En direct, Amande Bazerolle, coordinatrice d’urgence pour MSF : « Les premières distributions après deux mois de blocus par la Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par Israël et les Etats-Unis, se sont soldées par des bains de sang »

Des soldats israéliens bloquent des journalistes lors d’une visite organisée par les réalisateurs de « No Other Land »

Des soldats israéliens ont empêché lundi des journalistes d’entrer dans des villages de Cisjordanie lors d’une visite organisée par les réalisateurs du film oscarisé No Other Land, rapportent l’Agence France-Presse (AFP) et Associated Press (AP).

Les réalisateurs du film, qui raconte le déplacement forcé de Palestiniens à Massafer Yatta, une région de Cisjordanie, déclarée zone militaire restreinte par Israël dans les années 1980, avaient invité des journalistes pour qu’ils puissent interroger les résidents, après plusieurs épisodes de violence ces dernières semaines, notamment des intrusions de colons dans ces villages, selon les réalisateurs.

« Les démolitions menées par les soldats et les autorités israéliennes contre nos maisons, nos écoles et nos biens se multiplient de manière effrénée », a déclaré Basel Adra, l’un des coréalisateurs qui vit dans la région, à l’AFP.

Quand les journalistes sont arrivés aux portes de Tuwani, le village de M. Adra, des policiers et des soldats israéliens les ont empêchés d’entrer, affirmant mettre en place un poste de contrôle pour vingt-quatre heures.« Ils ne veulent pas que les journalistes se rendent dans les villages pour rencontrer les habitants », a assuré Basel Adra, qui avait invité les journalistes chez lui. « Il est clair qu’ils ne veulent pas que le monde voie ce qui se passe ici. »

Les forces de l’ordre ont aussi empêché une délégation de l’Autorité palestinienne, arrivée peu après les journalistes, d’accéder au village.

Un soldat israélien, qui a refusé de donner son nom, a déclaré à l’AFP que les forces de l’ordre étaient déployées pour « maintenir l’ordre public ». « Il y a eu de violents affrontements entre colons, Juifs, Arabes et journalistes, et pour empêcher ces affrontements violents, nous avons décidé de ne pas autoriser d’entrées aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Dans une vidéo publiée sur X par un des coréalisateurs du film, Yuval Abraham, un soldat israélien déclare à un groupe de journalistes internationaux qu’il n’y a « pas de passage » dans la zone en raison d’un ordre militaire.

« Ces policiers et soldats, qui sont ici aujourd’hui pour empêcher les médias internationaux d’entrer, non seulement ils ne viennent pas empêcher la violence des colons, mais souvent ils y participent », a commenté M. Abraham.

L’armée israélienne n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire d’AP.

Le 02/06 à 16:41 Bande de Gaza

Les hôpitaux ont reçu les corps de 52 personnes et 503 blessés au cours des dernières vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé local

Les corps de 52 personnes (dont un extrait des décombres) et 503 blessés ont été acheminés dans les hôpitaux du territoire palestinien, rapporte le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas. Ces chiffres n’incluent pas ceux des hôpitaux du gouvernorat du nord de l’enclave, du fait des difficultés pour y accéder, précise le ministère.

Depuis le 7 octobre 2023, 54 470 morts et 124 693 blessés ont été recensés dans la bande de Gaza, selon le bilan du ministère.

Des Palestiniennes transportent les corps de leurs proches tués lors d’un bombardement en direction de l’hôpital Al-Ahli, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 juin 2025. OMAR AL-QATTAA/AFP

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L’historien Pierre Nora est mort

Pierre Nora, écrivain, dans les locaux des éditions Gallimard, à Paris, le 21 mars 2021. JEAN-FRANÇOIS ROBERT/MODDS POUR « LE MONDE »

Saint-Germain-des-Prés était son jardin. Demeurant au coin de la place de Furstenberg, Pierre Nora n’avait qu’une centaine de pas à faire pour se rendre quai Conti, à l’Académie française, dont il était membre, ou rue Gaston-Gallimard, siège de la prestigieuse maison d’édition où il dirigeait les collections dans le domaine des sciences humaines. Depuis ce triangle, le fondateur de la revue Le Débat faisait la pluie et le beau temps sur la vie des idées en France. Désormais, on n’y croisera plus son élégante silhouette. Pierre Nora est mort, lundi 2 juin, à l’âge de 93 ans, à Paris, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse. Il était devenu cet « historien public » incontournable que les journalistes sollicitaient lorsqu’ils avaient besoin d’une analyse sur les mutations du sentiment national ou sur le sens des commémorations et des symboles nationaux.

Son nom restera surtout attaché à l’une des productions historiographiques les plus innovantes des quarante dernières années : Les Lieux de mémoire, entreprise gigantesque de sept volumes, publiés entre 1984 et 1993. Grand maître d’œuvre, il mobilisa 130 historiens, dont Raoul Girardet, Maurice Agulhon, Antoine Prost et Pascal Ory, pour décrypter notamment les symboles de la République (les trois couleurs, le calendrier républicain, La Marseillaise) et ses monuments (le Panthéon, la mairie, les monuments aux morts).

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Affaire Apollonia : dix ans de prison requis contre les époux Badache, architectes de « la plus importante escroquerie jamais connue en France »

Jean (au centre) et Viviane (à gauche) Badache, propriétaires d’Apollonia, accompagnés de leur fils Benjamin Heysen-Badache, arrivent au tribunal, à Marseille, le 1ᵉʳ avril 2025. CHRISTOPHE SIMON/AFP

Avec un préjudice de 1 239 938 627 euros, soit plus d’1,2 milliard, l’affaire Apollonia est « la plus importante escroquerie jamais connue en France ». C’est en décernant ce record que le vice-procureur Mathieu Vernaudon a entamé son réquisitoire, lundi 2 juin, devant le tribunal correctionnel de Marseille qui, depuis le 31 mars, juge quinze prévenus pour escroquerie en bande organisée, faux et blanchiment aggravé.

Les condamnations requises sont à la mesure de ce vertige des chiffres et des « vies détruites ». Contre les anciens dirigeants de la société Apollonia, Jean Badache, 71 ans, et son épouse Viviane Badache, 68 ans, « concepteurs, organisateurs et bénéficiaires » de l’escroquerie, la peine maximale de dix ans de prison et une amende de 2,5 millions d’euros ont été requises, en dépit des dix-sept années qu’a duré cette enquête complexe. « Ils sont venus dire que c’était la faute à tous les autres, leurs salariés, et même les victimes. Ils n’ont pas exprimé un mot de regret », a relevé le procureur qui a sollicité un mandat de dépôt contre le couple face à « un risque de fuite très élevé ».

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Novak Djokovic, centenaire à Roland-Garros, continue d’avancer à l’ombre des favoris

Novak Djokovic, en huitièmes de finale de l’édition 2025 de Roland-Garros, le 2 juin 2025. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

Novak Djokovic avait quitté la terre battue parisienne en août 2024 sur un triomphe : une médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris, que le Serbe aux désormais cent trophées sur le circuit principal considère comme le « plus grand succès de [sa] carrière ». Depuis, le recordman du plus grand nombre de tournois du Grand Chelem remportés, côté masculin (24, à égalité avec Margaret Court chez les dames), semblait avoir perdu le fil de son tennis.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Novak Djokovic face aux prémices de son déclin : « C’est une sorte de nouvelle réalité pour moi »

Balayé dès son entrée en lice aux Master 1000 (les plus prestigieux tournois après ceux du Grand Chelem) de Monte-Carlo puis Madrid, le tennisman de 38 ans avait attendu le tournoi de Genève, dernière échéance avant Roland-Garros, pour renouer avec la victoire. Un succès à la veille de l’épreuve de la porte d’Auteuil qui lui a permis de passer le cap des 100 titres en carrière. Cent, comme un chiffre porte-bonheur pour Novak Djokovic, qui a remporté, lundi 2 juin, sa centième victoire sur l’ocre parisienne, face à Cameron Norrie (6-2, 6-3, 6-2) , et s’est hissé en quarts de finale.

L’âge de l’ancien numéro 1 mondial, comme ses blessures à répétition, n’en faisait pas un favori à l’orée du tournoi. Un statut d’outsider que le joueur considère comme une « aide » dans sa quête d’un 25e tournoi du Grand Chelem. « C’est le cycle de la vie et d’une carrière, cela devait arriver un jour ou l’autre », exposait-il en mai, à la suite de plusieurs débâcles sportives.Mais le « Djoker » n’entend pas laisser son déclin advenir trop vite, et progresse à l’ombre des favoris, Jannik Sinner ou Carlos Alcaraz.

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En Syrie, l’Etat islamique revendique sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales depuis la chute d’Assad

Des membres des forces de sécurité syriennes patrouillent dans le village d’Al-Soura Al-Kubra, à la suite d’affrontements entre militants islamistes sunnites et combattants druzes, dans la province de Souweïda, en Syrie, le 2 mai 2025. KARAM AL-HALABI/REUTERS

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué, jeudi 29 mai, sa première attaque contre les forces des nouvelles autorités syriennes depuis la chute du président Bachar Al-Assad, ont déclaré les ONG Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et SITE Intelligence Group.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Syrie, la menace persistante de l’organisation Etat islamique

Dans un communiqué relevé par SITE, un organisme spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes, l’EI affirme avoir déclenché un « dispositif explosif » contre un véhicule des forces armées syriennes dans la province de Souweïda.

L’OSDH a affirmé qu’un homme a été tué, et trois membres de la 70ᵉ division de l’armée syrienne, blessés, lorsque leur patrouille a été touchée par une mine terrestre déclenchée à distance, mercredi. L’homme qui a été tué accompagnait les forces du gouvernement syrien dans cette zone désertique, selon cette ONG.

Démantèlement d’une cellule de l’EI lourdement armée

Le groupe djihadiste, qui était parvenu à contrôler une vaste zone en Syrie et en Irak, avait été défait en Syrie en 2019 par les forces kurdes avec le soutien d’une coalition internationale. Il maintient toutefois des cellules qui continuent notamment d’attaquer les forces dirigées par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie.

Lundi, les autorités syriennes ont annoncé avoir démantelé une cellule de l’EI, lourdement armée, qui se préparait à mener des attaques dans une région proche de Damas. Une dizaine de jours plus tôt, les forces de sécurité avaient dit avoir arrêté à Alep, deuxième ville du pays, plusieurs membres d’une cellule de l’EI. Un membre des forces de sécurité et trois djihadistes avaient été tués dans l’opération.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La Syrie contrainte à des concessions pour obtenir la levée des sanctions américaines

Donald Trump, qui a rencontré le président intérimaire syrien, Ahmed Al-Charaa, le 14 mai en Arabie saoudite, l’a appelé à « aider les Etats-Unis à empêcher une résurgence de l’EI ».

Le Monde avec AFP

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En Suède, des tueurs à gages de plus en plus jeunes

La police enquête sur les lieux d’une fusillade survenue à Uppsala (Suède), le 29 avril 2025. JONAS GRATZER/GETTY IMAGES VIA AFP

« Ne prends aucune mère (…). Prends juste des mecs. Les papas, les frères et lui. Prends-en autant que tu peux. » Selon le rapport d’enquête que Le Monde a pu consulter, ce message a été envoyé à Samir (les prénoms ont été changés), en fin de soirée, le 10 août 2024. Il était en route pour Skurup, une commune résidentielle du sud de la Suède, où il est soupçonné d’avoir abattu Gustav Malmquist, 55 ans, dans son salon. Les trois fils de ce conseiller financier ont eu la vie sauve : les deux plus jeunes, âgés de 16 et 19 ans, venaient de quitter le domicile de leur père, pour se rendre chez leur mère. L’aîné de 21 ans, dont la tête avait été mise à prix par le gang Foxtrot, l’un des plus violents en Suède, était en détention provisoire.

Depuis le 30 avril, quatre jeunes de 15 ans sont jugés, à huis clos, au tribunal de Malmö, pour la préparation et le meurtre du père, ainsi que pour les tentatives de meurtre de ses fils. Malgré les preuves accablantes, ils nient. Agés de 14 ans au moment des faits, ils ont été placés en foyer. Avant le 10 août 2024, aucun n’avait rencontré la victime ni ses fils. Sur les quatre, un seul était connu des services de police.

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Jordan Bardella érige la « raisonnable » Giorgia Meloni en modèle, loin du populisme lepéniste

Le président du RN, Jordan Bardella, à Narbonne (Aude), le 1ᵉʳ mai 2025. OLIVIER MONGE/MYOP POUR « LE MONDE »

Par atavisme ou par opportunisme, Jordan Bardella a, ces derniers mois, les yeux rivés vers l’Italie, le pays de trois de ses grands-parents. Dans sa bouche revient avec régularité le nom de celle qui semble constituer la nouvelle référence du « plan B » de l’extrême droite française : Giorgia Meloni.

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La présidente du conseil italien n’est pourtant pas l’alliée du Rassemblement national (RN). Marine Le Pen lui a toujours préféré le populiste Matteo Salvini (Lega), à qui elle a encore rendu visite à Rome, le 11 mai, et qui participera à un meeting du RN le 9 juin dans le Loiret. Les deux dirigeants sont liés par une fidélité amicale et quelques principes fondateurs : populisme exacerbé, obsession de l’islam, rejet de l’immigration, défiance vis-à-vis de l’Union européenne (UE) et proximité historique avec la Russie.

Jordan Bardella, lui, n’a d’yeux que pour le national-conservatisme, libéral sur le plan économique, de Giorgia Meloni – et ce bien qu’il siège au Parlement européen avec les élus de Matteo Salvini. Au risque de faire lever quelques sourcils chez certains « marinistes » : « Giorgia Meloni a des résultats et peut être un modèle européen présentable, mais ce n’est pas notre ligne. Et, s’il y a une tentative d’abandonner la ligne populiste, alors elle est dangereuse », prévient un député influent.

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Les agences bancaires françaises en voie de disparition

COLCANOPA

Ce matin de mai, Sylvain (les personnes interrogées n’ont pas souhaité donner leur nom de famille), 31 ans, compositeur, est venu déposer un chèque dans son agence de la Caisse d’épargne proche de la gare de Lyon à Paris. « Ça faisait une éternité que je n’y avais pas mis les pieds », constate-t-il, mais le montant du chèque l’y a obligé. D’ailleurs, il ne sait pas qui est son conseiller bancaire et cela ne lui manque pas. Dans le même bureau, Ghita, 80 ans, retraitée, y passe presque tous les mois. « Ce n’est pas qu’une agence, c’est ma banque depuis que je suis née, mes parents ont ouvert mon premier compte ici », se souvient-elle, nostalgique.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Paiements dématérialisés en Europe : des appels à la souveraineté et à l’unité, dans un paysage très divisé

Dans ce lieu passant de Paris, peu de clients viennent voir un conseiller ; en revanche, il y a la queue pour retirer de l’argent au distributeur automatique. « C’est plus rassurant que dans la rue,explique Elodie, 48 ans, comptable. Mais, à part ça, je fais tout en ligne. »

Entre liens de proximité anciens et visites épisodiques, la diversité des usages de la banque complique la gestion des réseaux bancaires français, dont plusieurs sont engagés dans des processus de « transformation » –entendez la réduction du nombre d’agences –, qui mêlent enjeux sociaux, technologiques et financiers.

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En Israël, des universitaires tétanisés face à la guerre et à l’extrême droite : « Nous, libéraux, sommes dans une impasse »

Le monde universitaire israélien est comme tétanisé. Face au bilan humain de la guerre à Gaza. Face à la crainte de l’extrême droite au pouvoir en Israël. Face aux attaques contre la liberté académique. Face aux nombreux boycotts des universités étrangères. Face aux fractures qui se creusent dans la société israélienne. Mercredi 21 mai, Avital Davidovich-Eshed, 46 ans, enseignante de philosophie hébraïque, prend le micro devant l’entrée de l’université de Tel-Aviv, qui accueille 30 000 étudiants. « Il y a des innocents à Gaza, j’en suis certaine, dit-elle devant la petite centaine d’enseignants, d’étudiants et de militants venus réclamer la fin de la guerre. Je sais aussi que tous les enfants du monde, y compris ceux qui sont nés à Gaza, sont innocents et qu’ils sont tous dignes de vivre et d’être en sécurité. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Guerre à Gaza : l’Union européenne au défi d’apporter une réponse commune après sa décision de réexaminer son accord d’association avec Israël

La petite foule applaudit. Certains portent des portraits d’enfants tués par Israël dans l’enclave palestinienne. D’autres des affiches « Arrêtez le génocide » ou des tee-shirts « Non au nettoyage ethnique ». « Je sais aussi que la faim est la faim et que la douleur est la douleur, où qu’elles soient. Je sais que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les mères du monde entier – les nôtres et les leurs – n’aient pas à enterrer leurs enfants », poursuit Avital Davidovich-Eshed. La foule acquiesce.

Une manifestation organisée par le mouvement du Drapeau noir contre la guerre et appelant à la libération des otages à Gaza, à laquelle participent principalement des professeurs, des membres du personnel universitaire et des étudiants, à l’université de Tel-Aviv, le 27 mai 2025. JONAS OPPERSKALSKI POUR « LE MONDE »

Mais, les jours suivants, la militante ne dissimule pas son découragement en repensant à cette mobilisation si modeste. Il y avait si peu de volontaires qu’elle s’est démenée pour trouver trois autres personnes prêtes à prendre la parole publiquement. « Les gens ont peur de parler, on craint tous un retour de bâton, constate-t-elle. Et vous avez remarqué l’âge des participants ? Quasiment pas d’étudiants. » Sur le campus, les jeunes engagés sont une poignée, se désole-t-elle, tandis que les bars ne désemplissent pas dans la ville, redevenue joyeuse et vivante.

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Comment payer en cryptomonnaies

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A Toulouse, il est désormais possible de payer son ticket de bus ou de métro en cryptomonnaie. Depuis le 17 mars, Tisséo, le réseau de transports en commun de la plus grande ville d’Occitanie, a officialisé le fait que ses usagers puissent régler l’achat de certains déplacements par le biais de cryptoactifs. Une première pour une grande ville européenne, qui, deux mois après le lancement de cette opération, indique n’avoir enregistré que « huit transactions » de ce type.

Pourtant, l’acceptation des cryptomonnaies pour régler ses achats progresse. Alors que 10 % de la population nationale serait détentrice de cryptoactifs, selon une enquête publiée le 11 avril par l’Association pour le développement des actifs numériques, le cabinet de conseil KPMG et l’institut de sondage Ipsos, les annonces relatives au développement du paiement en cryptomonnaie sont nombreuses.

A l’image du groupe Printemps (vingt grands magasins en France) qui accepte les règlements en bitcoins, ethereums et autres devises cryptographiques depuis novembre 2024. « L’attrait est réel, assure Emmanuel Suissa, directeur des partenariats au sein du Printemps, qui reste discret sur les résultats du dispositif. Bien qu’il soit encore récent, les signaux sont très encourageants : nous observons une croissance régulière à deux chiffres. »

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