-Germain, son voisin et nouveau rival. A condition de se maintenir dans l’élite dès la saison prochaine.

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Denis Ménétrier

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Donald Trump va organiser un défilé militaire le 14 juin, jour de son anniversaire, pour marquer les 250 ans de l’armée de terre

Brigitte et Emmanuel Macron aux côtés de Donald et Melania Trump, sur les Champs-Elysées, à Paris, lors du défilé du 14 juillet 2017. STEPHEN CROWLEY / AFP

Fervent admirateur du défilé du 14-Juillet, Donald Trump a décidé de réaliser l’un de ses projets de longue date : l’organisation d’une parade militaire à Washington. Il a choisi la date du 14 juin 2025, qui marquera les 250 ans de la création de l’armée de terre américaine et coïncidera avec son 79e anniversaire.

Le républicain entend « rendre hommage aux vétérans américains, aux membres des forces armées en activité et à l’histoire militaire », a écrit, vendredi 3 mai, la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly. « Nous allons organiser le plus grand et le plus beau défilé militaire de notre histoire », a déclaré le ministre de la défense, Pete Hegseth, à Fox News.

Le Pentagone prévoit 6 600 soldats, 50 avions et 150 véhicules pour cette parade qui sera accompagnée, selon une porte-parole de l’armée, Heather Hagan, d’un feu d’artifice « spectaculaire » et de célébrations tout au long de la journée au National Mall, vaste esplanade au cœur de la capitale fédérale américaine.

Dans un article de Fox News, on peut lire que le défilé rappellera, avec des figurants et de l’équipement, la guerre d’indépendance américaine, la guerre de Sécession, mais aussi les deux guerres mondiales, la guerre du Vietnam et les conflits plus récents (Irak, Afghanistan). Des militaires en activité ainsi que des élèves des écoles militaires américaines participeront, selon la même source.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Gouvernement Trump : les vétérans de l’armée américaine disent leur tristesse et leur « honte »

L’armée de terre américaine (US Army) a été fondée le 14 juin 1775, un peu plus d’un an avant que les Etats-Unis d’Amérique ne déclarent leur indépendance, le 4 juillet 1776 – le 4 juillet étant aujourd’hui le jour de la fête nationale aux Etats-Unis.

Donald Trump, très friand de pompe officielle, a promis de marquer avec faste les 250 ans du pays en 2026. Mais c’est dès cette année qu’il entend concrétiser un projet déjà évoqué lors de son premier mandat (2017-2021).

Les 11-Novembre et 8-Mai rebaptisés « Jours de la victoire »

Le président américain avait beaucoup apprécié le spectacle offert par le défilé du 14-Juillet à Paris, auquel l’avait convié son homologue français, Emmanuel Macron, en 2017. Mais son désir d’organiser une parade à Washington ne s’était jusqu’ici jamais concrétisé, le Pentagone ayant souligné le coût potentiellement faramineux d’un tel événement, sans parler des inquiétudes au sujet des dommages que causeraient des chars et autres véhicules militaires lourds dans les rues de la ville. Le dernier grand défilé militaire aux Etats-Unis s’est tenu en 1991 à Washington pour célébrer la fin de la guerre du Golfe.

L’annonce de la parade du 14 juin survient peu après que Donald Trump a annoncé qu’il souhaitait rebaptiser « jours de la Victoire » le 11-Novembre et le 8-Mai, dates de la fin des deux guerres mondiales.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Jason Stanley, professeur à Yale : « Les piliers de la démocratie sont les écoles, les universités, les médias et le système judiciaire. Ils sont tous attaqués »

Le président républicain, qui a aussi le titre de commandant en chef, a complètement remanié le commandement militaire du pays, en renvoyant plusieurs hauts gradés. Comme sur de nombreux sujets, le milliardaire républicain a émis des propos contradictoires sur l’armée, vantant sa puissance mais affirmant aussi qu’elle était affaiblie et devait être reconstruite. Durant son précédent mandat, il s’est brouillé avec des généraux et avait choqué en qualifiant des soldats morts au combat de « losers », des accusations qu’il a démenties depuis.

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Le général Mark Milley, chef d’état-major des forces armées américaines lors du premier mandant de M. Trump, l’a décrit comme étant « fasciste jusqu’au bout des ongles ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cent jours de Trump : la sidération des alliés européens face au mépris du président des Etats-Unis

Le Monde avec AFP

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Léon Marchand battu sur 400 m 4 nages, en souffrance sur 200 m nage libre, aux Pro Swim Series à Fort Lauderdale, en Floride

Léon Marchand lors du 200 m nage libre, aux Pro Swim Series, à Fort Lauderdale, en Floride, le 2 mai 2025. CARMEN MANDATO / AFP

En reprise cette semaine à Fort Lauderdale (Floride, Etats-Unis), le héros des Jeux olympiques de Paris Léon Marchand a été battu, vendredi 2 mai, sur sa distance fétiche, dont il est champion olympique et recordman du monde, le 400 m 4 nages, et a souffert sur 200 m nage libre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Léon Marchand fait son grand retour à la compétition, avec de nouveaux défis en tête

Sur 400 m 4 nages, après un duel superbe dans la dernière ligne droite, Léon Marchand (4 min 13 s 86) a été devancé par l’Américain Bobby Finke (4 min 13 s 67), champion olympique du 1 500 m à l’été 2024 à Paris. « Je suis heureux que Marchand ait disputé un 200 m avant ! J’ai fait de mon mieux pour tenir le coup », a déclaré Finke au micro du diffuseur. Les deux nageurs sont restés à bonne distance du record du monde, établi par le Français en 2023 au Japon (4 min 02 s 50).

Plus tôt dans l’après-midi, Léon Marchand avait souffert sur 200 m nage libre, lui qui s’est mis au défi de progresser en crawl. Le quadruple champion olympique (200 m brasse, papillon et 4 nages, 400 m 4 nages) a pris la huitième place de la finale en 1 min 49 s 66, loin du vainqueur, Carson Foster, et de son record personnel (1 min 46 s 44 en 2023). Le Français avait nagé plus vite le matin en série (1 min 48 s 05), pour une journée à quatre courses.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Passé le tourbillon des JO, Léon Marchand, tourné vers la compétition : « La flamme de la natation est revenue très rapidement »

Léon Marchand fait partie des grands noms de la natation engagés dans la compétition floridienne, disputée à Fort Lauderdale depuis mercredi et jusqu’à samedi ; il doit encore y nager en 200 m brasse et 200 m 4 nages.

Gretchen Walsh sous les 25 secondes sur 50 m papillon

Le Français est de retour à Austin, au Texas, sous les ordres de Bob Bowman, après avoir passé trois mois en début d’année en Australie avec le réputé entraîneur Dean Boxall. Après avoir été touché à une épaule à la fin de décembre, il avait subi une fracture de fatigue au niveau d’une côte en Australie.

L’Américaine Gretchen Walsh est devenue, vendredi, la deuxième nageuse de l’histoire en moins de 25 secondes sur 50 m papillon (24 s 93), à distance toutefois du record du monde de la Suédoise Sarah Sjöström (24 s 43).

Katie Ledecky, détentrice de neuf titres olympiques, qui avait fait forte impression sur 1 500 m puis 400 m nage libre les jours précédents, a été battue sur 200 m nage libre (1 min 55 s 51) par sa compatriote Claire Weinstein (1 min 54 s 93).

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Le Monde avec AFP

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Les spectacles à ne pas manquer en mai

LA LISTE DE LA MATINALE

Une rencontre absurde et loufoque avec Louis XVI et Marie-Antoinette, un « Faust » antipuritain de Denis Podalydès, des spectacles de marionnettes dans toute l’Ile-de-France, les portés acrobatiques du Cirque Aïtal… Les occasions de sortir sont nombreuses à Paris comme en région.

THÉÂTRE

« Les Bijoux de pacotille » : sur le fil d’un chagrin

Céline Milliat-Baugmartner interprète « Les Bijoux de pacotille » au Théâtre de la Bastille, à Paris, en avril 2025. PIERRE GROSBOIS

A l’âge de 8 ans, Céline Milliat-Baumgartner a perdu ses parents, tous deux tués lors d’un accident de la route. Dans la carcasse brûlée de la voiture gisaient les cadavres du couple. Pour les identifier, un indice : les bijoux portés par la femme. Ce récit terrible est écrit et incarné par l’orpheline, aujourd’hui devenue comédienne, avec la fermeté de celle qui a réussi à survivre au pire. Pas de pathos dans sa diction, pas de larmes qui coulent, mais des sourires, des tendresses et des complicités qui se nouent avec un public attentif. L’actrice parle aux présents (sans doute aussi aux disparus) depuis cette place qu’elle a, le temps passant, apprivoisée : sur le fil d’un chagrin qu’elle assume et d’un désespoir dans lequel elle ne sombre pas. Tout n’est pas vrai dans son récit. Peu importe. Elle tricote son histoire avec ses bouts de souvenirs et elle l’étoffe de sa fertile imagination. Mise en scène avec délicatesse par Pauline Bureau, elle sème l’émotion à chacun de ses mots, de ses pas, de ses gestes, de ses regards. J. Ga.

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Succession du pape : le mouvement Sant’Egidio, proche de François, craint un retour en arrière

Le professeur Andrea Riccardi et le pape François, lors d’une visite à la communauté de Sant’Egidio, à Rome, le 11 mars 2018. MAX ROSSI / REUTERS

Rome attend au soleil de changer d’époque. Le pape François est mort. Son successeur sur le trône de Pierre doit être désigné à l’issue d’un conclave qui se tiendra à partir du mercredi 7 mai. Quelle que soit son identité et quoi qu’il fasse de l’héritage de Jorge Mario Bergoglio, l’un des cardinaux qui se sont déjà retrouvés au Vatican régnera sur l’Eglise catholique dans un monde qui n’est déjà plus celui où le défunt pape avait imposé sa marque. Le début du deuxième mandat de Donald Trump à la Maison Blanche a ouvert une nouvelle ère fondée sur le rapport de force, ouvrant la voie à une droite dure et triomphante.

Alors, dans son quartier général installé depuis 1973 entre les murs d’un ancien couvent carmélite du Trastevere, sur une placette aux façades pastel parcourue par des grappes de touristes et gardée par un véhicule militaire, Andrea Riccardi, 75 ans, se montre soucieux. Fondateur de l’influent mouvement catholique international Sant’Egidio, historien de l’Eglise, ancien ministre, présenté par le centre gauche au moment de l’élection du président de la République italienne, en 2022, comme ayant le « profil idéal » pour recevoir la charge suprême, celui qu’on appelle « le professeur » fut aussi un proche de François.

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En direct, guerre à Gaza : onze morts, dont trois enfants, après un bombardement israélien dans un camp de réfugiés de Khan Younès, dans la bande de Gaza

Une vingtaine de frappes israéliennes sur la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi

Plus de vingt frappes israéliennes ont visé des sites militaires à travers la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, les bombardements « les plus violents » cette année, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

L’agence officielle syrienne SANA a annoncé qu’un « civil » avait été tué ; l’armée israélienne a confirmé avoir visé des infrastructures militaires près de la capitale de la Syrie, pays avec lequel Israël est toujours en état de guerre.

« Plus de vingt frappes israéliennes ont visé des entrepôts et des sites militaires à Deraa, près de Damas et dans les régions de Hama et de Lattaquié », avait annoncé plus tôt l’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays.

Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) présents dans la capitale ont entendu le vrombissement des avions et plusieurs détonations.

SANA, qui avait rapporté plusieurs actions près de Damas et à travers le pays, a précisé qu’« un civil avait été tué dans les frappes de l’aviation israélienne aux abords de Harasta, près de Damas ».

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L’annonce d’une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant » par Emmanuel Macron accueillie avec scepticisme

Emmanuel Macron à la rencontre des élèves de l’école élémentaire Blanche, à Paris, en avril 2024. LUDOVIC MARIN/POOL VIA REUTERS

Le sujet circulait à bas bruit depuis un moment, c’est désormais officiel : le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé, vendredi 2 mai, dans les colonnes du Parisien, le lancement d’une convention citoyenne sur « les temps de l’enfant »et « l’organisation de la journée des enfants de 3 à 18 ans ». « Il me paraît nécessaire de faire en sorte que l’organisation des journées de nos élèves soit plus favorable à leur développement et aux apprentissages, qu’un équilibre soit trouvé aussi pour faciliter la vie des familles », a déclaré le chef de l’Etat auprès de nos confrères, en ajoutant qu’il souhaitait « de nombreux consensus entre tous ceux qui sont touchés (…), les parents, la communauté éducative y compris périscolaire, les collectivités locales et même les professionnels du tourisme ».

Le format des conventions citoyennes prévoit qu’un panel de Français tirés au sort auditionne les acteurs du sujet, comme cela fut le cas pour les deux précédentes, sur le climat et la fin de vie. Selon les informations du Parisien, confirmées au Monde par l’Elysée, cette convention, dont l’organisation est confiée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), pourrait démarrer début juin et s’étaler jusqu’à l’automne. L’entourage du premier ministre, compétent pour saisir le CESE, a confirmé au Monde qu’une lettre de saisine avait été envoyée.

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En direct, guerre en Ukraine : une cinquantaine de blessés dans l’attaque de drones sur Kharkiv

Un contingent de soldats ukrainiens défilera à Londres pour les 80 ans de la fin de la seconde guerre mondiale

Le gouvernement britannique a annoncé samedi que des soldats ukrainiens se joindront au défilé militaire organisé lundi à Londres à l’occasion des célébrations marquant les 80 ans de la fin de la seconde guerre mondiale.

La présence de ce contingent ukrainien, dont le nombre n’a pas été dévoilé, symbolise « le soutien mondial à leur lutte pour la liberté contre l’invasion illégale et non provoquée de la Russie », écrit le ministère de la défense dans un communiqué.

Le Royaume-Uni et d’autres nations alliées à l’Ukraine ont formé plus de 54 000 Ukrainiens aux techniques de combat depuis l’invasion de la Russie en 2022.

Sur le continent, les célébrations se focalisent sur la journée du 8-Mai, soit la capitulation de l’Allemagne nazie face aux forces alliées. Mais au Royaume-Uni, elles débutent dès lundi. Le défilé militaire commencera sur la place du Parlement à midi (13 heures à Paris).

« La participation du personnel militaire ukrainien au défilé à Londres symbolise notre force, notre courage et notre résilience, a déclaré le major Pavlo, un officier du contingent ukrainien. C’est la reconnaissance du fait que l’Ukraine et ses héros sont à l’avant-garde de la lutte pour la liberté et la paix dans le monde. »

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« Passé composé, figures du siècle », sur le site de l’INA : des personnalités qui ont marqué leur époque se racontent

Jocelyne Béroard dans la série documentaire « Passé composé, figures du siècle », sur le site de l’INA. DIDIER ALLARD/INA

INA.FR – À LA DEMANDE – SÉRIE DOCUMENTAIRE

La dernière série documentaire de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) n’est pas comme les autres. Au rythme effréné habituel, elle oppose le temps long et la réflexion. Et cela plaît. Six mois après la sortie de la saison 1 (de 380 000 à 4 millions de vues par épisode), la deuxième salve de « Passé composé, figures du siècle » est disponible sur le site gratuit des entretiens patrimoniaux de l’INA.

Comme la précédente, la nouvelle livraison se compose d’entretiens (seize au total) avec des personnalités qui, selon le comité scientifique de l’INA, ont marqué leur époque au point que l’Institut leur offre de passer à la postérité : les réalisateurs Marin Karmitz, Raymond Depardon, Claude Lelouch ; les politiques Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Alain Juppé, Edouard Balladur ; l’actrice Marie-Christine Barrault ; l’écrivaine Hélène Cixous ; mais aussi les psychanalystes Janine Altounian et Boris Cyrulnik ; le paléoclimatologue Jean Jouzel ; la première femme à diriger la PJ (police judiciaire) du « 36 » à Paris, Martine Monteil ; la chanteuse Jocelyne Béroard ; l’astronaute Claudie Haigneré et la journaliste Michèle Cotta.

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Chez les jeunes, les frustrations du travail n’alimentent pas la radicalité

L’engagement politique des jeunes est abordé sous un jour nouveau dans l’étude de l’Institut Montaigne intitulée « Les jeunes et le travail : aspirations et désillusions des 16-30 ans », publiée mardi 29 avril après une enquête de terrain auprès de 6 000 jeunes à l’automne 2024. Ses auteurs, Yann Algan (HEC Paris), Olivier Galland (CNRS) et Marc Lazar (Sciences Po), ont observé le rapport à la politique de trois catégories de jeunes : en formation, en quête d’un emploi et déjà insérés dans le marché du travail.

« Il en ressort une division nette, observent-ils. Une moitié des jeunes s’en détourne, ne se reconnaît dans aucune offre partisane. L’autre moitié se partage entre deux pôles : 25 % se disent proches de la gauche radicale, 33 % de la droite radicale. »

« Ce résultat nous a beaucoup marqués, relate Yann Algan. Est-il lié au timing de notre étude, post-élections européennes et législatives ? Ou bien capte-t-on là un glissement de fond ? »

Les plus attirés par la gauche radicale sont davantage des diplômés des formations littéraires et de sciences humaines et sociales, des jeunes issus de l’immigration, en situation de précarité sociale et de détresse psychologique. Ceux dont les deux parents sont nés à l’étranger ont quatre fois plus de chances, que les jeunes dont les deux parents sont nés en France, de se sentir proches de la gauche radicale, selon les auteurs.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le travail reste une valeur centrale pour les jeunes, malgré les désillusions

Les adeptes de la droite radicale sont plutôt diplômés de formations professionnelles courtes, travaillent comme ouvriers et employés, sont satisfaits de leur travail – surtout les hommes – et « ils affichent un bien-être général ». « En d’autres termes, le RN [Rassemblement national] attire davantage que LFI [La France insoumise] les jeunes bien intégrés, ce qui va à l’encontre de nombre d’études sur l’électorat de ce parti », révèle l’enquête.

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