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« Nous les adapterons en fonction de l’évolution de la crise »: Roland Lescure garde pour l’instant le cap de mesures « ciblées » pour le mois d’avril face à la hausse des prix des carburants, mais invite à rester « agile »

Deux jours après avoir annoncé une première vague de mesures pour les secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture, représentant une enveloppe de 70 millions d’euros, le ministre de l’Économie et des Finances explique, dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, vouloir « amortir le choc pour les filières les plus exposées ». Des mesures qui pourront être adaptées « en fonction de l’évolution de la crise », temporise le ministre.

Deux jours après l’annonce d’une « première slave » de mesures en direction des secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants, le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, maintient le cap dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche. Sa ligne de conduite: proposer des mesures ciblées, au cas par cas, et avancer ainsi sur une ligne de crête, alors que les prix des carburants ont bondi, de l’ordre de 16% pour le SP95-E10 et de 30% pour le gazole en l’espace d’un mois.

« Nous faisons face à un choc extérieur qui aura un coût pour la France », a déclaré le ministre. « La question qui se pose, c’est: comment partager ce coût? Nous souhaitons que ce soit de la manière la plus juste possible », a-t-il déclaré au journal dominical.

« D’où la décision de soutenir les plus fragiles, ceux dont la trésorerie est la plus exposée, ceux qui sont aujourd’hui en danger », a-t-il soutenu. En commençant par les secteurs des transports routiers de marchandises et voyageurs, mais aussi de la pêche et de l’agriculture, qui bénéficieront, pour le mois d’avril, d’un soutien de l’ordre de 70 millions d’euros, financé par des annulations de crédits ministériels. Ces aides représenteront 20 centimes par litre pour les transporteurs et les pêcheurs, et 4 centimes par litre pour les agriculteurs.

Des mesures qui s’ajoutent, pour ses dernières, « au report de cotisations et d’étalement de charges », complète Roland Lescure.

« 70 millions d’euros d’aides, ce ne sont pas des miettes »

Plusieurs organisations professionnelles concernées estiment pour autant ces premières annonces « insuffisantes ». La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a plaidé samedi soir pour un « élargissement » des mesures, en allant par exemple vers des « prêts à taux bonifiés », mais aussi en « élargissant des dispositifs d’activité partielle », ou encore en « échelonnant davantage » les reports de charges.

Roland Lescure a quant à lui affirmé que « soixante-dix millions d’euros d’aides, ce ne sont pas des miettes, une aide équivalente à 20 centimes d’euro par litre de gazole non plus ».

« Elles (ces mesures, ndlr) ne sont prévues que pour le mois d’avril, à ce stade. Nous les adapterons en fonction de l’évolution de la crise, qui demeure imprévisible dans la durée et l’intensité. Nous avons besoin d’agilité pour agir à bon escient », a ajouté Roland Lescure.

Plusieurs questions se posent cependant. D’autres pays européens sont allés plus loin en abaissant leur TVA sur le carburant, à l’image de l’Espagne, mais aussi le Portugal et l’Italie au-dessus d’un certain plafond. « Face à un choc d’offre, il est inefficace de subventionner la demande », répond Roland Lescure.

« Je suis très réticent vis-à-vis des mesures de blocage des prix. Ils engendrent soit des hausses de prix, soit de la pénurie. D’autre part, une baisse de la fiscalité de 10 centimes d’euro par litre – essence, fioul et gazole – coûterait près de 6 milliards d’euros à l’État et donc potentiellement à tous les Français », soutient le ministre de l’Economie.

Le ministre ajoute également que « plusieurs mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages » seront mises en place « dans les prochaines semaines ». Par exemple, « le chèque énergie pour 3,7  millions de foyers, d’un montant moyen de 150 euros, sera disponible à compter du 1er  avril. Ainsi qu’une hausse de la prime d’activité actée dans le budget 2026, qui permettra d’atténuer pour celles et ceux qui ont des rémunérations modestes l’impact de la hausse des prix du carburant ».

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