De gauche à droite : la nouvelle secrétaire à l’organisation du PSOE, Rebeca Torro, la présidente du parti, Cristina Narbona, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, et la ministre du budget, Maria Jesus Montero, à Madrid, le 5 juillet 2025. ALBERTO DI LOLLI/AFP
Ebranlé par une série de scandales de corruption impliquant ses plus proches collaborateurs, Pedro Sanchez a reçu, le 5 juillet, le soutien du comité fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) réuni à Madrid. Un appui qui pourrait toutefois se révéler insuffisant pour lui permettre de rester au pouvoir.
« Le capitaine ne recule pas face aux difficultés. Il reste pour affronter la tempête et mener le bateau à bon port », a déclaré le chef du gouvernement, excluant toute démission. Il a demandé pardon, mais « avec la détermination intacte et la même volonté d’affronter l’adversité et de la surmonter ».
La réunion, censée marquer une nouvelle « remontada »pour M. Sanchez, a pourtant débuté sous de mauvais auspices. Francisco Salazar, membre de la nouvelle direction désignée à la hâte pour remplacer l’équipe de Santos Cerdan, ex-numéro trois du PSOE, placé en détention provisoire le 30 juin pour corruption, a démissionné après des accusations de harcèlement sexuel. Selon le quotidien numérique Eldiario.es, des militantes l’ont accusé de « comportements inappropriés » alors qu’il travaillait au palais de la Moncloa, la résidence du premier ministre.
Il vous reste 79.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’avis de recherche de Lennart Monterlos diffusé depuis le 24 juin 2025 sur les réseaux sociaux. CAPTURE D’ECRAN @THELONGRIDEC2C.2/INSTAGRAM
Un jeune Français qui faisait une randonnée à vélo en Iran n’a plus donné de nouvelles à ses proches depuis le 16 juin, une disparition jugée « inquiétante », a déclaré dimanche 6 juillet à l’Agence France-Presse (AFP) une source diplomatique française, interrogée sur un avis de recherche posté sur les réseaux sociaux.
« Nous sommes en lien avec la famille à ce sujet », a affirmé cette source, en rappelant qu’il est recommandé aux ressortissants français de ne pas se rendre en Iran, Téhéran mettant en œuvre « une politique délibérée de prise d’otages occidentaux ». D’après cet avis de recherche posté sur Instagram, Lennart Monterlos, âgé de 18 ans, a également la nationalité allemande.
Interrogée par l’AFP, cette source n’était pas en mesure de dire si ce jeune Français fait partie des Européens récemment arrêtés en Iran, accusés d’espionnage pour Israël. L’Iran « cible des ressortissants français de passage qu’il accuse d’espionnage et qu’il détient dans des conditions indignes, dont certaines relèvent de la définition en droit international de la torture », a souligné la source diplomatique.
« Il est recommandé aux ressortissants français de ne pas se rendre en Iran » et « pour ceux qui y seraient déjà de passage, il est recommandé de quitter le territoire iranien immédiatement en raison des risques d’arrestation et de détention arbitraire », a-t-elle insisté.
Deux Français sont actuellement détenus en Iran depuis plus de trois ans et encourent la peine de mort. Il s’agit de Cécile Kohler, professeure de lettres de 40 ans originaire de l’est de la France, et de son compagnon, Jacques Paris, 72 ans, arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, « a échangé » ce dimanche avec son homologue iranien Abbas Araghtchi, a fait savoir ce soir le ministère des affaires étrangères, ajoutant que Jean-Noël Barrot lui avait rappelé « que la priorité de la France était la sécurité » de ses compatriotes en Iran.
« Passionné de sport »
« Il a exigé la liberté immédiate et inconditionnelle de Cecile Kohler et Jacques Paris, détenus arbitrairement dans des conditions assimilables à de la torture depuis plus de trois ans maintenant », poursuit-il. En revanche, il n’a pas précisé si le cas de Lennart Monterlos avait été évoqué.
Le Monde Mémorable
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Découvrir
Avant de commencer son voyage, Lennart Monterlos avait présenté son projet sur une plateforme de financement participatif. Il expliquait être alors en classe de terminale Abibac (parcours binational franco-allemand) à Besançon. « Je suis passionné de sport, notamment d’escalade (…) et de vélo », écrivait-il. « J’aime beaucoup lire et voyager à travers les livres, et maintenant je souhaite voyager à travers le monde à vélo. »
Il confiait préparer depuis fin 2023 « un voyage à vélo d’un an pour découvrir le monde, à travers l’Europe et l’Asie ». Cela devait être « une césure » avant ses études supérieures.
Image extraite d’une vidéo diffusée le 4 juillet 2025 par la BBC, dans laquelle on voit des gendarmes français crever à coups de couteau un canot pneumatique chargé de plusieurs dizaines de migrants. CAPTURE D’ECRAN BBC
« Le ministère de l’intérieur fait pleinement confiance au préfet et aux forces de sécurité intérieure. (…) Les gendarmes, avec de l’eau jusqu’aux genoux, sont intervenus pour sauver les personnes en péril. » Samedi 5 juillet, place Beauvau, on tente de circonscrire la polémique. Des images diffusées la veille par la chaîne anglaise BBC montrent des gendarmes, dans le Pas-de-Calais, s’avancer à pied dans la mer vers un canot pneumatique chargé de plusieurs dizaines de migrants et crever l’embarcation à coups de couteau.
Le gouvernement britannique s’est aussitôt félicité d’un « durcissement » de l’action des Français pour empêcher les traversées de la Manche, entreprise à laquelle concourt Londres par le versement d’au moins 760 millions d’euros à Paris depuis 2018. « Nous voyons de nouvelles tactiques utilisées pour perturber ces bateaux avant qu’ils ne commencent leur voyage », s’est réjoui un porte-parole du premier ministre travailliste, Keir Starmer.
La crevaison des bateaux en mer n’est pas une pratique inédite. Une enquête parue en mars 2024 dans Le Monde (en partenariat avec le média à but non lucratif Lighthouse Reports) la documentait déjà. A l’époque, les autorités contestaient néanmoins y recourir. Sous la pression des Britanniques et face au nombre record de traversées de la Manche (plus de 20 000 arrivées au Royaume-Uni depuis le début de l’année), le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, s’est décidé à franchir un nouveau cap.
Il vous reste 75.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Gabby Williams, la joueuse française du Seattle Storm, lors d’un match face au Atlanta Dream, le 3 juillet 2025 à College Park (Géorgie, Etats-Unis). JASON ALLEN / AFP
Elle avait réalisé des Jeux olympiques étincelants à domicile, poussant les « Invincibles » Américaines dans leurs derniers retranchements en finale du tournoi féminin de basket de Paris 2024 – les Bleues ont échoué à seulement un point de Team USA (66-67). Gabby Williams a poursuivi sur sa lancée, signant une saison pleine – élue meilleure joueuse française, hommes et femmes confondus, de l’année 2024 –, et est devenue, dimanche 6 juillet, la première Française sélectionnée au All-Star Game de la WNBA. Non retenue parmi les titulaires, l’ailière tricolore du Seattle Storm fera partie des remplaçantes de ce bal rassemblant les meilleures joueuses de la grande ligue nord-américaine de basket, le 19 juillet à Indianapolis (Indiana, Etats-Unis).
A 28 ans, la joueuse franco-américaine, qui a décroché l’argent olympique à Paris après le bronze à Tokyo 2021, avait choisi, comme d’autres partenaires sous le maillot bleu, de faire l’impasse sur l’Euro 2025 pour privilégier sa saison WNBA, dont le calendrier empiète sur les compétitions internationales. Avec 13,3 points, 4,7 passes, 4,7 rebonds et 2,6 interceptions – meilleur total de la ligue – en moyenne par match, Gabby Williams réalise un début de saison de haut vol, et mène la franchise de l’Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) vers les playoffs. Avec 11 victoires en 18 rencontres, le Storm occupe la troisième place de la conférence Ouest.
Dans une ligue où seules trois Françaises ont remporté un titre, et sans y tenir le premier rôle, l’ancienne star de l’université du Connecticut (Uconn) – place forte du basket au féminin –, dont la grand-mère maternelle est née à Paris, est la première tricolore à rallier le match des étoiles de la WNBA. Mais elle ajoute son nom à ceux de Tony Parker (à six reprises), Joakim Noah (deux), Rudy Gobert (trois) et Victor Wembanyama (une), les Français ayant déjà pris part à la grand-messe de la NBA, côté messieurs.
La région de Dnipropetrovsk sous la menace d’une percée russe
L’armée russe a annoncé la prise d’une localité dans l’oblast de Dnipropetrovsk, une première depuis le début de la guerre. Une information qui n’a pas encore été confirmée par l’armée ukrainienne.
Déjà, depuis la mi-juin, la Russie avait annoncé être parvenue à prendre pied dans cet oblast, ce que Kiev avait alors immédiatement démenti. Depuis plusieurs semaines les forces russes continuent leur percée dans l’oblast voisin de Donetsk. Le ministère de la défense russe avait affirmé, dès le 8 juin, que certaines de ses unités auraient atteint la frontière et qu’elles poursuivraient leur offensive plus à l’ouest. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré, dès le lendemain, que cette offensive viserait à créer une « zone tampon » avec l’oblast de Donetsk, partiellement occupé mais dont le Kremlin revendique l’entière souveraineté et que la Russie a annexé.
En Ukraine, la région de Dnipropetrovsk sous la menace d’une percée russe
Par Thomas d’Istria
Adrien Vautier/Le Pictorium pour « Le Monde »
Cela fait déjà près de trois mois que les amis d’Anna ont commencé à quitter la petite ville de Mejove, environ 7 000 habitants avant-guerre. Il ne reste aujourd’hui plus qu’elle, âgée de 17 ans, qui préfère ne pas donner son nom de famille, jeudi 12 juin, alors qu’elle sert des boissons à sa nouvelle clientèle : des militaires, de retour du front pour une pause à l’arrière, ou sur le point d’être déployés. L’ambiance en ville est à l’image du café, un mélange de civils et de soldats, sur des routes que traversent des voitures kaki banalisées. Les forces armées russes se rapprochent. «Bien sûr que ça fait peur », dit la jeune Anna, le visage malgré tout serein, qui tient à effectuer son stage dans ce petit café de la région de Dnipropetrovsk, situé à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de la frontière avec celle de Donetsk, épicentre des combats dans le Donbass.
Lors de la première journée de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, à Paris, le 20 juin 2025. ALAIN JOCARD/AFP
Sur quoi va plancher la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, lancée le 20 juin, qui vient d’achever son deuxième week-end de travail, dimanche 6 juillet ? Le dispositif, voulu par le président de la République, Emmanuel Macron, recouvre un sujet très vaste, qui touche aux rythmes scolaires et au temps d’écran, au sommeil et aux transports, à la cantine et à la lutte contre le harcèlement. Pour déterminer de quoi il va être réellement question, les 140 citoyens tirés au sort se sont réunis deux fois trois jours au Palais d’Iéna sous l’égide du Conseil économique, social et environnemental (CESE) : ces week-ends dits d’« acculturation », devaient permettre d’identifier les sujets à approfondir avant le deuxième temps, qui s’ouvrira en septembre : la phase de délibération.
Au total, quarante-deux sujets ont été identifiés, regroupés en neuf thématiques. Les citoyens approfondiront les questions de la « coordination entre les acteurs des temps de l’enfant », des « rythmes et temps scolaires », de la « complémentarité des temps et de la diversité des apprentissages », du « temps des parents et la parentalité », des « écrans et du numérique ». Ces grands thèmes sont traversés par quatre enjeux, des sujets si structurants qu’on les retrouve partout : le handicap, les inégalités sociales et territoriales, la santé, la violence et le harcèlement.
Il vous reste 82.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
De vastes panaches de fumée dans le secteur de Rabia, en Syrie, le 5 juillet 2025. GHAITH ALSAYED / AP
La Syrie a fait état dimanche 6 juillet d’environ 10 000 hectares partis en fumée, au quatrième jour de feux de forêt dans la province côtière de Lattaquié. Les pompiers font face à des conditions très difficiles : températures élevées, vents violents, relief escarpé et présence de restes explosifs dans un pays meurtri par des années de conflit. Un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) dans la région de Rabia a vu les secours lutter contre un incendie proche d’habitations, tandis que de vastes étendues de forêts et d’oliveraies étaient ravagées par les flammes.
« Des centaines de milliers d’arbres forestiers, répartis sur environ 10 000 hectares dans 28 zones, sont partis en fumée », a déclaré sur X le ministre des urgences syrien, Raed Al-Saleh, ajoutant qu’environ 80 équipes étaient mobilisées. Il a parlé plus tard d’« un véritable désastre environnemental » lors d’une conférence de presse, soulignant qu’il faudrait plusieurs jours pour maîtriser ces incendies « catastrophiques ».
La Turquie avait envoyé samedi deux avions et huit camions de pompiers en Syrie. Le ministère de la défense syrien a fait état de la participation de l’armée de l’air, publiant des images montrant un hélicoptère en train de puiser et de larguer de l’eau. De vastes zones boisées et des terres agricoles ont été ravagées, notamment près de la frontière turque, et plusieurs villages ont dû être évacués.
Dans un message sur X, l’envoyée spéciale adjointe des Nations unies pour la Syrie, Najat Rochdi, a souligné que Damas avait « besoin de davantage d’aide internationale ». Adam Abdelmoula, coordinateur résident et humanitaire de l’ONU pour la Syrie, a affirmé de son côté que « des équipes des Nations unies sont sur le terrain pour (…) mesurer l’ampleur de la catastrophe et identifier les besoins humanitaires les plus immédiats ».
Infrastructures ravagées
Des équipes de défense civile venues de la Jordanie voisine se sont dirigées vers Lattaquié après avoir franchi la frontière dimanche matin, a déclaré le ministère des urgences et de la gestion des catastrophes syrien, ajoutant que des avions jordaniens étaient également attendus. Près de sept mois après l’éviction du président Bachar Al-Assad, la Syrie reste profondément marquée par plus d’une décennie de guerre qui a ravagé son économie et ses infrastructures.
Alors que le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des sécheresses et des incendies à travers le monde, la Syrie a également été frappée par des vagues de chaleur, de faibles précipitations et d’importants feux de forêt. En juin, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déclaré à l’AFP que la Syrie n’avait « pas connu de conditions climatiques aussi mauvaises depuis soixante ans ».
Mathieu van der Poel célèbre son succès lors de la deuxième étape à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) devant Tadej Pogacar, le 6 juillet 2025. LOIC VENANCE / AFP
Il est étrange de constater à quel point le cerveau peine à accueillir certaines images. Tadej Pogacar avec le maillot à pois de meilleur grimpeur sur les épaules, ce n’est pas nouveau, c’est déjà arrivé par le passé mais trop peu pour que l’intéressé lui-même se souvienne du nombre de jours où il l’a porté. Le public a davantage l’habitude de voir le Slovène déambuler en jaune sur les routes du Tour de France. Mais à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), dimanche 6 juillet, la pêche fut infructueuse pour le triple vainqueur de la Grande Boucle, dauphin de la 2ᵉ étape derrière Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), nouveau porteur du maillot jaune.
Le Néerlandais s’est imposé au pied des murailles de la cité de la Côte d’Opale, au sprint devant le leader d’UAE Team Emirates-XRG et Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike). Une victoire autant que le report d’une échéance que beaucoup, du peloton aux spectateurs en passant par les simples amateurs de suspense, redoutaient : la prise de pouvoir annoncée des prétendants au classement général et, plus spécifiquement, de Tadej Pogacar.
Il vous reste 77.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Jennifer Geerlings-Simons après son accession à la présidence du Suriname, à Paramaribo, le 6 juillet 2025. BENTIK PAULUS / AP
Le Parlement du Suriname a élu présidente, dimanche 6 juillet, Jennifer Geerlings-Simons, âgée de 71 ans. Il s’agit de la première femme à diriger ce petit pays sud-américain, le parti au pouvoir ayant renoncé à nommer un candidat en face d’elle.
Le parti de l’opposante, le Parti démocratique national (NDP), a obtenu 18 des 51 sièges lors des élections législatives du 25 mai et a formé une alliance avec cinq petites formations, ce qui lui a permis d’obtenir la majorité des deux tiers nécessaire pour accéder à la présidence. Son élection s’est faite par acclamation.
« Je suis très consciente de la responsabilité qui repose désormais sur nos épaules. Cette responsabilité est d’autant plus grande que je suis, en fait, la première femme à occuper cette fonction », a déclaré Jennifer Geerlings-Simons aux parlementaires. « J’accepte cette fonction pour servir. Et j’utiliserai toutes mes connaissances, ma force et ma perspicacité pour mettre nos richesses à la disposition de tous nos concitoyens, en accordant une attention particulière à nos jeunes et à tous ceux qui, jusqu’à présent, n’ont pas eu la possibilité de se développer de manière optimale », a-t-elle ajouté.
Le Suriname, une ancienne colonie néerlandaise minée depuis son indépendance en 1975 par des rébellions et des coups d’Etat, dispose d’importantes réserves pétrolières offshore, découvertes récemment. Elles devraient offrir au pays, où 20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, des revenus financiers inédits à partir de 2028, quand débutera l’exploitation d’un bloc offshore d’une production estimée à 220 000 barils par jour.
Le NDP, parti de l’ex-dirigeant Désiré Bouterse
Durant la campagne, Jennifer Geerlings-Simons, ex-présidente de l’Assemblée nationale, avait affirmé vouloir « être au pouvoir pour [s]’assurer que la population bénéficie réellement » des revenus attendus du pétrole en « établissant une loi selon laquelle toutes les entreprises devront travailler avec des Surinamais et acheter des produits du Suriname ».
Son investiture est prévue le 16 juillet, lorsque le mandat de cinq ans du président, Chan Santokhi, prendra fin. Le parti de ce dernier, le Parti réformiste progressiste (VHP), qui a obtenu 17 sièges, avait annoncé cette semaine avoir décidé de ne pas présenter de candidats aux postes de président et de vice-président. « Nous sommes sortis des élections en tant que deuxième parti le plus important mais nous devons conclure que, dans les circonstances actuelles, cela ne fournit pas un mandat viable pour assumer des responsabilités gouvernementales », avait-il avancé.
Le NDP est le parti de l’ancien dirigeant Désiré Bouterse, qui a dirigé le pays d’une main de fer après un coup d’Etat en 1980, puis démocratiquement entre 2010 et 2020. Sous son mandat, le Suriname était considéré comme un narco-Etat. Condamné aux Pays-Bas pour trafic de cocaïne et au Suriname pour le meurtre d’opposants en 1982 lorsqu’il était chef de la junte, M. Bouterse est mort en décembre 2024 dans la clandestinité.
Le pilote anglais Lando Norris, sur McLaren, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, à Silverstone (Royaume-Uni), le 6 juillet 2025. ANDREW BOYERS/REUTERS
« We did it at home » (« Nous l’avons fait à la maison »). Voilà les premiers mots du Britannique Lando Norris, sitôt la ligne d’arrivée du Grand Prix de Grande-Bretagne franchie en tête, dimanche 8 juillet. Une course sur le circuit de Silverstone rendue aussi incertaine que spectaculaire par une météo capricieuse. Car la pluie s’est invitée à plusieurs reprises – parfois de façon furieuse – au cours de ce douzième Grand Prix de la saison de Formule 1.
Ces péripéties ont rendu la victoire du natif de Bristol plus belle aux yeux du public britannique, qui l’a applaudi à tout rompre sur le podium, alors que le soleil faisait opportunément son retour.
« C’était une course incroyable, stressante comme toujours, mais le soutien des fans a fait la différence », a savouré le pilote McLaren, qui triomphe pour la première fois à domicile, devant son partenaire Oscar Piastri, et signe sa quatrième victoire de l’année. L’autre chouchou du public, le septuple champion du monde britannique, Lewis Hamilton, (Ferrari), termine quatrième, mettant fin à une série de douze podiums d’affilée chez lui, à Silverstone.
Il vous reste 78.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.