L’encadrement des loyers a fait gagner 1 700 euros par an aux locataires parisiens

Un appartement parisien, le 29 novembre 2024. GREGOIRE CAMPIONE/AFP

Dans un moment crucial pour l’avenir de l’encadrement des loyers, une évaluation de ce dispositif, publiée par l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), jeudi 12 juin, est venue conforter les défenseurs de cet outil de maîtrise du coût du logement.

Paris est la première ville française à avoir instauré l’encadrement des loyers, à deux reprises : d’août 2015 à novembre 2017 (date de son annulation par le tribunal administratif), puis à nouveau à partir de juillet 2019, dans le cadre d’une expérimentation, ouverte à plusieurs communes sous conditions, et qui prendra fin en novembre 2026. L’enjeu, pour les villes qui ont testé avec succès l’encadrement des loyers, consiste donc aujourd’hui à montrer au gouvernement que cet outil fonctionne et doit être pérennisé.

L’étude de l’APUR, réalisée avec une équipe de recherche du Cesaer, un laboratoire spécialisé sur les dynamiques des territoires et l’évaluation des politiques publiques, le laboratoire d’économie de Poitiers, et la plateforme immobilière SeLoger, montre bel et bien « un effet de modération de la hausse des loyers, imputable au dispositif d’encadrement ». A Paris, cet impact s’élève à – 5,2 % par rapport à la hausse qui serait intervenue en l’absence d’encadrement. Surtout, l’effet s’accentue dans le temps (– 2,5 % entre mi-2019 et mi-2020, – 5,9 % entre mi-2022 et mi-2023 et – 8,2 % entre mi-2023 et mi-2024). Il bénéficie davantage aux petits logements (– 13 % entre mi-2019 et mi-2024 pour les surfaces de moins de 18 m2) qu’aux grands (– 2 % pour les plus de 100 m2).

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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec Donald Trump sur la paix. Retrouvez les informations du 8 au 14 juin

Libération d’une chercheuse russe arrêtée aux Etats-Unis

Une chercheuse russe de l’université de Harvard arrêtée en février à son retour aux Etats-Unis et menacée de renvoi dans son pays par l’administration Trump, malgré ses craintes de persécutions politiques, a recouvré la liberté sur décision de justice.

Andrea Campbell, la procureure générale du Massachusetts, Etat où la chercheuse avait été arrêtée, s’est déclarée « soulagée que Kseniia Petrova ait été relâchée, mais elle n’aurait jamais dû être arrêtée au départ ». « Cette administration utilise les dollars et les ressources des contribuables qui pourraient être dépensés pour améliorer des vies à instiller la peur », a-t-elle écrit jeudi sur son compte X.

Kseniia Petrova, chercheuse à l’Ecole de médecine de Harvard, avait été arrêtée par la police américaine des douanes et de l’immigration (ICE), en février, à l’aéroport de Boston alors qu’elle rentrait d’un voyage à Paris, pour avoir omis de déclarer des échantillons biologiques qu’elle transportait dans ses bagages. Il lui avait été signifié que son visa était révoqué et qu’elle serait expulsée vers la Russie. Elle avait alors été transférée dans un centre de rétention géré par ICE en Louisiane.

Des poursuites pénales ont ultérieurement été engagées contre Kseniia Petrova, le 14 mai, pour contrebande, délit passible d’une peine maximale de vingt ans de prison et de 250 000 dollars d’amende. Une juge fédérale du Vermont (Nord-Est), Christina Reiss, a ordonné le 28 mai à ICE de la relâcher avant une future décision sur le fond quant à son visa. La chercheuse russe a ensuite été renvoyée à Boston pour une nouvelle audience sur son maintien en détention, cette fois pour y répondre des accusations de contrebande.

Une autre juge fédérale, Judith Dein, a ordonné jeudi, au terme de cette audience, sa remise en liberté conditionnelle, à laquelle le gouvernement ne s’est pas opposé. Elle a fixé au 18 juin une nouvelle audience sur les motifs de sa détention. Kseniia Petrova a fait valoir depuis son arrestation qu’elle craignait d’être arrêtée si elle rentrait en Russie pour avoir participé à des manifestations politiques, notamment contre l’invasion de l’Ukraine.

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Alex Padilla, sénateur démocrate, menotté après avoir été expulsé d’une conférence de presse d’une ministre de Donald Trump à Los Angeles

Alex Padilla (au centre), sénateur démocrate de Californie, exclu d’une conférence de presse de Kristi Noem, à Los Angeles, le 12 juin 2025. AUDE GUERRUCCI/REUTERS

Les images font le tour des chaînes de télévision américaines. Le sénateur démocrate de Californie, Alex Padilla, a été exclu manu militari, jeudi 12 juin, d’une conférence de presse d’une ministre de Donald Trump à Los Angeles, alors qu’il tentait de l’interpeller.

« Je suis le sénateur Alex Padilla. J’ai des questions pour la secrétaire » à la sécurité intérieure, a-t-il lancé, alors que Kristi Noem prenait la parole pour défendre les arrestations massives d’immigrés en situation irrégulière, à l’origine d’un mouvement de protestation à Los Angeles et dans de nombreuses villes des Etats-Unis.

Le sénateur est alors poussé hors de la pièce par des hommes auxquels il tente de résister. Il « a été écarté par la force par des agents fédéraux, plaqué au sol et menotté », ont déclaré ses services, dans un communiqué.

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« C’est ainsi que cette administration répond à un sénateur »

Après sa sortie, M. Padilla s’est exprimé devant des journalistes. Il a déclaré avoir été renvoyé alors qu’il exigeait des réponses sur les « mesures de plus en plus extrêmes de l’administration Trump en matière d’immigration », et qu’il avait donc assisté à la conférence de Mme Noem pour obtenir plus d’informations.

« Si c’est ainsi que cette administration répond à un sénateur qui lui pose une question… je ne peux qu’imaginer ce qu’ils font aux ouvriers agricoles, aux cuisiniers, aux journaliers dans toute la communauté de Los Angeles, dans toute la Californie et dans tout le pays », a-t-il ajouté.

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De son côté, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé sur X que « le sénateur Padilla devrait avoir honte de son comportement puéril ».

« Le sénateur Padilla a choisi de faire du théâtre politique irrespectueux et a interrompu une conférence de presse en direct sans se présenter », a déclaré, également, sur X, Tricia McLaughlin, porte-parole du ministère de la sécurité intérieure, alors que, sur les vidéos, le démocrate décline plusieurs fois son identité. M. Padilla « s’est vu dire de reculer et n’a pas suivi les ordres répétés des agents », a-t-elle ajouté, assurant que la police « pensait qu’il était un assaillant et a agi en conséquence ».

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M. Padilla et Mme Noem ont ensuite échangé pendant un quart d’heure, a ajouté Tricia McLaughlin.

Alex Padilla (à droite), sénateur démocrate de Californie, exclu d’une conférence de presse de Kristi Noem, à Los Angeles, le 12 juin 2025. ETIENNE LAURENT/AP

« Indigne d’un sénateur américain »

Les images de l’interpellation du sénateur, un poste particulièrement prestigieux aux Etats-Unis, ont immédiatement provoqué l’indignation des démocrates, en pleines tensions autour de l’intervention de Donald Trump contre les manifestations à Los Angeles. « C’est choquant, dictatorial et honteux », a déclaré Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie, qui s’affirme comme figure centrale de l’opposition au président républicain.

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Cela « a des relents de totalitarisme », a tancé le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, demandant, depuis l’hémicycle de Washington, « une enquête complète » sur l’incident.

Au Congrès, une dizaine de parlementaires d’origine hispanique sont allés dans les bureaux du chef de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, pour lui demander de défendre leur collègue et « l’institution du Congrès, contre-pouvoir démocratique ».

« Il y a une campagne d’intimidation pour essayer de réduire au silence l’opposition », a affirmé l’élu démocrate de New York Adriano Espaillat.

« Un membre du Congrès en exercice ne devrait pas agir ainsi », a répondu, de son côté, Mike Johnson, un allié de Donald Trump, devant les journalistes. « C’est indigne d’un membre du Congrès. C’est indigne d’un sénateur américain », a-t-il ajouté.

Alex Padilla est devenu, en 2021, le premier sénateur latino-américain de l’Etat de Californie, lorsqu’il a été choisi par Gavin Newsom pour occuper le siège de Kamala Harris, devenue vice-présidente de Joe Biden. Cette dernière a réagi, jeudi, sur les réseaux sociaux en écrivant que son successeur, élu ensuite au Sénat en 2022, « représentait les millions de Californiens qui exigent des réponses aux actions de cette administration en Californie du Sud ». Elle a qualifié son expulsion musclée d’« abus de pouvoir honteux et stupéfiant ».

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Le Monde avec AP et AFP

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Au Brésil, la vague évangélique perd en puissance

LETTRE DE RIO DE JANEIRO

La « Marche pour Jésus », considérée comme le plus grand événement de l’Eglise évangélique en Amérique latine, à Rio de Janeiro, le 24 mai 2025. LUCAS LANDAU/REUTERS

On disait leur croissance irrésistible, exponentielle, inexorable… Et pourtant : le développement des évangéliques au Brésil s’avère bien moins fulgurant que prévu. Selon le recensement effectué en 2022 par l’Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE), dont les résultats ont été rendus publics le 6 juin, ces derniers représentent 26,9 % de la population, soit un niveau bien inférieur à celui anticipé par les spécialistes.

Certes, les évangéliques ont gagné 5,2 points en douze ans et rassemblent aujourd’hui 47,4 millions de fidèles, tandis que l’Eglise catholique ne regroupe plus que 56,7 % de la population (100,2 millions de personnes), contre 65,1 % en 2010. Mais ces chiffres restent loin des prévisions des experts et des médias, qui annonçaient que plus d’un tiers des Brésiliens s’étaient déjà convertis au protestantisme.

L’Amazonie demeure le terreau le plus fertile pour les pentecôtistes. Quatre des cinq Etats affichant la plus forte proportion d’évangéliques s’y trouvent, tel l’Acre, premier au classement, où ces derniers (44,4 %) devancent désormais les adeptes de l’Eglise de Rome (38,9 %). A l’opposé, le Nordeste reste le bastion du catholicisme, avec en tête le Piaui, où 77,4 % de la population se réclame de cette confession, contre 15,6 % d’évangéliques.

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Los Angeles : un juge fédéral déclare « illégal » le déploiement de la garde nationale par Donald Trump, mais une cour d’appel suspend sa décision

Un manifestant face à des soldats de la garde nationale californienne, à Los Angeles, le 12 juin 2025. WALLY SKALIJ/AP

Va-t-elle rester ? Se replier ? Le déploiement de la garde nationale californienne dans les rues de Los Angeles était suspendu, jeudi 12 juin, aux va-et-vient de la justice américaine.

En début de soirée, le gouverneur de Californie, le démocrate Gavin Newsom, avait crié victoire. Dans une ordonnance de suspension temporaire, le juge Charles Breyer, du district de Californie du nord, venait de déclarer « illégale » la prise de contrôle de la garde nationale de l’Etat, le 7 juin, par Donald Trump, au motif que les autorités locales étaient incapables de réprimer les manifestants ayant envahi le quartier de Downtown, dans le centre-ville, pour essayer de s’opposer aux expulsions de sans papiers.

« C’était un test pour la démocratie. Et nous, nous le peuple, nous l’avons réussi, » s’était félicité Gavin Newsom. L’ordonnance devait entrer en vigueur vendredi 13 juin à midi heure locale (21 heures à Paris). Dans une conférence de presse, le gouverneur s’était hâté d’annoncer que les troupes retourneraient donc dès vendredi à leurs activités habituelles, et éminemment plus importantes que le maintien d’un ordre nullement menacé par les manifestants : le débroussaillage des forêts à l’entrée de la saison des incendies et la lutte contre le trafic de drogue. « Donald Trump sera relevé de son commandement demain à midi », avait-il insisté.

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Cinq expositions scientifiques à ne pas manquer : « Les Maîtres du feu », « Méditerranée 2050 », « Chiens et chats »…

LA LISTE DE LA MATINALE

A l’approche de l’été, les journalistes du service Sciences ont choisi plusieurs expositions pour tous les goûts et tous les âges. Chacun pourra satisfaire sa curiosité en découvrant les trésors menacés des océans, ceux façonnés par les métallurgistes de l’âge du Bronze, en comprenant le fonctionnement de villages d’Amazonie ou celui du cerveau des chats et des chiens.

L’art des maîtres bronziers il y a deux mille ans

Vaisselle en bronze datant de l’âge du bronze final (environ 950 av. J.-C.), issue du dépôt d’Evans (Jura). DAVID VUILLERMOZ/MUSÉE DE LONS-LE-SAUNIER

L’or était trop rare, trop précieux, le cuivre trop mou. Le bronze a fourni la solution aux premiers métallurgistes, inventeurs de l’alliage. Ces innovateurs géniaux et méconnus ont ouvert la voie à ce que l’archéologue danoise Helle Vandkilde a nommé la « bronzization », lorsque, à partir de 2300 avant J.-C., l’Europe s’empare à son tour de cette technologie qui conduit à une recomposition profonde des rapports commerciaux et culturels.

C’est à cette révolution sur le territoire français que le Musée d’archéologie nationale (MAN) de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) consacre une exposition intitulée « Les Maîtres du feu », à partir du 13 juin, à l’occasion des Journées européennes de l’archéologie. « Le bronze est un peu le pétrole de l’époque, disait avec raison l’archéologue Kristian Kristiansen, rappelle Rolande Simon-Millot, conservatrice générale au MAN et commissaire de l’exposition. Ce métal était très désirable. » Poli, il a presque l’éclat de l’or, mais présente une dureté sans pareil pour forger outils, vaisselle, instruments de musique, harnachements équestres, parures et bijoux. Mais aussi les premières épées et cuirasses métalliques, même si la société d’alors reste « peu belliqueuse ».

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Bac de français 2025 : revivez la matinée d’épreuves, les sujets et les corrigés

Pour votre première question : L’enjeu premier de l’épreuve, qu’il s’agisse de la dissertation ou du commentaire, et d’ailleurs de l’écrit ou de l’oral du bac de français, n’est absolument pas la récitation. En tant que correcteurs, il nous est toujours un peu pénible de trouver, au sein de notre lot de copies, des introductions tout à fait identiques, pré-écrites et reproduites.

Mais en même temps, on ne peut en vouloir aux élèves qui le font, soit pour gagner du temps (même s’ils ont quand même quatreheures, elles passent souvent vite), soit pour se rassurer, car ils se disent ainsi qu’ils seront valorisés au moins à ces endroits-là de la copie. Je comprends donc qu’ils le fassent et ne les pénalise pas dans la copie, à condition que ce soit des moments ponctuels et qu’ils soient toujours rattachés au sujet, et organisés selon une progression logique. Ainsi, ils peuvent reprendre une amorce d’introduction faite en classe, à condition de mettre d’emblée en lumière le lien avec le sujet qu’ils vont ensuite discuter. Cette année, nous avons par exemple rédigé plusieurs introductions possibles sur les auteurs (Balzac, Musset…), en fonction de l’orientation ou des enjeux des sujets que l’on a travaillés en classe. En revanche, une reproduction de plan fait en classe sans lien explicite avec le sujet, et sans effort de pensée sur le sujet unique donné le jour J, sera sanctionnée, car ce n’est pas l’esprit de l’épreuve.

Pour votre seconde question, sur les citations : je dirais que la mention de citations de l’oeuvre dans la copie n’est pas une « obligation » rigoureuse inscrite dans les textes, même si elle sera valorisée. En effet, ce qu’on attend, c’est une réelle connaissance de l’oeuvre sur laquelle porte la dissertation (de sa structure, de moments précis, sur lesquels le candidat propose une interprétation…). Un élève peut très bien connaître le roman La Peau de chagrin de Balzac sans avoir retenu de citation précise ! Il lui suffit dans ce cas d’évoquer des passages précis, bien trouvés, analysés et organisés au sein de l’argumentation. En revanche, une copie qui accumule les citations « écran » et reste dans la juxtaposition de propos, sans proposer d’analyse véritable du sujet, ni de progression logique, et qui reste en superficialité dans son évocation de l’oeuvre, ne donnera pas lieu à une dissertation réussie.

Parfois, attention, il peut aussi s’agir simplement de mots importants de l’oeuvre, par exemple dans La Peau de chagrin, le « pouvoir » et le « vouloir ». On est déjà dans la citation, et elle est facile à retenir pour les élèves, tout à fait intéressante à exploiter dans le cadre d’une dissertation sur cette oeuvre.

En revanche, pour un sujet de dissertation sur Rimbaud, il est tout de même dommage de ne proposer aucune citation, d’autant que les vers de ce poète, certains extraits de ses lettres, sont très célèbres. Mais là encore, on n’est pas dans « l’obligation » : la citation sera un véritable atout dans la copie.

Charlotte Laugraud

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Epargne : face à un besoin urgent d’argent, où puiser en priorité ?

COLCANOPA

Voiture en panne, facture médicale imprévue, travaux, envie de vacances : si le premier réflexe pour financer une dépense importante consiste à puiser dans son Livret A ou dans son Livret de développement durable et solidaire (LDDS), d’autres options peuvent s’avérer moins coûteuses.

Le Livret A et le LDDS

Retirer de l’argent de ces deux placements réglementés, souvent ouverts dans la même banque que son compte courant, est simple et rapide. Toutefois, l’opération se traduit par une perte d’opportunité pour l’épargnant. En effet, le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire rapportent actuellement 2,4 %, exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux – ce sont les placements sans risque et liquides les mieux rémunérés. La probable baisse de leur rémunération aux environs de 1,5 % ou 1,6 %, à partir du 1er août, ne changera pas la donne. « Il est préférable de prélever la somme sur le support sans risque le moins rémunérateur », note Olivier Herbout, cofondateur de la plateforme d’épargne en ligne Ramify.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Epargne : en quoi consiste le nouveau label européen ?

Les autres placements de court terme

Mieux vaut donc effectuer un retrait sur un livret fiscalisé, si vous en détenez un. Les livrets classiques ne rapportent, pour la plupart, qu’un maigre 0,1 % à 0,6 % brut. Une fois les prélèvements sociaux et l’impôt sur le revenu retranchés, les intérêts sont quasiment symboliques. Si les meilleurs livrets rapportent, eux, 2 %, voire 2,1 % brut, leur rémunération nette (1,4 % ou 1,47 % net si l’épargnant opte pour une imposition au prélèvement forfaitaire unique de 30 %) reste inférieure au taux du Livret A.

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Guerre en Ukraine : la Russie accélère son offensive dans la région de Donetsk

Un drone Shahed russe s’est abattu dans une zone d’habitations du village d’Illinivka, en banlieue de Kostiantynivka, dans l’oblast de Donetsk. L’engin visait une position de dronistes ukrainiens. Le 11 juin 2025. ADRIEN VAUTIER/LE PICTORIUM POUR « LE MONDE »

Depuis le mois de mai, la Russie a augmenté le rythme de son offensive militaire en Ukraine. Selon les données du groupe d’analyse ukrainien Deep State, la moyenne des assauts russes quotidiens est passée de 155 en avril à 184 en mai, soit une hausse de 19 %. Le 11 juin, l’état-major ukrainien dénombrait 220 assauts, signe que l’effort russe continue de croître.

Les gains territoriaux ont suivi. En mai, l’armée russe a conquis 449 km² en Ukraine, contre 177 km² en avril, soit 2,5 fois plus de terrain gagné en un mois. A l’échelle de ce pays plus vaste que la France, l’invasion russe reste toutefois très lente, surtout en regard des lourdes pertes humaines et matérielles subies par les forces armées russes (FAR).

L’offensive est favorisée par le climat continental estival : le sol est dur, facilitant les assauts motorisés, tandis que la végétation aide les assaillants à se dissimuler. Les FAR ont lancé de grandes opérations terrestres à chaque été, sauf en 2023, où les forces armées ukrainiennes avaient pris – sans succès – l’initiative.

Des centaines de milliers de soldats russes

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Retraites : « Tout est factuellement faux dans l’argumentaire en faveur de la capitalisation »

Dans un contexte de crise du système productif dans la plupart des grands secteurs de l’économie mondiale et devant la menace d’un éclatement d’une crise financière à tout moment, la campagne en faveur d’un système de retraite par capitalisation a quelque chose de surréaliste, sinon d’ubuesque. Cette campagne prend une ampleur renouvelée, avec, à la manœuvre, toutes les forces conservatrices qui veulent restreindre le système de retraite par répartition, sinon en finir avec lui.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Conseil d’orientation des retraites suggère un recul de l’âge de départ

Dès l’ouverture des négociations dans le cadre du « conclave » voulu par le gouvernement de François Bayrou, le patronat français, par la voix du président du Medef, avait fait savoir qu’il s’opposerait à l’augmentation du taux de cotisations vieillesse et qu’il fallait introduire « une dose » ou « un pilier » de capitalisation pour compléter le système par répartition. Cette proposition fut théorisée par la Banque mondiale dans les années 1990 à l’aube de la mondialisation néolibérale, reprise en chœur par tous les partisans du capitalisme financier. Disons-le nettement : tout est factuellement faux dans l’argumentaire en faveur de la capitalisation.

La retraite par capitalisation resterait soumise aux mêmes contraintes démographiques que celle par répartition. Parce que ce sont toujours les actifs qui font vivre les inactifs. Au moment de la liquidation des contrats, la compagnie d’assurances ou le fonds de pension doivent trouver de nouveaux contractants pour pouvoir verser les pensions, et ceux-ci seraient les travailleurs du moment. En un mot, seul le travail ajoute de la valeur à partager. Non seulement la croyance contraire relève de la fiction, mais comme Keynes le disait, tout capital doit être « porté » et sa liquidité pour tout le monde en même temps est impossible. L’épargne retraite et l’assurance-vie ne changent en rien cette règle : on ne finance jamais sa propre retraite.

Détournement de richesse

La capitalisation est condamnée à subir les soubresauts de la finance ; des centaines de milliers d’Américains ont connu cela après la crise des subprimes de 2007. Une de ses caractéristiques est qu’il s’agit d’un système dit « par cotisations définies », c’est-à-dire dans lequel toute visibilité sur les pensions à venir est obscurcie, et non pas à prestations définies. Les partisans de la capitalisation arguent que le rendement de la capitalisation est supérieur sur le long terme à celui du système par répartition. Mais, dans ce long terme, les malheureux retraités ont le temps d’être ruinés à plusieurs reprises par la récurrence des crises financières, grandes ou petites.

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