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Guerre au Moyen-Orient: internet est coupé à 99% en Iran depuis plus de 48 heures, tandis que le pays est également la cible de cyberattaques

Le régime iranien adopte la même position que lors des vastes manifestations de janvier 2026 en coupant l’accès à internet à sa population. En état d’urgence, le pays est également la cible de cyberattaques coordonnées.

Depuis le lancement de l’opération « Fureur épique » le samedi 28 février 2026 par les Etats-Unis et Israël, la population iranienne n’a plus accès à internet. Les autorités ont en effet coupé les télécommunications, afin que les Iraniens ne puissent pas rendre compte des événements sur place. Seuls les émetteurs de télévision semblent rester opérationnels.

Selon Netblocks, structure spécialisée dans les droits humains numériques, la cybersécurité et l’accès au net, le trafic internet a soudainement été interrompu, passant à 4% de ses capacités habituelles avant de chuter à seulement 1% d’activité. Le régime iranien cherche ainsi à éviter le diffusion d’informations à l’intérieur du pays et tente également d’endiguer les communications extérieures. Sur place, l’état d’urgence a été proclamé, causant a priori ces vastes coupures.

L’organisation Netblocks indique que le régime iranien a, à nouveau, coupé l’accès à Internet dans le pays en guerre. © Netblocks

Doug Mardory, directeur de l’analyse d’internet au sein de la société Kentik, spécialisée dans l’analyse réseau, indiquait que cette réduction extrêmement importante du trafic internet pourrait également être liée à au moins deux autres facteurs. D’une part, un système de liste blanche très stricte, mise en place par le régime iranien, qui ne permet la connexion qu’à certaines personnes et services autorisés. D’autre part, à la destruction d’infrastructures, réseaux ou électriques.

Empêcher la diffusion d’images non autorisées

Dès les premières heures de l’attaque, les internautes iraniens ont été nombreux à dévoiler sur les plateformes l’étendue des frappes. Dans le même temps, les autorités américaines, dont Donald Trump, appellent la population à se soulever contre le régime des Mollah.

« Ces mesures limitent l’accès à la population au moment même où l’Ayatollah Khamenei est mort dans une frappe israélo-américaine, » estime Netblocks.

De précédentes perturbations avaient déjà été confirmées quelques heures avant l’attaque et les bombardements, mais cela ne concernait que quelques villes, dont la capitale Téhéran.

En coupant l’accès à internet, l’Iran cherche d’abord à endiguer d’éventuels soulèvements. Sans internet ou les réseaux sociaux, il devient en effet compliqué de se regrouper pour tenter des actions de résistance. D’autant que les risques sont réels: lors des grandes manifestations de janvier 2026, le régime avait procédé à l’emprisonnement et à l’exécution de plusieurs milliers de civils.

Toutefois, cette coupure massive peut parfois être partiellement compensée. En février dernier, le Wall Street Journal révélait que les Etats-Unis auraient fait entrer plusieurs milliers de terminaux Starlink en contrebande sur le territoire iranien. L’objectif était de permettre aux manifestants de rester connectés à Internet et d’ainsi pouvoir communiquer et s’organiser. Le régime des mollahs avaient évidemment lancé une chasse à ces terminaux, et mis en place des mesures de brouillages, plus ou moins efficaces.

La guerre est aussi dans le cyberespace

Peu après le début des attaques américaines, plusieurs médias iraniens ont fait état de cyberattaques, notamment contre l’agence de presse officielle, l’Irna, dont le site web a été bloqué. Reuters rapporte également que des cyberattaques américaines et israéliennes visent des sites d’information iraniens ainsi que des applications très populaires. Ainsi, une application qui fournit le calendrier religieux et qui a été téléchargée plus de 5 millions de fois, afficheraient différents messages, l’un d’eux dirait « Il est temps de rendre des comptes », tandis que d’autres encourageraient les forces armées à rendre les armes.

L’Iran a une très forte culture du hack et menait déjà des opérations en amont du conflit, notamment avec des logiciels malveillants de type wiper, qui visaient plus particulièrement Israël. Tout récemment, le 28 février 2026, Handla Hack, un groupe d’hacktivistes lié au ministère du renseignement et de la sécurité iranien, revendiquait des attaques en Jordanie et menaçait d’autres pays de la région, selon Sophos, société spécialisée dans la cybersécurité.

Cette même entreprise rappelle dans un post dédié sur son blog que « historiquement, les périodes d’escalade militaire directe au Moyen-Orient ont été corrélées à une inquiétude accrue concernant les activités cybernétiques d’acteurs de menace alignés sur des États ou motivés idéologiquement. Lors de périodes de tensions accrues, des acteurs liés à l’Iran ont montré leur volonté de mener des opérations perturbatrices et à visée psychologique. » Sophos encourage les acteurs du numérique à « revoir leurs capacités de détection, de réponse aux incidents et de résilience en conséquence ». La guerre est devenue hybride et dépasse largement l’arsenal militaire classique.

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