Le PSG domine l’Atlético de Madrid pour son entrée en lice dans la Coupe du monde des clubs

Vitinha célèbre son but inscrit lors du match de la Coupe du monde des clubs entre le Paris Saint-Germain et l’Atlético de Madrid au Rose Bowl de Pasadena, le 15 juin 2025. JAE HONG / AP

C’est une entrée en lice soignée, dans la droite ligne d’un titre remporté en Ligue des champions. Quinze jours après son sacre à Munich (Allemagne) dans la plus grande des compétitions européennes, le Paris Saint-Germain a découvert la Coupe du monde des clubs, dimanche 15 juin, à laquelle il participe pour la toute première fois de son histoire. Et pour son entrée en lice dans cette compétition, le club de la capitale a assumé son nouveau statut de champion d’Europe et écrasé l’Atlético de Madrid (4-0), tout en maîtrise.

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La dernière fois que les deux équipes s’étaient croisées, le 6 novembre, le PSG était encore malade, incapable de remporter des matchs de Ligue des champions dominés de bout en bout. Au Parc des Princes, face à l’équipe de Diego Simeone, la troupe de Luis Enrique s’était inclinée en toute fin de match (1-2), contre le cours du jeu. Sept mois plus tard, les Parisiens sont métamorphosés et c’est en superstars et favoris qu’ils abordent cette compétition aux Etats-Unis.

Cinq jours après leur arrivée sur le sol américain, ils n’ont rien perdu de ce qui fait leur force depuis le début de l’année 2025. Le décalage horaire a été digéré, la motivation est intacte au bout de cette saison à rallonge et l’Atlético n’a pas fait le poids au Rose Bowl de Pasadena (Californie), au nord de Los Angeles. Récemment titrés sur le continent européen, les joueurs du PSG se verraient désormais bien champions du monde, le 13 juillet prochain, à l’issue de la finale au MetLife Stadium d’East Rutherford, au nord de New York.

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Ils ont en tout cas fait un premier pas vers ce nouveau trophée à l’intérêt plus économique que sportif – le club vainqueur touchera 115 millions d’euros – en s’imposant face à de pâles Colchoneros. Après une entame tout en douceur, notamment en raison du coup d’envoi donné à 12 heures à Los Angeles, les Parisiens ont pris l’avantage grâce à une frappe limpide de Fabian Ruiz (19ᵉ).

Le PSG balaie une autre équipe réputée solide défensivement

Le break est venu des pieds de Vitinha (45ᵉ+ 2), qui a profité de la passivité de la défense madrilène pour donner un avantage plus conséquent à un PSG en contrôle tout au long de la rencontre. Le club de la capitale n’aura finalement tremblé qu’à deux reprises : sur le but de Julian Alvarez finalement annulé après l’intervention de l’arbitrage vidéo pour une faute sur Désiré Doué au début de l’action (60ᵉ), et sur un raté d’Alexander Sorloth devant la cage de Gianluigi Donnarumma (82ᵉ).

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Après l’Inter Milan, balayé en finale de la Ligue des champions (5-0), c’est une autre équipe réputée pour sa défense qui a donc coulé face à Paris, avec le troisième but inscrit par Senny Mayulu (87ᵉ) et le quatrième sur penalty par Lee Kang-in (90ᵉ+ 7). Le PSG aurait même pu en inscrire davantage sans les arrêts de Jan Oblak devant Khvicha Kvaratskhelia (50ᵉ) et Ibrahim Mbaye (90ᵉ+ 3). Dépassés tout au long du match, les Colchoneros ont même terminé à dix avec l’expulsion du défenseur français Clément Lenglet (78ᵉ).

Sans Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, blessés avec l’équipe de France et qui devraient faire leur retour lors des prochains matchs du PSG dans cette Coupe du monde des clubs, le club de la capitale a démontré sa puissance de frappe offensive, malgré quelques périodes de faux rythme pendant la rencontre, et déjà fait un grand pas vers la qualification pour les huitièmes de finale.

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L’Atlético de Madrid était, de très loin, l’adversaire le plus dangereux de Paris dans ce groupe B. Après avoir brillamment passé cette première étape, l’équipe de Luis Enrique affrontera ensuite le club brésilien de Botafogo, le 19 juin, avant d’être opposée aux Américains de Seattle, le 23 juin. Deux rendez-vous qui s’apparentent à une formalité pour des Parisiens sûrs de leur jeu et déjà tournés vers la suite.

Service Sports

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Etats-Unis : mort d’un manifestant blessé samedi par des tirs lors de la marche contre Donald Trump à Salt Lake City

Manifestation contre Donald Trump à Salt Lake City (Utah), le 14 juin 2025. AMANDA BARRETT/AP

Un manifestant de 39 ans est mort après avoir été blessé par balle, visiblement par erreur, samedi 14 juin, lors de l’une des marches de protestation contre le président Donald Trump dans l’Utah, a annoncé dimanche la police de Salt Lake City.

Ce décès d’un manifestant, rarissime aux Etats-Unis, intervient à la fin d’un week-end politique tendu dans le pays, notamment marqué par le meurtre d’une élue locale dans le Minnesota et des manifestations à travers le pays samedi.

C’est dans celle organisée à Salt Lake City que la victime défilait quand, selon un communiqué de la police, un homme de 24 ans s’est présenté et a « brandi » un fusil de type AR-15, une arme semi-automatique, puis « a couru vers la foule ».

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Cela a conduit quelqu’un chargé de la sécurisation de la manifestation, qui cherchait visiblement à désarmer l’homme au fusil, « à tirer trois balles, dont l’une a touché fatalement » le manifestant de 39 ans, Arthur Folasa Ah Loo. « Nos enquêteurs pensent qu’il était un passant innocent », écrit la police.

L’homme de 24 ans, lui, a été arrêté et inculpé pour meurtre, a précisé la police dans son communiqué sur X. Il n’a pas tiré un seul coup de feu, a précisé le chef de la police, Brian Redd, lors d’une conférence de presse. La personne qui a tiré les trois coups de feu n’a pas été inquiétée par la police et coopère avec les enquêteurs, a-t-il ajouté.

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Le Monde avec AFP

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Au Royaume-Uni, lancement d’une vaste opération policière contre d’anciens gangs pédocriminels

Yvette Cooper, ministre de l’intérieur britannique, à Londres, le 11 juin 2025. JAIMI JOY/REUTERS

Le ministère de l’intérieur britannique a annoncé, dimanche 15 juin, le lancement d’une opération policière nationale visant à retrouver des membres de gangs pédocriminels responsables de l’exploitation sexuelle de jeunes filles dans plusieurs villes d’Angleterre entre la fin des années 1990 et le début des années 2010.

L’Agence britannique de lutte contre le crime (NCA) a été chargée de l’opération, qui se fera en collaboration avec les forces de police, précise le communiqué du ministère. Cette nouvelle opération permettra également la réouverture d’enquêtes qui avaient précédemment fait l’objet d’un classement sans suite. Cette annonce intervient après que le premier ministre, Keir Starmer, s’est dit favorable à une enquête nationale sur le sujet. Il avait jusque-là préféré des investigations locales.

Selon le ministère de l’intérieur, « davantage de survivants des atrocités commises par des gangs pédocriminels obtiendront justice » grâce à cette nouvelle opération, dont l’objectif principal est de traduire en justice des membres de ces réseaux.

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« Les jeunes filles vulnérables qui ont été exploitées de façon inimaginable (…) sont aujourd’hui des femmes courageuses qui réclament, à juste titre, justice », a déclaré la ministre de l’intérieur, Yvette Cooper, citée dans le communiqué. « Trop peu de gens les ont écoutées à l’époque. C’était une faute grave et impardonnable. Nous y mettons fin maintenant », a-t-elle poursuivi, ajoutant que « plus de 800 affaires (…) ont déjà été identifiées par les policiers après que je leur ai demandé de rouvrir des dossiers clos trop tôt ».

Des gangs qui ont agi pendant des années

Pendant plusieurs décennies, dans plusieurs villes anglaises, des gangs d’hommes, majoritairement d’origine pakistanaise, s’en sont pris à des filles et des jeunes filles, pour la plupart blanches et issues de milieux défavorisés.

Ce scandale des grooming gangs est revenu dans l’actualité début janvier, quand le milliardaire Elon Musk a accusé le premier ministre, Keir Starmer, d’avoir laissé des « groupes de violeurs exploiter des jeunes filles sans avoir à faire face à la justice ».

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Le cas le plus retentissant est celui de Rotherham, ville où près de 1 500 mineures ont été droguées, violées et sexuellement exploitées par l’un de ces gangs pendant seize ans, entre 1997 et 2013.

Plus d’une centaine d’hommes ont été condamnés, et les victimes sont estimées à plusieurs milliers. Les manquements de la police et des autorités locales ont été sévèrement critiqués, et cette affaire qui a traumatisé l’Angleterre est régulièrement utilisée par l’extrême droite britannique pour dénoncer le laxisme des pouvoirs publics et une justice à deux vitesses.

Le Monde avec AFP

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En Belgique, la double facette des champions de la frite

LETTRE DU BENELUX

Un employé déverse des frites dans la salle de cuisson de l’usine Clarebout, producteur français de produits de pommes de terre surgelés, à Bourbourg (Nord), le 25 février 2025. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

La frite belge a son musée à Bruxelles, ses temples, les légendaires fritkots, implantés partout dans le royaume, ses blagues (« Un cannibale belge, c’est un type qui mange des frites crues ») et, aussi, ses légendes. Comme celle qui veut que les french fries auraient, en réalité, été inventées au XVIIe siècle par des Wallons, qui, privés de pêche lors des grands froids, découpaient des patates en forme de petits poissons et les plongeaient dans de la graisse bouillante. Aujourd’hui, la production de frites est surtout devenue, pour d’anciens patatiers flamands, un formidable filon qui leur permet de bâtir des empires industriels et de rivaliser avec les plus grandes fortunes du pays.

L’entreprise Clarebout, fondée en 1987 en Flandre-Occidentale, par Raf Clarebout et son fils Jan, aujourd’hui aux commandes, est ainsi le leader européen et le troisième producteur mondial de frites surgelées, derrière le canadien McCain et l’américain Lamb Weston. Selon une récente enquête du quotidien flamand De Standaard, le bénéfice brut annuel de Clarebout Potatoes frôle les 450 millions d’euros et la société pèserait entre 4 et 6 milliards d’euros. Agristo, également en Flandre-Occidentale, est cinquième dans ce classement.

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Bolivie : les partisans de l’ancien président Evo Morales suspendent leurs barrages routiers

Un barrage routier de partisans de l’ancien président bolivien Evo Morales, dans la ville de Sacaba (Bolivie), le 13 juin 2025. CLAUDIA MORALES/REUTERS

Les partisans de l’ancien président Evo Morales ont annoncé, dimanche 15 juin, marquer une « pause humanitaire » dans leurs barrages routiers en Bolivie, tout en appelant à une enquête internationale sur les violents affrontements avec la police qui ont fait six morts.

Les manifestants exigent depuis deux semaines la démission du président, Luis Arce, qu’ils tiennent pour responsable de la crise économique dans le pays et accusent de manipuler les institutions afin d’écarter leur leader de la présidentielle du 17 août. Le gouvernement a déclaré que les heurts entre forces de l’ordre et partisans de M. Morales avaient fait six morts, dont quatre policiers, et 203 blessés.

« Nous avons décidé d’une pause humanitaire dans la mobilisation nationale sur les routes, dans l’attente qu’une enquête internationale exhaustive soit réalisée (…) sur tous les événements provoqués par l’intervention politique et militaire », peut-on lire dans un communiqué publié par un groupe de partisans d’Evo Morales, appelé « Pacto de Unidad ». Ils ont toutefois précisé qu’ils continueraient à manifester jusqu’à ce que M. Arce démissionne.

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Quarante barrages routiers

Erigés depuis le 2 juin, les barrages routiers ont atteint le nombre de quarante, selon la vice-ministre de la communication, Gabriela Alcon, principalement dans le département de Cochabamba.

Evo Morales, 65 ans, vit retranché sous la protection de ses partisans dans son fief du centre du pays, dont il n’a pas pu sortir depuis octobre dernier, étant visé par un mandat d’arrêt pour une affaire de traite de mineure présumée qu’il nie.

La semaine dernière, une enquête a été ouverte contre M. Morales après une plainte déposée par le gouvernement pour terrorisme et sept autres infractions pénales liées aux blocages de routes dans le pays.

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Le Monde avec AFP

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En direct, Israël-Iran : l’armée israélienne a appelé les habitants d’une partie de Téhéran à évacuer avant des bombardements « dans les prochaines heures »

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Les députés macronistes vont voter contre la loi de « simplification » portée par le gouvernement

Le député Roland Lescure (au centre), et le président du groupe parlementaire Ensemble pour la République, Gabriel Attal (à droite), à Paris, le 24 mars 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

L’histoire semble bégayer. Moins d’un mois après avoir rejeté la loi Duplomb sur l’agriculture pour l’envoyer directement en commission mixte paritaire, les députés macronistes ont décidé, dimanche 15 juin, de voter à nouveau contre un texte qu’ils sont censés défendre : le projet de loi de simplification de la vie économique.

Lors du vote solennel prévu à l’Asssemblée nationale mardi 17 en fin d’après-midi, ils devraient donc s’opposer à l’adoption de ce texte, conçu initialement par le ministre de l’économie Bruno Le Maire et repris depuis par les gouvernements de Michel Barnier puis François Bayrou. Compte tenu du poids du groupe macroniste à l’Assemblée (94 députés), et de l’hostilité déjà déclarée de la gauche, le projet de loi devrait logiquement être rejeté.

Il ne sera pas forcément abandonné pour autant. Le texte ayant déjà été adopté au Sénat, et le gouvernement ayant déclaré l’urgence, le projet devrait être examiné en commission mixte paritaire, mais sans doute seulement en septembre, du moins si rien ne se passe d’ici là. Lors de cette réunion à huis clos, députés et sénateurs tenteront d’aboutir à une mouture commune sur un texte aujourd’hui éminemment clivant.

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Le suspect du meurtre de l’élue démocrate du Minnesota Melissa Hortman a été arrêté

Un mémorial en l’honneur de l’élue démocrate du Minnesota Melissa Hortman et de son mari, Mark, sur les marches du capitole de l’Etat, à Saint Paul, le 15 juin 2025. TIM EVANS/REUTERS

Le suspect du meurtre d’une élue locale démocrate et de son mari dans le Minnesota, samedi 14 juin, a été arrêté, dimanche 15 juin dans la soirée. « Le suspect a été arrêté sans l’usage de la force », a déclaré Jeremy Geiger, un colonel de la police du Minnesota. L’interpellation s’est faite dans la localité de Green Isle, à plus d’une heure à l’ouest de Minneapolis, après plus de quarante heures de chasse à l’homme, ont précisé les autorités.

Le FBI avait offert une récompense pouvant aller jusqu’à 50 000 dollars (43 000 euros environ) pour toute information permettant aux autorités de mettre la main sur Vance Boelter, 57 ans, accusé d’avoir tué Melissa Hortman et son époux samedi au petit matin, ainsi que d’avoir gravement blessé, dans la banlieue de Minneapolis, un autre élu local, John Hoffman, membre du Sénat du Minnesota, et sa femme, un « acte délibéré de violence politique » selon les mots du gouverneur de l’Etat, Tim Walz.

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Une voiture utilisée par le suspect avait été retrouvée dimanche midi dans une zone rurale située à une heure et demie à l’ouest de Minneapolis. « Plus de 100 agents des forces de l’ordre et de nombreuses équipes du SWAT [unité d’élite lourdement armée] sont à sa recherche dans cette zone », avait déclaré Drew Evans, patron du bureau d’enquête du Minnesota, lors d’une conférence de presse dimanche soir.

Cette double attaque sur deux responsables démocrates a choqué la classe politique de cet Etat plutôt tranquille et provoqué la stupeur chez les élus à travers le pays, englué dans une atmosphère politique tendue.

Le suspect, sur une photo partagée par les autorités, apparaît avec un uniforme de police et ce qui ressemble à un masque en latex couvrant intégralement sa tête, sonnant à une porte dans le noir. C’est dans la nuit de vendredi à samedi qu’il est soupçonné de s’être rendu aux domiciles de John Hoffman puis de Melissa Hortman, dans la banlieue nord de Minneapolis.

« Lien avec l’avortement »

Yvette Hoffman a déclaré dimanche que son mari « subissait de nombreuses opérations », mais que « d’heure en heure il est plus proche d’être tiré d’affaire », selon un SMS partagé sur X par la sénatrice du Minnesota, Amy Klobuchar. Le député a reçu neuf balles et Yvette Hoffman huit, a-t-elle précisé dans le message.

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Vance Boelter s’est enfui à pied après avoir échangé des coups de feu avec les policiers qui arrivaient au domicile des Hortman, où il avait laissé une voiture. Un carnet contenant une liste d’élus, dont les deux visés et d’autres figures politiques de l’Etat, a été retrouvé à l’intérieur du véhicule. Drew Evans a déclaré dimanche qu’il ne s’agissait pas d’un « manifeste traditionnel ».

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Vance Boelter, « un homme blanc de 57 ans », considéré comme « armé et dangereux », avait été vu pour la dernière fois samedi matin « avec un chapeau de cow-boy clair », selon la police, qui a lancé des « centaines » d’agents à sa recherche.

La sénatrice Amy Klobuchar s’était dite dimanche « inquiète pour tous [les] responsables politiques » après cette attaque « politiquement motivée ». « Il y avait un lien avec l’avortement, en raison des groupes » présents sur la liste – dont des cliniques pour IVG selon les médias – retrouvée dans la voiture du suspect, a-t-elle ajouté dans un entretien avec la chaîne NBC.

Melissa Hortman, 55 ans et mère de deux enfants, était une ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota. Elle avait fait de la protection du droit à l’IVG sa grande priorité.

Le Monde avec AFP

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Le Parti socialiste se déchire sur sa relation avec La France insoumise

Olivier Faure lors du 81ᵉ congrès du Parti Socialiste, à Nancy, le 14 juin 2025. CYRIL BITTON/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Bis repetita. Trois ans après la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), un an après le Nouveau Front populaire, la relation des socialistes à Jean-Luc Mélenchon et à La France insoumise (LFI) a pendant trois jours empoisonné le 81ᵉ congrès du PS, qui s’est tenu du 13 au 15 juin à Nancy. Pour le plus grand bonheur du triple candidat à la présidentielle, devenu la vedette inattendue de cette « pâque » socialiste. « Vous ne pourriez pas vous disputer à propos d’autre sujet que LFI ou moi ? », leur a lancé, goguenard, le triple candidat à la présidentielle sur X.

Dans son discours de dimanche, Olivier Faure, fraîchement réélu à la tête du parti à la rose, a mis en garde ses camarades, qui ont voulu faire de ce congrès « un référendum pour ou contre LFI ». « Tant qu’ils auront pour unique obsession LFI, ils ne feront que témoigner de la domination psychologique que la gauche radicale exerce sur eux », a-t-il poursuivi devant les militants.

Le PS s’alliera-t-il ou non avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ? La question est apparue existentielle pour les uns, anecdotique pour les autres, à quelques mois des municipales, présidentielle et peut-être même de législatives anticipées, en cas de dissolution.

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Crash d’un avion en Inde : 279 morts et un survivant retrouvé dans la ville d’Ahmedabad après l’accident du vol 171 d’Air India

Un avion de la compagnie Air India à destination de Londres s’est écrasé, jeudi 12 juin, sur une zone résidentielle peu après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, dans le nord-ouest de l’Inde. Les autorités n’ont fait état que d’un survivant connu sur les 242 passagers à bord.

Selon le dernier bilan des autorités indiennes, samedi 14 juin, au moins 279 personnes ont été tuées, selon l’Agence France-Presse, dont plus d’une vingtaine se trouvaient au sol lorsque l’appareil s’est écrasé sur un centre d’hébergement pour du personnel médical.

D’après l’aviation civile, le vol 171 d’Air India avait embarqué 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, 7 Portugais et un Canadien – et douze membres d’équipage. « Nous confirmons qu’il y a un survivant », a déclaré Dhananjay Dwivedi, secrétaire principal du département de la santé de l’Etat du Gujarat, ajoutant qu’il est « actuellement soigné » à l’hôpital.

Les médias indiens ont largement relayé que le rescapé occupait le siège 11A, après que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un homme en tee-shirt ensanglanté, boitant mais capable de marcher jusqu’à une ambulance. L’Agence France-Presse (AFP) n’a pu confirmer ces informations, mais la BBC s’est entretenue avec son cousin, qui a rapporté que le survivant avait contacté sa famille pour dire qu’il allait « bien ». « Je n’ai aucune idée de la façon dont je me suis sorti de cet avion », a-t-il confié à son frère, selon l’agence britannique Press Association qui cite ce dernier.

Le long-courrier de type Boeing 787 a décollé à 13 h 39, heure locale (10 h 09 à Paris), pour l’aéroport de Gatwick, à Londres, selon la direction générale de l’aviation civile indienne. Il s’est écrasé juste après son décollage « hors du périmètre de l’aéroport » après avoir émis un appel d’urgence, a précisé la direction dans une déclaration. « Il a lancé un appel d’urgence [Mayday] au contrôleur aérien, qui n’a ensuite plus eu aucun contact avec l’appareil », ajoute le communiqué.

« Une moitié de l’appareil s’est écrasée sur une résidence où vivaient des médecins avec leurs familles », a rapporté à l’AFP le docteur Krishna, qui est intervenu auprès des blessés. « Le nez de l’avion et la roue avant ont atterri sur la cantine où les étudiants déjeunaient », a précisé le médecin qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. Il a ajouté avoir « vu environ 15 à 20 corps brûlés dans les débris de l’avion ».

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion qui perd rapidement de l’altitude juste après son décollage, semblant manquer de puissance, avant de tomber sur des immeubles et d’exploser en une boule de feu orange. Selon un journaliste de l’AFP à Ahmedabad, l’avion s’est écrasé entre l’hôpital public de la ville et le quartier Ghoda Camp. Une photo diffusée par la police indienne sur X montre l’empennage de l’appareil comme posé sur le toit d’un bâtiment. L’appareil avait été livré à Air India au début de l’année 2014.

Sur le site du crash de l’avion de la compagnie Air India, à Ahmedabad, ville du nord-ouest de l’Inde, le 12 juin 2025. AMIT DAVE/REUTERS

Des enquêteurs britanniques et américains envoyés

« La tragédie d’Ahmedabad nous a tous abasourdis et attristés. C’est une épreuve déchirante », a déclaré le premier ministre indien, Narendra Modi, sur son compte X, adressant ses « pensées » « à tous ceux qui ont été affectés ». « Nous sommes en contact avec les ministres et les autorités qui s’efforcent d’aider les personnes touchées », a-t-il écrit sur le réseau social.

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Le président de la compagnie aérienne, Natarajan Chandrasekaran, a déclaré qu’une cellule d’urgence avait été mise en place pour soutenir les familles à la recherche d’informations. Le gouvernement du Gujarat a appelé les familles de victimes à fournir des échantillons d’ADN pour aider à identifier les corps. Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a annoncé prévoir 110 millions d’euros pour les proches « de chaque personne qui a perdu la vie dans cette tragédie », s’engageant par ailleurs à couvrir les frais médicaux des blessés.

Les réactions internationales se sont succédé après l’annonce du crash, notamment parmi les pays dont un ou plusieurs ressortissants se trouvaient à bord de l’appareil. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a exprimé ses « pensées » pour les « passagers et leurs familles dans ce moment profondément éprouvant ». Le roi Charles III s’est dit « extrêmement choqué ».

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Ahmedabad, la principale ville de l’Etat du Gujarat, en Inde, compte environ 8 millions d’habitants. Son aéroport international, le septième le plus fréquenté du pays, est situé au milieu d’une zone résidentielle densément peuplée. Le trafic y a été suspendu après l’accident.

Le constructeur aéronautique américain Boeing, qui s’est dit, dans un communiqué transmis à l’AFP, « au courant des premières informations » concernant le crash aérien en Inde, « travaille à réunir plus d’informations ». L’entreprise, qui se dit également prête à aider Air India, adresse ses « pensées » à « toutes les personnes touchées ».

L’organisme britannique chargé des enquêtes sur les accidents aériens, l’AAIB, a, de son côté, annoncé qu’il envoyait une équipe d’enquêteurs en Inde pour participer aux investigations. Des enquêteurs américains vont également se rendre sur place, a fait savoir l’agence américaine de sécurité des transports (NTSB).

De son côté, GE Aerospace – fournisseur des deux moteurs de l’appareil – a annoncé avoir « activé [son] équipe de gestion d’urgence ». « Nous sommes prêts à assister notre client et l’enquête », a déclaré un porte-parole, adressant les « sincères condoléances » du groupe aux proches des victimes.

L’accident de jeudi intervient dans un pays où le trafic aérien a explosé ces dernières années. Le mois dernier, Willie Walsh, le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA) réunie à New Delhi, avait qualifié son développement de « phénoménal ». La croissance soutenue de son économie et de sa classe moyenne a fait du pays le plus peuplé de la planète – avec plus de 1,4 milliard d’habitants – le troisième marché aérien intérieur au monde après ceux des Etats-Unis et de la Chine.

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Le Monde avec AP, AFP et Reuters

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