Cuba affirme avoir repoussé une tentative d’« infiltration » par la mer d’un groupe armé venant des Etats-Unis

Des garde-côtes cubains arrimés au port de La Havane, le 25 février 2026. ADALBERTO ROQUE/AFP

Cuba a dénoncé, mercredi 25 février dans la soirée, une tentative d’infiltration à des « fins terroristes », après avoir abattu dans la journée, aux abords de l’île, quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride et transportant, selon La Havane, des Cubains résidant aux Etats-Unis.

« Il a été établi que la vedette rapide neutralisée, immatriculée en Floride sous le numéro FL7726SH, transportait dix personnes armées qui, selon les déclarations préliminaires des détenus, avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes », a fait savoir le ministère de l’intérieur cubain dans un communiqué. « Des fusils d’assaut, des armes de poing, des engins explosifs de fabrication artisanale (cocktails Molotov), des gilets pare-balles, des lunettes télescopiques et des uniformes de camouflage ont été saisis », a détaillé cette source.

Les membres du groupe armé sont « des Cubains résidant aux Etats-Unis » et « la plupart d’entre eux ont des antécédents connus d’activité délictueuse et violente », a précisé le ministère de l’intérieur, qui a publié les noms des six occupants de la vedette qui ont été blessés, ainsi que celui d’un homme qui a été tué. Deux des blessés « figurent sur la liste nationale des personnes et entités qui (…) ont fait l’objet d’enquêtes pénales et sont recherchées par les autorités cubaines », a-t-il ajouté. Les autorités cubaines précisent également qu’un Cubain « envoyé des Etats-Unis pour assurer la réception du groupe armé infiltré a été arrêté sur le territoire national » et « a avoué ses actes ».

Plus tôt dans la journée, les autorités cubaines avaient annoncé avoir abattu quatre occupants du bateau et en avoir blessé six autres, lors d’un échange de tirs avec des gardes-côtes. La vedette rapide avait été détectée au large de la côte nord de Cuba, près du Cayo Falcones, dans la province de Villa Clara (Centre). Selon les autorités cubaines, des « coups de feu » avaient été tirés de l’embarcation contre les effectifs cubains qui s’approchaient pour procéder à son identification, blessant le commandant du navire.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « En asphyxiant Cuba, Trump fait le pari d’un effondrement du régime »

« Menace exceptionnelle »

Cet incident est suivi de très près aux Etats-Unis, dont le chef de la diplomatie, Marco Rubio, lui-même d’origine cubaine, a annoncé en marge d’une réunion de la Communauté caribéenne (Caricom) dans l’archipel de Saint-Christophe-et-Niévès, que son pays agirait « en conséquence », une fois que plus d’informations auront été recueillies.

Le procureur général de Floride, James Uthmeier, a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête judiciaire. « Le gouvernement cubain n’est pas digne de confiance, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces communistes répondent de leurs actes », a-t-il écrit sur X, affirmant avoir demandé à son bureau d’ouvrir une enquête sur ces faits. Le vice-président américain, J. D. Vance, a déclaré pour sa part que les Etats-Unis « surveillaient » la situation.

Le gouvernement cubain fait état régulièrement d’incursions de vedettes rapides en provenance des Etats-Unis dans ses eaux territoriales, généralement liées au trafic de personnes, en lien avec des groupes de migrants cherchant à quitter l’île, ou au trafic de drogues. Ces incidents ont parfois pu donner lieu à des courses-poursuites ou à des échanges de tirs.

Selon les dernières informations rendues publiques par les autorités cubaines, entre janvier et juin 2022, année de forte vague migratoire à partir de l’île, les gardes-côtes avaient intercepté 13 vedettes rapides provenant des Etats-Unis en lien avec des « opérations de traite de personnes de Cuba vers ce pays ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Cuba cherche à desserrer la pression américaine

Pétrole à des fins humanitaires

Les relations entre Cuba et les Etats-Unis connaissent un regain de tension depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines au début de janvier et l’arrêt par Caracas, sous la pression de Washington, des livraisons de pétrole en direction de l’île communiste. Les Etats-Unis, qui ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l’île de 9,6 millions d’habitants, appliquent une politique de pression maximale sur La Havane.

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Mercredi, Washington a toutefois confirmé avoir infléchi à des fins humanitaires ses restrictions à l’exportation de pétrole à Cuba, en manque drastique de carburant. Ce pétrole d’origine vénézuélienne pourra être revendu et acheminé au secteur privé à Cuba, à condition que les transactions ne profitent pas au pouvoir de La Havane mais « au peuple » de l’île, selon le ministère des finances américain.

Marco Rubio a averti que des restrictions sur ces importations par Cuba seraient de nouveau mises en place si La Havane violait « l’esprit » de cet assouplissement. Il a aussi appelé Cuba à « changer radicalement parce que c’est sa seule chance d’améliorer la qualité de vie de sa population ». « S’ils voulaient mener [des] réformes radicales qui ouvrent la voie à la liberté économique et, à terme, politique pour le peuple cubain, il est évident que les Etats-Unis seraient ravis de voir cela », a-t-il déclaré.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Carlos Alzugaray, diplomate : « A Cuba, l’urgence pétrolière occulte tout »

Le Monde avec AFP

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Rachida Dati au ministère de la culture : un bilan marqué par des effets d’annonces mais peu de réalisations

La ministre de la culture sortante, Rachida Dati, lors de la cérémonie de réouverture de la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Nantes (Loire-Atlantique), le 27 septembre 2025. JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

Résistant à la pression du premier ministre, Sébastien Lecornu, Rachida Dati aura attendu le dernier moment avant d’annoncer, le mercredi 25 février, qu’elle quittait le ministère de la culture pour se consacrer à sa campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars à Paris. Nommée ministre de la culture le 11 janvier 2024, elle sera restée vingt-cinq mois à la tête de ce ministère, reconduite dans ses fonctions sous quatre gouvernements. Si elle a battu le record de longévité de ses prédécesseurs sous la présidence d’Emmanuel Macron, son passage Rue de Valois s’apparente davantage à une succession d’effets d’annonces qu’à de véritables réalisations. Avec une volonté délibérée de faire le tri dans les médias auxquels elle consent parler.

Dès son discours lors de la passation de pouvoir Rue de Valois, elle affiche sa volonté de rendre la culture accessible à tous et dans tous les territoires. Le plan Culture et ruralité devient sa priorité. Elle n’a en effet pas lésiné sur les déplacements dans de petites communes qui avaient rarement vu passer des ministres de la culture.

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Comment les Etats-Unis monnaient les expulsions de migrants avec les gouvernements africains

Expulsion de migrants sans papiers à bord d’un avion C-17 américain à Fort Bliss, au Texas, le 23 janvier 2025. SERGENT NICHOLAS J. DE LA PENA / DÉPARTEMENT DE LA DÉFENSE VIA AFP

Les autorités camerounaises ont tenté d’étouffer l’affaire, sans succès. « La police nous a interpellés. Je ne peux pas parler », chuchote Joseph Fru Awah, un avocat joint par Le Monde mardi 17 février. Avec lui, quatre journalistes camerounais ont été arrêtés pendant plusieurs heures à Yaoundé, la capitale. Leur matériel a été confisqué. Leur tort, aux yeux des autorités : avoir enquêté sur la détention de 15 migrants africains, expulsés des Etats-Unis par la police de l’immigration américaine (ICE) sur deux vols en direction de Yaoundé, le 15 janvier puis 16 février.

La présence des premiers arrivés sur le sol camerounais a été révélée par le New York Times dans un article publié le 14 février. Ces neuf migrants (Angolais, Congolais, Ghanéens, Marocains et Zimbabwéens), débarqués à Yaoundé à la mi-janvier, avaient été « menottés et enchaînés dans un avion du département de la sécurité intérieure » américaine depuis Alexandrie, en Virginie, où ils étaient détenus dans un centre migratoire, « sans aucune information sur leur destination », rapporte le quotidien américain.

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David Amiel nommé ministre des comptes publics en remplacement d’Amélie de Montchalin, sur le départ pour la Cour des comptes

David Amiel, à Matignon, à Paris, le 2 septembre 2025. THOMAS SAMSON / AFP

Le ministre délégué chargé de la fonction publique, David Amiel, est nommé au portefeuille des comptes publics pour remplacer Amélie de Montchalin, sur le départ pour la Cour des comptes, a annoncé, dimanche 22 février, l’Elysée.

Lire aussi le récit | Article réservé à nos abonnés La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes crée des remous

« Sur la proposition du premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Amélie de Montchalin, ministre de l’action et des comptes publics », est-il expliqué dans un communiqué. La ministre doit prendre la tête de l’institution chargée de vérifier l’emploi des fonds publics dès lundi, ce qui obligeait le gouvernement à la relever de ses fonctions auparavant.

Agé de 33 ans, M. Amiel est un fidèle historique d’Emmanuel Macron. Comme Amélie de Montchalin, sous la houlette de laquelle il travaillait à la fonction publique, il est une incarnation de la « génération Macron » éclose en 2017. Plus jeune membre du gouvernement Lecornu 2, il était depuis quatre mois ministre délégué de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, sous l’autorité de la ministre de l’action et des comptes publics.

Après avoir fréquenté les lycées parisiens Louis-le-Grand, Henri-IV, l’Ecole normale supérieure (ENS) et Princeton, ce « marcheur » de la première heure, chevelure rousse et lunettes rondes, a connu une ascension fulgurante.

Artisan de la réélection en 2022

Stagiaire à Bercy quand Emmanuel Macron était ministre de l’économie et des finances, il a ensuite coordonné les groupes de travail pour le programme de 2017, avant d’entrer à l’Elysée auprès d’Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence. Il quitte l’équipe présidentielle deux ans plus tard, en 2019, en ayant rédigé avec un autre conseiller, Ismaël Emelien, un essai intitulé Le progrès ne tombe pas du ciel, tentative de définition du macronisme.

En 2019, David Amiel rejoint Benjamin Griveaux pour tenter de ravir Paris aux socialistes en 2020, mais la campagne se termine en fiasco avec la divulgation de vidéos privées à caractère sexuel de M. Griveaux.

Il siège ensuite comme conseiller d’opposition dans le 15e arrondissement et travaille pendant quelques mois à la direction de La Poste, avant de rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Conseiller de l’ombre, il a été l’un des artisans de la réélection de celui-ci en 2022, copilotant la rédaction des propositions de campagne.

Il devient ensuite député à 29 ans, élu dans le 15e arrondissement de Paris. Il le reste un peu plus de trois ans, de 2022 à 2025, et siège à la commission des finances. Comme député, il a aussi été à l’origine d’une proposition de loi, adoptée en janvier 2026 par l’Assemblée, visant à changer certains critères de logement des agents publics et à rendre des biens disponibles.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Amélie de Montchalin, première femme à la tête de la Cour des comptes

Par ailleurs, un remaniement gouvernemental devrait avoir lieu au plus tôt en milieu de semaine prochaine, après une éventuelle motion de censure du Rassemblement national (RN), a fait savoir Matignon au Monde, samedi, confirmant des informations du Parisien.

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Deux autres ministres au moins sont sur le départ : celle de la culture, Rachida Dati, candidate à la Mairie de Paris, et celle chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaite retrouver son siège de députée.

Le Monde avec AFP

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Droits de douane américains : les industriels allemands dans l’incertitude

Devant l’usine Volkswagen de Dresde (Allemagne), le 14 mai 2025. JENS SCHLUETER/AFP

La décision de la Cour suprême américaine, vendredi 20 février, de déclarer anticonstitutionnels les droits de douane « réciproques » mis en place en 2025 par Donald Trump apporte plus d’incertitude que de soulagement à l’industrie allemande en crise. Car, dans la foulée, le président américain a annoncé qu’il imposait, à travers un autre canal législatif, le Trade Act, des droits de douane de 10 % sur toutes les importations, avant de les porter à 15 %, samedi 21 février. Le tout pour une durée de cent cinquante jours comme le précise le texte, une période renouvelable par un vote du Congrès.

De facto, pour l’automobile, premier secteur industriel du pays, la décision de la Cour suprême et la riposte de Donald Trump ne changent rien. Les droits de douane s’inscrivaient déjà dans le cadre du Trade Act et s’élevaient déjà à 15 %. La Fédération allemande de l’automobile (VDA), le lobby du secteur, a confirmé ne s’attendre à aucun changement, et souligne que ces mesures continuent de peser lourdement sur les résultats des constructeurs, qui ont vu s’éroder leurs marges en 2025.

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Un an dans un établissement pénitentiaire pour mineurs raconté en images : « Au mitard, tu es là, tu restes là. Faut juste parler au mur, il n’y a que ça à faire »

Ouverts entre 2006 et 2008, les établissements pénitentiaires pour mineurs accueillent des jeunes âgés de 13 à 18 ans. Leur création avait été justifiée à l’époque par la volonté d’investir davantage dans l’éducation et la réinsertion : budget considérable, bâtiments modernes, salles de classe, activités en tous genres. Presque vingt ans plus tard, j’ai voulu comprendre ce que cela signifie d’être un jeune confronté à la prison. Non pas depuis la perspective des textes de loi ou des discours institutionnels, mais en observant les trajectoires, les voix, les corps de celles et ceux qui vivent cette réalité.

A raison de deux jours par semaine, fixés par la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire, j’ai tenté de créer un espace de cocréation avec les jeunes qui habitent ces lieux. Nous évoluons dans la prison : sur les murs des graffitis réalisés lors d’ateliers, quelques citations d’auteurs et d’autrices bombées au pochoir, des cartes du monde épinglées ici et là. Dans les cellules, la relation et l’atmosphère peuvent changer du tout au tout. Certains écrivent, d’autres dessinent, certains parlent, d’autres sont mutiques. Sur les murs sont écrites leurs histoires, plus ou moins mythifiées, et parfois des phrases simples, qui semblent résumer des années de galère : « A 22 heures, j’ai rendez-vous avec la mort. »

Lorsque la ou le jeune est libéré ou transféré, ses écrits sont recouverts d’une nouvelle couche de peinture. Le millefeuilles s’épaissit. Au fil des mois, le lieu change. Les grilles des fenêtres des cellules, souvent sciées pour qu’une main ou un objet puissent y passer, sont remplacées, puis stockées temporairement à l’extérieur, à côté de piles de vitres brisées.

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L’Iran évoque de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis et réaffirme son droit à se défendre en cas d’« acte d’agression »

Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Genève (Suisse), le 17 février 2026. PIERRE ALBOUY / REUTERS

Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a évoqué, dimanche 22 février, un possible nouveau rendez-vous avec la délégation américaine, jeudi, en Suisse, pour discuter du programme nucléaire, au cœur des différends entre les deux pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Iran : des images satellites montrent la concentration inédite de forces militaires des Etats-Unis

Dans un entretien sur la chaîne américaine CBS, Abbas Araghtchi a dit travailler « sur les éléments d’un accord ». « Je crois que lorsque nous nous rencontrerons, probablement ce jeudi à Genève, nous pourrons travailler sur ces points, préparer un bon texte et parvenir rapidement à un accord », a-t-il ajouté.

« Pour l’instant, nous ne négocions que le nucléaire, et aucun autre sujet n’est abordé », a ajouté le diplomate, alors que les Etats-Unis souhaitent également discuter des missiles balistiques de l’Iran ainsi que de son soutien aux groupes armés dans la région hostiles à Israël.

Le ministre des affaires étrangères iranien a déclaré « travailler sur des éléments » de l’accord avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, estimant qu’il existait « de bonnes chances » de résoudre les différends avec Washington par la voie diplomatique. « Si les Etats-Unis nous attaquent, nous avons tout à fait le droit de nous défendre », a-t-il ajouté. Face à un « acte d’agression », toute réponse « est justifiée et légitime ».

Faire capituler l’Iran

De son côté, Donald Trump se demande pourquoi l’Iran n’a pas « capitulé » face au déploiement militaire américain, destiné à le pousser à accepter un accord concernant son programme nucléaire, a déclaré samedi son émissaire Steve Witkoff.

Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, dans le cadre d’une médiation omanaise, alors que Washington a dépêché deux porte-avions dans la région.

Le président américain « s’étonne » de la position de la République islamique, après l’avoir menacée de lourdes conséquences en cas d’échec des discussions, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump. « Je ne veux pas employer le mot “frustré”, parce qu’il sait qu’il a de nombreuses alternatives, mais il se demande pourquoi ils n’ont pas… capitulé », a-t-il poursuivi.

« Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : “Nous affirmons ne pas vouloir l’arme [nucléaire], alors voici ce que nous sommes prêts à faire” ? » Malgré cette pression, « il est difficile de les amener à ce stade », a-t-il reconnu.

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L’émissaire américain a également confirmé avoir rencontré Reza Pahlavi, fils du chah déchu, qui n’est pas retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979. « Je l’ai rencontré sur instruction du président », a-t-il déclaré, sans plus de précisions.

« Avenir démocratique et laïque »

Installé aux Etats-Unis, Reza Pahlavi s’est dit prêt, le 14 février, à Munich, devant 250 000 partisans, à conduire le pays vers un « avenir démocratique et laïque », alors que Donald Trump avait affirmé la veille qu’un « changement de régime » serait « la meilleure chose qui puisse arriver » à l’Iran.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Reza Pahlavi plaide auprès de la communauté internationale pour une intervention militaire en Iran

Jeudi, le président des Etats-Unis avait lancé à l’Iran un ultimatum de quinze jours au plus pour la conclusion d’un accord, sans quoi « de mauvaises choses » se produiraient.

Donald Trump ne réussira pas à détruire la République islamique d’Iran, avait assuré auparavant le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

Les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce qu’il dément, tout en insistant sur son droit à l’enrichissement de l’uranium à des fins civiles.

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à 60 %, seuil qui permet de passer rapidement aux 90 % nécessaires à un usage militaire. Dans le cadre de l’accord conclu en 2015, que Donald Trump a dénoncé trois ans plus tard, la limite était fixée à 3,67 %.

L’Iran, de son côté, cherche à négocier la levée de sanctions qui asphyxient son économie depuis des décennies, entraînant une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la monnaie nationale, le rial, un phénomène qui s’est particulièrement accentué ces derniers mois et a été l’élément déclencheur, en décembre, des vastes manifestations.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Nucléaire iranien : les Européens craignent un accord conclu à la va-vite

Le Monde avec AFP

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« Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? », sur Arte.tv : un documentaire bouleversant sur la petite société des enfants

Dans la cour de l’école maternelle Popincourt, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. Image extraite du documentaire « Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? ». HAUT ET COURT DOC 2025

ARTE.TV – A LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

Moussa, Edgar, Faustine et les autres sont en grande section à l’école Popincourt, une école maternelle classée en réseau d’éducation prioritaire, dans le 11e arrondissement de Paris. Pendant un an, leurs discussions ont été filmées par Salma Cheddadi, cinéaste, et Karelle Fitoussi, journaliste. Cela tombe bien, car ils ont beaucoup de choses à dire.

Sur la guerre en Ukraine, Embrun trouve qu’il y a un paradoxe – détruire un pays qu’on veut annexer, ça ne rime pas à grand-chose. Sur les élections, Edgar explique à ses camarades le principe de la pression électorale : « On n’a pas le droit de dire : “Toi, si tu ne votes pas pour Margaux, ça va mal aller !” Ou de dire : “Ceux qui votent pour Souhayl, ils auront un petit gâteau au chocolat !” »

Les deux autrices ont confié à nos confrères de Télérama qu’elles avaient parfois rassemblé les enfants, par petits groupes, pour filmer leurs conversations. Si le documentaire montre aussi la cour de récréation et l’intérieur de la classe – notamment la scène de l’élection d’Edgar comme délégué, très drôle –, ce dispositif permet de créer des moments de débat particulièrement riches. On y voit se construire, dans l’échange, les opinions et les valeurs de ces tout petits citoyens, qui arrivent à l’école chargés de ce qu’ils ont entendu ailleurs : pour Aris-Enzo, par exemple, « la place des femmes, c’est à la cuisine », ce à quoi Souhayl et Faustine rétorquent vivement qu’il se trompe, puisque leurs papas respectifs « font la vaisselle ».

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A Saintes, inondée, la solidarité dans le combat contre l’eau : « Sa maison est une île depuis une semaine, voir des gens lui a fait un bien fou »

Des membres de la réserve citoyenne surélèvent des meubles, dans une maison touchée par les inondations, à Saintes (Charente-Maritime), le 20 février 2026. ROMAIN PERROCHEAU/AFP

La barque a glissé jusqu’à la porte d’entrée. Déjà, quand elle est passée sans encombre au-dessus du portail du jardin, William Tardy a acté « les 2 mètres d’eau dans la rue » et son front s’est plissé. Il se représentait ce que cela signifiait comme destructions pour la maison de son enfance. Quand il est entré, il n’a rien dit, juste voulu remonter le petit meuble du couloir et le réfrigérateur, qui baignaient dans 40 centimètres d’eau insalubre.

L’agent municipal savait sa venue trop tardive dans cette maison basse d’où sa mère a été évacuée le 11 février, mais n’a pu s’empêcher de répéter, pour ce bien familial, ces gestes qu’il fait chaque jour dans les autres maisons de Saintes (Charente-Maritime) depuis une semaine : surélever encore et encore tout ce qui peut l’être. Une fois reparti du lieu dévasté, où les lés de papier peint décollé flottaient dans l’eau, il a fixé un bâtiment plus loin dans la rue : « C’est là que j’ai appris à lire ; dans l’école sous les eaux. »

Cette école et une autre resteront fermées jusqu’à la décrue, les enfants répartis dans d’autres établissements. Mais pour les familles, ce week-end de fin de vacances scolaires s’est déroulé au rythme de la récupération des cartables et des cahiers, en barque, dans des maisons vides.

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Enlèvement d’une fratrie en Seine-Saint-Denis : le procureur appelle les parents à remettre aux autorités les deux enfants recherchés

Le procureur du tribunal de Bobigny, Eric Mathais, lors d’une conférence de presse à Bobigny, le 22 février 2026. CHARLOTTE SIEMON/AFP

Le procureur de la République de Bobigny, Eric Mathais, a appelé, dimanche 22 février, les parents de la fratrie enlevée jeudi en Seine-Saint-Denis à remettre aux autorités « très rapidement » leurs deux enfants encore recherchés.

« Vous avez réalisé un geste important, un bon geste, un geste de parents aimant en déposant Dalia », nourrisson de six semaines, « à l’hôpital pour qu’elle puisse être soignée pour sa maladie cardiaque », leur a lancé le procureur lors d’une conférence de presse, en soulignant que le frère et la sœur du bébé « sont encore tout petits » et « ont également besoin d’être pris en charge très rapidement ».

L’Alerte enlèvement déclenchée samedi matin avait été levée une dizaine d’heures plus tard, mais les recherches continuaient dimanche pour localiser Nael, 18 mois, et Eline, 2 ans et demi, fait savoir le magistrat.

Les trois mineurs avaient été visés mercredi par une ordonnance de placement provisoire à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), à la suite d’un signalement hospitalier faisant état d’« un hébergement précaire, d’une consommation de stupéfiants par les parents et d’une négligence des besoins essentiels des enfants », a rappelé le procureur.

Jeudi, les jeunes parents, Abdelkader Benabderrahmane, 24 ans, et Chaima Hattab, 20 ans, en situation de grande précarité, s’étaient opposés aux éducateurs venus faire exécuter l’ordonnance de placement pour leurs trois enfants – la plus jeune venant de sortir de l’hôpital où elle était prise en charge – et avaient pris la fuite avec eux, aidés par le grand-père des enfants.

Photographies non datées diffusées par la gendarmerie samedi 21 février 2026, dans le cadre de la procédure Alerte enlèvement, représentant (de gauche à droite) Dalia, âgée de 6 semaines et souffrant d’une maladie cardiaque, son frère, Nael, âgé de 18 mois, et sa sœur, Eline, âgée de 2 ans et demi. GENDARMERIE FRANÇAISE/AFP

Le grand-père et la grand-mère en garde à vue

Une Alerte enlèvement avait été déclenchée samedi à 5 h 45 par le ministère de la justice, le bébé de six semaines souffrant d’une cardiopathie nécessitant une intervention chirurgicale mais surtout des soins réguliers dans l’attente de cette opération.

Les services d’enquête ont d’abord localisé la famille chez la grand-mère maternelle des enfants, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), puis à Nanterre chez une amie avant de perdre sa trace. Jusqu’à « l’excellente nouvelle », s’est félicité le procureur de Bobigny, avec la découverte, samedi à 16 h 05, d’un « nourrisson déposé sur un brancard au service de néonatologie de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul » de Lille, ce qui avait mis fin à l’Alerte enlèvement.

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Le bébé, rapidement identifié comme étant Dalia, a été déposé par « une femme voilée et portant un masque chirurgical », selon le procureur. Le nourrisson est aujourd’hui « en bonne santé », a-t-il annoncé, mais reste hospitalisé.

Le grand-père et la grand-mère des enfants, tous deux âgés de 41 ans, sont en garde à vue. Ils pourraient être présentés à un juge d’instruction dans le cadre de l’information judiciaire qui sera ouverte lundi pour « enlèvement de mineurs de moins de 15 ans en bande organisée », a précisé le procureur.

Les investigations se poursuivent activement pour retrouver la famille, grâce à « l’exploitation de la vidéosurveillance de la ville de Lille, ainsi que la visite de squats, connus sur cette métropole », a fait savoir Eric Mathais.

Le Monde avec AFP

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