Après trois semaines de détention, Tania Warner et sa fille Ayla Lucas ont été libérées ce jeudi 2 avril par l’ICE, la police américaine de l’immigration.
« Je n’y croirai vraiment que lorsque je verrai cet endroit dans le rétroviseur. » Encore vêtue du survêtement du centre de traitement des demandes d’immigration de Dilley, au Texas, Tania Warner s’est réjouie auprès de CBC News de voir son cauchemar prendre fin.
Cette Canadienne et sa fille autiste de sept ans étaient détenues depuis 19 jours par l’ICE, la police de l’immigration des États-Unis. Après avoir versé une caution de 9.500 dollars, ce jeudi 2 avril, elles sont désormais libres, mais la mère doit porter un bracelet électronique. L’affaire avait suscité une grande attention médiatique depuis que son mari, Edward Warner, citoyen américain, avait alerté la presse.
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Des conditions de détention difficiles
Depuis son arrestation, Tania Warner n’a cessé d’affirmer qu’elle vivait légalement aux États-Unis depuis cinq ans, après avoir déménagé au Texas pour rejoindre son mari. Cela n’a pas empêché les agents de la très controversée ICE de la placer en détention avec sa fille, elle aussi Canadienne.
Elles ont été arrêtées lors d’un contrôle douanier à Sarita, dans le sud du Texas, alors que la famille se rendait à une « baby shower » près de la frontière mexicaine.
« Tania a donné son permis de conduire texan, son visa de travail et son visa », avait témoigné son mari à CTV News. « Après ça, ils l’ont emmenée, en disant qu’ils avaient besoin de ses empreintes digitales pour avoir plus d’informations. Elle n’est jamais revenue. »
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Après leur arrestation, mère et fille ont d’abord été placées dans un centre de détention à McAllen, au Texas. Cinq jours plus tard, elles ont été transférées dans un centre de détention pour familles à Dilley, connu pour ses conditions de vie très difficiles depuis la mise en place des politiques de Donald Trump. De nombreux témoignages décrivent des conditions sanitaires déplorables, avec notamment des lumières allumées 24 heures sur 24.
Désormais libres, Tania et sa fille doivent comparaître à plusieurs audiences pour déterminer si elles peuvent rester aux États-Unis ou si elles seront prochainement expulsées.
Cette arrestation a mis une nouvelle fois en lumière la politique d’immigration répressive de l’administration Trump, qui suscite l’émoi depuis plusieurs mois. En janvier, plusieurs personnes ont été tuées lors de manifestations contre l’ICE.

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