L’Euroligue de basket, en quête de stabilité et sous la menace d’une arrivée de la NBA en Europe, organise son Final Four à Abou Dhabi

Les représentants des quatre équipes du Final Four de l’Euroligue de basket-ball, lors d’une conférence de presse, à Abou Dhabi, le 22 mai 2025. LATO KLODIAN / EUROKINISSI / ICON SPORT

« Nous voulons tester un nouveau marché attractif. » Voilà la réponse qu’oppose Alex Ferrer Kristjansson, directeur du marketing et de la communication d’Euroleague Basketball, à la question « Pourquoi le Final Four de la compétition continentale se dispute-t-il à Abou Dhabi ? ». Jusqu’alors organisé dans des pays participant à cette ligue semi-privée, compétition reine en Europe, le dernier carré de l’édition 2024-2025 a été délocalisé aux Emirats arabes unis. Dans le pays du Golfe, l’AS Monaco Basket, qui affronte Olympiakos Le Pirée, vendredi 23 mai, tentera de décrocher son premier sacre.

Approuvée par la majorité des 13 clubs actionnaires d’Euroleague Commercial Assets (ECA) – dont fait partie l’Asvel de Tony Parker –, cette délocalisation rapporterait 50 millions d’euros à l’instance qui régit l’Euroligue, selon le site spécialisé Eurohoops. Sans compter les revenus complémentaires. « Toutes les places ont été vendues très vite. C’est un succès »,affirme Alex Ferrer Kristjansson, qui n’exclut pas d’ouvrir les frontières pour qu’il y ait plus de matchs, ni d’intégrer un club émirati en Eurocup, compétition sœur de l’Euroligue. « Ce n’est pas une mauvaise chose. L’ouverture peut bénéficier au produit Euroligue. Il faut seulement avoir un équilibre entre nos choix de localisation. »

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Comment la rose sculpte sa gracile corolle

Rose Manou Meilland dans le jardin des Plantes, au Mans, en juin 2024. MICHEL GILE / BIOSPHOTO

« Pour connaître la rose, quelqu’un emploie la géométrie et un autre emploie le papillon », notait Paul Claudel (L’Oiseau noir dans le soleil levant, 1927). Manière de dire qu’en botanique comme ailleurs, tout est question d’angle de vue. La perspective du géomètre – moins ailée mais plus carrée – est clairement celle qu’a choisie le laboratoire qui décrit, dans la revue Nature du 1er mai, la formation des pétales de ce joyau floral.

En ce mois de mai, les amoureux de la reine des fleurs pourront une nouvelle fois le constater : la rose, en sa belle jeunesse, arbore des pétales aux bords lisses et courbes. Mais à mesure que la fleur déploie les plis de sa robe pourprée (ou blanche, jaune, rouge…), ses pétales subissent une étonnante métamorphose. Ils prennent une forme polygonale aux pointes aiguës, les « cuspides », dont le nombre et la netteté augmentent à mesure que la rose mûrit.

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Guerre à Gaza : les Palestiniens subissent aujourd’hui « la période peut-être la plus cruelle » du conflit, selon le secrétaire général de l’ONU. Retrouvez les informations du 17 au 23 mai

A l’ONU, Paris et Riyad demandent des « actes » en faveur de la solution à deux Etats

La France et l’Arabie saoudite, qui présideront en juin une conférence internationale sur la question palestinienne, ont plaidé vendredi pour des « actes » concrets mettant en place un « plan » pour la solution à deux Etats, israélien et palestinien.

Dans le contexte de la guerre à Gaza et de l’« aggravation de la colonisation en Cisjordanie », il y a « urgence » à « remettre la recherche d’une solution politique au premier plan », a déclaré à l’ONU Anne-Claire Legendre, la conseillère du président français pour le Moyen-Orient, Emmanuel Macron, lors d’une réunion préparatoire à cette conférence prévue du 17 au 20 juin.

« La conférence de juin doit constituer une étape décisive, transformative, pour la mise en œuvre effective de cette solution à deux Etats. Il nous faut passer de la parole aux actes, et de la fin de la guerre à Gaza à la fin du conflit » israélo-palestinien, a-t-elle ajouté.

Pour construire un « cadre robuste et crédible pour le jour d’après », elle a insisté sur la nécessité de « désarmer et écarter le Hamas ».

Le résultat de cette conférence convoquée par l’Assemblée générale de l’ONU « doit être plus qu’une déclaration, ce doit être un plan pour l’action », a renchéri Manal Radwan, conseillère du ministre des affaires étrangères saoudien, insistant sur le fait que la paix dans la région « commence par la reconnaissance de la Palestine ».

L’idée de cette conférence est notamment d’enclencher de nouvelles reconnaissances de l’Etat de Palestine, aujourd’hui reconnu par près de 150 pays.

« La voie que nous voulons tracer est claire, c’est celle de la reconnaissance mutuelle », a insisté vendredi Anne-Claire Legendre.

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En direct, guerre en Ukraine : la troisième étape de l’échange de prisonniers négocié à Istanbul aura lieu dimanche, dit Volodymyr Zelensky. Retrouvez les informations du 17 au 23 mai

La Russie n’a toujours pas transmis le « mémorandum » promis par Vladimir Poutine, déplore le chef de la diplomatie ukrainienne

« Une semaine s’est écoulée depuis la rencontre d’Istanbul et la Russie n’a toujours pas envoyé son “mémorandum de paix” », déplore le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, sur X.

« Au lieu de cela, [son armée] lance des drones et des missiles meurtriers sur les civils. C’est la réponse de la Russie aux efforts de paix internationaux et la preuve évidente qu’une augmentation de la pression des sanctions imposées à Moscou est nécessaire pour accélérer le processus de paix », ajoute-t-il, évoquant les bombardements de la nuit dernière, qui ont notamment fait 15 blessés à Kiev.

Après son dernier entretien téléphonique avec son homologue américain, Donald Trump, le président russe, Vladimir Poutine, a fait savoir lundi que la Russie était prête « à travailler avec la partie ukrainienne à un mémorandum concernant un éventuel futur traité de paix » et qu’elle le proposerait.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a quant à lui annoncé vendredi que Moscou travaillait à un document exposant « les conditions d’un accord de règlement durable, global et à long terme », qui sera transmis à l’Ukraine lorsque l’échange de prisonniers commencé vendredi sera achevé.

Le premier volet de l’échange, au format « 1 000 pour 1 000 », a porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp. Les phases suivantes sont prévues samedi et dimanche.

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Anthony Berthou, nutritionniste : « Il s’agit surtout de rentrer en conscience avec notre alimentation, de manger et d’apprécier plutôt que de consommer »

Le nutritionniste Anthony Berthou, à Paris, le 6 mai 2025. JULIE BALAGUÉ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Mes parents étaient pisciculteurs dans le Limousin, avec un élevage de truites respectueux de l’environnement, imprégné des concepts d’agroécologie. Cela m’a beaucoup influencé. Grâce à leur démarche et à la campagne qui m’entourait, j’ai appris très tôt à respecter la nature, à apprécier les choses simples, brutes et pures. La recette de la terrine de truite est celle de ma mère, qu’elle préparait fréquemment. Elle contient majoritairement de ce poisson, et quelques herbes et épices. C’est un plat simple et sain, riche en oméga-3 et en protéines.

Très jeune, j’ai fait du sport à haut niveau. J’ai commencé par la natation. A 12 ans, je dévorais des ouvrages sur la nutrition sportive, en lien avec la performance. Je suis parti en sport-études à 15 ans, puis j’ai intégré l’équipe de France junior de triathlon. J’ai malheureusement dû renoncer à cette carrière à la suite de problèmes de santé liés à la maladie de Lyme, mais la nutrition est restée mon fil rouge, et elle a orienté mon choix d’études.

J’ai commencé par le diplôme d’Etat de diététicien-nutritionniste, complété par quatre ans de spécialisation en faculté de médecine et plusieurs diplômes universitaires. En parallèle, j’ai commencé à former les cadres techniques dans le monde du sport, à assurer le suivi nutritionnel des équipes olympiques, en triathlon, cyclisme, canoë-kayak, course à pied, ski alpin… Je me suis installé en cabinet, j’ai créé un algorithme de diagnostic nutritionnel, puis j’ai enseigné à l’Ecole polytechnique de Lausanne (Suisse), sur le sujet des enjeux mondiaux de l’alimentation d’ici à 2050…

Quelques préceptes très simples

Cela a été un virage à 180 ° pour moi : je suis passé d’une approche thérapeutique et individuelle, à une approche systémique et collective. A partir de là, j’ai intégré l’aspect écologique, toxicologique et éthique dans la nutrition, avec une approche évolutionniste. Je me suis lancé dans l’écriture d’un ouvrage scientifique, un Traité de la pleine santé par l’alimentation durable (éd. Dunod, 2023), pour tenter de remettre du sens dans la cacophonie d’informations liées à l’alimentation, à l’écologie et à la toxicologie de la manière la plus objective possible.

Il s’agit surtout de rentrer en conscience avec notre alimentation, de manger et d’apprécier plutôt que de consommer, avec quelques préceptes très simples : limiter les produits ultra-transformés et favoriser les aliments bruts, de saison, issus de filières courtes et sans intrants chimiques. Et le bon sens, c’est aussi moins cher…

Lire aussi | La terrine de truite : la recette d’Anthony Berthou

Quand on bascule vers les produits bruts, on peut réaliser jusqu’à 20 % d’économie par rapport à une alimentation à base d’aliments ultra-transformés. Cela implique d’être informé, accompagné, et de développer son esprit critique pour lutter contre les idées reçues. Notre alimentation n’est pas un simple carburant : le morceau de pomme que nous croquons va devenir un constituant de nos cellules. Nous sommes ce que nous décidons de manger : c’est un fabuleux levier pour prendre soin de soi.

« Traité de la pleine santé par l’alimentation durable », éd. dunod (2023).

Camille Labro

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Braquage de Kim Kardashian à Paris : les « papys braqueurs » condamnés à des peines allant jusqu’à huit ans de prison, dont trois ferme

Kim Kardashian quitte le tribunal de Paris, le 13 mai 2025. PIROSCHKA VAN DE WOUW / REUTERS

Un spectaculaire braquage de superstar américaine en pleine Fashion Week de Paris, et neuf ans après, le verdict. La cour d’assises de Paris a condamné, vendredi 23 mai, les « papys braqueurs » de Kim Kardashian à des peines allant jusqu’à huit ans de prison, dont trois ferme, pour le cerveau de l’opération, Aomar Aït Khedache, qui ne purgera cependant pas sa peine en prison.

La cour a décidé d’une confusion de peine avec une précédente condamnation à cinq ans de prison dans son cas, ce qui signifie qu’il ne retournera pas en détention, comme aucun autre des accusés, tous condamnés à des peines largement inférieures à celles réclamées mercredi par l’accusation. La cour a enfin acquitté deux hommes accusés d’être les « taupes » ayant fourni de précieuses informations sur l’agenda de la reine des influenceuses.

Kim Kardashian s’est dite « satisfaite » du verdict, a-t-elle fait savoir par la voix de ses avocats à l’Agence France-Presse. « Je suis profondément reconnaissante envers les autorités françaises d’avoir rendu justice dans cette affaire. Ce crime a été l’expérience la plus terrifiante de ma vie », a expliqué la reine des influenceuses dans une déclaration transmise par ses avocats, disant désormais vouloir « tourner la page ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Au procès du braquage de Kim Kardashian, les regrets de trois vieux voyous : « Quand vous connaissez les raccourcis, c’est difficile d’exercer des activités légales »

« Je demande pardon »

Un peu avant, la cour d’assises avait donné une dernière fois la parole aux « papys braqueurs ». Le « cerveau » présumé du braquage, 69 ans, sourd et quasi muet, a noté ses derniers mots sur son cahier, lus par son avocate : « Je demande pardon. Je n’arrive pas à trouver les mots. Je regrette beaucoup », a-t-il écrit, demandant ensuite « mille pardons » à son fils Harminy, qui avait conduit et récupéré son père et deux complices cette nuit du 2 au 3 octobre 2016.

Lecture d’avocat aussi pour Didier Dubreucq, 69 ans également, qui suivait une chimiothérapie en marge du procès pour un cancer mais a dû être hospitalisé : « Jamais au grand jamais je n’ai participé au vol de bijoux », a écrit « Yeux bleus », qui jure ne pas être le deuxième homme monté dans la chambre de Kim Kardashian pour la séquestrer et la dépouiller de 9 millions d’euros de bijoux.

Tour à tour, les autres accusés – ils sont dix en tout – se sont levés pour dire une fois encore leur « innocence », ou s’excuser : « J’ai de nouveau que des regrets à vous offrir, je suis désolé, j’assume ce que j’ai fait », déclare Yunice Abbas, 71 ans. Contre lui et trois autres braqueurs présumés, l’accusation avait requis mercredi dix ans de prison, demandant à la cour de ne pas se fier à leurs « rides rassurantes ».

« Ils ont monté un coup et ils ont réussi »

Au moment des faits, ce sont « des braqueurs chevronnés du grand banditisme » au casier judiciaire chargé, pas des « pieds nickelés ». « La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi », a martelé l’avocate générale, Anne-Dominique Merville.

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Entre mercredi après-midi et jeudi soir, les avocats de la défense se sont succédé à la barre. « A cet âge, une condamnation à de la prison ferme, c’est la perpétuité », a lancé Me Frank Berton. « Je vous demande d’être à la hauteur. Et il n’y a pas que moi qui vous le demande, Mme Kardashian vous le demande », a-t-il soutenu.

Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, la star a accepté les excuses de son client, Aomar Aït Khedache. « Je vous pardonne » même si « ça ne change rien au traumatisme », « je crois à la deuxième chance », lui a dit celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l’a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions de followers.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le moment Kim Kardashian, face à ses braqueurs au Palais de justice de Paris : « Je tiens à dire que je vous pardonne, mais cela n’efface pas le traumatisme »

Le Monde avec AFP

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Grève des taxis : des actions dans deux gares parisiennes, le gouvernement dit qu’il ne fera « pas machine arrière » sur la réforme contestée

Des taxis se rassemblent devant le stade de France, le 21 mai 2025. THOMAS SAMSON / AFP

Des dizaines de taxis ont bloqué vendredi 23 mai les prises en charge Gare de Lyon puis Gare du Nord, à Paris, à la veille d’une réunion avec le gouvernement pour régler le conflit sur la nouvelle tarification du transport de patients. Ils menacent d’ores et déjà de manifester de nouveau lundi.

Vendredi à midi, 1 530 taxis étaient mobilisés dans toute la France selon une source policière, dont 470 à Paris. Ailleurs, les plus fortes mobilisations ont eu lieu à Pau (250 taxis) et à Marseille (120 taxis).

L’intersyndicale des taxis a entamé lundi une mobilisation massive, avec pour centre le boulevard Raspail à Paris, près du quartier des ministères.

« Entre 100 et 150 millions d’économies » à réaliser

Les artisans protestent notamment contre la nouvelle tarification prévue par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), qui rembourse les transports de patients sur prescription, activité essentielle dans le chiffre d’affaires de certains taxis. Le nouveau système reposera sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs.

L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45 % depuis 2019). Mais ces trajets vers les hôpitaux ou les cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.

Les taxis ont depuis obtenu une réunion samedi à 17 heures au ministère des transports en présence du premier ministre François Bayrou. Ils demandent le retrait de la convention de la CNAM et la nomination d’un médiateur.

Mais le gouvernement a déjà assuré qu’il n’allait « pas faire machine arrière ». « Il s’agit de faire entre 100 et 150 millions d’économies sur 6,3 milliards. Donc c’est 2 % d’économies qui seront faites sur l’efficacité, pas sur le service aux malades », a déclaré vendredi la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, sur BFM-TV/RMC.

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« Il ne faut pas abîmer (…) l’accès aux soins pour les Français. Donc il faut travailler sur l’organisation des flux avec les taxis, s’assurer qu’on fait le maximum pour réduire les frais », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement veut un renforcement des contrôles des VTC

Dans une interview au Parisien, Thomas Fatôme, le directeur général de l’Assurance-maladie, a lui assuré que « la très grande majorité des taxis seront gagnants avec ce nouveau modèle, car il s’appuie sur une logique de transporter davantage de patients ». « On veut construire un modèle “vertueux” avec les taxis : économiquement pertinent pour eux et soutenable pour l’Assurance-maladie », a-t-il ajouté.

Les fédérations de taxis ont appelé à manifester de nouveau lundi « si les pouvoirs publics ne répondaient pas à leurs revendications par des actions concrètes ».

Autre sujet de conflit, la concurrence avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC) accusés de ne pas respecter la loi leur interdisant de faire de la maraude autour des gares et des aéroports. La directrice générale d’Uber France, Laureline Serieys, a dénoncé sur RMC la traque de chauffeurs VTC par une « milice » de taxis en Ile-de-France.

Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé à « l’apaisement ». « Depuis le début du conflit, nos équipes sur le terrain ont constaté que des chauffeurs VTC qui exercent légalement leur activité sont victimes de dégradation de leur bien et parfois voient leur intégrité physique mise en danger », a déploré le syndicat, dans une lettre au ministre des transports, Philippe Tabarot. Le syndicat a lui aussi demandé à être reçu.

La mobilisation « montre que le gouvernement a très largement sous-estimé l’impact humain, économique et social des pratiques déloyales organisées dans le secteur du VTC ainsi que de la nouvelle convention pour le transport de malades », a observé pour sa part l’intersyndicale des taxis dans une lettre adressée jeudi au premier ministre.

Mercredi, le ministère des transports a proposé un contrôle renforcé des VTC. Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, a renchéri vendredi, demandant aux forces de l’ordre d’augmenter ces contrôles, mettant en exergue dans un télégramme consulté par l’Agence France-Presse « les incidents récurrents » des derniers mois qui « démontrent la tension entre les taxis et les conducteurs de VTC ». En cause, selon lui, « des pratiques irrégulières de la part des VTC et la présence de faux professionnels sur la voie publique ».

Le Monde avec AFP

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Inde-Pakistan : quatre jours de guerre, deux versions des combats, et toujours aucun gagnant

Un officier de l’armée indienne donne une conférence de presse dans un lieu tenu secret, le long de la ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan, le 20 mai 2025. MUKHTAR KHAN / AP

Deux semaines après la fin de l’affrontement le plus violent entre l’Inde et le Pakistan depuis 1971, le bilan militaire de ces quatre jours de guerre, qui se sont achevés, le 10 mai, par un cessez-le-feu, reste entouré d’un épais mystère. La plupart des combats ont eu lieu dans des zones fermées à la presse étrangère. Mais l’affrontement se poursuit dans le champ médiatique. Et tandis qu’Islamabad et New Delhi continuent de se targuer d’avoir chacun atteint leurs objectifs, la divergence des récits annihile, à ce stade, tout gain diplomatique de part et d’autre.

Les Pakistanais sont les premiers à avoir su tirer parti de cette guerre à huis clos, en affirmant dès le premier jour qu’ils avaient réussi à défendre leur territoire et à abattre au moins cinq avions de chasse indien, dont des Rafale achetés à la France. Des pertes de surcroît infligées, selon Islamabad, au moyen d’un avion de fabrication chinoise de dernière génération : le Chengdu J-10. New Delhi n’a, lui, jamais confirmé ces pertes, mais ne les a pas non plus démenties. « Les pertes font partie du combat », a simplement concédé le général de l’armée de l’air indienne, AK Bharti, le 11 mai.

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Maternités : les médecins réfutent le lien entre hausse de la mortalité infantile en France et fermetures des petites structures

Kays, 4 mois, lors d’une visite pédiatrique à la petite maternité du centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond (Cher), le 19 mai 2025. FLORENCE BROCHOIRE POUR « LE MONDE »

Un « raccourci », un « contresens absolu », un « mensonge »Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, le 15 mai, la proposition de loi défendant un moratoirede trois ans sur les fermetures de maternités – fermetures accusées de contribuer à la hausse de la mortalité infantile – n’en finit pas de faire réagir, dans le monde médical. Le texte, porté par le député (Partitu di a Nazione Corsa, autonomiste) de Corse-du-Sud Paul-André Colombani, a rouvert le débat autour de l’existence des petites maternités, à l’heure où la France s’illustre par de mauvais résultats sur le terrain de la santé périnatale – le taux de mortalité infantile (entre 0 et 1 an) a atteint 4,1 ‰ en 2024, selon l’Insee, reléguant la France au 23e rang des 27 Etats de l’Union européenne.

Mais, dans les rangs des médecins, le lien ainsi dressé entre mortalité infantile et fermeture des petites maternités n’a pas lieu d’être, conteste-t-on dans les rangs de la Société française de médecine périnatale, ou encore dans ceux de néonatalogie et de pédiatrie. Même avertissement de la part du syndicat des gynécologues-obstétriciens.

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Nucléaire : les mises en garde de l’autorité chargée de contrôler le parc français

Des employés d’EDF travaillant à la centrale de Flamanville (Manche), le 25 avril 2024. LOU BENOIST / AFP

Le 19e rapport annuel sur le niveau de sûreté des installations nucléaires en fonctionnement en France, présenté jeudi 22 mai devant les députés et sénateurs de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, était le premier signé de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Cette structure est issue de l’absorption, le 1er janvier, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Comme les années précédentes, le rapport de 2024 fait état d’un bilan globalement « satisfaisant » pour le parc nucléaire français en activité. Principal événement marquant de l’année écoulée : la mise en service de l’EPR (réacteur pressurisé européen) de la centrale normande de Flamanville (Manche), le 57e réacteur français en fonctionnement, après douze ans de retard et de nombreux surcoûts. L’ASN a délivré son autorisation de mise en service le 7 mai 2024, pour le chargement du combustible. Une étape suivie de la première réaction nucléaire en chaîne, le 3 septembre, puis de la première connexion au réseau électrique français, le 21 décembre.

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