Pierre-Edouard Stérin poursuit son bras de fer avec l’Assemblée nationale

La place réservée à Pierre-Edouard Stérin, dans la salle de la commission d’enquête sur l’organisation des élections en France, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 14 mai 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Pierre-Edouard Stérin, qui chronomètre chacun de ses rendez-vous et apprécie qu’ils ne dépassent pas trente minutes, déteste faire perdre du temps aux gens. Aussi a-t-il prévenu en amont les curieux qui souhaitaient assister à son audition par une commission d’enquête parlementaire, mardi 20 mai : inutile de se déplacer, il ne viendra pas.

Le milliardaire proche de la droite et de l’extrême droite qui souhaite favoriser l’accession de son camp au pouvoir grâce à sa fortune personnelle était convoqué à 11 heures, une semaine après avoir refusé de se présenter devant la même commission d’enquête. Dans un communiqué transmis à 16 heures à quelques médias, il a fait savoir sa disponibilité pour un entretien en visioconférence ; une manière de répéter qu’il n’honorerait pas sa convocation à l’audition. Son nouveau refus pourrait lui valoir des poursuites pénales.

La commission d’enquête concernant l’organisation des élections souhaite depuis plusieurs mois interroger M. Stérin sur ses projets politiques et métapolitiques.

« Contraintes techniques et logistiques »

L’homme, résident fiscal belge, a déjà fait valoir plusieurs contraintes d’agenda pour repousser l’audition. Après s’être accordé avec la commission sur la datede mercredi 14 mai, il ne s’est pourtant pas présenté, arguant de menaces pour sa sécurité et suggérant un entretien en visioconférence.

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Les cultes à l’offensive contre la loi sur la fin de vie

L’archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort, à Paris, le 27 mars 2025. STÉPHANE DE SAKUTIN/AFP

A l’heure où le débat parlementaire sur la fin de vie entre dans le dur, avec l’adoption, samedi 17 mai, d’un amendement créant un « droit à l’aide à mourir », les responsables des principaux cultes français sont à l’offensive. Ces derniers jours les ont vus multiplier les prises de position sur un ton de plus en plus impatient.

Lire aussi | Débat sur l’aide à mourir : les responsables religieux de France alertent sur de « graves dérives » possibles

Principale arme utilisée pour se faire entendre : l’unité. Le 15 mai, la Conférence des responsables de culte en France a publié une tribune sur « les dangers d’une rupture anthropologique » – expression qu’utilise également le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau.

Le texte est signé par Antony Boussemart, coprésident de l’Union bouddhiste de France, Dimitrios Ploumis, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, Haïm Korsia, grand rabbin de France, le pasteur Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France, et Eric de Moulins-Beaufort, président sortant de la Conférence des évêques de France.

« Dévoiement de la médecine »

Ces représentants des cultes dénoncent une « régression éthique, sociale et médicale » et l’insuffisance des « garanties éthiques et procédurales » prévues. « La seule existence d’une telle option peut induire chez des patients une culpabilité toxique, celle d’être un fardeau », estiment les responsables religieux. Parmi leurs nombreux griefs, ils déplorent et un « dévoiement de la médecine » et la « terminologie » adoptée – l’aide à mourir – qui « masque la nature véritable de l’acte ».

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Affaire Le Scouarnec : pourquoi le chirurgien, condamné pour détention d’images pédopornographiques en 2005, n’a pas été « stoppé » par la justice

Cour criminelle du Morbihan, à Vannes, mars 2025. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE »

Elle parle d’un ton monocorde devant la cour criminelle du Morbihan, lundi 10 mars. Parfois, Alexandra, 47 ans, s’arrête pour contenir les trémolos qui lui brûlent la gorge lorsqu’elle décrit les violences infligées dans les années 1980 par son oncle, Joël Le Scouarnec, ce chirurgien accusé de viols et d’agressions sexuelles sur 299 victimes. A la barre, Alexandra tient à rappeler toutes les fois où le médecin aurait pu être « stoppé ».Comme plusieurs victimes et témoins avant elle, Alexandra évoque notamment « 2004 ».

En décembre de cette année-là, Joël Le Scouarnec a été interpellé pour importation et détention d’images pédopornographiques puis condamné, en 2005, à quatre mois de prison avec sursis. Comment Joël Le Scouarnec a-t-il réussi à passer « entre les gouttes », comme il l’a écrit dans ses carnets intimes ? « Beaucoup se sont laissé aveugler par le statut social de Joël Le Scouarnec. Son procès devant la cour criminelle doit permettre de donner à voir tous les dysfonctionnements institutionnels pour qu’ils ne se reproduisent plus aujourd’hui », insisteFrédéric Benoist, avocat de l’association La Voix de l’enfant.Il faut se replonger dans le dossier de « 2004 » pour comprendre pourquoi tant de parties civiles en parlent comme d’un « tournant raté » de l’affaire Le Scouarnec.

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Après un retour à la normale à l’aéroport de Paris-Orly, la « totalité du programme de vol » sera assurée dans les jours à venir

Un panneau d’information à l’aéroport de Paris-Orly, le 18 mai 2025. AURORE MESENGE / AFP

L’outil de contrôle aérien, qui a largement perturbé le trafic à l’aéroport de Paris-Orly depuis dimanche, a été réparé lundi, et le programme de vol devrait être assuré normalement à compter de mardi, a annoncé la direction générale de l’aviation civile (DGAC).

« L’ensemble des actions conduites par les équipes de la DGAC a permis un retour à un état technique normal dès maintenant [lundi soir] et d’assurer la totalité du programme de vol dans les jours à venir », précise un communiqué publié lundi soir. « Seuls quelques retards liés à la désorganisation du trafic pourraient encore être constatés », ajoute-t-il.

Dimanche, les contrôleurs aériens de Paris-Orly avaient dû basculer sur le système de secours, « conformément aux procédures », en raison de « difficultés observées sur l’outil de visualisation radar utilisé » par la tour de contrôle, selon la DGAC.

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De ce fait, l’organisme avait dû demander aux compagnies aériennes de réduire leurs programmes de vols de 40 % dimanche et de 15 % lundi. Dimanche, environ 130 vols ont ainsi été annulés, selon Aéroports de Paris (ADP).

« Ils nous ont fait débarquer »

Des milliers de passagers qui devaient décoller d’Orly ou y atterrir avaient vu leur vol annulé à la dernière minute, parfois même alors qu’ils étaient déjà installés dans l’avion.

« On était dans l’avion, tous assis et ceinturés, prêts à partir, quand ils nous ont fait débarquer et récupérer nos bagages… puis galérer », avait raconté à l’Agence France-Presse Azgal Abichou, chef d’entreprise de 63 ans.

Dans son communiqué lundi soir, la DGAC « remercie à nouveau les compagnies aériennes et Aéroports de Paris pour leur collaboration, et présente ses excuses aux voyageurs affectés par ces perturbations ».

L’aéroport de Paris-Orly, situé à 10 kilomètres au sud de Paris, a vu passer plus de 33 millions de passagers en 2024, moitié moins que l’aéroport Paris – Charles-de-Gaulle, situé lui à une vingtaine de kilomètres au nord, selon les chiffres d’ADP.

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Le Monde avec AFP

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Festival de Cannes 2025 : Denzel Washington reçoit une Palme d’or d’honneur surprise pour l’ensemble de sa carrière

Denzel Washington reçoit une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière avant la projection du film « Highest 2 Lowest » de Spike Lee, à Cannes, le 19 mai 2025. VALERY HACHE / VIA REUTERS

Le secret avait été bien gardé : juste avant la projection hors compétition de Highest 2 Lowest de Spike Lee, l’acteur Denzel Washington s’est vu remettre une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière par le réalisateur américain et les dirigeants du festival, Iris Knobloch et Thierry Frémaux.

Sur les marches, l’équipe du film avait auparavant assuré le spectacle avec Spike Lee en costume rayé, lunettes rondes et chapeau orange et bleu, et la star du rap A$AP Rocky, le mari de Rihanna à la ville – porteur d’un « grillz » (prothèse dentaire) doré.

Denzel Washington effectuait un voyage éclair à Cannes, entre deux représentations à Broadway, alors qu’il joue Othello à New York. Le directeur du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a remis la Palme d’or à M. Washington avant la projection du film lundi soir.
« C’est mon frère, juste ici », a déclaré le réalisateur du film, Spike Lee, qui a également remis le prix à Denzel Washington. « C’est une surprise totale pour moi », a répondu l’acteur.

Palme d’or surprise pour Tom Cruise en 2022

Le Festival remet généralement une ou deux Palmes d’honneur à chaque édition – en 2024, les lauréats étaient le Studio Ghibli et George Lucas. La semaine dernière, Robert De Niro a reçu une Palme lors de la soirée d’ouverture du Festival. La récompense de De Niro avait été annoncée à l’avance, mais les prix surprises ne sont pas rares : en 2022, Tom Cruise avait reçu une Palme d’or d’honneur surprise juste avant la projection de Top Gun : Maverick.

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Alors que les séances photos du Festival ont généralement lieu le lendemain de la première d’un film, Cannes en a organisé une pour Highest 2 Lowest plus tôt dans la journée de lundi, afin que Denzel Washington puisse y assister. L’acteur, qui posait avec Spike Lee et son partenaire A$AP Rocky, ne semblait pas affecté par le décalage horaire et devait rentrer à New York immédiatement après la projection.

Highest 2 Lowest , remake du film High and Low (1963) d’Akira Kurosawa, sortira en salle chez A24 le 22 août aux Etats-Unis, avant d’être diffusé en streaming sur Apple TV+ à partir du 5 septembre.

Lire le récit : Article réservé à nos abonnés Cannes 2025 : la cérémonie d’ouverture du 78ᵉ Festival marquée par les troubles du monde

Le Monde avec AP et AFP

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Au sommet Choose France, Emmanuel Macron se prononce pour la suppression de la directive européenne sur le devoir de vigilance

Emmanuel Macron, lors du sommet Choose France, à Versailles (Yvelines), le 19 mai 2025. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Le président Emmanuel Macron a souhaité, lundi 19 mai, la suppression pure et simple de la directive européenne sur le devoir de vigilance, tout comme le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, il y a une dizaine de jours.

« Nous sommes tout à fait d’accord avec le chancelier Merz et d’autres collègues pour aller bien plus vite » en matière de simplification, « et la CS3D [directive sur le devoir de vigilance] et quelques autres régulations ne doivent pas être simplement repoussées d’un an mais écartées », a-t-il déclaré lors d’un discours devant les participants du sommet Choose France.

Emmanuel Macron a observé que l’Europe avait accru « de nombreuses contraintes et régulations dans de nombreux secteurs, tout en ouvrant ses marchés à des entreprises », notamment chinoises, « pratiquant des standards moins élevés », tandis qu’au même moment les entreprises européennes subissaient « la politique agressive » mise en place par l’Inflation Reduction Act (IRA) de Joe Biden.

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Des règles en matière de respect de l’environnement et des droits humains

La Commission européenne a « commencé à réagir [en repoussant la directive de 2027 à 2028] mais à présent tout repose sur la vitesse et sur l’échelle de notre réaction », a lancé Emmanuel Macron. « Il faut aller vite et fort si nous voulons revenir dans la course », a-t-il assuré.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a appelé le 9 mai – lui aussi au nom de la lutte contre la bureaucratie – l’Union européenne à supprimer cette directive qui impose aux entreprises des règles en matière de respect de l’environnement et des droits humains dans toute leur chaîne de production. M. Merz avait considéré que le simple report de la directive n’était « pas une solution durable. En fin de compte, la solution doit être de la supprimer », avait-il assuré.

Les deux dirigeants donnent ainsi raison aux patronats des deux pays, qui réclamaient cette suppression plutôt qu’un simple report.

Les ONG dénoncent à l’inverse le détricotage de mesures environnementales adoptées pendant le précédent mandat de la Commission.

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Le Monde avec AFP

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Le Burundi face aux conséquences de son intervention dans l’est de la RDC

Un soldat burundais décharge son matériel à son arrivée à l’aéroport de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, le 5 mars 2023. ALEXIS HUGUET / AFP

Au Burundi, tout se passe comme si une personne et une seule était autorisée à parler de la guerre à laquelle participe un nombre – inconnu – de ses soldats déployés dans le cadre d’un accord de coopération militaire – secret – avec la République démocratique du Congo (RDC). De temps à autre, le président, Evariste Ndayishimiye, monte au front médiatique pour délivrer d’un ton martial la parole officielle sur ce conflit extérieur qui rejaillit sur le pays. « La crise congolaise a encore augmenté le niveau de surveillance de la population par ce régime de plus en plus dictatorial », s’inquiète un analyste burundais sous le couvert de l’anonymat.

Les critiques publiques se font rares, en effet. « Surtout dans la bouche des militaires », ajoute notre source au retour d’un voyage d’étude à Bujumbura. « Tout le monde sait pourtant que des soldats meurent au combat en RDC mais personne ne peut en parler. Certains, qui ont seulement évoqué la question dans des boucles WhatsApp privées, ont été arrêtés », affirme le chercheur. Les autorités doivent gérer les conséquences d’une intervention extérieure mal préparée.

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Covid-19 : L’Agence américaine du médicament approuve un vaccin avec du retard, mais sous strictes conditions

Dans les laboratoires de Novavax à Rockville, Maryland, aux Etats-Unis, le 20 mars 2020. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

L’Agence américaine du médicament (FDA) a approuvé, avec un retard inhabituel, l’autorisation complète d’un vaccin contre le Covid-19, a annoncé lundi 19 mai le laboratoire pharmaceutique qui le développe.

L’entreprise Novavax avait demandé à la FDA de finaliser l’approbation de son vaccin Nuvaxovid contre le Covid-19, déjà autorisé aux Etats-Unis grâce à une procédure d’autorisation d’urgence pour les personnes âgées de 12 ans et plus. Et l’agence fédérale s’était engagée à se prononcer sur le sujet avant le 1er avril 2025. Elle avait manqué cette échéance.

Le secteur médical et pharmaceutique s’inquiétait de ce retard, au moment où les autorités sanitaires sont soumises à une refonte drastique menée par l’administration Trump, et plus particulièrement par le ministre de la santé américain, Robert Kennedy Jr, vaccinosceptique.

Lire aussi (2024) | Article réservé à nos abonnés Complotiste, antivax, neveu de JFK… : qui est Robert F. Kennedy Jr, le ministre de la santé choisi par Donald Trump ?

Seulement deux catégories bien définies de la population concernées

Si l’agence fédérale a finalement approuvé le vaccin Nuvaxovid, elle a largement restreint son usage, ne l’approuvant cette fois que pour deux catégories bien définies de population.

« L’approbation d’aujourd’hui consolide l’accès des Américains âgés de 65 ans et plus, et de ceux âgés de 12 à 64 ans et souffrant d’une comorbidité les exposant à un risque élevé de forme grave du Covid-19, à un vaccin (…) sans ARNm », a toutefois salué John Jacobs, président de Novavax, dans un communiqué.

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Contrairement aux vaccins contre le Covid-19 à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna, celui de Novavax utilise une technologie plus classique, similaire à celle du vaccin contre la coqueluche.

Les nouvelles restrictions vis-à-vis de ce vaccin soulèvent par ailleurs des questions, quant à la politique vaccinale du nouveau ministre de la santé américain. Robert Kennedy Jr a diffusé à de multiples reprises de fausses informations sur les vaccins – notamment au sujet du vaccin contre la rougeole en pleine épidémie dans le pays – et a nommé plusieurs personnalités vaccinosceptiques à des postes-clés dans les agences sanitaires américaines.

Le Monde avec AFP

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En direct, guerre à Gaza : le Royaume-Uni convoque l’ambassadrice d’Israël en réponse à l’intensification de l’offensive

Polémique après que le chef de l’opposition démocrate Yaïr Golan a déclaré qu’« un pays sain (…) n’a pas pour passe-temps de tuer des bébés »

Dans un entretien accordé à la radio publique Kan, mardi matin, le chef de l’opposition démocrate israélien et chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne Yaïr Golan a vivement critiqué la guerre menée à Gaza par l’armée israélienne. « Israël est en train de devenir un Etat paria parmi les nations, une Afrique du Sud d’autrefois », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’« un pays sain d’esprit ne se bat pas contre des civils, ne tue pas des enfants comme passe-temps, et ne se donne pas pour objectif d’expulser des populations ».

La faute, selon lui, à « un gouvernement rempli de personnes vengeresses sans morale et compétence pour mener un pays en temps de crise. Cela met en péril notre existence ».

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a réagi en fustigeant des propos qui « qui encourage la défiance » et qui sont « l’écho des calomnies antisémites les plus méprisables contre les soldats de Tsahal [le nom donné par Israël à son armée] et l’Etat d’Israël ». Plusieurs ministres du gouvernement − l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël − ont appelé à l’ouverture d’une enquête pour appel à la haine.

Le ministre des affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré que « l’accusation de meurtre de Yaïr Golan contre l’Etat d’Israël et son armée ne sera[it] pas pardonnée », sur le réseau social X.De son côté, le ministre des communications, Shlomo Karhi, est allé plus loin en qualifiant le dirigeant de gauche de « terroriste », ajoutant que Yaïr Golan « sabote les efforts pour atteindre les objectifs de guerre, compromet la sécurité des soldats de Tsahal et porte atteinte à la démocratie israélienne », sur X.

La France « déterminée » à reconnaître un Etat de Palestine, réitère Jean-Noël Barrot

« On ne peut pas laisser aux enfants de [la bande de] Gaza en héritage la violence et la haine. Donc il faut que tout cela cesse et c’est pourquoi nous sommes déterminés à reconnaître l’Etat de Palestine », a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Inter, assurant « y travaille[r] activement ».

Cette reconnaissance pourrait être actée lors de la conférence internationale coprésidée par la France et l’Arabie saoudite pour relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite « à deux Etats », qui se tiendra du 17 au 20 juin.

Le chef de la diplomatie française a martelé que la situation à Gaza était « insoutenable parce que la violence aveugle, le blocage de l’aide humanitaire par le gouvernement israélien ont fait de Gaza un mouroir, pour ne pas dire un cimetière ». « C’est une violation absolue de toutes les règles du droit international », a-t-il dénoncé. Et de demander à Israël, une nouvelle fois, de laisser entrer une aide humanitaire « massive » et « sans aucune entrave ».

Quarante-quatre morts dans des bombardements israéliens au cours de la nuit, annonce la défense civile palestinienne

La défense civile de la bande de Gaza a fait état, ce matin, de la mort de quarante-quatre personnes dans de nouveaux bombardements israéliens, au cours de la nuit.

« Les équipes de la défense civile ont transféré [vers des hôpitaux] au moins quarante-quatre morts, en majorité des enfants et des femmes, ainsi que des dizaines de blessés, à la suite de nouveaux massacres commis par l’occupation (…) dans plusieurs zones de la bande de Gaza » depuis 1 heure du matin (minuit à Paris), a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours, auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

M. Bassal a déclaré que huit personnes avaient été tuées dans bombardement ayant visé une école servant de refuge à des déplacés à Gaza, douze autres étaient mortes dans un bombardement sur une habitation à Deir Al-Balah, quinze autres ont été tuées dans un bombardement sur une station-service à la limite du camp de réfugiés palestiniens de Nousseirat, et neuf morts sont mortes dans un bombardement sur une habitation dans le camp de réfugiés de Jabaliya.

Interrogée par l’AFP sur ces informations, l’armée israélienne n’a fourni aucun commentaire dans l’immédiat.

« Londres, Ottawa et Paris offrent une immense récompense » au Hamas, estime Benyamin Nétanyahou

Benyamin Nétanyahou a réagi à la condamnation de l’offensive militaire de son pays à Gaza par les dirigeants britannique, canadien et français.

« En demandant à Israël de mettre fin à une guerre défensive pour notre survie avant que les terroristes du Hamas à notre frontière ne soient détruits, et en exigeant un Etat palestinien, les dirigeants de Londres, Ottawa et Paris offrent une immense récompense pour l’attaque génocidaire contre Israël du 7-Octobre, tout en encourageant de nouvelles atrocités de ce genre », a déclaré le premier ministre israélien, dans un communiqué, faisant référence à l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël qui a déclenché la guerre à Gaza.

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En direct, guerre en Ukraine : l’UE adopte un 17ᵉ train de sanctions contre la Russie

Le Royaume-Uni annonce de nouvelles sanctions contre la Russie

Le Royaume-Uni a annoncé avoir décidé d’une nouvelle série de sanctions contre la Russie, visant notamment les secteurs de la défense, l’énergie et la finance, après une attaque record de drones lancée dans la nuit de samedi à dimanche sur de nombreuses régions en Ukraine.

« Les dernières frappes de Poutine montrent une fois de plus son visage belliqueux », a commenté le ministre des affaires étrangères britannique, David Lammy. « Nous l’exhortons à accepter immédiatement un cessez-le-feu total et inconditionnel, afin que des pourparlers puissent être engagés en vue d’une paix juste et durable », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les cent nouvelles sanctions britanniques visent notamment dix-huit navires de la « flotte fantôme », utilisée par la Russie pour exporter ses hydrocarbures en contournant les sanctions déjà existantes. Les sanctions ciblent aussi une série d’institutions financières russes, des individus accusés de « propager la désinformation russe », ainsi que les « chaînes d’approvisionnement des systèmes d’armes létales russes, notamment les missiles Iskander », a ajouté le Foreign Office.

Le Royaume-Uni précise, par ailleurs, travailler avec « ses partenaires à renforcer le plafond du prix du pétrole, afin de restreindre davantage les revenus issus du pétrole alimentant la machine de guerre » de Vladimir Poutine. Et assure que les sanctions occidentales « ont des graves conséquences sur l’économie russe ».

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