Deux histoires de beau-père, ou la puissance des liens du soin

Ce billet est extrait de la newsletter hebdomadaire « Darons Daronnes » sur la parentalité, qui est envoyée tous les mercredis à 18 heures. Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette newsletter en suivant ce lien.

A Pâques, mon compagnon et moi avons profité d’une semaine de « travances », selon l’expression d’une lectrice de cette newsletter : « Quand tu travailles mais que tes enfants, eux, sont en vacances, loin. » L’occasion de s’apercevoir qu’en fait, les journées durent bel et bien vingt-quatre heures, et non pas une heure vingt-cinq jusqu’à ce que la cloche de l’école retentisse, puis dix heures douze jusqu’à ce que la babysitter parte, puis une heure quarante-huit jusqu’à ce que les dents soient brossées, etc. Ce qui laisse du temps pour travailler, pour lire, pour réfléchir et même pour aller au cinéma.

J’ai vu deux films dont j’avais griffonné le titre dans un bloc-notes quelque part pour ne pas oublier (avant d’oublier). Ils ont en partage une question superbe sur le lien parental et l’attachement, alors je vous en parle.

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Un apéro avec Susie Morgenstern : « Le sexe, c’est vraiment le cadeau des dieux ! »

Susie Morgenstern photographiée chez sa fille, à Paris-2ᵉ, avec le gâteau de célébration de son 80ᵉ anniversaire, le 4 avril 2025. LUCIE CIPOLLA POUR « LE MONDE »

Quatre-vingts ans et le double de livres publiés. C’est ce que célèbre le splendide gâteau en carton (« une pâtisserie sans calories ! »)qui trône sur le canapé. Quelques jours plus tôt, Susie Morgenstern a eu la surprise de se le voir présenter, parsemé de couvertures miniatures de La Première Fois que j’ai eu seize ans, La Sixième, Lettres d’amour de 0 à 10,et autres merveilles qu’on lui doit, dans un amphithéâtre de la Sorbonne. La Franco-Américaine au délicieux accent jamais dompté pensait participer à un colloque sur la littérature jeunesse, aux côtés de ses amis Marie Desplechin, Daniel Pennac et Thierry Magnier. Mais il s’agissait d’une fête surprise, pour honorer la superstar de son domaine, organisée en secret par sa fille Aliyah Morgenstern, vice-présidente de l’université Sorbonne-Nouvelle Paris-III.

Notre apéritif a d’ailleurs lieu chez Aliyah et son mari, Philippe, qui vivent dans le centre de la capitale et hébergent Susie la Niçoise lorsqu’elle vient à Paris – on croise en coup de vent son petit-fils musicien, Noam, puis son gendre, auquel semble la lier une grande complicité, vient partager un verre avec nous.

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A Nîmes, l’exposition féministe « Benzine Cyprine » violemment saccagée

L’exposition féministe « Benzyne Cyprine », de Kamille Levêque Jégo, vandalisée dans le centre d’art et de photographie de Nîmes NegPos, le 30 avril 2025. PATRICE LOUBON/SAIF

Des tirages photo piétinés, arrachés et déchirés, des visages de femmes tagués, des porte-photos à terre, des phallus peints en grand format sur les murs de la galerie. A Nîmes, la dernière exposition organisée au centre d’art et de photographie NegPos a été vandalisée avec acharnement dans la nuit du 25 au 26 avril. L’exposition intitulée « Benzine Cyprine », de Kamille Levêque Jégo, dont le vernissage a eu lieu le 11 avril, a été presque entièrement détruite. Sur les 40 photos présentées, 90 % ont été abîmées.

Une semaine après les faits où, pour les besoins de l’enquête, les lieux vandalisés sont restés en l’état, le directeur et fondateur du lieu Patrice Loubon ne cache pas son désarroi : « Depuis plus de vingt ans que j’organise des expositions ici, je n’ai jamais assisté à ça. J’y vois le geste de masculinistes qui veulent marquer leur territoire. Ils veulent montrer que des hommes sont passés par là. »

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Emmanuel Macron va lancer une convention citoyenne sur les temps de vacances et les horaires scolaires

Emmanuel Macron, à l’Elysée, le 29 avril 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

Emmanuel Macron va lancer une nouvelle convention citoyenne sur « les temps de l’enfant », en particulier sur les temps de vacances et les horaires scolaires, a annoncé, vendredi 2 mai, l’Elysée à l’Agence France-Presse, confirmant une information du Parisien.

« Il me paraît nécessaire que l’on travaille à faire en sorte que l’organisation des journées de nos élèves soit plus favorable à leur développement et aux apprentissages, qu’un équilibre soit trouvé aussi pour faciliter la vie des familles », a expliqué le président au journal. L’opération, qui sera organisée par le Conseil économique social et environnemental, commencera en juin et s’étalera jusqu’à l’automne, voire jusqu’à la fin 2025, a rapporté Le Parisien.

Un panel de Français tiré au sort sera chargé d’auditionner des experts et, ensuite, d’émettre des avis sur l’organisation des journées scolaires des mineurs : à quelle heure commencer les cours, les arrêter, quel cours mettre le matin, etc.

La question du nombre de semaines de vacances sera également abordée. « La France a des vacances plus longues que dans beaucoup de pays », avait souligné le chef de l’Etat en février. « Il y a beaucoup de pays qui ne partent en vacances qu’à partir du 14 juillet. On a des vacances qui sont très très longues l’été. Les enfants qui ne sont pas accompagnés par leurs familles vont perdre souvent du niveau scolaire (…). Le temps des enfants, c’est quelque chose qu’on va ouvrir, mais il faut que ce soit un peu discuté », avait-il dit.

Question complexe

« La convention citoyenne m’a semblé être l’outil de consultation des Français le plus adapté, car c’est une question très complexe qui nécessitera de dégager de nombreux consensus entre tous ceux qui sont touchés par ce vaste sujet, comme les parents, la communauté éducative, y compris périscolaire, les collectivités locales et même les professionnels du tourisme », a ajouté le chef de l’Etat dans les colonnes du Parisien vendredi.

Lors de ses vœux pour l’année 2025, Emmanuel Macron avait laissé entrevoir le lancement d’une nouvelle convention citoyenne ou l’organisation d’un référendum en disant que les Français seraient amenés à « trancher » sur des sujets déterminants.

Deux commissions citoyennes ont déjà été organisées : sur la fin de vie et sur le climat. La commission citoyenne sur la fin de vie (CCFV) avait remis un rapport sur ce sujet en avril 2023, donnant lieu à une proposition de loi actuellement examinée à l’Assemblée nationale. Elle avait réuni à l’appel du gouvernement quelque 200 Français tirés au sort.

Une autre convention citoyenne sur le climat avait été organisée en 2019 et 2020 pendant le premier quinquennat du président. Selon de nombreux observateurs, l’exécutif en avait largement négligé les conclusions.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Macron devant les membres de la convention citoyenne sur la fin de vie : « Vous avez ouvert le chemin »

Le Monde avec AFP

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Les députés ont approuvé en commission une proposition de loi créant un « droit à l’aide à mourir », assorti de strictes conditions

Le député français du groupe MoDem, Olivier Falorni, à l’Assemblée nationale à Paris, le 27 mai 2024. STÉPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le texte permettrait aux malades souffrant d’une « affection grave et incurable » qui « engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale » et ne supportant plus leurs souffrances, de recevoir ou de s’administrer une substance létale. Il a été adopté vendredi 2 mai, par 28 députés contre 15, et une abstention ; soutenu par la majorité des représentants de la gauche et des groupes macronistes, et âprement combattu par ceux du Rassemblement national (RN) et des Républicains (LR).

La commission des affaires sociales avait déjà approuvé à l’unanimité, avant la pause parlementaire, une proposition de loi sur les soins palliatifs défendue par Annie Vidal (Renaissance).

Le texte d’Olivier Falorni (groupe MoDem), créant un « droit à l’aide à mourir », est issu du projet de loi « relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie ». Tout comme le texte sur les soins palliatifs, porté au printemps 2024 par la ministre de la santé, Catherine Vautrin, et qui n’avait pu aller à son terme en raison de la dissolution.

Les débats dans l’hémicycle sur les deux textes commenceront le 12 mai pour deux semaines, avec une discussion générale commune, et deux votes solennels prévus le 29 mai.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Yannick Neuder, ministre de la santé : sur la fin de vie, « le fait d’avoir deux textes permet à chaque parlementaire de se déterminer en son âme et conscience »

Tout au long des débats en commission, M. Falorni et ses corapporteurs, dont trois députés de l’opposition, ont eu à cœur de rester au plus près de « l’équilibre » du texte proposé. In fine, seuls 68 amendements sur plus de mille en discussion ont été adoptés.

Ainsi l’article-clé du texte définissant les critères d’éligibilité à l’aide à mourir a-t-il été à peine retouché.

Ces cinq critères cumulatifs sont : être âgé d’au moins 18 ans ; français ou résidant en France ; atteint d’une « affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale » ; cette dernière provoquant une « souffrance physique ou psychologique » réfractaire aux traitements ou insupportable ; être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.

Dans sa version initiale, le projet de loi prévoyait que les jours du demandeur soient en danger « à court ou moyen terme » – la difficulté étant de savoir ce que recouvre cette notion de « moyen terme ».

La collégialité de la décision

Les députés ont, par ailleurs, décidé de laisser aux patients le libre choix entre autoadministration du produit létal et administration par un soignant volontaire pour le faire, alors que le texte initial prévoyait que celle-ci ne soit possible que lorsque le patient « n’est pas en mesure physiquement d’y procéder ». Une évolution contestée notamment par la députée Horizons et ancienne ministre de la santé Agnès Firmin-Le Bodo.

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Autre sujet qui interroge jusqu’au sein du gouvernement, celui de la collégialité de la décision. Le texte prévoit pour l’instant que le médecin sollicité par le patient décide seul s’il est éligible, après avoir recueilli l’avis d’au moins un autre médecin et un autre soignant. Le sujet devrait être retravaillé par les rapporteurs d’ici à la séance.

Lire aussi l’éditorial du « Monde » | Fin de vie : l’hypocrisie de François Bayrou

En première ligne pour le groupe LR, les députés Philippe Juvin, Thibault Bazin, Patrick Hetzel et Justine Gruet ont bataillé sur la sémantique, demandant que les termes d’« euthanasie » et de « suicide assisté » soient écrits noir sur blanc, et ont tenté d’infléchir une procédure ne proposant pas assez de garde-fous selon eux (délais, possibilités de recours et de contrôle, place de l’écrit, du distanciel…).

Le RN s’est particulièrement élevé contre la création d’un délit d’entrave, qui sanctionnerait pénalement le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer le droit à mourir.

De l’autre côté du spectre, des députés de gauche se sont efforcés d’étendre ce droit, Danielle Simonnet (groupe Ecologiste et social) défendant avec constance – mais sans succès – la possibilité d’exprimer son choix concernant l’aide à mourir dans des directives anticipées.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Costa-Gavras, Régis Debray et le médecin Claude Grange échangent sur l’« avant-mort », à l’occasion de la sortie du film « Dernier Souffle »

Le Monde avec AFP

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Pour les Italiens, l’ultime espoir d’un pape issu de la péninsule

Sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 2 mai 2025. ELOISA LOPEZ / REUTERS

Depuis la mort du pape François, le 21 avril, la presse italienne est prise d’une fièvre qui n’a pas son équivalent ailleurs dans le monde. En Italie, le rapport à la papauté est intime, bien qu’il soit le fruit d’une histoire conflictuelle, l’unification du pays ayant triomphé en arrachant aux souverains pontifes leurs derniers territoires et leur capitale en 1871. Des 266 papes de l’Eglise universelle, 213 furent Italiens. La période de transition menant vers le conclave, qui doit débuter mercredi 7 mai, a sur l’opinion de la péninsule un effet grisant tandis que l’actualité politique italienne,habituellement riche en rebondissements et polémiques, végète au point mort.

Il ne passe pas un jour sans queles principaux quotidiens ne rendent compte dans des pages spéciales des moindres détails du processus en cours, multipliant les angles et spéculantsur les chances de tel ou tel cardinal italien de devenir pape.Sans pour autant faire campagne ouvertement, ils sont nombreux à mettre en valeur les figuresecclésiastiques nationales.Il Messagero, grand quotidien romain,a consacré, lundi 28 avril, un portrait enthousiasteau cardinal Fernando Filoni, 79 ans, dans lequel il est précisé que l’ancien nonce apostolique (ou ambassadeur du pape) en Irak, au crépuscule de la dictature de Saddam Hussein, « a su naviguer dans les défis mondiaux avec courage et transparence ». Dans La Stampa, le secrétaire d’Etat, Pietro Parolin, était mis en majesté deux jours plus tard, décrit comme « le grand artisan de la diplomatie vaticane », salué pour avoir conclu l’accord du Saint-Siège avec Pékin.

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En Allemagne, le service de renseignement intérieur classe l’AfD comme un parti « extrémiste de droite confirmé »

Les dirigeants du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), Tino Chrupalla (à gauche) et Alice Weidel (à droite), assistent à un débat au Bundestag, à Berlin, le 13 mars 2025. RALF HIRSCHBERGER / AFP

Mis en sourdine pendant la campagne électorale, le débat sur l’interdiction du parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) devrait repartir de plus belle en Allemagne. L’office de protection de la Constitution, agence chargée du renseignement intérieur, a en effet classé, vendredi 2 mai, le mouvement comme « extrémiste de droite confirmé », indiquant que les « indices selon lesquels l’AfD aurait des aspirations contre l’ordre fondamental libéral et démocratique » sont devenus à ses yeux des « certitudes ».

L’agence enquêtait depuis environ trois ans sur la qualification du parti, arrivé deuxième aux élections du 23 février avec près de 21 % des voix. Elle avait initialement prévu de révéler le fruit de ses investigations fin 2024 avant d’y renoncer, craignant d’interférer avec la campagne qui démarrait du fait de la tenue de ce scrutin anticipé. Peut-être pour les mêmes raisons, elle a finalement publié sa décision à un moment de quasi-vacance du pouvoir à Berlin : la coalition sortante d’Olaf Scholz est sur le départ et le gouvernement du futur chancelier, Friedrich Merz, doit être formellement intronisé mardi 6 mai au Bundestag. L’AfD a néanmoins dénoncé, vendredi, une décision « manifestement motivée par des raisons politiques » et un « coup dur pour la démocratie allemande », rappelant qu’elle demeure en tête des sondages.

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Le meurtrier d’Aboubakar Cissé guidé par une « envie obsessionnelle de tuer une personne », selon la procureure, justifiant la non-saisie du Parquet national antiterroriste

Mourad Battikh, l’avocat de la famille Cissé, à Paris, le 14 février 2023. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Le meurtrier d’Aboubakar Cissé, le jeune Malien de 22 ans tué dans la mosquée de La Grand-Combe (Gard) le 25 avril, a agi « dans un contexte isolé » et « sans revendication idéologique ou lien avec une organisation qui diffuserait une revendication idéologique », a fait savoir, vendredi 2 mai, la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, justifiant la non-saisie du Parquet national antiterroriste (PNAT). « Les faits paraissent à ce stade construits autour de l’envie obsessionnelle de tuer une personne », d’une « envie de tuer quelqu’un, quelle que soit la cible », sur fond de « fascination morbide », a insisté la magistrate lors d’une conférence de presse, précisant que le PNAT « demeurera[it] en observation » sur ce dossier sensible.

Dimanche, Me Mourad Battikh, un des avocats de la famille de la victime, a affirmé qu’il ne faisaitt « aucun doute » que ce meurtre est « une attaque de nature terroriste ». « La communauté musulmane doit bénéficier du même traitement que tout autre citoyen », a ajouté Me Battikh.

Les avocats de la famille d’Aboubakar Cissé ont, par ailleurs, annoncé à plusieurs médias vendredi leur intention de déposer une plainte avec constitution de partie civile pour que l’enquête soit requalifiée en assassinat terroriste.

Confiée à un juge d’instruction du pôle criminel de Nîmes, l’enquête sur l’affaire a été ouverte lundi pour « meurtre aggravé par préméditation et à raison de la race ou de la religion ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A La Grand-Combe, après le meurtre d’un fidèle dans une mosquée, l’émotion et la colère

Le mis en cause devrait rentrer en France « autour de la mi-mai »

En fuite pendant près de trois jours, Olivier Hadzovic, le meurtrier présumé d’Aboubakar Cissé – lardé de dizaines de coups de couteau le 25 avril vers 9 h 30, dans la salle de prière de la mosquée Khadidja, à La Grand-Combe, commune gardoise de moins de 5 000 habitants au nord d’Alès – s’est rendu le 27 avril dans la nuit en Italie, au commissariat de Pistoia, près de Florence, accompagné d’une tante et d’un avocat.

Olivier Hadzovic, un Français de 20 ans également domicilié dans la commune de La Grand-Combe, « a consenti à être remis à la France car il veut rentrer chez lui », a précisé mercredi son avocat italien, Me Giovanni Salvietti. « Et donc la procédure d’extradition accélérée a été mise en place, ce qui permettra à Olivier de pouvoir rentrer en France autour de la mi-mai », a-t-il ajouté.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Olivier Hadzovic avait fait part très peu de temps auparavant sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme Discord, de son intention de « violer des femmes, de tuer ». Banni du réseau, il y était revenu sous de nouveaux profils.

Selon une jeune femme qui avait signalé ses posts récents, il avait ainsi précisé « en amont qu’il allait s’en prendre physiquement à quelqu’un, sans préciser ni qui ni où, et sans faire référence à une ethnie ou une religion, épris d’une volonté farouche de tuer quelqu’un et, à défaut, de se suicider, le tout comme un acte libérateur », a rapporté Mme Gensac, détaillant ensuite la discussion du jeune homme le jour même sur la plateforme.

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« Je vais le faire aujourd’hui, je vais le faire dans la rue », dit Olivier Hadzovic, vendredi 25 avril au matin. « Tu le connais ? », lui répond un interlocuteur. « Non », répond-il. « Je vais m’attaquer à la mosquée ? Je n’ai pas trop d’idée. » Puis, une fois sur place, devant la mosquée Khadidja, il lâche : « Il est noir [Aboubakar Cissé], je vais le faire. »

Dans ses premières déclarations aux enquêteurs italiens, le jeune homme a reconnu le meurtre d’Aboubakar Cissé, mais nié avoir agi par haine de l’islam, déclarant, selon son avocat, « avoir tué la première personne qu’il a trouvée » sur son chemin. Dans une vidéo qu’il a filmée juste après le meurtre, le meurtrier présumé est pourtant entendu insulter clairement la religion de sa victime agonisante : « Je l’ai fait (…), ton Allah de merde », répète-t-il à deux reprises.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La « haine antimusulmane », « menace majeure pour notre République »

Le Monde avec AFP

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Derrière les attaques de prisons, l’ombre du narcotrafic et de la DZ Mafia

Des membres de la police scientifique inspectent des voitures incendiées sur le parking de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), le 16 avril 2025. MANON CRUZ / REUTERS

La découverte, à la mi-avril, de véhicules de surveillants pénitentiaires incendiés et de prisons ciblées par des tirs, avec comme signature d’énigmatiques tags « DDPF » (« défense des droits des prisonniers français »), avait un temps laissé entrevoir le scénario d’une action liée à l’ultragauche, voire à une intervention étrangère.

Après deux semaines d’enquête et une trentaine d’interpellations, l’ombre planant derrière ces attaques violentes et coordonnées est une menace bien plus familière : celle du crime organisé et, plus précisément, des narcotrafiquants.

Les attaques de ces dernières semaines sont décrites comme correspondant au mode opératoire habituel de recrutement et d’exécution des tâches par la criminalité organisée. Si le sigle « DDPF » a d’abord interloqué les enquêteurs, la méthode employée pour commettre ces actes d’intimidation ramène aux « coups de pression » régulièrement commandités par les narcotrafiquants à de jeunes exécutants, peu expérimentés, rétribués quelques centaines ou quelques milliers d’euros pour fournir un service. De fait, plusieurs « charbonneurs », habituellement employés sur les points de « deal », semblent avoir été impliqués dans les récentes attaques visant les prisons.

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Le trésor de la Chouette d’or a été trouvé dans le village de Dabo, en Moselle

Une image de la Chouette d’or extraite du film « La Découverte de la Chouette d’or ». CAPTURE D’ÉCRAN, ESCALES PRODUCTION – AMPERSAND

La Chouette d’or, objet de la quête d’un jeu de piste géant qui a passionné des milliers de participants, a été trouvée en octobre dans le village de Dabo, en Moselle, dans l’est de la France, a annoncé le co-inventeur de cette énigme, vendredi 2 mai, trente-deux ans après son lancement.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Trésor de la Chouette d’or : ce que l’on sait à quelques heures des révélations

Michel Becker, qui a repris les rênes de cette chasse au trésor en 2021, ménage ses effets depuis que l’emplacement de la cache a été découvert, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2024, et ne communique qu’au compte-gouttes pour maintenir l’intérêt des « chouetteurs ».

L’emplacement de la découverte était, depuis, gardé secret : ceux qui voulaient le connaître ont dû réserver et payer leur place pour l’une des 500 séances événement d’un documentaire de 1 heure 10, La Découverte de la Chouette d’or, diffusé seulement vendredi et samedi.

Dans le film, le nom de Dabo, où de nombreux chouetteurs se sont essayés à creuser, est bien dévoilé, ont précisé les organisateurs vendredi soir à l’Agence-France Presse. Ils ont déjà annoncé le lancement d’une nouvelle saison de cette chasse au trésor.

Cette quête mythique de la Chouette d’or avait été lancée en avril 1993 par Régis Hauser, qui avait pris le pseudonyme de Max Valentin, et qui est mort en 2009. Il avait enterré une statuette de chouette en bronze dans un endroit qu’il fallait identifier grâce à onze énigmes présentées dans le livre Sur la trace de la chouette d’or.

Déterrer la réplique permettait de remporter la chouette, sculpture d’une dizaine de kilos en métaux précieux, conçue par Michel Becker et réalisée par un orfèvre. Sa valeur avait été initialement estimée à un million de francs (150 000 euros).

Après un long conflit entre Becker et les héritiers de Hauser, le jeu avait été relancé en 2021, avec de nouveaux indices sur le réseau social Discord.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « On a dormi dans la nature, dans des hôtels minables » : la traque de la Chouette d’or racontée par les « chouetteurs »

Le Monde avec AFP

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