D’après le parquet, la mort du nourrisson en janvier dernier ne serait « pas en lien » avec le lait artificiel qu’il a consommé. Une enquête est toujours en cours pour déterminer la cause de son décès.
Le décès d’un bébé près de Bordeaux début janvier, concomitant avec le rappel de laits infantiles pour cause d’éventuelle contamination par une toxine, « n’apparaît pas en lien » avec le produit consommé, a annoncé ce vendredi le parquet, qui avait diligenté plusieurs analyses.
« En l’état des investigations, le décès du nourrisson n’apparaît (…) pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation. L’enquête se poursuit, notamment sur le plan médicolégal, afin de déterminer l’origine de son décès », a écrit Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, dans un communiqué.
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Une affaire internationale
Une dose « anormale » de la toxine céréulide a en revanche été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé en décembre à Angers, ont indiqué vendredi les avocats de la famille, sans que le lien à ce stade avec le décès ne soit établi.
La victime avait consommé le lait infantile Guigoz « dans les heures précédant son décès brutal ». Les avocats de la famille avait déclaré: « Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort ». L’enquête est toujours en cours.
Les faits surviennent après le rappel par Nestlé en décembre dernier de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine. Lactalis et Danone avaient également procédé à des rappels.
Au total, trois décès de nourrissons ayant consommé des laits visés par les rappels ont été enregistrés en France. Un bébé de 27 jours est également mort près d’Angers le 23 décembre, et un troisième avait été annoncé le 11 février dernier.

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