Ecoles catholiques des Lasalliens : un collectif d’anciens élèves dénonce des violences physiques et sexuelles prescrites

« Des viols, coups, humiliations… » : un collectif d’anciens élèves d’établissements du réseau catholique des Lasalliens s’est constitué pour dénoncer des violences commises il y a des dizaines d’années par des membres de la congrégation. Celle-ci assure prendre ces accusations « très au sérieux » et explique avoir déjà indemnisé 70 personnes.

La congrégation des Frères des écoles chrétiennes, « consciente (…) de la responsabilité qui lui incombe », a mis en place depuis 2014 une cellule d’écoute, chargée de recueillir des signalements et d’« accompagner » les victimes, écrit son avocat, Matthias Pujos, dans un communiqué publié dans la soirée dimanche 1er février. Cette congrégation fondée par Jean-Baptiste de La Salle gère aujourd’hui 150 établissements privés sous contrat en France.

Elle a enregistré à ce jour « 72 saisines », dont 70 ont déjà permis le versement d’une indemnité financière, « pour un montant total de 2 434 882 euros », conformément aux recommandations de la Commission reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Eglise.

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Depuis 2022, la congrégation a également effectué « trois signalements en justice, (…) auprès des procureurs de Besançon, d’Evry-Courcouronnes et de Reims », pour des faits dont les suspects sont encore vivants.

Des violences « systémiques »

Les membres du collectif, essentiellement âgés de 50 à 70 ans, dénoncent des faits prescrits, commis entre 1955 et 1985 dans une vingtaine d’établissements appartenant aux Frères des écoles chrétiennes, ont expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Philippe Auzenet, 73 ans, et l’autre cofondateur qui préfère rester anonyme, confirmant une information de France Inter.

Ils dénoncent des « violences physiques », « brimades, humiliations », et pour « grande partie » d’entre eux, des faits « d’attouchements, d’agressions sexuelles et de viols », commis par des religieux ou des enseignants laïques, la plupart décédés.

Les écoles concernées se situaient notamment à Quimper, Rouen, Mende, Langogne (Lozère), Rueil-Malmaison, Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Grenoble, Igny (Essonne), Nantes, ou Paris, a détaillé M. Auzenet. Certains n’appartiennent plus depuis à la congrégation.

A l’école lasallienne de Rouen, « entre 7 et 9 ans, j’ai été menacé de mort, violenté, ligoté, on me pendait par les pieds, ils avaient des couteaux de boucher et menaçaient de m’arracher les yeux. Cela a bousillé ma vie », a témoigné M. Auzenet. Le cofondateur de 62 ans s’est dit, lui, victime « de violences et d’attouchements » par des frères et enseignants laïques, à l’école-collège Saint-Augustin de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), entre 1969 et 1978.

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Le collectif réclame aujourd’hui que la congrégation reconnaisse sa responsabilité dans des violences qu’il juge « systémiques » et la création d’un fonds de réparation de 100 millions d’euros et lance un appel à témoignages.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Edouard Geffray : « Je souhaite nommer au sein de l’éducation nationale un défenseur des droits des enfants »

Le Monde avec AFP

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Violences à Minneapolis: « Donald Trump veut semer le chaos », explique Fred Hoffman, porte-parole des « Democrats abroad France »


Violences à Minneapolis: « Donald Trump veut semer le chaos », explique Fred Hoffman, porte-parole des « Democrats abroad France »{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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Des milliers de manifestants à Minneapolis pour protester contre la police de l’immigration de Donald Trump

La ville de Minneapolis est secouée par la mort d’Alex Pretti, un manifestant tué par des agents fédéraux, qui suit celle de Renee Nicole Good, tuée le 7 janvier par la police fédérale de l’immigration (ICE).

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce vendredi 30 janvier à Minneapolis pour protester contre les raids menés par la police américaine de l’immigration, à l’origine de la mort de deux manifestants ces dernières semaines.

Ces manifestants battaient le pavé ce vendredi après-midi dans les rues de cette ville du nord des États-Unis sous des pancartes hostiles au président américain Donald Trump et à la police fédérale de l’immigration (ICE), qui cristallise les tensions dans la cité démocrate, notamment depuis les morts de Renee Nicole Good et Alex Pretti, des manifestants tués par des agents fédéraux.

Un ancien présentateur de CNN arrêté

Ce vendredi, Donald Trump a qualifié Alex Pretti d' »agitateur » et « peut-être d’insurgé ». Le président américain revenait sur une vidéo virale, non authentifiée, montrant l’infirmier de 37 ans, onze jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers fédéraux.

« Ce fut une véritable démonstration de violence et de colère, visible de tous, déchaînée et hors de contrôle », a assuré le locataire de la Maison Blanche.

Donald Trump souffle le chaud et le froid sur la situation à Minneapolis, puisqu’il avait promis une « petite désescalade » notamment via un retrait partiel de certains agents fédéraux. Le gouvernement, par la voix du numéro 2 du ministère de la Justice Todd Blanche, a de son côté indiqué enquêter sur une possible violation des droits fondamentaux de la victime.

La ministre américaine de la Justice Pam Bondi a aussi annoncé ce vendredi avoir ordonné l’arrestation de l’ancien présentateur de CNN Don Lemon, en lien avec ces manifestations. « Sur mes instructions, tôt ce matin, des agents fédéraux ont arrêté Don Lemon » et trois autres personnes, dont une journaliste indépendante, a-t-elle écrit sur X. Une annonce qui risque de cristalliser les tensions sur place.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a de son côté condamné une « attaque flagrante » contre la presse. Sarcastique et amer, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, critique virulent de l’administration Trump, a estimé de son côté sur X que le président russe Vladimir Poutine « serait fier ».

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En Syrie, couvre-feu dans des secteurs kurdes en vue de l’application de l’accord avec Damas

Les Kurdes syriens manifestent pour revendiquer leurs droits dans la Constitution syrienne et soutenir l’unité kurde, à Kamechliyé (Syrie), le 1ᵉʳ février 2026. ORHAN QEREMAN /REUTERS

Les Forces de sécurité kurdes syriennes (FDS) ont annoncé, dimanche 1er février, l’instauration d’un couvre-feu dans deux villes du nord-est du pays lundi, jour du début de la mise en œuvre de l’accord conclu avec le gouvernement.

Après des mois d’impasse et de violents combats, Damas et les responsables kurdes ont annoncé vendredi être parvenus à un accord prévoyant l’intégration progressive des forces et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien.

L’accord porte un coup aux espoirs d’autonomie des Kurdes, forgés lors de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024, le pouvoir islamiste étant déterminé à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Il prévoit que les forces de sécurité gouvernementales se déploient dans la zone autonome kurde, établie par cette minorité dans le nord et le nord-est du pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Syrie, accord et désescalade entre Damas et les Kurdes du Rojava

Le chef des forces kurdes en Syrie, Mazloum Abdi, a assuré que sa mise en œuvre commencerait lundi. Il a déclaré qu’« une force de sécurité intérieure limitée » entrerait dans certains secteurs des deux principales villes de la zone kurde, Hassaké et Kamechliyé, mais qu’« aucune force militaire n’entrera dans une ville ou localité kurde ».

Les forces de sécurité kurdes ont annoncé dimanche l’instauration d’un couvre-feu dans ces deux villes entre 6 heures (4 heures à Paris) et 18 heures, respectivement lundi et mardi, précisant que cette mesure visait à « assurer la sécurité des habitants ». Une source au sein des forces de sécurité kurdes a fait savoir qu’une délégation des forces de sécurité gouvernementales s’était rendue dimanche à leur quartier général à Kamechliyé.

« Peur d’être trahis »

Des milliers de Kurdes se sont rassemblés dimanche dans cette ville pour afficher leur attachement à l’unité kurde, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP). Hommes, femmes et enfants ont brandi des drapeaux kurdes et des bannières en soutien aux forces kurdes. Certains portaient également des portraits de combattants tués.

« Nous sommes venus pour l’unité kurde, a expliqué Barine Hamza, une étudiante de 18 ans. Nous avons peur d’être trahis car nous ne faisons pas confiance à ce gouvernement. » Nourshana Mohammed, une mère de famille de 40 ans, souligne l’importance des FDS, dominées par les Kurdes, qui « protègent » cette minorité et ont joué un rôle-clé dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Dans le nord-est de la Syrie, l’enjeu de la « réconciliation » entre les anciens combattants des FDS et les autorités de Damas

Depuis leur arrivée au pouvoir, à la fin de 2024, les autorités islamistes se sont engagées à protéger les minorités, mais le pays a été depuis le théâtre de massacres d’alaouites sur la côte, en mars 2025, et de violences avec les Druzes dans le Sud, en juillet 2025.

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Le ministre de l’information syrien, Hamza Mustafa, a déclaré vendredi que l’accord prévoyait la remise au gouvernement, dans un délai de dix jours, de certains champs pétrolifères, de l’aéroport de Kamechliyé et des postes-frontières. Il a ajouté que les combattants des forces kurdes seraient intégrés au sein de brigades en cours de formation sous le commandement de l’armée syrienne.

Dimanche, le chef de la sécurité intérieure de la province d’Alep, dans le nord du pays, a dit aux journalistes qu’il avait rencontré les forces kurdes à Kobané pour discuter des questions de sécurité « et commencer le déploiement des forces du ministère de l’intérieur », sans préciser de calendrier. Mohammed Abdel Ghani a ajouté que des détails techniques restaient à régler, mais que la réponse du côté kurde avait été « positive ».

Située dans la province d’Alep, à plus de 200 kilomètres des autres zones kurdes du nord-est de la Syrie, Kobané, frontalière de la Turquie, est toujours encerclée par les forces gouvernementales, en attendant l’entrée en vigueur de l’accord. Cette ville est le symbole de la première victoire des forces kurdes contre l’EI en 2015.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Syrie, des détenus en fuite témoignent du chaos provoqué par le départ des forces kurdes

Le Monde avec AFP

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« Je pensais qu’on avait le temps »: Macaulay Culkin rend hommage à Catherine O’Hara après la mort de l’actrice

L’actrice canado-américaine est morte à l’âge de 71 ans ce vendredi 30 janvier, ont annoncé ses agents. Son fils, dans Maman, j’ai raté l’avion! lui rend hommage sur Instagram.

Assise dans un avion, le visage d’une femme rousse se déforme. Elle crie: « Kevin! ». La scène est devenue culte. À l’écran, Catherine O’Hara, dont on a appris la mort ce vendredi 30 janvier, interprète Kate McCallister.

Alors que la famille part en vacances en France, l’un des cinq enfants de cette mère dépassée, manque à l’appel : Kevin. Le petit, incarné par Macaulay Culkin, 9 ans, dans le désormais film culte Maman, j’ai raté l’avion!, restera le « fils » de Catherine O’Hara.

« J’aurais voulu plus »

« Maman, je pensais qu’on avait encore le temps », a écrit Macaulay Culkin en légende de sa publication Instagram en hommage à Catherine O’Hara. Mère et fils à l’écran, les deux acteurs ne se sont jamais perdus de vue.

« J’en aurais voulu plus. J’aurais voulu m’asseoir sur une chaise à tes côtés. J’aurais eu tellement de choses à dire », a encore écrit Macaulay Culkin.

L’actrice canado-américaine est morte à l’âge de 71 ans ce vendredi 30 janvier, ont annoncé ses agents, confirmant une information de plusieurs médias américains. Née à Toronto, Catherine O’Hara avait commencé sa carrière en 1974 avec la troupe d’improvisation The Second City avant de créer avec celle-ci sa propre émission de sketches baptisée Second City Television.

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Un PSG courageux reprend son fauteuil de leader de Ligue 1, l’OL recolle au podium

De gauche à droite, Willian Pacho, Désiré Doué et Marquinhos célèbrent la victoire du PSG sur la pelouse du RC Strasbourg, le 1ᵉʳ février 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP

Sans être particulièrement impressionnant dans le jeu, mais en montrant une certaine abnégation, le Paris Saint-Germain (PSG) a récolté, dimanche 1er février en soirée, une victoire solide à Strasbourg (2-1) en clôture de la 20e journée de Ligue 1.

Après le succès de Lens contre Le Havre vendredi (1-0), le PSG avait la mission de reprendre sa première place, tout en se donnant un peu de confiance après le nul concédé mercredi en Ligue des champions contre Newcastle (1-1), poussant Paris à jouer les barrages contre Monaco. C’est chose faite, même si les Parisiens se sont fait bousculer pendant une bonne partie du match. Ils possèdent toujours deux points d’avance sur le club nordiste, une semaine avant un « Classique » bouillant contre un Olympique de Marseille (OM) en pleine perte de confiance.

Alors que le score était de 0-0 en première période, le gardien russe du PSG, Matveï Safonov – qui a enchaîné son deuxième match dans les buts après avoir relégué Lucas Chevalier sur le banc –, a repoussé un pénalty de Joaquin Panichelli, accordé pour une main de Marquinhos (17e). C’est la cinquième fois cette saison qu’il arrête un pénalty ou un tir au but sur sept tentatives, selon le statisticien Opta.

Lire aussi | Lens remet la marche avant face au Havre et repasse en tête de la Ligue 1

Mais le Russe a été pris à défaut sur l’égalisation des Alsaciens, signée Guéla Doué, esseulé dans la surface, qui a vu sa frappe en extension passer entre les jambes du gardien parisien (1-1, 27e). L’égalisation de Strasbourg cinq minutes après l’ouverture du score du PSG par Senny Mayulu (1-0, 22e), aidé par Bradley Barcola, est parue logique tant les Parisiens ont été gênés dans les duels.

« Une première période très faible »

Sans Fabian Ruiz (contusion au genou gauche) ni Khvicha Kvaratskhelia (entorse cheville droite) dimanche soir, ils ont souffert. Paris est bien moins impressionnant, les joueurs sont plus empruntés physiquement, la possession est stérile et les occasions peu franches, comme celles de Hakimi (57e), qui a été exclu à la suite d’une semelle sur le tibia de Panichelli (75e).

Réduits à dix pendant un quart d’heure, les Parisiens ont – contre le cours du match – réussi à repasser devant au score, grâce à un beau travail de Lee Kang-in et de Warren Zaïre-Emery, conclu par la tête de Nuno Mendes (2-1, 81e).

« On a montré qu’on était une équipe qui lutte, ce n’était pas le match le plus précis pour nous, on a fait une première période très faible », a déclaré l’entraîneur espagnol du PSG, Luis Enrique, soulignant que son équipe « était très loin du but » adverse. Mais, a-t-il ajouté, « on a gagné ce match quand tout le monde pensait que c’était impossible ».

Sur le banc en début de match, Ousmane Dembélé et Désiré Doué, entrés en jeu, n’ont pas montré grand-chose. Sans des attaquants en forme, le PSG aura bien du mal de se sortir de cette période creuse.

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De son côté, le coach de Strasbourg, Gary O’Neil, s’est dit « très fier de l’équipe » mais « déçu » du résultat. Les Alsaciens, qui restaient sur deux victoires en championnat, conservent leur septième place, à un point du top 6.

Lyon inarrêtable

Vainqueurs du LOSC (1-0) en signant sa dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues, l’Olympique lyonnais (OL) pointe, lui, à la 4e place du championnat, à égalité avec l’OM, troisième (39 points), freiné sur la pelouse du Paris FC, samedi (2-2).

Lire aussi | Ligue 1 : l’Olympique de Marseille laisse filer la victoire face au Paris FC

Grâce à un but du jeune milieu danois Noah Nartey, décisif pour sa première titularisation, les Rhodaniens relèguent les Dogues (5e) à sept longueurs. Malgré une prestation d’ensemble bien plus solide que lors de leur déroute à domicile contre Strasbourg (1-4), les hommes de Bruno Genesio, peu réalistes sur leurs occasions, ne sont pas parvenus à enrayer leur mauvaise dynamique, avec une quatrième défaite d’affilée en championnat.

La série noire de Nice, qui avait mis fin à un enchaînement de huit matchs sans succès en étrillant Nantes (4-1), a, elle, un temps hanté le Gym, qui a finalement accroché Brest (2-2). Menés 2-0 à domicile, les Azuréens ont rebondi grâce à Ali Abdi sur corner (62e), puis Elye Wahi (71e), arrivé début janvier et déjà auteur de son troisième but avec l’OGC Nice en cinq rencontres. Ce nul permet aux hommes de Claude Puel de décrocher un point salvateur : treizièmes devant le Paris FC, ils comptent 8 points d’avance sur le barragiste Nantes (16e).

Les Canaris sont sous la menace d’Auxerre (17e), revenu à une longueur grâce à son nul décroché sur la pelouse de Toulouse (0-0). Le TFC a raté l’occasion de rejoindre les places européennes, même s’il s’en rapproche, 8e à une longueur de Rennes (6e).

Réduite à dix, la lanterne rouge Metz s’est inclinée 1-0 à Angers (11e), une deuxième défaite pour l’entraîneur Benoît Tavenot après celle contre Lyon (5-2). Les Messins n’ont plus gagné en championnat depuis début novembre et leur succès contre Nice lors de la 12e journée.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Jordi Cruyff dans les pas de son père Johan à l’Ajax Amsterdam

Le Monde avec AFP

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Malgré la montée des tensions avec l’Iran, Donald Trump laisse la porte ouverte aux négociations


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EN DIRECT, guerre en Ukraine : de nouvelles négociations entre Kiev, Moscou et Washington se tiendront mercredi et jeudi à Abou Dhabi, confirme le Kremlin

Pour le ministre des affaires étrangères français, Vladimir Poutine ne donne « aucun signe d’une réelle volonté d’avancer vers la paix »

Le ministère des affaires étrangères français a affirmé, dans un entretien avec le journalLibération diffusé dimanche, qu’aujourd’hui « 100 % de l’aide financière à l’Ukraine est apportée par l’Europe » et que « l’essentiel du renseignement et du soutien militaires le sont également ».Le ministre était interrogé sur le discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet de Davos, où celui-ci regrettait que l’aide européenne mette du temps à arriver.

« C’est (…) à l’initiative de la France et du Royaume-Uni qu’un travail de planification militaire, inédit dans notre histoire récente, a été réalisé en lien étroit avec le président [Volodymyr] Zelensky, pour que la paix une fois conclue soit assortie de garanties solides. L’Ukraine sait pouvoir compter sur le soutien indéfectible des Européens »,a-t-il ajouté.

En revanche, il estime que le président russe, Vladimir Poutine, « ne donne aucun signe d’une volonté réelle d’avancer vers la paix ». Au contraire, « pour la première fois la semaine dernière, ses drones ont délibérément ciblé un train de voyageurs, tuant cinq passagers [le bilan est depuis passé à quinze morts]», a-t-il déploré, estimant qu’il s’agit d’un « crime de guerre » qui « s’ajoute aux viols, aux déportations d’enfants, aux massacres et aux exactions ».

« Quatre ans après son lancement, force est de constater que “l’opération spéciale” du Kremlin est un échec catastrophique pour la Russie : 1,25 million de pertes humaines, ce qui est supérieur à l’ensemble des pertes humaines soviétiques et russes depuis 1945 ; 1 000 morts chaque jour sur le front ; une récession en Russie annoncée en 2026 », juge le ministre. « Il est grand temps que Vladimir Poutine renonce à ses prétentions et accepte enfin un cessez-le-feu », martèle Jean-Noël Barrot.

Le ministre dénonce également la tentative du président russe de « provoquer une crise humanitaire » en ciblant continuellement les infrastructures énergétiques malgré les températures glaciales en Ukraine, qui peuvent atteindre − 30 degrés. Il a annoncé qu’une réunion se tiendrait le 23 janvier avec les pays membres du G7, tandis que cent premiers générateurs d’électricité ont été envoyés et que cinquante autres vont être livrés prochainement.

Enfin, concernant une possible reprise du dialogue avec la Russie comme évoqué par le président français, il répond : « La France n’a jamais exclu, par principe, d’échanger avec la Russie, en toute transparence avec l’Ukraine et avec ses partenaires européens, et à condition, bien sûr, que cela soit utile. »

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Christophe Gleizes détenu en Algérie: comment Ségolène Royal tente d’amorcer un dégel

Ségolène Royal s’est rendue Algérie cette semaine en tant que présidente de l’Association France Algérie. L’ancienne ministre a pu rencontrer le journaliste sportif français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme. » Elle a aussi tenté de faire bouger les lignes afin que les relations très froides entre les deux pays s’améliorent.

Alors que la crise s’éternise entre la France et l’Algérie et que les canaux officiels semblent à bout de souffle, l’ex-ministre socialiste Ségolène Royal s’est posée en médiatrice lors d’une visite à Alger ce vendredi, disant avoir « obtenu » le transfert près d’Alger du journaliste français emprisonné Christophe Gleizes. Reçue notamment par le président Abdelmadjid Tebboune, elle a eu l’autorisation de rendre visite au journaliste français, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».

Son transfert depuis Tizi-Ouzou, à 100 km à l’est de la capitale algérienne, où il était détenu depuis juin « va le rapprocher (de sa famille) et faciliter les visites », a déclaré Ségolène Royal, en remerciant les autorités algériennes pour ce « geste humanitaire ». « Elle nous a dit que Christophe était fort dans sa tête, elle a été impressionnée par sa détermination et sa sérénité », a déclaré à Radio France Francis Godard, le beau-père de Francis Gleize.

A part ses parents et le cardinal franco-algérien d’Alger, Jean-Paul Vesco, Christophe Gleizes – qui fêtera ses 37 ans samedi – n’a reçu « aucune autre visite », a rappelé l’ancienne ministre, qui dit avoir également « appuyé » la demande de grâce de sa famille auprès du président Abdelmadjid Tebboune.

Celle qui est devenue en décembre présidente de l’Association France Algérie (AFA) a assuré que le dirigeant algérien était prêt au dialogue « dès lors que le respect et la considération sont au rendez-vous ». Les relations restent acrimonieuses entre Paris et Alger et les coopérations de sécurité et économique sont au plus bas.

Une visite du ministre de l’Intérieur français Laurent Nuñez, invité par son homologue, ne s’est pas encore concrétisée. M. Nuñez a dit vendredi matin sur France Inter attendre d’Alger « des bougés très forts sur deux sujets »: « la reprise des reconduites des Algériens en situation irrégulière », ainsi que « la situation de Christophe Gleizes ».

Climat délétère

La crise diplomatique entre les deux pays a éclaté après la reconnaissance, à l’été 2024 par Paris, d’un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le Sahara occidental. L’Algérie soutient de son côté le mouvement indépendantiste Polisario.

Depuis, une série d’épisodes sont venus entretenir les tensions. Parmi eux, la détention et la condamnation en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, finalement libéré, celle de Christophe Gleizes, ou encore l’incarcération en France d’un agent consulaire algérien accusé d’être impliqué dans l’enlèvement d’un influenceur.

Tout récemment, Alger a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de France pour protester contre une émission Complément d’enquête diffusée sur la chaîne publique France 2, estimant c’était « une véritable agression contre l’Etat algérien, ses institutions et ses symboles ».

C’est dans ce climat délétère que Ségolène Royal, qui fut candidate à l’élection présidentielle en France en 2007, est venue plaider pour une « reconstruction de l’amitié entre la France et l’Algérie ».

Elle a expliqué à l’AFP être venue en tant que présidente de l’Association France Algérie et à l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne, « pas du tout » en mission officieuse pour le président français Emmanuel Macron.

Elle avait indiqué un peu plus tôt avoir informé le chef de l’Etat de son initiative et qu’elle comptait, à son retour en France, « l’aider en lui donnant les éléments dont (elle) dispose ». Elle a notamment déclaré que le « premier geste » d’apaisement qu’il « doit faire » est la restitution des biens culturels spoliés pendant la colonisation française (1830-1962).

« La bienvenue »

Cette visite est « totalement de sa propre initiative et ses déclarations sont personnelles », a souligné auprès de l’AFP une source ayant connaissance du dossier, et souhaitant rester anonyme. Mais « dans le contexte extrêmement tendu entre la France et l’Algérie, tous les canaux doivent être utilisés », a souligné cette source.

Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, a également estimé qu’en plein blocage, « toute initiative permettant de détendre la relation est la bienvenue ».

« Son approche sur les questions mémorielles est courageuse », a réagi l’historien Benjamin Stora, qui dans un rapport remis à l’Elysée avait fait des préconisations allant dans le même sens. « La question est de savoir quel interlocuteur elle pourra trouver dans la société politique française actuelle — à deux mois des municipales et à un an de la présidentielle — pour avancer concrètement », dit-il. Le ton de Mme Royal lui a en tout cas valu les louanges de plusieurs médias algériens.

« C’est la première fois qu’une personnalité française de ce rang (tient) de tels propos rassembleurs dans un contexte de montée en puissance de l’extrême droite en France », s’est notamment félicité TSA Algérie.

Source

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