Elle est nettement plus chère que la Switch mais Nintendo en a vendu 2,5 millions de plus: grâce à la Switch 2, le bénéfice net du japonais s’est envolé de 51%

Grâce au démarrage record de la Nintendo Switch 2, Nintendo a vu son bénéfice net bondir de 51% sur les neuf premiers mois de l’exercice 2025-2026, porté par 17,37 millions de consoles vendues, un chiffre supérieur au lancement de la première Switch malgré un contexte de coûts élevés et de tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

Le géant japonais du jeu vidéo Nintendo a vu son bénéfice net bondir de plus de 51% sur les neuf premiers mois de son exercice décalé 2025-2026, dopé par le démarrage en fanfare des ventes de sa nouvelle console Switch 2.

Depuis son lancement en juin, la console hybride – utilisable sur un téléviseur ou en déplacement – a été écoulée à 17,37 millions d’unités. Sur la période avril-décembre, Nintendo a dégagé un bénéfice net de 358,9 milliards de yens (1,95 milliard d’euros), avec un doublement de son chiffre d’affaires à 1.906 milliards de yens (10,39 milliards d’euros).

Un engouement encore plus fort que pour la première Switch sortie en mars 2017. Cette année-là, Nintendo avait communiqué avoir vendu 14,86 millions d’exemplaire de sa première console hybride, soit 2,5 millions de moins que la Switch 2 et ce avec trois mois de ventes de plus.

La société de jeux vidéo basée à Kyoto a également maintenu ses prévisions de ventes annuelles pour la Switch 2 à 19 millions d’unités. Nintendo, dont la Switch 2 succède à la très populaire Switch, a dû faire face à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement causées par la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump.

Les fabricants de matériel informatique sont également confrontés à une forte hausse des prix des puces mémoire dans un contexte d’investissement croissant dans l’intelligence artificielle.

Un tarif bien plus élevé

Cela dit, Nintendo est mieux placé que ses concurrents pour faire face à cette situation et « ses stocks importants et ses contrats à long terme le protégeront pendant (…) plusieurs trimestres », a écrit l’analyste Atul Goyal de Jefferies dans une
note à ses clients avant la publication des résultats.

La Switch 2 est vendue au prix de 449,99 dollars aux États-Unis, soit bien plus que la console en japonais vendue au Japon pour 49.980 yens. Le prix plus élevé aux États-Unis semble tenir compte du contexte inflationniste actuel.

« Il serait plus difficile pour Nintendo d’augmenter ses prix que pour Sony, car la Switch 2 n’est pas un produit haut de gamme », a dit Serkan Toto, fondateur du cabinet de conseil Kantan Games.

En France,le prix se situe autour de 470 euros au lancement (certains revendeurs l’ont même vue autour de 419 euros après baisse officielle des prix). À titre de comparaison, la Nintendo Switch originale avait été lancée en mars 2017 en France aux alentours de 330 euros, selon les prix constatés à sa sortie.

L’analyste de Goldman Sachs, Minami Munakata, a souligné que Nintendo avait pour politique de ne pas vendre de matériel à perte et a déclaré que « les inquiétudes concernant la rentabilité de la Nintendo Switch 2 étaient exagérées ».

Les investisseurs s’inquiètent également du manque de titres phares, tels que les jeux de la série « The Legend of Zelda » qui ont contribué à stimuler les ventes de la Switch. Parmi les titres à venir, on peut citer « Mario Tennis Fever », dont la sortie est prévue la semaine prochaine.

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Pour renforcer leur coopération, l’UE veut accélérer et automatiser les échanges de vos données biométriques entre les polices européennes

Le Contrôleur européen de la protection des données s’inquiète du projet d’échange automatisé de données biométriques, pointant notamment des lacunes techniques et juridiques et appelant à clarifier le « re-matching » et les seuils de correspondance.

L’Union européenne s’intéresse tout particulièrement au numérique ces derniers mois. Par choix, avec des projets comme Chat Control, ou sous ‘contrainte’, face aux tentatives de pression américaines liées aux tensions autour du Groenland. Au point de froisser le Contrôleur européen de la protection des données? Parfois… ou du moins de susciter des remarques jugées nécessaires.

Dans une note consultée par BFM Tech, le Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) met ainsi sur la table ses observations formelles sur un projet de décision d’exécution de la Commission européenne concernant la recherche et l’échange automatisés de données biométriques (profils ADN, données dactyloscopiques et images faciales) via le « routeur Prüm ».

Pour rappel, le règlement « Prüm II » modernise la coopération policière européenne en créant un « routeur » central qui connecte instantanément les bases de données de tous les États membres. Ce système permet aux enquêteurs de comparer des profils ADN, des empreintes digitales et, désormais, des images faciales et des données de permis de conduire pour identifier des suspects à travers toute l’Union européenne.

Des eurodéputés participent à une séance de vote lors d’une session plénière du Parlement européen à Strasbourg, le 9 septembre 2025 (photo d’illustration). © ROMEO BOETZLE / AFP

L’innovation majeure réside dans l’automatisation et la rapidité: lorsqu’une correspondance est trouvée, les informations d’identification doivent être transmises sous 48 heures. Si cet outil renforce la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, il suscite également des débats sur la surveillance de masse en raison de l’intégration de la reconnaissance faciale à l’échelle continentale.

Une protection des données insuffisantes?

Dans le document consulté, le Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) n’énumère pas une liste de « risques » à proprement parlé, mais identifie plutôt des lacunes techniques et juridiques qui pourraient ç et la sécurité juridique lors de l’utilisation du routeur Prüm.

L’EDPS identifie d’abord une incertitude juridique liée au terme « re-matching »(réappariement). L’annexe du projet de décision utilise ce terme pour décrire le processus de classement des résultats par le routeur, mais celui-ci n’est défini ni dans le règlement Prüm II ni dans le projet de décision d’exécution. Pour garantir la sécurité juridique, l’EDPS recommande d’insérer une définition claire de ce terme dans l’article 1 du texte.

Le Contrôleur pointe ensuite le manque de clarté sur les seuils de performance technique. Pour les empreintes digitales latentes, le système peut attribuer des scores très bas, ce qui implique l’existence d’un seuil de correspondance (matching threshold). L’EDPS demande à la Commission de préciser explicitement comment ce seuil sera défini afin de comprendre les critères de sélection des candidats.

Un drapeau de l’Union européenne. © Photo par ALESSIO MORGESE / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Enfin, l’EDPS relève une opacité sur l’étendue des données transmises. Le document devrait clarifier si des données supplémentaires sont fournies à l’autorité demanderesse lors d’une sélection par « re-matching ». Il mentionne notamment le « score de confiance » (confidence score) de l’outil de correspondance du routeur, comme exemple de donnée dont le partage devrait être précisé.

En résumé, ces préoccupations visent à s’assurer que les procédures techniques de recherche de données biométriques sont transparentes, bien définies et limitées à ce qui est juridiquement autorisé.

Europol dans l’équation?

Avec le règlement Prüm II, Europol est également devenu un partenaire central du nouvel échange automatisé de données destiné à lutter contre la criminalité transfrontalière. L’agence est intégrée au système au même titre que les États membres pour l’échange de données biométriques, comme les profils ADN, les empreintes digitales et les images faciales.

Europol peut à la fois fournir des données et voir ses bases consultées lors des recherches effectuées via le routeur Prüm. Ses informations entrent aussi dans le processus de comparaison et de classement des résultats, renforçant ainsi la coopération policière au sein de l’Union européenne.

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« Le Banquet », de Platon, censuré dans une université américaine : « Interdire d’étudier Platon, c’est contraindre une société à se méfier de ses propres questions »

Dans la prestigieuse université Texas A&M (TAMU), le professeur de philosophie Martin Peterson a été sommé de retirer des lectures platoniciennes [Platon est un philosophe grec de l’Antiquité] d’un cours de tronc commun, au motif qu’elles pourraient relever de la « race and gender ideology » (« idéologie de la race et du genre »), dans le cadre d’une politique de contrôle des contenus.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Le Banquet », de Platon, jugé trop « woke » pour l’université Texas A & M

Interdire, ici, ce n’est pas brûler un livre. C’est déplacer la frontière du dicible à l’intérieur de la salle de classe : d’un côté, « protéger » des étudiants d’une supposée « idéologie » ; de l’autre, empêcher l’étude d’un texte fondateur de la philosophie sous prétexte qu’il expose, parmi d’autres choses, des questions de sexe, de genre, de désir. La querelle porte donc sur le sens même de l’enseignement : transmission de normes, ou apprentissage des méthodes qui permettent de les discuter ?

L’association PEN America, qui promeut la liberté d’expression, la littérature et les droits humains aux Etats-Unis, recense 10 046 opérations de mise au ban de livres à l’école aux Etats-Unis en 2023-2024, visant 4 231 titres distincts ; et 6 870 mises au ban en 2024-2025, dans 23 Etats, la Floride et le Texas figurant parmi les principaux foyers.

On comprend mieux la dynamique de censure si l’on remonte ses étapes. A partir de 2021, des polémiques locales sur certains cours ou livres deviennent une stratégie politique à l’échelle nationale, portée et amplifiée par les réseaux sociaux. En 2023-2024, les retraits de livres atteignent un niveau record et finissent par s’installer dans les habitudes, selon PEN America. Enfin, en novembre 2025, le Board of Regents (« conseil des régents ») de TAMU adopte une règle qui impose l’accord des présidents de campus pour tout cours susceptible d’être interprété comme « promouvant » des thèmes liés à la race, au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

La grammaire du débat public

La mécanique que l’on observe est connue : quand la norme est floue, la peur s’installe. Une catégorie administrative volontairement très large (l’« idéologie ») devient un redoutable filtre pédagogique ; l’université surcorrige pour éviter la polémique ; les enseignants pratiquent l’autocensure. Le site d’information Texas Tribune souligne bien qu’aucune loi étatique ou fédérale n’interdit de parler de race, de genre ou de sexualité en cours à l’université, tout en notant le durcissement des contrôles académiques après la controverse sur Platon.

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Tensions avec l’Algérie: Laurent Nuñez exclut de se rendre sur place tant que les « conditions minimalistes » de la France ne seront pas remplies

Le ministre de l’Intérieur a réitéré ce mardi 3 février les conditions préalables avant que Paris n’organise une visite officielle à Alger: la reprise des expulsions d’Algériens en situation irrégulière sur le territoire français et une avancée sur le dossier de Christophe Glzeizes, journaliste français détenu arbitrairement sur place.

« Non, je ne renoncerai pas à mes conditions ». Sur TF1, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rappelé ce mardi 3 février les prérequis posés par Paris avant d’envisager une visite officielle du locataire de la place Beauvau à Alger.

Une visite, et donc un réchauffement des relations entre les deux pays, sera possible uniquement en cas d’avancées sur deux dossiers: la situation du journaliste Français Christophe Gleizes, détenu arbitrairement depuis juin 2025 pour « apologie du terrorisme », et « la reprise des Algériens en situation irrégulière » sur le sol français. « Que le flux (des OQTF appliquées, NDLR) se réamorce, ce n’est pas le cas », note sur ce dernier point Laurent Nuñez.

« J’attends qu’il y ait une évolution sur ces sujets, je me rendrai à ce moment-là en Algérie. J’ai bon espoir, je sais que j’irai », assure-t-il.

« On ne peut pas continuer à être dans cette absence de relation. D’ailleurs, les discussions techniques sécuritaires, elles, ont repris », précise-t-il.

L’ombre de Retailleau plane toujours sur Beauvau

D’ailleurs, Laurent Nuñez le répète: ce, sont, selon lui, des « conditions minimalistes » réclamées par Paris.

« Un exemple terrible » : après la grâce de Boualem Sansal, récit d’un an de tractations avec l’Algérie pour sa libération

Sur le même plateau ce lundi, Ségolère Royal, de retour d’un voyage en Algérie, avait déclaré au sujet d’une visite de Laurent Nuñez « qu’il faut y aller, c’est évident ». De même, l’ancienne finaliste malheureuse à la présidentielle de 2007 s’interrogeait sur la relation dégradée entre Paris et Alger en raison du passage de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur.

Laurent Nuñez lui a répondu ce mardi matin, affirmant « qu’on a suffisamment tendu notre main pour qu’il n’y ait pas de suspicion que je sois sous la coupe de mon prédécesseur », pour qui il a, par ailleurs, une « grande estime ».

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Cognizant, le géant américain des services informatiques, poursuit son déploiement de l’IA

Le logo de Cognizant, multinationale américaine spécialisée dans le conseil et l’externalisation de services informatiques, lors du Forum économique mondial, à Davos (Suisse), le 20 janvier 2026. INA FASSBENDER/AFP

C’était en novembre 2025 à San Francisco, en Californie : une voiture autonome Waymo avait écrasé un chat dans le quartier de Mission, et toute la ville s’en était émue. Babak Hodjat, chef de la recherche en intelligence artificielle (IA) de Cognizant, firme de consulting de 350 000 personnes valant 40 milliards de dollars (33,5 milliards d’euros) en Bourse et ayant une forte implantation en Inde, nous confronte à cette histoire. « Vous avez écrit dessus, n’est-ce pas ? Pendant ce temps, combien de fois des humains ont-ils été responsables d’accidents mortels ? Les attentes envers l’intelligence artificielle sont très élevées. Waymo est beaucoup plus sûre que les conducteurs humains. Si, en 2025, le nombre de décès de piétons à San Francisco a diminué de moitié, je pense que c’est dû en grande partie à Waymo. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Meta, Microsoft et Tesla investissent toujours plus dans l’IA

L’IA suscite les mises en garde légitimes des chercheurs, comme celle du Prix Turing 2019 de l’université de Montréal, Yoshua Bengio, ou celle des « doomers », prophètes de l’apocalypse, tel Nate Soares, chercheur à Berkeley, en Californie. Mais sur le terrain, les sociétés telles que Cognizant, qui cherchent à implanter l’IA au sein des entreprises, avancent. Se déclarant « résolument optimiste », Babak Hodjat, qui nous reçoit dans son laboratoire au 41e étage d’une tour de San Francisco, tempère les dangers de cette technologie. « Des millions d’emplois seront bouleversés, à un rythme beaucoup plus rapide que l’avènement d’Internet ou de l’informatique, car ces innovations se développent à une vitesse fulgurante »,estime-t-il.

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« On entre en 2026 enfin avec un budget qui tourne », se réjouit le ministre de l’Économie Roland Lescure


« On entre en 2026 enfin avec un budget qui tourne », se réjouit le ministre de l’Économie Roland Lescure{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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« Je ne suis toujours pas enceinte » : les confidences et les inquiétudes des patientes dans le cabinet d’une sage-femme

Delphine Gallou-Papin, sage-femme acupunctrice à Nantes, le 26 janvier 2026. GUILLAUME BLOT POUR « LE MONDE »

Il est 8 h 20, la pluie ruisselle sur la porte vitrée du cabinet de sages-femmes Feminantes. Delphine Gallou-Papin s’engouffre, cheveux mouillés, dans les lieux encore vides. La praticienne de 43 ans aux yeux bleu ciel et au nez retroussé est l’une des cinq sages-femmes associées de cette structure proche du centre-ville nantais, qu’elle a créée en 2015 et qui s’est agrandie en 2025. « La notion d’équipe est essentielle pour moi, insiste-t-elle. Nous partageons la même philosophie de l’attention portée au soin. » Chacune apporte une compétence singulière : sexologie, échographie, hypnose et acupuncture, spécialité qu’elle a choisie. Une méthode issue de la médecine chinoise qui vise à stimuler des zones ciblées de l’épiderme à l’aide d’aiguilles fines. « C’est une thérapie complémentaire aux traitements traditionnels, reconnue et conventionnée », tient à préciser Delphine Gallou-Papin.

Ce matin, sept patientes vont s’asseoir dans ses fauteuils en velours, puis se faire examiner dans le cadre d’une consultation gynécologique, d’un suivi de grossesse, d’une pathologie, de rééducation périnéale et de problématiques féminines variées. La première, Adeline (son prénom, ainsi que celui des autres patientes, a été changé), 32 ans, dézippe son blouson mouillé, libérant un ventre proéminent. Le terme de la grossesse approche et son bébé se présente par le siège, ce qui l’inquiète un peu. « On m’a dit que je risquais d’avoir dix internes autour de moi pour assister à l’accouchement », soupire-t-elle dans un rire nerveux.

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Elle est au plus bas depuis le Covid: l’inflation a fortement ralenti en janvier, à 0,3% sur un an, selon l’Insee

Selon l’Insee, l’inflation en France a fortement ralenti à 0,3 % sur un an en janvier, contre 0,8 % en décembre, sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie et des produits manufacturés (notamment avec les soldes), malgré une hausse persistante des prix alimentaires, dans un contexte de décélération continue de l’inflation depuis fin 2024.

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,3% au mois de janvier sur un an, a annoncé mardi l’Insee dans une estimation provisoire, un net ralentissement après une inflation à 0,8% en décembre. Un niveau qui n’avait plus été observé depuis le mois de décembre 2020 en pleine pandémie de Covid.

L’Insee l’explique par une baisse « prononcée des prix des produits manufacturés », notamment dans l’habillement et les chaussures, une baisse des prix de l’énergie, ainsi qu’un ralentissement de l’inflation sur les services.

Sur un mois, les prix à la consommation baisseraient de 0,3 % en janvier, après +0,1 % en décembre. Cette diminution des prix s’expliquerait par la baisse saisonnière des prix des produits manufacturés, du fait des soldes dans l’habillement et les chaussures. À l’inverse, les prix de l’alimentation ont plutôt augmenté en janvier à 1,9% sur un an contre 1,7% en décembre. Cette hausse concerne les produits frais (+1,4% après une baisse de 0,4% en décembre) mais surtout les autres produits comme l’épicerie qui était à +2% en janvier.

Selon l’Insee, l’inflation en France a déjà nettement ralenti sur un an: après s’être établie autour de 1,3% fin 2024, la hausse des prix à la consommation est progressivement descendue sous la barre de 1% en 2025, oscillant entre 0,7% et 1,2% selon les mois, pour atteindre environ 0,8% en décembre 2025, sous l’effet du reflux des prix de l’énergie et d’un ralentissement des hausses dans l’alimentation et les biens manufacturés, malgré une inflation des services restée plus soutenue.

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« Flambant neuf et vraiment beau »: Donald Trump estime à 200 millions d’euros la rénovation de l’emblématique Kennedy Center

Le haut-lieu culturel de Washington fermera pour travaux de rénovation pendant deux ans. Le Kennedy Center, depuis renommé « Donald J. Trump and John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts », est boudé par les artistes.

Donald Trump, décidé à marquer Washington de son empreinte au travers de grands travaux, a estimé lundi à environ 200 millions de dollars la rénovation de l’emblématique salle de spectacles de la capitale américaine, le Kennedy Center.

L’opération coûtera « probablement autour de 200 millions de dollars », a dit le président américain pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche, assurant que le chantier était déjà « totalement financé » mais sans s’étendre sur l’origine des fonds.

Donald Trump avait annoncé la veille son intention de fermer pour deux ans le Kennedy Center, qu’il a rebaptisé pour accoler son nom à celui du président assassiné John F. Kennedy et qui est depuis boudé par certains artistes.

« Je ne le démolirai pas », a-t-il déclaré lundi, avant de laisser entrevoir toutefois des travaux de grande ampleur.

« J’utiliserai l’acier. Donc nous utiliserons la structure. Nous utiliserons une partie du marbre, et une partie du marbre va être enlevée mais quand cela rouvrira, ce sera flambant neuf et vraiment beau », a-t-il dit.

L’ancien promoteur immobilier a assuré que le grand bâtiment blanc au bord du fleuve Potomac, haut-lieu de la vie culturelle de Washington, était « en très mauvais état » et même « dangereux ».

Il a jugé qu’il était impossible de le rénover tout en accueillant du public.

Le président américain a déjà démoli une aile de la Maison Blanche pour ériger une monumentale salle de bal, un projet qui a soulevé de nombreuses critiques.

Le républicain projette aussi de faire construire une grande arche dans la capitale américaine, inspirée de l’Arc de triomphe de Paris.

A plus petite échelle, Donald Trump a aussi couvert l’intérieur de la Maison Blanche de dorures et de marbre.

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Première plainte de proches de victimes des frappes américaines sur des bateaux dans les Caraïbes

Messiah Burnley, neveu de Chad Joseph, probablement tué lors d’une frappe militaire américaine, devant un autel dédié à son oncle dans la maison familiale à Las Cuevas, à Trinité-et-Tobago, le 22 octobre 2025. ANDREA DE SILVA / REUTERS

Depuis le 2 septembre 2025, les Etats-Unis ont mené 36 attaques dans la mer des Caraïbes et le Pacifique, en violation du droit international, contre des embarcations qu’ils soupçonnent de transporter de la drogue, faisant plus de 120 morts, dont on ignore quasiment tout. La plainte déposée, mardi 27 janvier, par des familles de victimes contre les autorités américaines, une première, pourrait donc permettre de donner un visage à ces victimes de l’opération américaine « Lance du Sud ».

Deux femmes trinidadiennes, Lenore Burnley et Sallycar Korasingh, respectivement mère de Chad Joseph (26 ans) et sœur de Rishi Samaroo (41 ans), ont saisi la justice fédérale et assigné l’Etat fédéral américain. Leurs proches faisaient partie des six hommes tués le 14 octobre 2025 lorsque leur bateau, ayant quitté le Venezuela pour faire route vers Trinité-et-Tobago, a été touchée par une frappe américaine. Les plaignantes dénoncent une « exécution extrajudiciaire » et réclament des réparations.

« Sous mon autorité en tant que commandant en chef, le secrétaire à la défense a ordonné une frappe létale contre une embarcation affiliée à une organisation terroriste », avait écrit Donald Trump, le 14 octobre, sur Truth Social. En revendiquant le bombardement d’un bateau en eaux internationales, le président américain avait inscrit une opération antidrogue dans le registre du « droit de la guerre ».

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