Ligue 1 : Strasbourg stoppe l’OL, Franck Haise réussit ses débuts d’entraîneur avec Rennes, Lille et Nantes se relancent

Le milieu de terrain belge de strasbourgeois Diego Moreira (numéro 7), célèbre le deuxième but de son équipe lors du match de Ligue 1 opposant le RC Strasbourg Alsace à l’OL, au Stade de la Meinau, à Strasbourg, le 22 février 2026. SEBASTIEN BOZON / AFP

L’Olympique lyonnais (OL) a chuté à Strasbourg (1-3), dimanche 22 février, pour la 23e journée de Ligue 1, stoppant sa folle série de victoires ; la première de Franck Haise en tant qu’entraîneur de Rennes a été pleinement réussie à Auxerre (3-0) ; Lille et Nantes ont rebondi.

Si l’OL avait remporté ce choc de la 23e journée contre les Alsaciens, le club aurait égalé son record de quatorze victoires successives, tenu par l’entraîneur Gérard Houllier (2005-2007). Strasbourg a stoppé la folle série des Lyonnais en dominant logiquement son adversaire (3-1), troisième et qui reste à sept points de Lens. « Oui ça me peine mais il ne faut pas dramatiser », a relativisé l’entraîneur Pablo Fonceca à Ligue1 +.

« C’est dommage. On savait qu’on avait un gros coup à faire ce soir si on gagnait. Mais on ne peut pas se permettre de jouer comme ça si on veut gagner des matchs, surtout ici », a concédé le Lyonnais Corentin Tolisso au micro de Ligue1 +.

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Après la réduction du score par le capitaine Corentin Tolisso à l’heure de jeu (2-1, 59e), les Lyonnais – qui n’ont pas proposé grand-chose et ont beaucoup subi – ont concédé en fin de match un pénalty transformé par Joaquin Panichelli (3-1, 84e). Grâce à un jeu enthousiasmant, les Alsaciens se sont rapprochés du wagon européen (7e, 34 points), alors qu’ils n’avaient pris qu’un point sur les trois derniers matchs.

La première de Franck Haise en tant qu’entraîneur sur le banc du Stade rennais a été idéale au stade l’Abbé-Deschamps, à Auxerre, avec une victoire franche (3-0) et trois très beaux buts dont deux en trois minutes.

Un dimanche de rebond pour Lille et Nantes

Dans la foulée d’un but d’Auxerre refusé pour hors-jeu (17e), les Rennais ont réagi, accéléré et scoré deux fois en trois minutes (20e, 22e) grâce à une frappe puissante sous la barre de d’Esteban Lepaul, deuxième meilleur buteur de Ligue 1, et un joli doublé de Mahdi Camara (20e, 45e). Grâce à ce succès, Rennes (5e) revient à trois points de l’Olympique de Marseille, le 4e qui a perdu vendredi soir à Brest (0-2), place synonyme de barrages de Ligue des champions. Et c’est le cas aussi des Lillois, qui sont à trois points des Marseillais grâce à leur courte victoire (1-0) à Angers, dimanche après-midi. Avec cette défaite contre Rennes, la situation de l’AJ Auxerre se complique, à six points du Paris FC mais désormais à hauteur de Nantes, relégable.

En grande difficulté, Lille, grâce à un pénalty transformé par Olivier Giroud, a enfin rebondi en championnat dans un match qui s’est joué à Angers à huis clos à cause des inondations. Il aura donc fallu attendre la fin du mois de février pour voir le LOSC gagner en Ligue 1 en 2026. Ce premier succès va donner un peu d’air à Bruno Genesio, qui a reçu le soutien de sa direction mais qui se trouve dans une situation critique. Malgré cette défaite, Angers reste assez loin de la zone de relégation, 12e avec 29 points.

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Juste au-dessus, Le Havre (13e, 26 points) s’est incliné (0-2) à Nantes contre le cours du jeu, avant de recevoir le week-end prochain le nouveau leader parisien. Les Canaris, qui se sont imposés sans la manière, ont enfin stoppé leur série noire et ont enregistré une victoire importante dans la course au maintien. Ils restent 17e, mais sont à égalité de points avec Auxerre. C’est seulement le deuxième succès de Nantes à la Beaujoire cette saison.

Malgré deux buts d’avance, l’OGC Nice de Claude Puel a été accroché par Lorient (3-3) sur le fil. Les Bretons, qui n’ont jamais perdu espoir, dimanche après-midi, sont 9e, après le match de dimanche soir entre Strasbourg et l’OL.

Le Monde avec AFP

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Bafta 2026 : « Une bataille après l’autre » triomphe avec six récompenses, cimentant son statut de favori aux Oscars

Le réalisateur Paul Thomas Anderson, le monteur Andy Jurgensen, la productrice Sara Murphy, Cassandra Kulukundis, le directeur de la photographie Michael Bauman et les acteurs Leonardo DiCaprio, Benicio Del Toro, Teyana Taylor, Chase Infiniti posent avec les prix du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario adapté et de la meilleure photographie pour « Une bataille après l’autre » lors de la cérémonie des Bafta 2026, à Londres, le 22 février 2026. SUZANNE PLUNKETT / REUTERS

La fresque politique Une bataille après l’autre du cinéaste américain Paul Thomas Anderson est sortie, dimanche 22 février, grande gagnante des Bafta, les récompenses britanniques du cinéma, avec six prix dont meilleur film et meilleur réalisateur.

Le triomphe de cette tragicomédie sur la traque d’ex-révolutionnaires par des suprémacistes blancs, qui était nommée 14 fois, cimente son statut de favori aux Oscars, qui auront lieu le 15 mars à Los Angeles.

Interrogé lors d’une conférence de presse après sa victoire, Paul Thomas Anderson, dont le film fait écho aux récentes actions de la police fédérale de l’immigration (ICE) aux Etats-Unis, a souligné le besoin de « mener la révolution, sans violence si possible », et appelé les spectateurs à « garder espoir ».

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Les Bafta, souvent critiqués pour ne pas assez mettre en valeur les talents britanniques, ont aussi créé la surprise en distinguant l’interprète de 33 ans Robert Aramayo comme meilleur acteur pour son rôle dans I Swear. Peu connu du public, il incarne un jeune homme atteint du syndrome de Tourette dans cette comédie dramatique et sociale, inspirée de l’histoire de l’Ecossais John Davidson – qui était présent et a explosé de joie à l’annonce de sa victoire.

Robert Aramayo a battu le Franco-américain Timothée Chalamet, pressenti pour ce trophée pour son rôle de joueur de ping-pong à l’ambition insatiable dans Marty Supreme, et Leonardo DiCaprio, tête d’affiche d’Une bataille après l’autre. « Je n’arrive pas y croire ! » a affirmé Robert Aramayo, ému, aux journalistes après sa victoire, se disant « heureux d’avoir braqué les projecteurs [sur un syndrome] encore très mal compris ».

Trois récompenses pour « Sinners »

La soirée des Bafta est l’une des plus glamour du calendrier londonien, et Leonardo DiCaprio, Jessie Buckley, Emma Stone, Timothée Chalamet ou Paul Mescal ont foulé le tapis rouge du centre culturel Southbank, sur les rives de la Tamise.

Le prince William et la princesse Kate ont également répondu présents, après une semaine difficile pour la famille royale marquée par l’arrestation d’Andrew, le frère du roi Charles III, dans l’affaire Epstein. Il s’agissait de la première sortie officielle du prince depuis lors. Il a confié à des organisateurs de la soirée ne pas avoir vu le drame shakespearien Hamnet, qui concourrait dans 11 catégories : « Je dois être dans un état assez calme, ce qui n’est pas le cas pour le moment. »

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Ce drame-fiction de Chloé Zhao, qui explore le deuil du couple Shakespeare après la mort de leur fils, est reparti avec seulement deux récompenses : meilleur film britannique et meilleure actrice pour l’Irlandaise Jessie Buckley. Cette actrice de 36 ans est la grande gagnante de la saison des prix et ultra-favorite aux Oscars.

A la croisée des genres entre horreur, film sur le blues et drame d’époque, Sinners de l’Américain Ryan Coogler (Black Panther), qui a remporté un record de 16 nominations aux Oscars, repart lui avec trois récompenses.

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« Valeur sentimentale », meilleur film non anglophone

L’actrice britannico-nigériane Wunmi Mosaku a remporté le prix de la meilleure actrice dans un second rôle pour ce film d’époque teinté de fantastique dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930. « J’ai retrouvé une partie de moi-même en Annie, une partie de mes espoirs, de mon pouvoir ancestral et de mes liens, des aspects que je croyais avoir perdus (…) en tant qu’immigrante cherchant à m’intégrer », a déclaré l’interprète de 39 ans.

Depuis 2022, aucun acteur ou actrice britannique n’avait été sacré aux Bafta qui, depuis une réforme de leur académie datant de 2020, font élire ses gagnants par des votants au profil plus international. Un changement qui s’est ressenti sur le palmarès, là où des cérémonies comme les César en France ou les Goya en Espagne valorisent davantage leur cinéma national.

Valeur sentimentale, film du Dano-Norvégien Joachim Trier sur la relation douloureuse d’un père cinéaste avec ses filles, a remporté le prix du meilleur film non anglophone. « C’est la première fois qu’un Norvégien gagne un Bafta, s’est-il réjoui sur scène. Nous sommes généralement meilleurs en ski ! »

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Le plus célèbre des ours, Paddington, a lui aussi fait une apparition pour remettre la récompense pour le meilleur film pour les enfants et la famille, décrochée par l’Indien Boong.

Le Monde avec AFP

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« Pour la monarchie britannique, l’enjeu des dossiers Epstein dépasse de loin le cas individuel d’un prince compromis »

L’arrestation de l’ancien prince Andrew, le 19 février, pour suspicion de faute grave dans l’exercice d’une charge publique vient nous rappeler que si, en France, les dossiers Epstein resurgissent, leurs effets sur la monarchie britannique relèvent d’une temporalité plus longue et plus corrosive. L’affaire en cours concernant l’ancien prince Andrew n’est pas une crise ponctuelle, mais un processus d’érosion institutionnelle fait de révélations successives, de dénis et de tentatives d’endiguement qui, depuis plus d’une décennie, fragilise la légitimité symbolique de la couronne.

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Un jalon décisif intervient en 2010,lorsque Andrew – frère cadet du roi Charles III – est photographié à Central Park aux côtés de Jeffrey Epstein, alors déjà condamné pour des infractions sexuelles. Peu après, Virginia Giuffre affirme avoir été victime de trafic sexuel organisé par Epstein et Ghislaine Maxwell, et met en cause le duc d’York pour des faits survenus alors qu’elle était mineure. Son récit, contesté et disqualifié pendant des années dans l’espace public, n’en a pas moins alimenté une procédure civile aux Etats-Unis, plaçant durablement la monarchie dans une posture défensive.

Le cas Andrew ne se réduit pas à une vie privée scandaleuse. Il engage la question de l’Etat. Ancien officier de marine ayant servi pendant la guerre des Malouines [en 1982], Andrew occupe de 2001 à 2011 une fonction officielle créée pour lui, celle de représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce international et l’investissement. Rattachée au gouvernement, cette mission de représentation économique lui ouvre des réseaux politiques et financiers sensibles, et installe une zone grise entre représentation publique, relations privées et capital symbolique dynastique. Cette zone d’ombre semble avoir servi financièrement l’ancien prince ainsi que les intérêts prédateurs d’Epstein dans son amitié avec Andrew.

Fragilisation structurelle

Une interview accordée à la BBC en novembre 2019 marque un tournant. Le prince tente de justifier son amitié avec Epstein dans un registre perçu comme déconnecté de la réalité des victimes. L’opinion publique britannique réagit vivement ; Andrew est contraint de se retirer de la vie officielle. Mais la mise à l’écart ne met pas fin aux questions de fond : celles de la protection, de la responsabilité et de la capacité de la monarchie à se soumettre aux standards contemporains d’exemplarité.

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Vidéo. VIDEO – Comment négocie Vladimir Poutine ?

Quatre ans après l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022, et malgré plusieurs sessions de pourparlers, aucune issue n’a été trouvée au conflit. De nouvelles négociations menées les 17 et 18 février à Genève, entre responsables russes, ukrainiens et américains, sont restées infructueuses. Mais ces négociations ont-elles vraiment une chance d’aboutir ? La Russie assure vouloir « conclure un accord », mais multiplie les frappes massives sur des sites énergétiques ukrainiens, provoquant des coupures d’électricité, d’eau et de chauffage en plein hiver. Pour les Européens, Vladimir Poutine n’aurait, en réalité, aucune intention de mettre fin à la guerre, et les discussions lui serviraient surtout à gagner du temps.

Le Monde a rencontré des acteurs de premier plan ayant côtoyé Vladimir Poutine ou négocié directement avec lui. L’ancien président François Hollande était en présence du président russe à Minsk, en 2015, pour négocier un traité de cessez-le-feu en Ukraine. Il décrit un homme qui cherche à « faire peur d’abord, pour négocier ensuite », testant ses interlocuteurs et capable de mentir de façon « sidérante ».

Parmi nos sources :

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En Corée du Nord, le rôle de la fille de Kim Jong-un en question

Sur cette photo, diffusée par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un (au centre), et sa fille Ju-ae (à droite), à Pyongyang, le 15 février 2026. KCNA VIA KNS VIA AFP

De nouveaux immeubles ont fleuri à Pyongyang. Présentés lundi 16 février par l’agence officielle KCNA comme un « ensemble monumental reflétant la ferme volonté du peuple de perpétuer à jamais les exploits étincelants des héros », les logements doivent accueillir les familles des soldats nord-coréens morts au combat en Russie. Le site, aménagé sur la rive sud de la rivière Taedong, qui traverse la capitale nord-coréenne, a été inauguré en musique, sous le soleil, en présence du dirigeant, Kim Jong-un, et de sa fille, Kim Ju-ae, tous deux vêtus de cuir noir.

La présence de l’adolescente au visage poupin n’a rien de surprenant. Les immeubles bordent la « rue de l’étoile nouvelle » (Saebyeol-gil). La « nouvelle étoile » est l’un des surnoms de Kim Ju-ae, très présente auprès de son père, au point que certains la considèrent déjà comme la potentielle héritière de la « lignée du mont Paektu », du nom du volcan mythique coréen d’où serait issue la dynastie Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis 1945. Le 12 février, le Service national de renseignements (NIS) sud-coréen spéculait sur la possibilité qu’elle en soit à « l’étape de désignation, en interne, comme héritière » du dirigeant actuel. La question pourrait être abordée lors du 9e Congrès du Parti du travail, prévu fin février.

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« Les garçons sont plus misogynes qu’ils ne l’étaient. Les premières à en pâtir, ce sont leur mère et leurs sœurs »

Un message dénonce des violences sexistes à l’université Bordeaux-Montaigne, à Pessac (Gironde), le 15 novembre 2023. PHILIPPE LOPEZ/AFP

Des garçons de plus en plus masculinistes. C’est l’une des conclusions du dernier rapport du Haut Conseil à l’égalité, publié en janvier, qui constate par ailleurs une progression alarmante du sexisme, « hostile » ou « paternaliste », dans toutes les couches de la société. On y apprend que 23 % des hommes de 15 ans à 24 ans et 31 % des 25-34 ans considèrent qu’il est désavantageux d’être un homme. L’écart de genre, à ces âges, n’a par ailleurs jamais été aussi prononcé sur le sujet.

Quels sont les impacts, dans les familles et les écoles, de cette montée de la misogynie chez les garçons ? Les réponses du chercheur franco-canadien Francis Dupuis-Déri, politiste à l’université du Québec, à Montréal, et auteur de La Crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace (Editions du remue-ménage/Points, 2018).

Des tensions nouvelles sont-elles en train d’apparaître au sein des familles à cause du masculinisme ?

Il y a un double effet. D’abord, toutes les études récentes montrent que les garçons sont plus misogynes qu’ils ne l’étaient il y a quelques années. Les premières à en pâtir, ce sont leur mère et leurs sœurs, auxquelles ils mènent la vie dure. On s’inquiète beaucoup pour ces garçons et pas assez pour les femmes qui les entourent. Elles sont pourtant en première ligne.

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Crues : cinq départements en vigilance rouge, le gouvernement étudiera mardi les premiers dossiers des communes à indemniser

Axes routiers : des difficultés de circulation sur l’A9, A61 et l’A62, prévient le ministre des transports, qui appelle « à la plus grand vigilance »

L’arrivée de la tempête Pedro et des intempéries qui l’accompagnent, jeudi, crée des difficultés de circulation, en particulier sur l’A9, l’A61 et l’A62, a annoncé jeudi le ministre des transports, Philippe Tabarot,sur TF1.

« La tempête Pedro arrive après la tempête Nils, qui a déjà fait beaucoup de dégâts avec beaucoup de crues, et ce deuxième épisode qui arrive très proche du premier va probablement avoir des conséquences dans la vie des habitants de l’ouest de notre pays », a averti M. Tabarot.

Il évoque « encore des difficultés » de circulation, « sur l’A9 très probablement », qui relie Orange à Perpignan, « l’A61 (Toulouse-Narbonne), et l’A62 (Toulouse-Bordeaux) ». « Je rappelle à cette occasion qu’il est très dangereux de prendre son véhicule quand il y a, ne serait-ce que quelques centimètres d’eau, il faut vraiment appeler nos concitoyens à la plus grande vigilance, à suivre les informations qui sont données par les préfectures », a-t-il ajouté.

Sans faire de lien avec les conditions météorologiques et les intempéries, Bison futé a, par ailleurs, averti mercredi que ce week-end allait être particulièrement chargé sur les routes de France, étant donné qu’il marque le début de la première semaine des vacances scolaires pour la zone C, de la seconde semaine pour la zone B, et de la fin des congés pour la zone A.

Ce week-end est aussi le début des vacances pour la zone nord des Pays-Bas et pour le Luxembourg. L’organisme a averti qu’il attendait une « circulation particulièrement dense en Bourgogne, dans l’Est et en région Auvergne-Rhône-Alpes », avec des difficultés dès vendredi dans le sens des départs, en Ile-de-France notamment.

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Le député RN Emmanuel Taché condamné à verser près de 135 000 euros à son ex-salarié

Le député (Rassemblement national, Bouches-du-Rhône) Emmanuel Taché, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2023. BERTRAND GUAY/AFP

Une ardoise, toutes condamnations confondues, de 134 859 euros. C’est la somme à laquelle le conseil des prud’hommes de Marseille a condamné, jeudi 19 février, le député Rassemblement national (RN) de la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône Emmanuel Taché. Un total à verser à son assistant parlementaire, Nicolas Tellier, qui, comme l’avait révélé Mediapart en février 2025, l’a attaqué devant la justice pour contester son licenciement et demander des indemnités liées au non-respect de son contrat de travail.

Embauché à temps partiel le 5 août 2022 par M. Taché, qui venait d’être élu député dans une des plus vastes circonscriptions de l’Hexagone, M. Tellier a été licencié le 9 juin 2024, au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale. Pendant près de deux ans, ce militant du RN, très connu dans le département – il est le cousin du député RN de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille – a fait les allers-retours entre Arles et Marseille pour répondre aux sollicitations du parlementaire et faire fonction de chauffeur et d’accompagnateur.

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Le rappeur Naps condamné à sept ans de prison pour viol : il croit qu’« une jeune femme ne peut que consentir à un rapport sexuel avec lui »

Le rappeur Nabil Boukhobza, alias Naps, au Palais de justice de Paris, le 16 février 2026. THOMAS SAMSON/AFP

Le rappeur Naps dormira en prison jeudi 19 février. L’artiste marseillais a été condamné à sept ans de réclusion pour viol par la cour criminelle de Paris. Cette peine a été assortie d’un mandat de dépôt en raison d’un « risque de fuite à l’étranger » souligné par les juges. Resté sans réaction manifeste au prononcé de la décision, il a longuement étreint son épouse avant d’être conduit hors du tribunal par la police. Ses avocats ont demandé qu’il soit incarcéré au quartier des personnes vulnérables de la prison de la Santé, à Paris.

Célèbre pour le tube La Kiffance, le rappeur, de son vrai nom Nabil Boukhobza, 40 ans, était accusé par une femme, Fanny (les prénoms ont été modifiés), de l’avoir violée à Paris au petit matin du 1er octobre 2021. Cette nuit-là, ils s’étaient rencontrés dans une boîte de nuit de la capitale et avaient décidé de poursuivre la soirée dans la chambre d’hôtel de l’artiste, où Fanny s’était rendue avec deux amies, Céline et Léa.

Dans une ambiance confuse du fait de la fatigue, de l’alcool et de l’inhalation de protoxyde d’azote, et sous les yeux de ses amies plus ou moins endormies selon les moments, Fanny s’était vu imposer une pénétration pendant son sommeil par le rappeur. Lui assurait qu’elle était éveillée et consentante. A l’énoncé du verdict, Fanny, 24 ans, a fondu en larmes dans les bras de son avocat, Jean-Baptiste Boué-Diacquenod.

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Affaire Epstein : l’ex-prince Andrew relâché par la police, après neuf heures de garde à vue

Andrew Mountbatten Windsor, frère cadet du roi Charles III, anciennement connu sous le nom de prince Andrew, quitte le commissariat d’Aylsham à bord d’un véhicule, au Royaume-Uni, le 19 février 2026. PHIL NOBLE / REUTERS

Andrew Mountbatten Windsor, frère du roi Charles III et prince déchu, a été relâché, jeudi 19 février vers 20 h 20 (heure de Paris), après neuf heures de garde à vue, en attendant les suites de l’enquête, selon la police britannique. Il avait été arrêté le même jour, jeudi, pour des soupçons de « faute professionnelle dans l’exercice de fonctions publiques » et placé en garde à vue.

La BBC a diffusé peu avant 20 h 30 un cliché du prince à l’arrière d’une voiture, hagard et le regard fixe, quittant le poste de police où il avait été interrogé. Dans la foulée, la police de Windsor, où se situe la résidence Royal Lodge où Andrew habitait jusqu’à en être récemment chassé par le roi, a confirmé dans un communiqué avoir relâché le sexagénaire.

La police n’a pas nommé Andrew Mountbatten Windsor, comme c’est l’usage au Royaume-Uni, mais avait précisé plus tôt que l’homme arrêté était soupçonné de « manquement à ses obligations dans l’exercice d’une fonction officielle ».

La police a aussi fait savoir jeudi soir que les perquisitions lancées dans la matinée dans deux résidences liées à Andrew Mountbatten Windsor étaient terminée pour l’une, en cours pour l’autre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire Epstein : au Royaume-Uni, la police se penche sur le cas d’Andrew Mountbatten Windsor

Début février, la police de Windsor avait dit « évaluer » des allégations selon lesquelles Andrew Mountbatten Windsor avait transmis des informations potentiellement confidentielles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein, notamment des rapports de voyages en Asie effectués lorsque M. Mountbatten Windsor était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce, de 2001 à 2011.

L’arrestation de M. Mountbatten Windsor est du jamais-vu dans l’histoire moderne de la monarchie britannique. Le roi Charles III a réagi à la mi-journée en exprimant « une profonde inquiétude », mais aussi sa volonté de « laisser la justice suivre son cours ».

Donald Trump a pour sa part jugé « très triste » jeudi l’arrestation de l’ex-prince. « Je pense que c’est une honte. Je pense que c’est très triste. Je pense que c’est tellement mauvais pour la famille royale. C’est très, très triste », a confié le président américain pendant un échange avec la presse à bord de son avion, en assurant que, en ce qui le concerne, il avait été « totalement » blanchi.

« Il n’a jamais été un prince »

Selon un courriel daté du 24 décembre 2010 et adressé à Jeffrey Epstein, issu des dossiers publiés par le ministère de la justice américain, M. Mountbatten Windsor a transmis « un rapport confidentiel » sur les possibilités d’investissements internationaux dans la province du Helmand, en Afghanistan.

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Ces documents sont venus ajouter aux soupçons qui planaient déjà sur M. Mountbatten Windsor à la suite des accusations d’agressions sexuelles de Virginia Giuffre, principale témoin à charge du dossier Epstein, qui s’est suicidée en 2025. En 2022, une action en justice intentée par Mme Giuffre contre M. Mountbatten Windsor s’était soldée par un accord à l’amiable de plusieurs millions de livres.

« Il n’a jamais été un prince », ont réagi les frères et sœurs de Virginia Giuffre dans un communiqué transmis à CBS News. « Enfin, aujourd’hui, nos cœurs brisés ont été soulagés par la nouvelle que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Pour la monarchie britannique, l’enjeu des dossiers Epstein dépasse de loin le cas individuel d’un prince compromis »

Le Monde avec AFP

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