La Berlinale se clôt sur une cérémonie très politique et récompense des films engagés

Le producteur Ingo Fliess et le réalisateur Ilker Çatak (Ours d’or du meilleur film pour « Yellow Letters »), à la Berlinale, à Berlin, le 21 février 2026. RONNY HARTMANN/AFP

Enfin, on aura parlé de politique, lors de la cérémonie de clôture de la 76e Berlinale, samedi 21 février. Des œuvres engagées ont été primées, mais surtout plusieurs cinéastes ont pris la parole en soutien à la Palestine, prenant à rebrousse-poil le jury. Celui-ci, présidé par Wim Wenders, avait préféré, lors de la conférence de presse d’ouverture, le 12 février, ne pas s’exprimer sur le sujet, visiblement embarrassé par le soutien de l’Allemagne à Israël. La polémique, née de la phrase de Wenders (« nous devons rester en dehors de la politique »), aura parasité cette édition terne sur le plan esthétique, si l’on excepte quelques grands films comme Dao, d’Alain Gomis, en compétition, reparti sans récompense.

Le jury a décerné l’Ours d’or à Yellow Letters, de l’Allemand Ilker Çatak (La Salle des profs, 2023), dénonçant la Turquie d’Erdogan, régime implacable avec les dissidents et les artistes. On y voit un metteur en scène turc et sa femme actrice subitement licenciés du théâtre dans lequel ils travaillent, à Ankara. Ce couple est mis à l’épreuve, dans un scénario qui ne s’encombre pas de nuance.

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À Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, cette clinique soigne des patients qui ont consommé du protoxyde d’azote


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« El Mencho », baron de la drogue mexicain, a été tué lors d’une opération militaire, annonce l’armée

Un agent du bureau du procureur près d’un bus incendié par des groupes criminels organisés, à Zapopan (Mexique), le 22 février 2026. ULISES RUIZ/AFP

« El Mencho », baron de la drogue mexicain et chef du Cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), a été tué lors d’une opération militaire, a annoncé, dimanche 22 février, l’armée mexicaine dans un communiqué.

Le narcotrafiquant a été blessé au cours d’une opération menée dans la localité de Tapalpa, dans l’Etat de Jalisco, dans l’ouest du pays, et est mort « pendant son transfert par voie aérienne vers la ville de Mexico », a précisé l’armée.

L’armée a ajouté que, pour mener à bien cette opération, « outre le travail des services de renseignement militaire centraux », des « informations complémentaires » avaient été obtenues auprès des autorités américaines. Au total, sept criminels ont été tués et trois soldats blessés. Deux membres du CJNG ont été arrêtés et diverses armes ont été saisies, notamment des lance-roquettes capables d’abattre des avions et de détruire des véhicules blindés, selon la même source.

« Nous devons rester informés et calmes », a déclaré la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum sur X, après que des hommes armés ont bloqué plusieurs routes et incendié des commerces dans les Etats de Jalisco, Michoacan, Guanajuato, Puebla et Sinaloa.

Né en 1966 dans l’Etat de Michoacan, au centre du Mexique, Nemesio Oseguera Cervantes a grandi dans une famille pauvre de cultivateurs d’avocats et commence très jeune à graviter dans le milieu de la criminalité organisée.

Jusqu’à 15 millions de dollars de prime

Après avoir vécu plusieurs années aux Etats-Unis – où il est arrêté pour trafic de drogue et expulsé –, il revient au Mexique et intègre le cartel de Milenio. A la suite de divisions internes et de l’arrestation de plusieurs de ses chefs, il prend le contrôle d’une faction dissidente avec d’autres membres et fonde progressivement le CJNG entre la fin des années 2000 et le début des années 2010.

Son ascension rapide est marquée par une violence systématique, des alliances opportunistes et une stratégie militaire contre les cartels rivaux. Sous la direction d’« El Mencho », le CJNG devient rapidement l’un des groupes criminels les plus puissants du Mexique. Organisé de manière paramilitaire, il s’implante dans de nombreux Etats et vise le contrôle des routes du trafic de drogues synthétiques (métamphétamine, fentanyl) ainsi que d’autres activités illicites, comme l’extorsion ou le vol de carburant.

Lire l’épisode : Article réservé à nos abonnés « El Mencho », le nouveau « narco » mexicain

Cela s’accompagne d’une corruption des institutions locales (police, élus, magistrats) et d’une série d’opérations brutales contre ses adversaires, qui renforcent sa réputation et attirent l’attention des autorités mexicaines et américaines.

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La notoriété d’« El Mencho » dépasse rapidement le cadre national. Les Etats-Unis et le Mexique le placent sur la liste des fugitifs les plus recherchés, offrant des primes importantes pour toute information menant à sa capture : jusqu’à 15 millions de dollars (12,7 millions d’euros) pour les autorités américaines, un record pour un narcotrafiquant mexicain. En février, l’administration Trump avait désigné le cartel comme une organisation terroriste étrangère.

Washington appelle les Américains à rester « à l’abri »

Washington a salué l’opération. « J’ai appris que les forces de sécurité mexicaines ont abattu “El Mencho”, l’un des narcotrafiquants les plus sanguinaires », a dit Christopher Landau, sous-secrétaire d’Etat américain, sur la chaîne X Network. « C’est une grande victoire pour le Mexique, les Etats-Unis, l’Amérique latine et le monde entier, a-t-il ajouté. Il y a plus de gens bien que de gens malfaisants. Félicitations aux forces de l’ordre du Mexique. »

Les Etats-Unis ont par ailleurs appelé dimanche leurs concitoyens présents dans plusieurs zones du Mexique à « se mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre » en raison d’une flambée de violences dans le pays à la suite de la mort de cet important chef de cartel tué par l’armée. « En raison des opérations de sécurité en cours, des barrages routiers et des activités criminelles, les citoyens américains se trouvant dans les lieux mentionnés doivent se mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre », a fait savoir l’ambassade américaine au Mexique sur son site. Sont concernées plusieurs portions du pays, dont des villes très touristiques comme Cancun, Guadalajara et Oaxaca, mais aussi l’Etat de Basse-Californie.

Les compagnies américaines United, Southwest, Alaska et American, ainsi que les canadiennes Air Canada et WestJet/Sunwing ont annoncé dans des communiqués distincts l’annulation des liaisons vers Puerto Vallarta, Guadalajara, Manzanillo ou encore Mazatlan. Certains avions ont dû faire demi-tour alors qu’ils volaient déjà vers le Mexique, ont précisé plusieurs compagnies, notamment Southwest dont quatre vols pour Puerto Vallarta ont rebroussé chemin.

Le Monde

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Loin des idées préconçues et plus à même de cohabiter avec les humains, comment la robotique déformable peut aider les agriculteurs

Alors que le salon de l’agriculture bat son plein, que Paris se rappelle qu’elle est la capitale d’un pays où la terre a toujours été importante et nourricière, nous avons rencontré différents acteurs qui mêlent technologie de pointe et agriculture. Travaillant sur les robots mous depuis plusieurs années au sein de l’Inria, des chercheurs ont fondé une start-up pour aller encore plus loin dans leurs projets et notamment aider les professionnels du monde de l’agriculture.

Quand la robotique rencontre l’agriculture. Utiles dans de nombreux domaines, les robots peuvent aussi aider les agriculteurs. Pas des robots géants faits de vérins et de plaques d’acier, non, des robotos d’un autre genre.

Des entreprises préfèrent en effet miser sur ce qu’on appelle la robotique molle ou déformable. L’avantage de ces robots: par leur structure, ils peuvent s’adapter à leur environnement bien plus facilement que leurs homologues solides. C’est justement sur ce type de machines que la start-up française Compliance Robotics travaille. À l’occasion du Salon de l’agriculture, BFM Tech vous propose de découvrir les projets de cette jeune pousse pour faciliter le travail du monde de l’agriculture.

Garder le savoir-faire en France

Compliance Robotics est issue de l’équipe-projet Defrost de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), qui planche sur les robots mous depuis 2013, comme le rappelle l’entreprise sur son site.

« La robotique déformable ouvre de nouvelles perspectives en matière d’applications, de réduction des coûts de fabrication, de robustesse, d’efficacité et de sécurité. Cela pourrait constituer un grand saut en avant de la conception des robots dans les années à venir », affirme avec conviction la société depuis des années.

Ayant trouvé des applications concrètes au sein de cette équipe, des chercheurs ont décidé de se réunir autour d’une start-up, née en février 2024, pour garder ces développements et ce savoir-faire en France. « Notre objectif, c’est de créer et de développer ces différents robots, mais on les décline aussi sous forme de préhenseurs. C’est-à-dire qu’on va pouvoir accrocher notre robot à des robots industriels », nous indique Dominique Watier, cofondateur et directeur commercial en charge des partenariats.

Aider les agriculteurs

Plusieurs prototypes de ces préhenseurs ont vu le jour depuis, comme Hollow. Il s’agit d’un système de convoyage se présentant sous la forme d’un bras souple doté d’un tube, à l’intérieur duquel des objets peuvent circuler, notamment des fruits et des légumes.

« Il est équipé d’une membrane à l’intérieur d’une ‘trompe d’éléphant’ qui va permettre de saisir des produits fragiles, en l’occurence destinés à l’agroalimentaire. Là, on a des applications pour des pommes et des endives qui permettent de transférer ces produits à l’intérieur de cette membrane, de les transférer délicatement, mais rapidement pour aller les déposer en douceur dans une caissette », détaille Dominique Watier.

Compliance Robotics y est parvenue grâce à Sofa, une plateforme logicielle disponible en open source et dédiée aux simulations. Hébergée par la fondation Inria, elle permet de créer des jumeaux numériques afin de modéliser des systèmes. C’est ce que la start-up a fait avec Hollow pour les pommes et les endives, notamment en matière de retours d’effort.

Pour le moment, ces projets sont encore en cours de développement, mais Compliance Robotics en a déjà donné un aperçu à des producteurs. En décembre, elle a présenté un mini système de préhension à Barcelone, lors d’un événement encadré par l’association Pink Lady.

Hollow, le robot déformable de Compliance Robotics, peut prendre et déplacer des pommes délicatement. © Capture d’écran / Compliance Robotics

Deux mois plus tard, début février, c’est un système équivalent qu’elle a présenté pour les endives, à l’association de producteurs d’endives du Nord, comme le montre une vidéo publiée sur Linkedin.

Hollow peut aussi prendre et déplacer des endives. © Capture d’écran / Compliance Robotics

Cela n’a peut-être l’air de rien, mais ce n’est pas une mince affaire. Car contrairement aux humains, prendre des objets ou des aliments n’est pas aussi simple pour les robots, qui peuvent par exemple avoir du mal à saisir des oeufs sans les casser. Et ce n’est que le début pour Compliance Robotics, qui vise une première mise sur le marché de Hollow en 2027, comme l’a indiqué son cofondateur et PDG, Christian Duriez. En attendant, elle cherche à rendre son système plus mature et à l’étendre à d’autres produits.

« On sait qu’il y a des applications avec d’autres fruits et légumes sur lesquels on pourrait véritablement se distinguer parce qu’on parle par exemple des poireaux, des salades, des choses qui sont un peu sensibles à prendre », fait savoir Dominique Watier.

Mais surtout, de tels systèmes seraient d’une grande aide pour les agriculteurs. « On a rencontré des producteurs de tomates qui nous ont dit qu’ils manquaient cruellement de main-d’oeuvre et qu’aujourd’hui, ils pourraient produire 20% de plus, mais qu’ils n’ont pas les cueilleurs pour au moment de la récolte », souligne le directeur commercial de Compliance Robotics.

Travailler avec les humains

Autre avantage de la robotique déformable: par leur structure, ces machines peuvent aussi travailler aux côtés d’humains sans être aussi dangereux que leurs homologues solides. « On va vraiment avoir une notion de collaborativité avec le robot », s’enthousiasme Dominique Watier, faisant référence à ce qu’on appelle la cobotique aujourd’hui, soit la collaboraion entre un homme et un robot dans la réalisation de tâches.

En dehors de la récolte de fruits et de légumes, la jeune pousse a d’autres projets. Elle s’intéresse également au désherbage, précise Dominique Watier sans donner plus de détails. Ce n’est d’ailleurs pas la seule. Depuis quelques années déjà, d’autres proposent des robots désherbeurs pour aider les agricultueurs, leur permettant de ne pas réaliser cette tâche pénible à la main et de ne pas recourir à des produits chimiques.

S’intéressant en outre à d’autres secteurs comme l’aéronautique, le ferroviaire ou encore la défense, Compliance Robotics pourra compter sur le soutien de l’État pour avancer dans ses projets. La jeune pousse fait en effet partie des 23 premiers lauréats du dispositif « Pionniers de l’IA » du gouvernement dévoilés début février.

« Le projet Deform-IA de Compliance Robotics (…) ouvrira des nouveaux cas d’usage de robots, dont l’IA permettra de les rendre autonomes dans la manipulation d’objets fragiles », est convaincu le gouvernement.

La start-up compte sur ce financement pour rendre son robot Hollow plus adaptable. « Cette IA va nous permettre de définir encore mieux le robot en fonction des applications et de l’environnement dans lequel il va évoluer », s’est réjoui son directeur commercial.

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JO 2026 : les Jeux de Milan-Cortina sont finis, le drapeau olympique a été transmis aux Alpes 2030

Bienvenue dans ce direct consacré aux Jeux olympiques (JO) d’hiver 2026 de Milan-Cortina.

De quoi s’agit-il ? Des derniers instants de cette quinzaine italienne, qui nous a bien fait vibrer. En plus des dernières épreuves – dont la finale masculine du tournoi de hockey entre les Etats-Unis et le Canada et la finale dames du ski halfpipe –, on suivra la cérémonie de clôture lors de laquelle Milan-Cortina donnera le relais aux Alpes françaises, qui organiseront la prochaine édition des Jeux, dans quatre ans.

Où ? Le premier 50 km féminin de l’histoire en ski de fond se tiendra à Tesero (Trentin-Haut-Adige), le ski halfpipe à Livigno (Lombardie). La finale féminine du curling entre la Suède et la Suisse aura lieu à Cortina d’Ampezzo, comme les dernières manches de bobsleigh. La finale masculine de hockey sur glace prendra place à Milan.

Pour la cérémonie de clôture, on prendra la direction des arènes de Vérone, qui n’ont accueilli aucune épreuve, mais pourquoi pas ?

A quelle heure ? Départ à 10 heures pour le ski de fond, puis finale du ski halfpipe dès 10 h 40. A 11 h 05, début de la finale féminine de curling. La finale de hockey masculin, elle, débutera à 14 h 10. Il faudra ensuite patienter avant le début de la cérémonie de clôture, prévue à 20 h 30.

Sur quelles chaînes ? France Télévisions et Eurosport.

Qui anime le live ? Grégor Brandy, Louis Chahuneau et Louise Pointin se chargeront de cette ultime journée de festivités olympiques au chalet d’Austerlitz.

De quoi ne parlera-t-on pas ? Des robots champions de kung-fu, stars de l’émission la plus regardée de la planète. Bientôt un live ?

Retrouvez :

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Au fait, pourquoi le symbole du dollar est $ ?


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Bienvenue vidéoprojecteurs et épilateurs électriques, bye-bye cartouches de stylo-plume : comment l’Insee traque nos habitudes de consommation pour établir son panier de l’inflation (et ce depuis 1914)

Utilisé notamment pour réévaluer le niveau du salaire minimum et des prestations sociales, l’indice des prix à la consommation est l’un des indicateurs les plus importants publiés par l’Insee. L’institut le met à jour chaque année pour qu’il soit le plus représentatif possible de la consommation des Français.

Les Français peuvent souffler un peu. Après des années post-Covid marquées par une envolée des prix douloureuse pour le porte-monnaie, l’inflation a nettement ralenti pour atteindre en janvier son plus bas niveau (0,3%) depuis fin 2020, selon l’Insee.

L’institut de la statistique a profité de cette première publication de l’indice des prix en 2026 pour opérer quelques ajustements. Comme tous les dix ans et afin de suivre la règlementation européenne, l’année de référence pour mesurer l’indicateur a été modifiée, passant de 2015 et 2025. La classification de certains produits a également été revue: les ordinateurs par exemple sont désormais intégrés dans la catégorie « Information et communication » et non plus « Loisirs et culture », tandis que les casques de vélo basculent parmi les accessoires de transports au lieu d’être regroupés avec l’habillement.

Surtout, le panier de biens et services dont les prix sont suivis a été mis à jour.

« Chaque année, nous révisons la liste des variétés en cherchant à rester le plus représentatif possible de tous les postes », indique l’Insee à BFM Business.

Certains produits, dès lors qu’ils représentent plus d’un millième de la consommation totale, font ainsi leur apparition quand d’autres qui ne remplissent plus ce critère disparaissent de la liste de façon à coller au plus près des nouvelles habitudes des Français.

Les vidéoprojecteurs intégrés à la liste, les cartouches d’encre pour stylo-plume exclues

Pour faciliter ce travail de suivi, l’Insee dispose d’un réseau d’enquêteurs chargé de lui faire « remonter les produits qui deviennent difficiles à trouver sur le terrain, et à l’inverse les produits qui sont mis en avant dans les différents points de vente ».

« De plus, certaines sources telles que les données de caisse permettent d’observer les évolutions de manière fine. Tous ces éléments aiguillent nos choix pour construire le nouveau panier de biens suivis », précise l’institut.

C’est ainsi que les vidéoprojecteurs « dont l’achat s’est répandu » font en 2026 leur apparition dans le panier de biens et services suivi par l’Insee pour mesurer l’inflation. De même que les épilateurs électriques: « Il s’agit d’un constat des enquêteurs de l’Insee qui sillonnent le terrain tout au long de l’année: leur vente s’est développée et il y a lieu de les ajouter dans l’indice. Il en va de même d’une tendance récente des salons de tatouage et de piercing en Guadeloupe », indique encore l’Insee qui a également ajouté les abonnements aux services de musique en ligne dans les 5 départements et régions d’Outre-mer.

À l’inverse, les cartouches d’encre pour stylo-plume sont exclues de la liste, tout comme l’aiglefin, les taxis collectifs en Martinique ou les morceaux de porc frais à Mayotte. D’après l’Insee, ces biens et services « se sont rarefiés et les enquêteurs ont même du mal à les trouver dans suffisamment de points de vente, signe que leur consommation a baissé ».

Des millions de relevés par mois

Une fois que le panier de biens et services composé d’environ 4.600 variétés de produits (elles-mêmes regroupées dans des catégories et sous-catégories) est établi, l’Insee réalise chaque mois environ 150.000 relevés de prix en points de vente.

6.000 relevés sont aussi réalisés manuellement sur internet (un nombre qui doit passer à 10.000 d’ici deux ans) et 2,5 millions sont « moissonnés » automatiquement en ligne (abonnements téléphoniques, prix de l’électricité, prix du transport ferroviaire et aérien…).

Des mises à jour régulirères pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation

Au cours des dernières années, l’Insee a régulièrement fait évoluer son panier de biens et services afin que l’inflation calculée soit la plus représentative possible des habitudes des consommateurs. Parmi les ajouts les plus récents figurent notamment les aspirateurs robots, les montres connectées, les tondeuses à barbe et/ou à cheveux ou encore la location de matériel de sonorisation ou enceintes. Les masques chirurgicaux ont eux été intégrés à la liste au moment de la crise sanitaire. Tandis que le prix des cassettes vidéos n’est logiquement plus suivi depuis 2006.

Il faut par ailleurs remonter à 1957 pour voir les gros appareils ménagers, les radios et les séjours en hôtel être inclus dans le calcul de l’indice des prix. Pas vraiment suprenant: cette époque des Trente glorieuses a été marquée par l’avènement de la société de consommation et la démocratisation de certains équipements gagnant les foyers des Français. À cet égard l’usage croissant de l’automobile, des téléviseurs ou des appareils photos a incité l’Insee à ajouter ces produits à son panier de biens en 1962.

Mais les décisions ont parfois été plus « arbitraires », reconnaissait l’institut dans un rapport de 1998. À l’époque, les statisticiens pointaient la difficulté de classer certains nouveaux produits dans leur nomenclature. L’arrivée des livres de poche en est l’illustration: « Fallait-il considérer qu’il s’agissait d’un nouveau produit ou d’une autre forme de livre de qualité différente (inférieure et chiffrable) de telle sorte que l’on puisse raccorder le prix du livre de poche au prix du livre ‘classique’? », se demandaient les experts de l’Insee. Finalement, décision a été prise de considérer les livres de poche comme un nouveau produit. Ce qui ne s’est donc pas traduit par une baisse de l’indice du prix des livres « classiques ».

L’importance de la pondération

L’indice des prix à la consommation est un indice pondéré. Autrement dit, l’Insee tient compte dans son calcul du « poids » de chaque produit dans la consommation des Français pour que le résultat soit là-encore le plus représentatif possible.

La catégorie « alimentation » représente par exemple 14,9% du panier de biens de l’Insee en 2026, contre un peu moins de 10% pour l’énergie. Des pondérations qui évoluent chaque année pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation: il y a quelques années le « poids » du streaming dans l’indice est passé devant celui des DVD.

Un indice longtemps resté sous influence politique

Élaborer un indice des prix fiable et suffisamment représentatif aura nécessité un travail de longue haleine. Car si le premier du genre date de 1914, l’indicateur est longtemps resté peu significatif en raison de son champ trop restreint.

D’abord composé de 34 articles, dont 29 alimentaires, le panier de biens a été élargi en 1950 avec l’indice « 213 articles ». Mais il s’appuyait encore sur une population de référence trop étroite pour être véritablement pertinent: en l’occurence un ménage de deux adultes et deux enfants dont le membre principal est ouvrier ou employé et vivant uniquement dans l’agglomération parisienne, rappelait l’Insee dans un document de 1998.

Mais c’est surtout une décision politique de 1952 qui a largement contribué à ternir la crédibilité de l’outil: l’indexation du salaire minimum sur l’inflation dès lors qu’elle dépassait les 5%. Dans une France disposant encore à l’époque d’une administration chargée d’encadrer les prix (Direction générale des Prix), cette mesure a encouragé les gouvernements successifs à manipuler le niveau de l’indice à travers ce qu’on a appelé « la politique de l’indice » visant à contrôler certains prix, plus que d’autres.

« Cette politique a été particulièrement marquée lorsque l’indice s’est approché du seuil de déclenchement d’une hausse de 5% du SMIG (1956-57) avec le blocage sélectif des prix des seuls articles retenus dans l’indice », notait l’Insee. L’agglomération parisienne, unique territoire pris en compte dans le calcul de l’inflation à l’époque, était même parfois la seule région de France concernée par ce contrôle des prix.

L’éco du monde : L’inflation française 4 fois inférieure à la moyenne européenne – 04/02

Cette situation loin de satisfaire les statisticiens de l’Insee a conduit à l’élaboration d’un deuxième indice spécifiquement dédié à l’indexation du Smig. Si l’institut national de la statistique était également chargé de le calculer, le panier de biens sur lequel il s’appuyait était composé de 179 articles choisis par le gouvernement désireux de garder la main sur le niveau des prix. Au même moment, l’indice indépendant de l’Insee continuait de se développer en s’appuyant entre 1957 et 1963 sur 235 articles dont les prix étaient suivis dans 17 agglomérations de province en plus de la région parisienne.

Ce n’est finalement qu’en 1966 que le gouvernement a accepté de suspendre la publication de son indice et de s’appuyer sur l’indice national pour indexer le Smig. Il faudra ensuite attendre 1986 avant que le contrôle des prix par les pouvoirs publcis ne soit, à quelques exceptions près, totalement aboli. De quoi permettre à l’Insee de s’affranchir de l’interventionnisme politique. Une précieuse indépendance que l’institut cherche à préserver encore aujourd’hui en se contentant de publier la liste des variétés de biens et services composant l’indice des prix. Les références précises de chaque article suivi ainsi que les points de vente visités pour relevés les prix demeurent soumis au secret statistique.

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Mort de Quentin Deranque : Les Républicains appellent à un « cordon sanitaire » autour de LFI

Le président, Laurent Wauquiez, et les députés du groupe La Droite républicaine observent une minute de silence en hommage au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 17 février 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Pour attaquer La France insoumise (LFI), le terrain médiatique est tout indiqué. Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), dimanche 22 février, Laurent Wauquiez dénonce une formation politique « toxique pour notre vie démocratique », qui doit être « isolée et ostracisée politiquement ». Au point d’en demander la dissolution, l’interroge-t-on ? « Je rêverais de pouvoir vous dire qu’il suffit de dissoudre LFI. Mais ce n’est pas ainsi qu’on gagne une bataille politique », répond le patron des députés Les Républicains (LR). A droite, seul le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Le Rudulier, demande, depuis trois ans, la dissolution de LFI.

A défaut d’en arriver là, d’autres préconisent l’installation d’un « cordon sanitaire » autour des « insoumis ». C’est le cas du président de LR, Bruno Retailleau. « Pas une voix ne doit aller vers les candidats insoumis », assurait-il en marge d’un déplacement en Seine-et-Marne, jeudi 19 février. L’idée n’est pas nouvelle, mais s’imposerait d’elle-même après l’implication de plusieurs collaborateurs parlementaires du député LFI du Vaucluse, Raphaël Arnault, dans la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, le 14 février, à Lyon. « LFI a transformé l’Assemblée nationale en champ de bataille. Or, la violence verbale ouvre les portes à la violence physique », estime M. Retailleau.

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« Ce sera eux ou nous »: dans la tourmente après la mort de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon dénonce « une déferlante » pour « interdire » LFI

Auprès de La Tribune Dimanche, ce 22 février, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise, qualifie la mort de Quentin Deranque, à Lyon, comme une « bataille de rue » qui aurait mal tourné.

Il persiste et signe. « Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les Insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue », assure Jean-Luc Mélenchon à La Tribune Dimanche, dans un entretien publié ce dimanche 22 février. Pour lui, la mort du jeune homme serait « une bataille de rue » qui a mal tourné. L’implication de ses ouailles « n’est pas crédible », cingle le troisième homme de la présidentielle.

Pourtant, ce jeudi 19 février, dans sa conférence de presse, Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, annonçait la mise en examen pour « complicité par instigation » de l’attaché parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis du Vaucluse, dans l’affaire du lynchage de Quentin Deranque, nationaliste de 23 ans décédé des suites de ses blessures samedi 14 février dans la capitale des Gaules.

Partie d’une rumeur, la présence de Jacques-Eli Favrot, attaché parlementaire de Raphaël Arnault, sur les lieux du crime n’est plus un secret. Interpellé, mis en examen pour complicité de meurtre et placé en détention provisoire jeudi dernier, l’assistant parlementaire insoumis a d’abord reçu les soutiens des cadres de LFI.

Mardi 17 février, sur notre antenne, Alma Dufour assure qu’elle met «  ses deux mains à couper que le collaborateur de Raphaël Arnault n’a rien à voir dans cette histoire ». Et à l’Assemblée, lors des questions au gouvernement, Mathilde Panot jure « qu’aucun insoumis n’est impliqué ni de près, ni de loin dans ces violences ».

« Plus question de contester la dissolution »

Une fois l’inculpation de l’assistant parlementaire, il faut défendre le député. Après tout, Raphaël Arnault doit-il être tenu responsable des actes de son assistant parlementaire? Derrière le député, « fiché S », les insoumis font bloc. « La participation une formation politique est une chose. Le fait d’être employé comme collaborateur d’un député en est une autre  », explique le coordinateur du parti, Manuel Bompard.

Mort de Quentin Deranque : pourquoi les partis politiques se repositionnent-ils face à LFI ?

Car le député du Vaucluse est le cofondateur de la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste dont aurait fait partie les suspects du meurtre de Quentin, avant sa dissolution en 2025. LFI en avait fait un mouvement allié, utilisé comme service d’ordre dans certaines manifestations, et dont la présence était admise puisque « les forces de l’ordre ne faisaient pas leur travail », souffle-t-on chez les insoumis à La Tribune Dimanche.

Désormais, au sein du parti mélenchoniste, le soutien à la Jeune Garde sème la discorde. Anonymement, un responsable insoumis admet auprès de notre confrère de la Tribune Dimanche qu’il « ne sera plus question de contester la dissolution » du groupe antifasciste si sa responsabilité est établie dans le drame lyonnais.

Mais, lors d’une conférence insoumise, Jean-Luc Mélenchon, refuse purement et simplement de laisse tomber la Jeune Garde, dont il revendique s’être « délibérément rapproché » ces dernières années au nom de son « expérience en matière de défense face à des agressions racistes. »

« Déferlante » contre les insoumis

Comme souvent, le chef de file insoumis accuse une « déferlante » contre lui et son mouvement. « C’est quoi l’étape suivante? C’est de nous interdire! », peste-t-il. À peine plus mesuré, son très proche, Paul Vannier considère quant à lui que leurs « adversaires agissent comme des vautours en profitant de ce drame pour essayer d’obtenir notre disparition. Ils sont en train d’avancer sur ce terrain ».

Jean-Luc Mélenchon est confiant et attend que la tempête passe. Selon lui, l’opinion va « comme d’habitude » se retourner. Il en est sur, d’ici l’élection présidentielle de 2027, tout le monde aura oublié. Anonymement, un cadre du parti estime que cet épisode peut ressouder la base électorale. « Vous verrez que Sophia Chikirou fera au moins 12% à Paris », prédit-il pour les élections municipales de mars prochain.

Au fond, pour Jean-Luc Mélenchon il s’agit de ne surtout pas « donner le point » aux « fachos », comprendre, l’extrême droite. Droit dans ses bottes, il résiste en attendant « l’affrontement final » entre LFI et le RN qu’il présage au second tour de la présidentielle. « Ce sera eux ou nous », maintient-il.

En attendant, un hypothétique retournement à son avantage, LFI dénonce les intimidations. Toute la semaine, les élus insoumis se sont indignés du silence du gouvernement alors qu’un peu partout en France les locaux de campagne du parti subissent, tag et vandalismes en tout genre. Mercredi, le siège parisien a dû être évacué. En cause, une alerte à la bombe donnée dans un message emplis de haine.

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Tempête à New York : les premières images de la ville immobilisée par la neige et le blizzard ; l’état d’urgence décrété

Des vols annulés, à l’aéroport LaGuardia de New York, le 23 février 2026. SHANNON STAPLETON/REUTERS

New York est à l’arrêt. Touchée par une violente tempête de neige, la ville la plus peuplée des Etats-Unis s’est immobilisée : les autorités y ont interdit les déplacements jusqu’à lundi 23 février midi (18 heures à Paris) et mobilisé d’importants moyens face aux perturbations majeures attendues.

Le maire, Zohran Mamdani, a annoncé dimanche interdire temporairement les déplacements dans la mégalopole de plus de 8 millions d’habitants, en prévision de cette violente tempête de neige. « La ville de New York n’a pas connu de tempête de cette ampleur au cours de la dernière décennie », a-t-il averti lors d’une conférence de presse, exhortant ses administrés à « éviter tout déplacement non essentiel ».

La perturbation a déjà provoqué des milliers d’annulations de vols et d’importantes coupures de courant dans tout le nord-est des Etats-Unis. Des alertes météorologiques au blizzard ont été lancées dans des régions où vivent 40 millions d’habitants, mais l’inquiétude est particulièrement vive à New York, où sont attendus jusqu’à 70 centimètres de neige dans les heures à venir, avec des rafales de vent glacial atteignant 80 kilomètres-heure.

La mégalopole de huit millions d’habitants, déjà couverte d’une fine couche de neige dimanche soir, a décrété l’état d’urgence et une interdiction de circuler, entrée en vigueur dimanche à 21 heures (3 heures du matin lundi, heure de Paris), jusqu’à lundi midi (18 heures lundi).

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Elle s’applique à la majorité des transports, des voitures individuelles aux véhicules commerciaux en passant par les vélos électriques. Elle ne concerne pas les travailleurs essentiels ni les habitants qui ont besoin de se déplacer pour des urgences. Les bus, dont les roues ont été équipées de chaînes, peuvent continuer à rouler et les livraisons de nourriture restent autorisées, même si elles sont déconseillées.

Jusqu’à 60 centimètres de neige à Boston, plus de 8 500 vols annulés

C’est le deuxième épisode hivernal majeur que doit gérer le maire démocrate depuis son entrée en fonctions, au début de janvier. A la fin du même mois, une vague de froid durable qui a fait au moins 18 morts dans la ville, la plupart par hypothermie. Cette tempête hivernale avait fait au moins 100 morts dans le pays, selon les autorités.

Zohran Mamdani a annoncé la mobilisation d’importants moyens pour venir en aide aux personnes ayant besoin d’un logement. Les écoles resteront fermées lundi, y compris pour l’enseignement à distance, une première en sept ans. Le siège des Nations unies à Manhattan sera également fermé lundi et « toutes les réunions prévues reportées », selon un communiqué interne.

Dans l’Etat de New York, des milliers de chasse-neige sont mobilisés, ainsi qu’une centaine de membres de la Garde nationale. La mégalopole de New York ne sera pas la seule touchée, une bonne partie de la côte nord-est étant sous alerte. A Boston, où jusqu’à 60 centimètres de neige sont attendus, les écoles seront fermés lundi, face à une tempête qui « s’annonce d’une ampleur historique », a averti la maire, Michelle Wu.

Dans tout le Nord-Est, les autorités ont averti de possibles coupures de courant et d’importantes perturbations dans la circulation routière. Plus de 8 500 vols ont été annulés dimanche et lundi, selon le site spécialisé FlightAware, les aéroports de New York étant les plus concernés par ces annulations. Des dizaines de milliers de foyers se sont retrouvés dans la nuit sans courant, dont plus de 40 000 dans l’Etat du New Jersey voisin de New York.

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Dans le New Jersey, le 23 février 2026. RYAN MURPHY / AFP Un pneu de bus MTA est recouvert de chaînes pendant une chute de neige, dans le centre-ville de Brooklyn, à New York, le 22 février 2026. MICHAEL M. SANTIAGO/AFP Dans le New Jersey, le 23 février 2026. EDUARDO MUNOZ / REUTERS Une personne fait la queue pour acheter une pelle à neige dans une quincaillerie, à Quincy, dans le Massachusetts, le 22 février 2026. JOSEPH PREZIOSO/AFP

Le Monde avec AFP

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