En direct, guerre en Ukraine : les Etats-Unis sont prêts à discuter des demandes de la Russie concernant les garanties de non-expansion de l’OTAN, selon Keith Kellogg

L’espoir de négociations entre la Russie et l’Ukraine est « à peine » vivant, s’inquiète l’ONU

Après « un espoir prudent de progrès diplomatiques », « au lieu d’avancées vers la paix, nous avons vu une poussée brutale d’attaques russes à grande échelle à travers le pays », a déclaré devant le Conseil de sécurité la sous-secrétaire générale de l’ONU pour les affaires politiques, Rosemary DiCarlo.

Elle a notamment fait référence à l’attaque subie par l’Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi, ayant impliqué un nombre record de 355 drones, après un week-end de frappes massives.

« Ces vagues d’attaques massives du week-end montrent à quel point cette guerre peut atteindre de nouveaux niveaux de destruction. Et une nouvelle escalade aggraverait non seulement le bilan dévastateur pour les civils, mais mettrait aussi en danger les efforts difficiles de paix », a mis en garde la responsable onusienne.

« L’espoir que les parties soient capables de s’asseoir et de négocier est encore vivant, mais à peine », a-t-elle estimé, évoquant la « frustration » après l’excitation entraînée par les perspectives d’une solution.

« Des efforts sérieux, démontrables et de bonne foi sont nécessaires, maintenant, pour retourner sur un chemin pouvant mener à une paix juste », respectant l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a insisté Mme DiCarlo, réclamant comme preuve initiale un cessez-le-feu immédiat et sans conditions, avant un processus de paix qui « prendra du temps ».

Le représentant américain a semblé faire écho à la frustration évoquée par Mme DiCarlo, soulignant que prolonger la guerre ne serait dans l’intérêt de personne, « y compris de la Russie ».

« Si la Russie prend la mauvaise décision et continue cette guerre catastrophique, les Etats-Unis devront envisager de se retirer des efforts de négociations pour mettre un terme au conflit », a déclaré John Kelley, ambassadeur adjoint par intérim, prévenant que « des sanctions supplémentaires sont toujours sur la table ».

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Friedrich Merz veut inciter les Allemands à travailler plus pour renouer avec la prospérité

Sur une ligne de production de l’usine Volkswagen de Dresde (Allemagne), le 14 mai 2025. MATTHIAS SCHRADER/AP

C’est l’un des leitmotivs préférés des milieux libéraux et conservateurs outre-Rhin : la cause du déclin économique du pays serait le désamour des Allemands pour le travail.

Friedrich Merz, le nouveau chancelier, a mis le sujet en tête de ses priorités pour la relance de l’économie, en stagnation depuis cinq ans. « Nous devons, dans ce pays, travailler de nouveau davantage et surtout plus efficacement. Ce n’est pas avec la semaine de quatre jours et le “work-life balance” [l’équilibre vie privée-vie professionnelle] que nous pourrons maintenir notre prospérité ! », a-t-il asséné lors de la journée de l’économie de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), à la mi-mai, suscitant les protestations des syndicats.

Depuis, le pays entier s’interroge sur sa supposée fainéantise, hanté par un graphique de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui tourne en boucle, classant les Allemands en queue des 34 pays membres de l’organisation, avec 1 343 heures de travail par an et par personne, contre 1 500 en France, 1 803 en Pologne et 1 897 en Grèce.

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« Les soutiens de Donald Trump en Europe centrale et dans les Balkans restent sur leur faim »

Depuis quatre mois, le spectre de Trump 2.0 plane sur l’Europe. De nombreux dirigeants, échaudés par le premier mandat de Donald Trump, étaient pessimistes quant à son retour à la Maison Blanche et aux conséquences que cela aurait pour les institutions multilatérales, telles que l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et pour le sort de l’Ukraine.

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Un certain nombre d’entre eux, en particulier en Europe centrale et dans les Balkans, se sont toutefois montrés plus optimistes. Viktor Orban (Hongrie), Aleksandar Vucic (Serbie) et Milorad Dodik (République serbe de Bosnie) semblaient avantagés par leurs relations et leurs affinités idéologiques avec le nouveau président. Ils ont prédit un âge d’or des relations bilatérales et ont ouvertement abordé la façon dont une Maison Blanche dirigée par Trump contribuerait à rendre sa grandeur à leurs pays.

La question des obstacles potentiels a été peu évoquée. Orban, Vucic, Dodik et d’autres ont supposé, malgré les promesses de campagne répétées de Trump concernant les droits de douane et le commerce, que leurs pays seraient exemptés ou bénéficieraient d’un traitement de faveur en raison de leur soutien. Ils se retrouvent pourtant victimes d’une nouvelle approche commerciale et impériale de la part de Washington, dans laquelle les grands pays influents sont pris au sérieux, tandis que les autres sont quantité négligeable.

Aucune clémence

Le 2 avril, le « jour de la libération » n’a témoigné d’aucune clémence pour les alliés de Trump. La Serbie s’est vu imposer des droits de douane de 37 % sur ses exportations, le plus élevé de la région ; la Bosnie-Herzégovine a été sanctionnée par une taxe douanière de 35 % ; et la Hongrie, dont le dirigeant est largement considéré comme un proche du nouveau président, risque de se voir imposer une taxe de 20 % sur ses exportations en raison de son appartenance à l’Union européenne et de ses relations économiques avec la Chine et la Russie.

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Amis et ennemis du microbiote vaginal

Micrographie électronique à balayage colorée de bactéries sur la paroi vaginale. STEVE GSCHMEISSNER/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Le microbiote vaginal, influencé de façon négative ou positive par de nombreux facteurs, varie fortement d’une femme à l’autre. Bien moins diversifié que son cousin intestinal, il est classé en cinq catégories, appelées « community state types » (CST). Quatre d’entre elles sont dominées par des bactéries Lactobacillus, dont L. crispatus, considéré comme l’état « optimal ».

Le cinquième type, CST IV, se distingue par une prédominance de bactéries anaérobies, comme Gardnerella ou Prevotella. Jugé « non optimal », cet équilibre perturbé est lié à la vaginose bactérienne, une pathologie qui se manifeste par des symptômes tels que des sécrétions vaginales inhabituelles et à l’odeur de poisson, des saignements ou des sensations de brûlure. Elle accroît le risque d’infections sexuellement transmissibles (IST), de prématurité ou d’infertilité. Des études ont également montré une variabilité selon les ethnies.

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Du Vietnam, Emmanuel Macron s’en prend aux « fadas » qui commentent la vidéo de sa sortie d’avion

Emmanuel Macron prononce une déclaration à la presse, avant un dîner d’Etat, à Hanoï, le 26 mai 2025. LUDOVIC MARIN/AFP

Il est un peu plus de 18 heures à Hanoï, lundi 26 mai, soit 11 heures à Paris. Emmanuel Macron, arrivé la veille au Vietnam, première étape d’une tournée en Asie du Sud-Est qui le mènera, un peu plus tard, en Indonésie puis à Singapour, s’apprête à rejoindre son homologue vietnamien, Luong Cong, pour un dîner d’Etat.

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Le président de la République, l’air satisfait, pense avoir « semé », dit-il, des graines de prospérité dans le pays asiatique pour faire fructifier les relations commerciales entre la France et le Vietnam, avide de trouver des alternatives aux partenaires américain et chinois. Quelques contrats (pour 9 milliards d’euros, notamment pour l’achat de 20 Airbus) et beaucoup de promesses (la coopération sur le nucléaire civil ou la construction d’infrastructures) nourrissent les espoirs de la France et des hommes d’affaires qui ont pris part au voyage.

Mais avant de s’engouffrer dans sa berline pour se rendre aux agapes présidentielles, Emmanuel Macron convoque les journalistes pour régler leur compte aux « fadas », aux « mabouls » et à tous ceux, dit-il, qui « ont le caramel qui leur monte à la tête ». Depuis plusieurs heures, médias et réseaux sociaux s’interrogent sur la « gifle » qu’aurait infligée la première dame à son époux dans l’Airbus présidentiel, juste avant de débarquer sur le sol vietnamien. La scène, filmée par l’agence Associated Press à l’ouverture de la porte de l’avion, montre Brigitte Macron repoussant son mari en posant ses mains sur son visage. Le chef de l’Etat recule. Puis tente, en vain, de prendre la main de son épouse lors de la descente de l’Airbus.

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Le « gendarme des lobbys » saisi à propos des pratiques de Shein en France

L’ex-ministre de l’intérieur Christophe Castaner, à Paris, en février 2022. THOMAS COEX/AFP

A une semaine de l’examen au Sénat de la proposition de loi destinée à réduire l’impact environnemental de la fast-fashion, prévu les 2 et 3 juin, les pratiques de lobbying du groupe chinois Shein en France se voient questionnées. Selon les informations du Monde, un signalement visant Shein et plusieurs de ses représentants en France, dont l’ex-ministre de l’intérieur Christophe Castaner, conseiller du géant de la mode à bas coût depuis fin 2024, a été adressé, le 23 mai, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le gendarme du lobbying français.

Dans ce signalement, Les Amis de la Terre France et l’Observatoire des multinationales pointent de « potentielles irrégularités » dans les déclarations d’actions de lobbying effectuées auprès de la HATVP par Shein et ses sociétés satellites, mais aussi par Christophe Castaner et sa société de conseil créée après son retrait de la vie politique. Des informations manqueraient au titre de 2024, d’autres seraient vagues ou douteuses, ne retraçant pas les véritables interventions du leader chinois de la fast-fashion auprès des responsables publics, comme l’exigent pourtant la législation et les lignes directrices de la HATVP. Une mise en cause loin d’être anodine, alors que Shein est justement soupçonné d’être intervenu, ces derniers mois, pour influencer la loi selon ses intérêts, voire ralentir son passage au Sénat, après son adoption à l’unanimité à l’Assemblée nationale, il y a plus d’un an.

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Pour un « Dimanche sans fin », Maurizio Cattelan conçoit un labyrinthe truffé d’inattendu, à Pompidou-Metz

« Daddy, Daddy » (2008 ), de Maurizio Cattelan. MARC DOMAGE/CENTRE POMPIDOU-METZ

Décidément, Maurizio Cattelan est insaisissable. On l’attend blagueur, il s’avère grave ; on le croit superficiel, il ne cesse de creuser, parfois, sa propre tombe ; on le dit dilettante, il prend sa tâche infiniment à cœur. Est-ce la liberté autorisée par la « carte blanche » offerte par le Centre Pompidou-Metz ? Ou sa complicité de toujours avec la directrice de l’institution, Chiara Parisi, italienne comme lui ? Le « Dimanche sans fin » que le plasticien de 64 ans orchestre à Metz déjoue toutes les attentes. Deux mots sur le titre, d’abord : « Un dimanche sans fin, c’est le rêve du travailleur et le cauchemar de l’entrepreneur, lâche le facétieux. Je vous laisse choisir votre bord. »

Il a choisi le sien, bien sûr, lui qui avait clamé, en 2012, prendre sa retraite, avant de revenir sur scène, quatre ans après ; il n’a pas compté ses jours ouvrés pour fouiller dans les 150 000 œuvres de la collection du Musée national d’art moderne qui, fermé pour travaux, lui a laissé la possibilité d’en sortir ce qu’il voulait. Environ 400 d’entre elles ont fait le voyage vers la Lorraine. Quelques icônes, bien sûr. A commencer par le « mur André Breton », fragment de l’atelier du poète, « dont chacun des 255 objets prend vie et raconte sa propre histoire », commente Maurizio Cattelan.

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Au procès de l’ex-chirurgien accusé de viols, la défense plaide pour « une justice réparatrice pour les victimes, la société et Joël Le Scouarnec »

Maxime Tessier, avocat de la défense, devant la cour criminelle du Morbihan, à Vannes, le 26 mai 2025. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE »

Qui était l’homme entré dans le box, le 24 février, devant la cour criminelle de Vannes ? « Autant de perversions sexuelles chez une même personne, avec un spectre si large et une fréquence si haute, c’est un concentré comme je n’en avais jamais rencontré »,avait lancé à la barre le psychologue Patrice Le Normand pour évoquer Joël Le Scouarnec, accusé de viols et d’agressions sexuelles contre 299 victimes, en majorité des enfants.

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Mais quel homme en sortira, après trois mois d’audience ? Le même, un intraitable pédocriminel ? Ou alors un autre, un humain en route vers la rédemption ? Convaincre la cour de cette seconde hypothèse était l’enjeu des plaidoiries de la défense, lundi 26 mai. Pour ces derniers mots avant le délibéré, l’ancien chirurgien, 74 ans, n’a d’ailleurs pas demandé à échapper à la peine requise par l’avocat général, vingt ans de réclusion, le maximum pour ces faits. Mais, il a sollicité « le droit de devenir meilleur et de reconquérir cette part d’humanité qui [lui] a tellement fait défaut ».

C’est ce chemin vers « une justice réparatrice pour les victimes, la société et Joël Le Scouarnec » qu’a défendu Maxime Tessier, l’un de ses deux avocats. En termes judiciaires, le procès avait, on s’en souvient, pris un tournant décisif à l’audience du 20 mars, quand l’ex-chirurgien avait reconnu l’intégralité des faits. Après son arrestation, en 2017, il n’avait avoué qu’au compte-gouttes, reculant pas à pas et seulement devant les évidences. Quelques confessions avaient été concédées à la suite de sa première condamnation à quinze ans de réclusion, en 2020, pour le volet dit « familial » du dossier, concernant une petite voisine et deux de ses nièces.

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Arthur Fils, qualifié pour le deuxième tour de Roland-Garros, s’attaque « à la dure » aux sommets du tennis mondial

Arthur Fils, lors de son match du premier tour contre ke Chilien Nicolas Jarry, à Roland-Garros, à Paris, le 26 mai 2025. GONZALO FUENTES / REUTERS

Jusque-là, entre Arthur Fils et Roland-Garros, ce n’était pas tout à fait l’amour fou. Avant cette année, l’Essonnien avait foulé trois fois la terre battue parisienne chez les professionnels – lors des éditions 2023 et 2024 et, la même année, dans le cadre des Jeux olympiques – pour à chaque fois le même résultat : une élimination d’entrée. Le Français de 20 ans a joliment inversé la tendance, lundi 26 mai, en battant le Chilien Nicolas Jarry en quatre sets (6-3, 6-4, 6-7, 6-3), au premier tour.

Arthur Fils a, cette fois, de quoi être confiant. Cette année, le Français n’est plus tout à fait ce joueur bougon qui, lors des JO de Paris, n’avait pas dépassé la douzaine de mots face aux journalistes pour expliquer sa défaite face à l’Italien Matteo Arnaldi. Depuis, le natif de Bondoufle (Essonne) a pris un peu de bouteille et réalisé quelques matchs références. En avril, à Monte-Carlo, traditionnel coup d’envoi de la saison sur terre battue en Europe, il a atteint les quarts de finale, où il a failli faire trébucher l’Espagnol Carlos Alcaraz, lauréat à Roland-Garros 2024, finalement vainqueur de leur duel en trois manches.

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A Liverpool, une cinquantaine de blessés après qu’une voiture a percuté la parade de la victoire du Liverpool FC, la piste terroriste est écartée

Des policiers sur les lieux où une voiture a fauché des piétons, en marge du défilé de la victoire du Liverpool FC en Premier League, à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le 26 mai 2025. DARREN STAPLES / AFP

Une voiture a heurté plusieurs piétons, lundi 26 mai au soir, dans le centre-ville de Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, en marge de la parade célébrant la victoire du Liverpool FC en Premier League. Vingt-sept personnes ont été hospitalisées, ont annoncé, en soirée, les services de secours lors d’une conférence de presse, ajoutant que deux étaient dans un état grave, dont un enfant. Une vingtaine d’autres blessés ont été soignés sur place.

« Nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé et nous ne cherchons actuellement personne d’autre. L’incident n’est pas traité comme un acte de terrorisme », a déclaré, lors de la conférence de presse, Jenny Sims, la cheffe de la police du Merseyside. Elle a appelé le public à « ne pas faire de spéculation ou répandre de la désinformation sur les réseaux sociaux ».

La police avait expliqué auparavant avoir été contactée peu après 18 heures (19 heures à Paris), « à la suite d’informations faisant état d’une collision entre une voiture et un certain nombre de piétons sur Water Street », dans le centre-ville. « La voiture s’est arrêtée sur les lieux », a ajouté la police. « Un homme blanc britannique de 53 ans de la région de Liverpool a été arrêté », a-t-elle expliqué.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent une voiture sombre foncer sur une foule compacte et percuter plusieurs personnes. On y voit des gens projetés sur les côtés et sur le capot du véhicule, puis des dizaines de personnes s’en prendre à la voiture, probablement pour la stopper ou arrêter le conducteur.

« Les scènes à Liverpool sont épouvantables », a écrit, sur le réseau social X, le premier ministre britannique, Keir Starmer. « Mes pensées vont à tous ceux qui sont blessés ou affectés », a-t-il ajouté, en parlant d’un événement « choquant ».

Des centaines de milliers de supporteurs présents

Le Liverpool FC organisait un défilé pour célébrer son triomphe en Premier League, avec des supporteurs présents en masse tout au long du parcours de la parade, malgré une pluie battante. Des centaines de milliers d’entre eux – un million selon des estimations – s’étaient rmassés dans les rues pour célébrer la victoire du club dans le championnat national.

Un témoin cité par l’agence de presse britannique PA a dit avoir « vu des gens allongés par terre, des gens inconscients ». « C’était horrible. Tellement horrible », a dit Harry Rashid, 48 ans, qui assistait à la parade avec ses deux filles et son épouse. Il a vu la voiture percuter la foule. Elle était « extrêmement rapide ». Il a dit avoir entendu le bruit de personnes heurtées par le capot d’une voiture.

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Matt Cole, un journaliste de la BBC, qui était en famille, a raconté avoir vu « une voiture bleu foncé foncer dans la foule ». « Elle ne s’arrêtait tout simplement pas. J’ai réussi à attraper ma fille qui était avec moi et à me jeter sur le côté », a-t-il expliqué. Des hommes ont poursuivi la voiture pour essayer de l’arrêter, a relaté ce journaliste.

Des photos prises après l’accident montrent des cordons de police en place le long de la route, avec de nombreuses ambulances et un camion de pompiers. « Nous évaluons actuellement la situation et travaillons avec d’autres membres des services d’urgence. Notre priorité est de veiller à ce que les personnes reçoivent l’aide médicale dont elles ont besoin le plus rapidement possible », a déclaré un porte-parole du service d’ambulances North West Ambulance Service (NWAS).

Le club de Liverpool a dit, dans un communiqué, être en contact avec la police. « Nos pensées et nos prières accompagnent ceux qui ont été affectés par cet événement grave », a écrit le club. Les joueurs, dont les stars Mohamed Salah et Virgil van Dijk, ont défilé dans un bus à impériale pendant environ quatre heures, ralenti par la foule festive.

Il n’y avait pas eu de parade lors de la dernière victoire du club, en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19. C’était donc la première fois, en trente-cinq ans, que les fans pouvaient célébrer un titre de Premier League.

Les supporteurs à Liverpool ont déjà connu un drame, qui continue de marquer la ville portuaire. En 1989, 97 supporteurs sont morts dans une bousculade lors d’un match dans le stade de Hillsborough, à Sheffield. Plus de 760 personnes ont également été blessées dans cette catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire du sport britannique.

Le Monde avec AFP

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