Le Français Tom Félix, acquitté de trafic de stupéfiants en Malaisie après avoir risqué la peine de mort, a atterri à Roissy

Tom Félix à son arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle Airport, le 5 février 2026. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

C’est la fin du calvaire pour le Français Tom Félix. L’homme de 34 ans a atterri jeudi 5 février vers 6 h 30 du matin à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, après plus de 900 jours de détention en Malaisie, a constaté un vidéaste de l’Agence France-Presse (AFP).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Malaisie, un Français emprisonné depuis vingt et un mois attend toujours son procès dans des conditions dénoncées comme « inhumaines »

Cet ancien cadre au sein du groupe français Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine, avait été arrêté le 9 août 2023 alors qu’il s’apprêtait à ouvrir un restaurant à Langkawi, une île du nord-ouest de la Malaisie. Dans la maison où il était hébergé par son associé malaisien, la police avait trouvé plusieurs centaines de grammes de cannabis dans les pièces communes.

S’il avait été reconnu coupable de possession et de trafic de drogue, Tom Félix encourait soit la peine de mort, soit 104 années de détention cumulées.

« Heureux d’être sorti »

« Il a attendu un procès pendant plus de trois ans. Les audiences ont été longues, espacées, reportées, mais à la fin de l’audience on a su qu’il était innocenté. Il a été acquitté parce qu’il n’y avait aucun élément de preuve contre lui. C’est une merveille pour nous que son innocence soit enfin reconnue », a déclaré à l’AFP Me Blandine Gentil, l’avocate de Tom Félix avec François Zimeray, venue l’accueillir à l’aéroport.

Alors qu’il a toujours contesté les accusations le visant, Tom Félix a été acquitté après plus de 900 jours de détention par la Haute Cour criminelle de Alor Setar, ville située à 500 kilomètres au nord-ouest de Kuala Lumpur. « Dans cette affaire, le tribunal n’a pas réussi à établir la preuve de la culpabilité… l’accusé est donc acquitté et libéré », a ainsi annoncé, mardi, la juge.

Tom Felix aux côtés d’agents des services de l’immigration malaisiens après qu’il a été acquitté par la justice, à Alor Setar, le 3 février 2026. HAKIM MUSTAPHA/AFP Lire aussi | Tom Félix, Français qui risquait la peine de mort en Malaisie, a été acquitté et libéré

Sa famille assure que, durant l’enquête, Tom Félix a été « disculpé » par son associé. « Je suis heureux d’être sorti », a sobrement déclaré le Français, mardi, peu après son acquittement, dans une brève réaction à l’AFP. « Nous sommes très heureux, soulagés. C’est la fin d’un cauchemar », a réagi sa mère, Sylvie Félix, à la sortie du tribunal.

Accompagné de ses parents, il a décollé de l’aéroport de Kuala Lumpur mercredi à 23 h 45 (16 h 45 mardi à Paris), à bord d’un vol Malaysian Airlines. A l’aéroport à Paris, il était attendu par sa sœur et des amis, membres de son comité de soutien.

Le Monde avec AFP

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Procès en appel du RN: Marine Le Pen déclare à BFMTV que « le parquet général est dans la droite ligne du parquet en première instance »

Hier à 00h26

Cinq ans d’inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen

Ce direct consacré au procès en appel de Marine Le Pen et 10 autres personnes dans l’affaire des assistants parlementaires européens est désormais terminé.

Ce mardi, une peine de 5 ans d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont 3 avec sursis ainsi que 100.000 euros d’amende, a été réclamée contre Marine Le Pen par le parquet général.

La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a déclaré auprès de BFMTV que « manifestement, le parquet général est dans la droite ligne du parquet en première instance ». Les avocats de la défense doivent plaider à partir de demain, jusqu’au 11 février. Merci de nous avoir suivis sur BFMTV.com.

Le 03/02 à 21h19

« C’est ce que nous attendions »: l’avocat du Parlement européen se réjouit des réquisitions

L’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve « est entièrement d’accord avec le parquet général qui a mis l’accent aujourd’hui « sur les distances d’un système depuis de très nombreuses années ».

« C’est ce que nous avons dit, c’est ce que nous attendions », a-t-il déclaré après les réquisitions prononcées contre Marine Le Pen et 10 autres personnes.

Patrick Maisonneuve relève un système « mis en place sans scrupule, sur des montants financiers importants ».

Le 03/02 à 20h54

Marine Le Pen affirme que si les « réquisitions sont suivies », elle sera « empêchée » de se présenter en 2027 à l’élection présidentielle

La confirmation de la peine de 5 ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen pourrait définitivement bloquer sa candidature à l’Élysée en 2027.

« Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée » de concourir à l’élection présidentielle », confirme la présidente du Rassemblement national auprès de TF1-LCI.

Le 03/02 à 20h12

Prisca Thévenot espère que le RN ne va pas retomber dans un « récit de complot des juges »

Interrogée par BFMTV après les réquisitions de Marine le Pen et des 10 autres personnes, Prisca Thévenot, députée « Ensemble pour la république » des Hauts-de Seine, espère que la Rassemblement national ne va pas retomber dans un « récit de complot des juges, et de mise à mal de l’institution judiciaire ».

« Il faudra qu’on fasse attention maintenant en tant que responsables politiques », assure Prisca Thévenot.

Le 03/02 à 19h53

Une peine de 18 mois de prison avec sursis et une inéligibilité de trois ans requises contre Nicolas Bay

L’avocat général requiert contre l’eurodéputé Nicolas Bay 18 mois de prison avec sursis, une inéligibilité de trois ans et 8.000 euros d’amende, ainsi qu’une inéligibilité de trois ans. 

Le 03/02 à 19h39

Marine Le Pen déclare auprès de BFMTV que « le parquet général est dans la droite ligne du parquet en première instance »

Marine Le Pen, qui avait pourtant indiqué qu’elle ne s’exprimera pas après ses réquisitions, a déclaré auprès de BFMTV que « manifestement le parquet général est dans la droite ligne du parquet en première instance ».

Le 03/02 à 19h30

3 ans de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité requis contre Bruno Gollnisch

L’ancien vice-président du FN Bruno Gollnisch a aussi reçu ses réquisitions. L’avocat général a réclamé trois ans de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité contre Bruno Gollnisch. Une amende de 50.000 euros a aussi été demandée.

Le 03/02 à 19h21

L’avocat général requiert 18 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité pour Louis Aliot

Pour le maire de Perpignan Louis Aliot, candidat à sa propre succession, l’avocat général requiert 18 mois de prison avec sursis, une peine d’inéligibilité de 3 ans et une amende de 8.000 euros.

« Notre arrivée au Parlement européen s’est fait vraiment dans un très grand désordre et que cela explique beaucoup de dysfonctionnements qui ont eu lieu », avait tenté de se défendre l’élu devant la cour d’appel de Paris.

Le 03/02 à 19h11

12 mois d’emprisonnement avec sursis et 2 ans d’inéligibilité requis à l’encontre de Catherine Griset

Pour Catherine Griset, assistante parlementaire de Marine Le Pen entre 2010 et 2016, l’avocat général requiert 12 mois d’emprisonnement avec sursis et 2 ans d’inéligibilité.

En première instance, Catherine Griset avait été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.

Le 03/02 à 19h05

8 mois d’emprisonnement avec sursis et une inéligibilité d’un an requis contre Julien Odoul

Une peine de 8 mois d’emprisonnement avec sursis et une inéligibilité d’un an a été réclamée pour le député RN de l’Yonne Julien Odoul.

Le 03/02 à 19h01

L’avocat de Marine Le Pen relève un seul point « extrêmement positif » après les réquisitions

« Le seul point que je vois aujourd’hui extrêmement positif aujourd’hui, dans ces réquisitions, c’est qu’il a été dit qu’une ligne de défense n’était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client », affirme Rodolphe Bossault, avocat de Marine Le Pen.

« C’est une très bonne nouvelle, le reste viendra la semaine prochaine », conclut Rodolphe Bossault.

Le 03/02 à 18h49

5 ans d’inéligibilité requis en appel contre Marine Le Pen

Une peine de 5 ans d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100.000 euros d’amende, est réclamée contre Marine Le Pen par le parquet général dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national.

Si les réquisitions étaient suivies par la cour d’appel, dont la décision est attendue à l’été, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Le 03/02 à 18h41

Pas d’exécution provisoire requise contre les prévenus, y compris Marine Le Pen

L’exécution provisoire n’est pas requise contre les prévenus, y compris Marine Le Pen.

« Nous vous demandons de ne pas assortir la peine d’inéligibilité de l’exécution par provision pour l’ensemble des prévenus », indique l’avocat général.

« L’inéligibilité est la réponse pénale nécessaire à la défense de nos institutions et à l’impératif de probité que chaque citoyen est en droit d’attendre de ses représentants », affirme également l’avocat général.

Le 03/02 à 18h29

L’avocat général indique que Marine Le Pen relève le « caractère intentionnel » de ses actes

Pour l’avocat général, « le caractère intentionnel » des actes de Marine Le Pen « constitue un marqueur de la gravité des faits », car elle connaissait « parfaitement les risques juridiques ».

« Vous portez une lourde responsabilité en ayant fait le choix de marcher dans les pas de votre père », lance l’avocat.

Le 03/02 à 18h18

Ils ont dénoncé « le système »: l’avocat général revient sur les témoignages des anciens eurodéputés

Aymeric Chauprade, Sophie Montel, Jean-Luc Schaffhauser: l’avocat général revient maintenant sur les témoignages des anciens eurodéputés qui ont dénoncé « le système ».

L’avocat général note que la défense a tenté de décrédibiliser ces témoignages en évoquant une vengeance. « Vous n’avez intenté aucune action en justice pour les dénoncer », relève l’avocat.

Le 03/02 à 17h48

Marine Le Pen a eu « un rôle central en tant qu’organisateur », assure l’avocat général

Marine Le Pen a eu « un rôle central en tant qu’organisateur » lorsqu’elle était cheffe du parti d’extrême droite, affirme l’avocat général.

« C’est elle qui fixait les règles du fonctionnement interne », assure l’avocat général Thierry Ramonatxo.

Le 03/02 à 17h42

« Elle a signé les contrats »: l’avocat général demande la condamnation de Marine Le Pen pour « détournement de fonds publics »

L’avocat général demande la condamnation de Marine Le Pen pour « détournement de fonds publics » en tant qu’eurodéputée.

« À partir de 2011, elle prend la tête du parti. Durant cette période jusqu’en 2015, Marine Le Pen achève la prise de contrôle totale du parti (…) elle ne peut pas nous dire qu’elle ignorait. Elle était avocate et juriste de formation », assure l’avocat général.

Le 03/02 à 17h42

L’avocat général assure que l’exploitation des supports n’a pas permis de retrouver la trace d’un travail pour Bruno Gollnisch, ancien vice-président du FN

L’avocat général Thierry Ramonatxo assure que l’exploitation des supports n’a pas permis de retrouver trace d’un travail pour Bruno Gollnisch, prévenu et ancien vice-président du FN.

« Alors que la même exploitation a montré beaucoup d’échanges de SMS au sujet de Jean-Marie Le Pen qu’il appelait ‘Le Pres’ ou ‘Le Grand Chef' », lance-t-il.

Le 03/02 à 17h05

Le cas du député de l’Yonne Julien Odoul est évoqué

L’accusation se porte sur le cas de Julien Odoul. L’avocat général estime qu’il n’y a aucune preuve concernant son travail d’assistant parlementaire.

« Quand on relie tous ces éléments, on voit mal comment Julien Odoul aurait pu travailler pour son eurodéputée dont, je le rappelle, il a fait la rencontre quelques mois après le début de son contrat… », rappelle le parquet général. « D’ailleurs, Julien Odoul a lui aussi peu de souvenirs. Puisque lorsqu’on retrouve son CV dans le bureau de Wallerand de Saint-Just, on ne trouve pas mention de son poste d’assistant parlementaire. »

Le député de l’Yonne du Rassemblement national fait « non, non » de la tête.

Le 03/02 à 16h51

L’audience reprend

L’audience a repris pour la suite des réquisitions du parquet général. Les deux avocats généraux ont déjà plaidé pendant plus de trois heures.

Le 03/02 à 16h29

L’audience est suspendue

L’audience suspendue vers 16h15 devrait reprendre vers 16h45.

Le 03/02 à 16h26

Le parquet général rappelle que l’ex-eurodéputé Fernand Le Rachinel a « reconnu que ses assistants travaillaient en réalité pour Jean-Marie Le Pen »

Le parquet général assure que l’ancien eurodéputé Fernand Le Rachinel avait « reconnu » ne pas avoir choisi ses assistants et que « ceux-ci travaillaient en réalité pour Jean-Marie Le Pen ».

« Si on précise, cela montre que dès 2004, au moins, le système frauduleux était déjà en place », abondent les avocats généraux.

Fernand Le Rachinel est accusé d’avoir salarié Micheline Bruna comme assistante parlementaire alors que celle-ci était l’assistante personnelle de Jean-Marie Le Pen. Au total, elle a été rémunérée par le Parlement européen à hauteur d’environ 320.000 euros. Micheline Bruna a été condamnée en première instance à douze mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité avec sursis et n’a pas fait appel.

Le parquet général demande ainsi à la cour de confirmer la décision de condamnation de Fernand Le Rachinel rendue en première instance.

Les cas du maire de Perpignan, Louis Aliot ainsi que de Nicolas Bay et de Timothée Houssin ont été évoqués.

Le 03/02 à 15h34

Nicolas Crochet, Thierry Légier, Wallerand de Saint-Just… Le parquet général évoque les cas d’autres prévenus

Les avocats généraux demandent la condamnation de l’expert-comptable Nicolas Crochet. « Nicolas Crochet a conjugué l’incompétence à la malhonnêteté », estiment-ils.

« Son cabinet visait à optimiser le système. Il a participé à la crédibilisation du montage frauduleux », déclare le ministère public.

Les avocats généraux ont également demandé la condamnation de l’ex trésorier du parti Wallerand de Saint-Just. Et ont pointé du doigt le contrat avec Thierry Légier – un garde du corps, rémunéré comme assistant parlementaire – que Marine Le Pen ne pouvait ignorer.

Le 03/02 à 14h39

Le parquet général déclare que « Marine Le Pen a professionnalisé le système à partir de 2012 »

Le parquet général estime que ce « système » « n’est pas une dérive administrative » mais « une organisation structurée assumée ».

« Marine Le Pen a professionnalisé le système à partir de 2012 », assure le ministère public.

Le 03/02 à 14h36

Marine Le Pen écoute attentivement les réquisitions

Marine Le Pen semble écouter très attentivement les réquisitions, tout en lisant ses documents. Elle fait parfois non de la tête ou hausse les épaules.

Le 03/02 à 14h22

Le parquet général pointe du doigt « un système » visant à « capter une partie du budget du Parlement » au profit du Front national

Les deux avocats généraux alternent leurs prises de parole. « Des acteurs ont trahi la confiance du Parlement en se servant de la présomption de confiance accordée aux eurodéputés. Elle est devenue l’outil du détournement. Détournement de l’esprit de la démocratie européenne », déclare l’un d’eux.

« Corrélées les unes aux autres, les infractions révèlent l’existence d’un système dont le but est de capter une partie du budget du Parlement (…) pour en faire profiter le parti », affirme le parquet.

Le 03/02 à 14h10

« Il n’y a pas besoin d’être grand clerc »: le parquet tance le comportement des prévenus

« Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que les fonds publics d’un assistant parlementaire ne sont pas destinés à financer un parti politique quel qu’il soit », lance le deuxième avocat général à prendre la parole, Stéphane Madoz-Blanchet, à destinations des prévenus.

« Votre cour ne se laissera pas abuser par la volonté des prévenus de (…) complexifier des faits qui sont pourtant simples », abonde-t-il s’adressant à la cour d’appel.

Le 03/02 à 13h46

Le réquisitoire du parquet doit durer près de six heures

Le réquisitoire des deux avocats généraux devant la cour d’appel de Paris devrait durer environ six heures.

Le 03/02 à 13h37

L’avocat général dénonce un « discrédit de l’action judiciaire »

« Laisser croire que la justice pourrait s’opposer au peuple souverain est inexact », lance l’avocat général Thierry Ramonatxo pointant du doigt les accusations de « décision politique » survenues après la décision de première instance.

« Parler de tyrannie des juges, de tentative d’assassinat politique ne relève ni du débat juridique, ni du débat d’idée et s’apparente au discrédit de l’action judiciaire dans son ensemble », assure le magistrat. « Les prévenus ont conduit à installer un climat délétère dont les magistrats font aujourd’hui les frais ».

Thierry Ramonatxo note toutefois que les débats sont désormais plus « sereins ».

Le 03/02 à 13h36

Marine Le Pen ne réagit pas face au parquet

Marine Le Pen ne réagit pas aux plaidoiries du parquet. Elle lit des documents devant elle, sans regarder les avocats généraux.

Le 03/02 à 13h26

Le parquet général annonce qu’il va demander « des peines d’inéligibilité »

L’avocat général Thierry Ramonatxo assure que le parquet va « demander de confirmer très largement la responsabilité pénale à l’encontre de tous les prévenus ».

« Inutile de feindre un suspense (….) Des peines d’inéligibilité seront bien requises », a-t-il déclaré.

En première instance, Marine Le Pen – qui joue sa candidature à la présidentielle de 2027 – avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.

Le 03/02 à 13h16

L’avocat général Thierry Ramonatxo souhaite « établir les responsabilités de chacun »

L’avocat général Thierry Ramonatxo est le premier à donner ses réquisitions. « L’heure de solder les comptes dans ce dossier judiciaire est venu », déclare-t-il. « Il s’agit nullement ici de brader les responsabilités des prévenus mais d’établir les responsabilités de chacun sans qu’elle ne soit ni diluées, ni esquivées ».

Le 03/02 à 13h05

L’audience reprend, les réquisitions débutent

L’audience a repris. C’est au tour des deux avocats généraux, représentant le ministère public, de prendre la parole pour donner leurs réquisitions.

Le 03/02 à 11h37

Marine Le Pen a indiqué qu’elle ne s’exprimera pas après les réquisitions

Marine Le Pen a assuré qu’elle assisterait aux réquisitions, mais elle a indiqué, dans la salle d’audience, qu’elle ne s’exprimera pas à leur issue.

Le 03/02 à 11h34

L’avocat du Parlement européen écarte toute « erreur administrative »

« On n’est pas dans l’erreur administrative que le président du RN (Jordan Bardella, NDLR) a mis en avant il y a 48 heures sur un plateau de télévision », déclare l’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, à la presse.

« On est dans un déni de détournement de fonds publics », assure-t-il. « Au bout de plusieurs semaines d’audience, je crois que la conclusion s’impose: cette organisation, ce système, on l’appelle comme on veut, a été mis en place il y a des années, a duré pendant des années et a porté sur plusieurs millions d’euros ».

Le 03/02 à 10h49

L’audience, suspendue, reprendra à 13 heures

Après la plaidoirie de l’avocate du Parlement européen Bérénice de Warren, l’audience a été suspendue. Elle reprendra à 13 heures, les réquisitions du ministère public étant attendues dans la foulée.

Le 03/02 à 10h49

L’avocate Bérénice de Warren dénonce une « atteinte » à l’image du Parlement européen

L’avocate Bérénice de Warren demande la confirmation du préjudice reconnu en première instance à l’égard du Parlement européen et réclame 300.000 euros au titre du préjudice moral.

« Les prévenus ont entretenu cette atteinte (à l’image, NDLR) en présentant le Parlement comme complaisant avec leurs manquements », déplore-t-elle.

Le 03/02 à 10h41

L’avocate du Parlement européen dénonce une volonté de « dissimulation » des responsables du Front national

L’avocate du Parlement européen Bérénice de Warren pointe du doigt une volonté de « dissimulation » de la part des responsables du Front national (devenu Rassemblement national).

« Est-ce que ces règles (du Parlement européen, NDLR) ne sont pas claires? Si… Moi, je ne vois surtout aucune volonté de les respecter… », déclare-t-elle.

Le 03/02 à 10h33

L’avocate Bérénice de Warren assure que le Parlement européen a contrôlé tous les partis et pas seulement le FN

C’est au tour de Bérénice de Warren, l’autre avocate du Parlement européen, de plaider. Plus technique, elle se charge d’évoquer les contrôles du Parlement européen. Une manière de répondre à la défense qui a expliqué, le premier jour d’audience, que « s’il y a eu un délit », il n’a pu être commis qu’en raison du manque de contrôle de la part du Parlement européen.

« Contrairement à ce qui a été dit », le Parlement a contrôlé tous les partis, et non pas seulement le Front national, rappelle-t-elle d’une voix claire et posée.

Le 03/02 à 10h00

Pour l’avocat du Parlement européen, « l’élément intentionnel du détournement se déduit du système qui a été mis en place »

Pour l’avocat du Parlement européen Patrick Maisonneuve, Marine Le Pen est poursuivie pour un « système » « mis en place » par son père « mais dont elle continue la mise en œuvre ».

« L’élément intentionnel du détournement se déduit du système qui a été mis en place. Je ne mets pas en place un système sans faire exprès, parce que je ne savais pas », déclare-t-il avant de terminer sa plaidoirie qui aura duré environ 50 minutes.

Le 03/02 à 09h46

L’avocat du Parlement européen assure que les « peines d’inéligibilité » ne sont pas « rares ou exceptionnelles » « dans d’autres pays »

Lors de sa plaidoirie, l’avocat du Parlement européen Patrick Maisonneuve déclare que « dans d’autres pays », « il y a des juges qui prononcent des peines d’inéligibilité ». « Ce n’est pas quelque chose de rare ou d’exceptionnel », assure-t-il.

Marine Le Pen qui souhaite concourir à l’élection présidentielle de 2027 avait été condamnée en première instance, entre autres, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.

Le 03/02 à 09h20

L’avocat du Parlement européen Patrick Maisonneuve dénonce une « stigmatisation » des juges après la décision de première instance

L’avocat du Parlement européen Patrick Maisonneuve est le premier à prendre la parole. Il commence par rappeler les nombreuses critiques survenues après la décision de première instance.

« Dans les heures qui ont suivi la décision du tribunal, le 31 mars, cela n’a pas été une critique, une analyse, une protestation. Ça a été une mise en cause de la légitimité des juges qui avaient rendu cette décision », lance-t-il. « Ces juges ont été, de façon très violente, stigmatisés. Et on touche à quelque chose d’essentiel: l’indépendance, l’impartialité des magistrats », abonde-t-il.

Le 03/02 à 09h13

L’audience reprend

Le 12e jour d’audience a débuté, selon nos journalistes sur place.

Le 03/02 à 08h46

Marine Le Pen est arrivée au tribunal

Marine Le Pen est arrivée au tribunal pour le 12e jour du procès en appel de l’affaire dite des assistants parlementaires européens du Front national.

Le 03/02 à 08h22

Des réquisitions qui pourraient durer tout l’après-midi

Dans la mesure où 11 prévenus sont concernés, les réquisitions pourraient durer l’après-midi entier et se terminer par le cas de Marine Le Pen.

Rien ne garantit que les avocats généraux demandent une peine d’inéligibilité, qui n’est pas automatique, ou son exécution provisoire. Lire l’article

Le 03/02 à 08h21

Jordan Bardella estime que Marine Le Pen est « innocente »

Invité sur le plateau de BFMTV-RMC hier, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a estimé que Marine Le Pen est « innocente ».

« Beaucoup de Français ne comprendraient pas que sur la base d’un désaccord administratif avec le Parlement européen, on prive de candidature une patriote qui a toujours été en première ligne de la vie politique », a déclaré Jordan Bardella.

Le 03/02 à 08h20

Les réquisitions du ministère public débuteront aux alentours de 13h30

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel de Marine Le Pen et 10 autres personnes dans l’affaire des assistants parlementaires européens.

Après trois semaines d’audience, Marine Le Pen va connaître aujourd’hui la peine requise dans son procès en appel. La journée va commencer par les plaidoiries des deux avocats du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile dans ce dossier. Selon nos informations, ces deux plaidoiries devraient durer environ deux heures.

Les réquisitions des deux avocats généraux débuteront vers 13h30.

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« Pour éviter la trumpisation de la France, il faut tenter d’éviter les pièges dans lesquels sont tombés les progressistes américains »

« Au secours ! La droite revient ! » En 1985, le Parti socialiste, alors au pouvoir, avait couvert la France d’immenses photos de personnages horrifiés hurlant ce slogan. Disruptive, comme on ne disait pas encore, cette campagne a marqué l’histoire de la publicité politique. Mais elle n’avait pas empêché la droite de « revenir » lors des législatives de 1986.

Celles-ci, la proportionnelle promue par François Mitterrand aidant, avaient même permis à Jean-Marie Le Pen de revenir à l’Assemblée nationale avec 34 autres élus d’extrême droite. Quarante ans plus tard, tout se passe comme si une panique comparable s’était emparée de bien des milieux intellectuels et médiatiques. « Au secours ! L’extrême droite arrive ! », entend-on en substance de toutes parts, comme si l’arrivée au pouvoir exécutif du Rassemblement national (RN) en 2027 relevait de l’évidence. Comme si crier au loup suffisait à le faire déguerpir.

Des portraits de Vladimir Poutine, de Marine Le Pen, et de Donald Trump, à Moscou, le 20 janvier 2017. VASILY MAXIMOV/AFP

Se mobiliser efficacement contre les démagogues qui misent sur la xénophobie pour démanteler la démocratie en France paraît d’autant plus impérieux et compliqué qu’ils disposent, avec Donald Trump, d’un allié surpuissant. Encore faut-il le faire sans céder à la panique de type « Au secours ! » L’emprise croissante du locataire de la Maison Blanche sur la géopolitique, en particulier son dessein explicite de favoriser l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, notamment en France, pour hâter l’implosion de l’Union européenne, offre justement de nouveaux angles d’attaque.

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La sœur de Samuel Paty pointe la « responsabilité écrasante » de deux accusés au procès en appel de l’assassinat du professeur

Hier à 22h13

La famille de Samuel Paty et des collègues enseignants entendus

Merci à tous de nous avoir suivi. Ce live est désormais terminé.

Cette nouvelle journée du procès en appel de l’assassinat du professeur Samuel Paty a été émaillée de plusieurs incidents entre la partie civile et la défense.

Les auditions des parties civiles, dont les parents de Samuel Paty et ses sœurs, ont démarré ce mardi. Les juges ont également entendu des collègues enseignants du collège.

Hier à 18h41

Tensions entre la partie civile et la défense, l’audience suspendue

Nouvelles tensions entre la défense et la partie civile. Un avocat de la partie civile a pris à témoin dans la salle, des professeurs et collègues de Samuel Paty venus assister à l’audience. L’un des avocats d’Abdelhakim Sefrioui, Me Ouadie Elhamamouchi, s’est levé en déclarant que la partie civile est en train d’influencer le témoin.

Cela fait plusieurs fois que cette journée est émaillée d’incidents. La présidente suspend l’audience et convoque les uns et les autres dans son bureau. 

Hier à 18h39

Un ancien collègue de Samuel Paty reconnaît avoir été « trop dur » avec lui

Un nouvel enseignant du collège de Samuel Paty se présente à la barre. C’est celui qui avait été le plus virulent, à l’époque, à l’égard de son collègue. 

Dans un mail du 10 octobre 2020, il avait dit qu’il ne soutenait pas le professeur. Lors de son audition, il déclarait « qu’on n’avait pas droit de demander aux élèves de sortir d’un cours en fonction de ses origines ou opinions et que c’était une manière de faire passer la laïcité pour une forme d’intolérance ».

A la barre, il essaye d’expliquer son positionnement. Tout en regrettant une partie de ses propos de l’époque, il en maintient d’autres. « Je maintiens qu’il a proposé aux enfants de sortir du cours, et que ce n’est pas conforme aux règles de laïcité. En revanche, je pense que j’ai été trop dur avec lui, sous le coup de l’impulsion. » 

« Si on propose aux uns de ne pas assister aux cours, ça vaut dire que le cours n’est pas destiné à tous », développe le professeur.

« Le 16 octobre, j’ai appris ce qui s’est passé, ça m’a déchiré le cœur. » ajoute-t-il. 

Hier à 18h15

« Au procès en appel, l’association de malfaiteurs terroristes au cœur des débats », écoutez le dernier épisode du Titre à la une

Le dernier épisode de notre podcast « Le titre à la une » est consacré au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty.

Depuis le 26 janvier, la notion d’enchaînement causal retenue par les juges pour relier certaines prises de parole à l’attentat est au cœur des débats.

Alors que la décision attendue pourrait peser durablement sur la manière dont on juge les responsabilités liées au terrorisme, Olivier Cahn, professeur de droit pénal à l’université de Nanterre, nous aide à comprendre les enjeux du procès.

Assassinat de Samuel Paty: au procès en appel, l’association de malfaiteurs terroristes au coeur des débats

Hier à 16h45

Une collègue de Samuel Paty qui avait critiqué le cours du professeur appelée à la barre

La présidente lit un mail qu’une collègue de Samuel Paty a envoyé avant l’assassinat. « Chers collègues, enseignante depuis 1985, je n’ai pas pour habitude de m’exprimer publiquement. Je ne soutiens pas mon collègue », écrivait-elle dans ce message adressé à la communauté enseignante du collège, au sujet du cours dispensé par le professeur.

Ce qui la gênait n’était pas le contenu du cours, mais « le fait de proposer à des élèves de sortir, de fermer les yeux », dit-elle aujourd’hui à la barre. 

Elle est ensuite interrogée sur une déclaration qu’elle a faite lors d’une audition, au cours de laquelle elle a jugé « très inappropriée » la caricature de Charlie Hebdo montrée par Samuel Paty à ses élèves, sur laquelle figurait le personnage de Mahomet dénudé. « Le fait que l’image soit sexualisée me paraissait peu approprié », confirme-t-elle devant la cour.

Hier à 15h40

Les accusés disent comprendre la « douleur » des proches de Samuel Paty, Brahim Chnina demande « pardon »

Les accusés ont la parole pour commenter les auditions des parties civiles. « J’ai vu la douleur d’un père et d’une mère. Je suis vraiment désolé de les voir comme ça », déclare Abdelhakim Sefrioui en essuyant quelques larmes. 

« Je comprends tout à fait leur douleur qui est légitime », abonde Naim Boudaoud, proche du terroriste qui a assassiné Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov.

« J’ai très mal à leur place. Je suis très peiné. Je me mets à la place des parents. Tout ça à cause d’un mensonge de ma fille. Je leur dis pardon, je regrette du fond du cœur », confie de son côté Brahim Chnina.

Hier à 15h33

L’ex-compagne de Samuel Paty affirme que le professeur n’avait « aucun problème avec ses élèves »

« De façon générale, il n’avait aucun problème avec ses élèves », déclare à la barre l’ex-femme de Samuel Paty, qui s’est séparée du professeur en 2019. 

De leur union est né un enfant, qui pourrait selon elle être présent pour le verdict. Le garçon de 10 ans « a avancé depuis un an. Sa vie est moins marquée. Venir l’aurait peut-être ramené en arrière. Mais il tient à venir pour le verdict », poursuit-elle.

Hier à 15h26

« Sefrioui et Chnina portent une responsabilité écrasante », accuse Mickaëlle Paty

Le parent d’élève Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefriou, accusés d’avoir été au cœur de la campagne de haine qui a conduit à l’assassinat du professeur, portent selon Mickaëlle Paty « une responsabilité écrasante ».

« Leur rôle n’est pas secondaire, il est causal. Ils ont créé les conditions d’un passage à l’acte », affirme-t-elle à la barre à la reprise de l’audience.

« lls connaissaient les risques et ont choisi d’agir en conséquence des causes. Ils ne sont pas des victimes », insiste-t-elle.

Mickaelle Paty a également incriminé la fille de Brahim Chnina, élève de Samuel Paty, qui avait prétendu à son père avoir assisté à un cours sur la liberté d’expression dans lequel le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de se signaler et de sortir de classe. Une histoire fausse, d’autant qu’elle était ce jour-là exclue pour indiscipline.

« Samuel n’a pas été assassiné pour avoir montré des caricatures. Samuel a été assassiné par un islamiste en mal de jihad nourri par une diffamation répétée d’une adolescente dénuée de morale », a asséné la sœur du professeur.

Hier à 12h58

« Il a voulu protéger ses élèves »: la sœur de Samuel Paty prend la parole

« C’est la troisième fois que je me retrouve devant une salle d’audience », entame à son tour Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris.

« Samuel était mon frère aîné. On jouait dans les flaques, on faisait du vélo. Dès le plus jeune âge, il se passionnait pour l’histoire. La philosophie a tenu une grande place dans sa vie », poursuit-elle avant de s’insurger contre les propos tenus par l’avocat des accusés, Me Francis Vuillemin.

Samuel « a voulu protéger ses élèves, il a voulu les protéger et c’est lui qu’on a accusé d’être raciste et islamophobe (…) J’attends que la justice nomme fermement les coupables qui nous ont privés d’un frère, d’un fils, d’un père », lance Gaëlle Paty.

Hier à 12h22

« Samuel était respectueux de toutes les religions »: les parents de Samuel Paty témoignent à la barre

Appelés à la barre, Jean et Bernadette Paty, les parents de Samuel Paty, évoquent des souvenirs de leur fils. « Cette passion pour l’histoire lui vient de la petite enfance », raconte sa mère, Bernadette, devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris. « C’était un élève sérieux, travailleur. »

« Samuel était respectueux de toutes les religions », assure également cette mère endeuillée. « Nous n’accepterons jamais qu’on le traite d’islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous a anéantis. »

Hier à 11h38

« Je ne m’acharne pas sur Monsieur Paty », affirme Me Francis Vuillemin

« Contrairement à ce qu’on croit, je ne m’acharne pas sur Monsieur Paty », renchérit Me Francis Vuillemin. Dès le premier jour d’audience, l’avocat d’Abdelhakim Sefrioui – accusé d’avoir suscité un « sentiment de haine » conduisant à l’assassinat de Samuel Paty – avait provoqué la polémique après ses propos sur l’enseignant de 47 ans.

Il avait notamment dénoncé le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty durant ses cours envers les élèves musulmans.

Hier à 11h31

Me Francis Vuillemin, l’avocat d’un des accusés, prend la parole

Me Francis Vuillemin, qui avait dénoncé le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty envers les élèves musulmans, prend à présent la parole. Devant la cour, il cite des auditions d’élèves qui ont assisté aux cours de l’enseignant de 47 ans.

« Je me souviens qu’a un moment, il nous a demandé de sortir (…) Il a demandé aux musulmans de lever la main et ensuite de sortir », avait déclaré un élève de 4e à l’occasion d’une audition. La présidente rappelle toutefois à la cour que ce même élève avait également affirmé qu’il ne s’était pas senti discriminé par le professeur.

Me Francis Vuillemin poursuit: « Ce dont je me souviens, c’est qu’il a demandé aux musulmans de sortir. Il l’a dit gentiment. Nous étions cinq (…) Je ne sais pas quel était l’objectif de montrer cette image (…) Je n’ai pas eu le choix que de sortir », a également témoigné une autre élève à l’occasion d’une audition.

Là encore, la présidente complète le procès-verbal cité par Me Vuillemin: « Non, il n’était pas comme ça. Il n’était pas raciste. À aucun moment, il n’a cherché à discriminer qui que ce soit », avait aussi dit cette même élève.

Hier à 10h37

« C’est difficile de revivre ça »: un collègue de Samuel Paty revient sur son assassinat

Toujours interrogé par la cour d’assises spéciale d’appel, Jean François E. revient sur les circonstances de l’assassinat de Samuel Paty.

« C’est difficile de revivre ça », dit-il la voix tremblante. 

« Chaque professeur exerce sa liberté pédagogique lorsqu’il fait cours », ajoute-t-il.

Hier à 10h16

Certains professeurs « ne soutenaient pas Samuel Paty », rapporte Jean-François E.

Une semaine avant l’assassinat de Samuel Paty, les enseignants du collège avaient eu connaissance du cours dispensé par l’enseignant de 47 ans sur « les caricatures », rapporte un collègue, Jean-François E., devant la cour d’assises spéciale d’appel.

« Le samedi matin, il y avait eu deux mails de professeurs qui ne soutenaient pas Samuel Paty », avance le professeur de mathématiques qui se décrit comme « un peu incrédule » face à la situation à l’époque. « Le dimanche, Samuel Paty avait répondu qu’il allait déposer plainte pour diffamation (…) À partir du lundi matin, il n’y avait plus personne en salle des profs, plus d’ambiance ».

Hier à 10h01

Samuel Paty décrit comme « affable » et « gentil » par un collègue

Entendu devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, Jean-François E., professeur de mathématiques, décrit Samuel Paty comme un collègue « affable, gentil, posé ». « Mais ce n’était pas un ami », poursuit-il.

« Il m’avait demandé si je pouvais le raccompagner (…) C’était quelque chose que j’avais pris l’habitude de faire », raconte Jean-François E. « Je m’en suis voulu de ne pas l’avoir raccompagné ce soir-là ».

Hier à 09h56

L’audience s’ouvre par l’audition d’un collègue de Samuel Paty

L’audience s’ouvre par l’audition d’un collègue de Samuel Paty, Jean François E., professeur de mathématiques.

Hier à 09h01

Le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui s’est défendu de radicalité religieuse

Le militant qui avait participé aux vidéos s’en prenant à Samuel Paty, Abdelhakim Sefrioui, est accusé d’avoir suscité un « sentiment de haine » conduisant à l’assassinat de l’enseignant.

Au cinquième jour du procès, il s’était défendu de toute radicalité religieuse, à rebours du témoignage que sa fille avait livré la veille. « Mon père a obligé ma mère d’arrêter d’enseigner parce qu’elle portait le voile »: la phrase a été rapportée vendredi par la présidente de la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, reprenant les mots de la fille aînée de l’accusé.

Dans le box, le père de famille de 66 ans niait en bloc: « ce qu’elle a dit, c’est aux antipodes de ce que disent tous les gens qui m’ont rencontré ».

Hier à 08h53

La famille de la victime espère une « confirmation du jugement »

À l’issue du procès en appel, la famille de Samuel Paty espère une « confirmation du jugement » initial et « que les faits soient reconnus », a assuré la semaine passée Me Virginie Le Roy, avocate des parents et d’une soeur de Samuel Paty.

Hier à 07h52

Les parents de Samuel Paty « très choqués » par la plaidoirie de la défense

Au lendemain du premier jour d’audience,les parents de Samuel Paty s’étaient dit « très choqués » par les propos Me Vuillemin concernant la ligne de défense de client, Abdelhakim Sefrioui.

« Ce qu’il nous a décrit là de Samuel Paty, ce n’est pas l’homme qu’il était, et je pense que sa famille est la plus légitime pour savoir qui était Samuel », a réagi Me Virginie Le Roy, avocate des sœurs du professeur à notre antenne, la semaine dernière.

Hier à 07h49

« Je ne regrette aucun de mes propos »: une stratégie défensive décriée

L’avocat Francis Vuillemin qui défend le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui a provoqué l’émoi, dès le premier jour d’audience, en dénonçant le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty durant ses cours envers les élèves musulmans.

« Je ne regrette aucun de mes propos. Je les réitérerai bien sûr en cours d’audience puis en plaidant. Je ne fais que dire la réalité du contenu de ce dossier », a assuré Me Francis Vuillemin, invité sur BFMTV mardi 27 janvier.

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Hier à 07h33

Les quatre accusés condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle

Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.

Quatre sont rejugés devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, jusqu’au 27 février. Parmi eux figurent Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat.

Et Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de Samuel Paty.

Hier à 07h30

Reprise du procès en appel pour complicité de l’assassinat de Samuel Paty

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel des quatre complices présumés de l’assassinat de Samuel Paty.

A l’issue de la première journée d’audience, largement consacrée à des questions d’organisation et à la lecture du rapport retraçant les faits et les investigations, la présidente a donné la parole aux quatre hommes assis dans le box des accusés. Tous ont contesté les faits qui leur étaient reprochés.

La cour d’assises spéciale d’appel de Paris se prépare ce matin à entendre les parties civiles, dont les parents et les sœurs du professeur d’histoire tué devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

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Deux nouveaux refus d’obtempérer en une nuit, un policier blessé lors d’une course poursuite dénonce « un phénomène récurrent »

Le ministre de l’Intérieur a annoncé deux nouveaux refus d’obtempérer dans la nuit de lundi à mardi, s’ajoutant à trois autres cas survenus la veille. Un phénomène qui prend de l’ampleur, selon un policier blessé il y a un an lors d’une course poursuite.

Encore un nouveau policier blessé. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mardi 3 janvier sur TF1 deux nouveaux refus d’obtempérer dans la nuit de lundi à mardi, à Saint-Cyr-L’École (Yvelines) et Toulouse (Haute-Garonne).

Dans le premier cas, « un policier municipal a été légèrement blessé ». Pour le second, la course-poursuite a débuté « à Toulouse et s’est terminé à Carcassonne, (soit) 94 kilomètres », fustige le ministre de l’Intérieur. Deux nouveaux délits routiers qui s’ajoutent à une longue série depuis le début du mois.

Neuf policiers ont été blessés en 24 heures dans le cadre de refus d’obtempérer. Trois agents de la brigade anti-criminalité ont été percutés volontairement dimanche 1er février par le conducteur d’un « camion-plateau » alors qu’ils tentaient d’arrêter une BMW semblant « effectuer des repérages à proximité de divers hangars » près de la commune de Quincy-Voisins.

À peu près au même moment, une policière de 25 ans a été traînée par un véhicule sur une centaine de mètres à Bezons, près du pont éponyme. Enfin, dans la nuit de dimanche à lundi, des policiers de Loire-Atlantique ont été grièvement blessés à Savenay après avoir été percutés délibérément par l’automobiliste qu’ils tentaient d’arrêter.

Des conducteurs « de plus en plus jeunes »

Des cas loin d’être isolés. Les refus d’obtempérer sont de plus en plus fréquents en France, +11% en 2025 par rapport à l’année précédente selon le ministère de l’Intérieur. Un phénomène dangereux, autant pour l’automobiliste en fuite que les policiers partis à sa poursuite, qui font désormais partie du quotidien des forces de l’ordre.

« C’est vraiment toutes les nuits, ça peut être plusieurs fois par nuit », confie un policier de la BAC dans les Hauts-de-France à BFMTV. Ce dernier a été blessé dans le cadre d’un refus d’obtempérer il y a un an au niveau de la frontière belge. « C’est vraiment un phénomène récurrent », insiste-t-il.

Et d’ajouter: « Maintenant, les refus d’obtempérer se sont pour tout et pour rien. Ça peut aller du défaut d’assurance jusqu’aux voitures volées. On a vraiment tous types d’infractions. »

Le policier évoque également des fuyards, « parfois de plus en plus jeunes », qui tentent le tout pour le tout afin de ne pas se faire arrêter, « au risque de percuter les autres usagers de la route ou même de mettre en danger les fonctionnaires de police. »

Vers de nouveaux moyens techniques et légaux?

Si le nombre de refus d’obtempérer augmente fortement en France, l’agent de police l’assure: la réalité est encore plus importante car « tous les refus d’obtempérer ne font pas l’objet d’une procédure ». « Il y a déjà une bonne partie qui n’est pas référencée », insiste le policier.

Au-delà des moyens techniques, ce policier de la BAC demande ainsi davantage de moyens légaux: après un refus d’obtempérer, la procédure est lourde pour les agents. Il souhaiterait donc la mise en place de la présomption d’innocence.

En visite en Nantes ce lundi après le refus d’obtempérer grave en Loire-Atlantique, le ministre de l’Intérieur et ancien préfet de police a, lui aussi, formulé des souhaits quant à une éventuelle évolution de la loi. « Ces faits viennent illustrer à nouveau la nécessité de pouvoir voir aboutir la possibilité d’avoir une présomption d’usage légitime de l’arme quand ils font confronter à ce genre de périple qui se traduit, au final, par une tentative de meurtre. »

En 2025, 12.000 policiers et gendarmes ont été blessés « en mission », tous types de missions confondues. Un chiffre « en augmentation », déplore Laurent Nuñez.

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Gabriella Papadakis, danseuse sur glace : « Ma mère m’avait transformée en petit soldat qui se laissait guider par les décisions des autres »

Médaillée d’or aux Jeux olympiques de Pékin en 2022 et quintuple championne du monde de danse sur glace en duo, Gabriella Papadakis a atteint le sommet de sa discipline à 26 ans. La Française, qui a fait ses adieux à la compétition en 2024, retrace sa carrière d’athlète et son parcours de femme dans un livre, Pour ne pas disparaître (Robert Laffont, 272 pages, 19,90 euros). Elle y brosse notamment un portrait peu amène de son ancien partenaire Guillaume Cizeron, sacré champion d’Europe le 17 janvier avec son nouveau binôme, Laurence Fournier Beaudry. Avant la parution de l’ouvrage, le danseur sur glace l’a dénoncé, estimant que celui-ci « contient des informations fausses, [lui] attribuant entre autres des propos [qu’il n’a] jamais tenus et [qu’il] juge graves ».

Je ne serais pas arrivée là si…

… Si ma mère n’avait pas été une entraîneuse de patinage artistique, à Clermont-Ferrand. Elle a perdu les eaux sur la glace et m’a mise sur des patins à l’âge de 4 ans. Je patinais par mimétisme, même dans le bain avec les boîtes de savon. C’est du moins ce qu’on m’a raconté. Dans mes tout premiers souvenirs de vie, je suis déjà patineuse. Puis j’ai côtoyé les patinoires comme on va à l’école. C’était une donnée, je ne la questionnais pas.

Quel a été le rôle exact de votre mère ?

C’était mon entraîneur. Tout le temps. Elle est la « drive », comme on dit au Canada, la motivation pure, la volonté. Elle a construit sa propre vie en faisant du patin, contre l’avis de ses parents, qui l’avaient emmenée un beau jour à la patinoire. Mais elle a commencé tard, et est devenue coach très jeune, à 19 ans. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, elle a voulu me donner toutes les chances de réussir. Elle se formait auprès d’autres coachs, cherchait de nouvelles figures, étudiait les chorégraphies, m’envoyait suivre les meilleurs stages. A la maison, le plaisir de lire le soir était souvent interrompu par une phrase de la coach : « Tu vas être fatiguée à l’entraînement, demain. »

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« Doctor Who »: 200 objets et costumes de la série culte mis aux enchères

Les fans du « Doctor Who », qui voyage dans l’espace et le temps à bord d’une machine camouflée en cabine de police, vont pouvoir s’offrir accessoires et costumes de la série culte de science-fiction de la BBC lors d’enchères en ligne qui débutent mardi.

Les fans du Doctor Who, qui voyage dans l’espace et le temps à bord d’une machine camouflée en cabine de police, vont pouvoir s’offrir accessoires et costumes de la série culte de science-fiction de la BBC lors d’enchères en ligne qui débutent mardi.

Elles auront lieu jusqu’au 19 février, et la maison Propstore s’attend à voir participer des acheteurs du monde entier, grâce à la diffusion de la série sur Disney+ depuis 2023.

Cette vente permettra d’acquérir plus de 200 objets des saisons récentes de « Doctor Who », qui a repris en 2005 après avoir été diffusée à la télévision britannique entre 1963 et 1989.

Il s’agit, selon le Guinness des records, de la série de science-fiction avec le plus grand nombre d’épisodes.

« Il y aura des acheteurs d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Australie… C’est vraiment un phénomène mondial », explique à l’AFP Sian Taylor, une responsable de Propstore, lors d’une présentation des objets au nord-ouest de Londres.

Certains d’entre eux ont, en effet, besoin d’espace pour être stockés, comme un volumineux TARDIS, machine à voyager dans l’espace et le temps. Issue de l’épisode « Le Réveillon des Daleks » (2022), cette cabine de police bleue mesure presque trois mètres de haut et 1,5 mètre de large.

Monté sur roulettes, un Dalek métallique, extraterrestre ennemi de Doctor Who, est lui aussi proposé.

Une vente caritative

Les 200 lots ont été fournis par la BBC, qui prévoit de reverser un cinquième des recettes à l’association Children in Need.

En février, une première vente « Doctor Who » organisée par Propstore avait permis de récolter environ 250.000 livres (288.000 euros) pour l’association.

Tous les lots ont été utilisés lors de répétions ou de tournages d’épisodes diffusés depuis 2005, avec des « Doctor Who » emblématiques incarnés par David Tennant, Matt Smith, Peter Capaldi et Jodie Whittaker.

« Tout commence à 100 livres, donc en théorie, tout est accessible pour à peu près tous les acheteurs », indique Sian Taylor.

Mais ceux qui espèrent décrocher le TARDIS ou un Dalek à ce prix risquent d’être déçus: des versions similaires de ces objets se sont vendues l’an dernier respectivement à 12.600 et 2.520 livres (14.550 et 2.910 euros).

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Après la mise en garde d’Ali Khamenei, Donald Trump dit espérer un accord avec l’Iran

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’exprime lors d’une réunion avec des Iraniens, à Téhéran, dimanche 1ᵉʳ février 2026, avant le 47ᵉ anniversaire de la révolution islamique. – / AFP

Donald Trump a déclaré, dimanche 1er février, espérer conclure un accord avec l’Iran après une mise en garde du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, sur le risque d’une « guerre régionale » si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace d’intervention militaire.

Le président américain multiplie les avertissements depuis le début du mouvement de contestation réprimé à huis clos en janvier, dans un pays alors privé d’Internet et largement coupé du monde. Tout en répétant négocier avec Téhéran pour éviter une telle issue. « J’espère qu’on va trouver un accord », a déclaré Donald Trump à la presse. « Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si [le Guide suprême] avait raison ou non », a-t-il ajouté.

Prenant la parole pour la première fois en deux semaines, Ali Khamenei avait lancé plus tôt une nouvelle mise en garde. « Les Américains doivent savoir que, s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale », a-t-il prévenu, alors que les Etats-Unis avaient brièvement bombardé l’Iran lors d’une guerre de douze jours en juin 2025 déclenchée par Israël.

Il a également fustigé de nouveau les protestataires. Ils « ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des gardiens de la révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat », a accusé l’ayatollah Khamenei, assurant que cette tentative avait « échoué ».

Lire l’éditorial | Le devoir de solidarité envers les Iraniens

Une liste de noms de personnes tuées publiée

La République islamique a réagi en réprimant le mouvement dans le sang et en procédant à des arrestations en masse. Parmi ceux interpellés, Erfan Soltani, âgé de 26 ans, l’avait été le 10 janvier, lors du pic des manifestations, lancées initialement contre le coût de la vie, mais qui se sont transformées en mouvement de défiance envers les autorités.

Erigé par des défenseurs des droits humains comme le visage du mouvement, il a été libéré samedi sous caution, a déclaré dimanche son avocat, Amir Mousakhani. Les Etats-Unis et des ONG avaient signalé un risque d’exécution du jeune homme, accusé de propagande contre le système islamique et d’atteinte à la sécurité nationale, selon la justice. L’Iran avait cependant démenti qu’il encourait la peine de mort pour les faits qui lui étaient reprochés.

Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, plus de 42 000 personnes ont été arrêtées lors du mouvement. Elle a par ailleurs pu confirmer 6 713 morts, dont une majorité de manifestants. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17 000 décès en cours d’examen, écrit l’organisation.

Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes, mais affirment que la grande majorité étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes ». Une opération orchestrée, selon Téhéran, par les Etats-Unis et Israël.

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La présidence a publié dimanche les noms de 2 986 personnes tuées pendant les troubles sur une liste de 3 117 morts. Les 131 restants n’ont pas encore été identifiés, selon un communiqué.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Iran, après la répression, un état de sidération collective

« Honte à l’Europe ! »

Comme Washington, les autorités iraniennes alternent ces derniers jours menaces de représailles en cas d’attaque et volonté de négocier avec les Etats-Unis. Dans une interview diffusée dimanche par CNN, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a souligné que des pays de la région servaient d’intermédiaires pour rétablir la confiance qu’il affirme avoir perdue en Washington.

Il a ainsi dit voir « la possibilité d’une (…) discussion si l’équipe de négociation américaine suit ce qu’a déclaré le président Trump : un accord juste et équitable pour garantir qu’il n’y ait pas d’armes nucléaires » détenues par Téhéran. La République islamique est soupçonnée par les Occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’elle dément.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait déclaré, samedi soir, qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie. Et un autre haut responsable avait fait état de « progrès » en vue de « négociations » avec Washington. Donald Trump avait, lui, affirmé à la chaîne Fox News, samedi, que l’Iran conversait avec les Etats-Unis, sans toutefois donner de précisions.

La situation s’était tendue ces derniers jours alors que les Etats-Unis ont déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham-Lincoln, les forces armées iraniennes se disant « en état d’alerte maximale ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Iran : Donald Trump intensifie la pression avec l’envoi d’un porte-avions et des menaces de frappes

La pression sur l’Iran vient aussi de l’Union européenne, qui a inscrit sur la liste des « organisations terroristes » les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression du mouvement de protestation. En représailles, le Parlement iranien a déclaré dimanche comme « groupes terroristes » les armées européennes. « Mort à l’Amérique ! », « Mort à Israël ! », « Honte à l’Europe », ont scandé les élus du Parlement iranien, jour du 47e anniversaire du retour d’exil en Iran de l’imam Khomeini, père fondateur de la République islamique.

Le Monde avec AFP

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Des « échanges » diplomatiques mais pas de « dialogue »: Cuba dément être en négociations avec les États-Unis

Donald Trump a évoqué dimanche la possibilité d’un accord avec Cuba. Mais ce lundi 2 février, le vice-ministre des Affaires étrangères du pays , dit avoir eu des « échanges de messages » sans pour autant avoir engagé un « dialogue » avec les États-Unis.

Cuba et les États-Unis ont des « échanges » diplomatiques, mais il n’y a pas d’espace de « dialogue » formel, a déclaré lundi dans un entretien l’AFP le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio.

« Il n’existe pas de dialogue à proprement parler en ce moment, mais il y a bien eu des échanges de messages », a déclaré Carlos Fernandez de Cossio.

Le président Donald Trump a assuré dimanche que les États-Unis avaient engagé un dialogue avec le gouvernement cubain et a dit entrevoir « un accord » avec l’île communiste. « Nous sommes en train de négocier avec les dirigeants cubains en ce moment », a-t-il insisté à nouveau lundi lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale, sans donner plus de détails.

Le président américain avait déjà indiqué à la mi-janvier que des discussions étaient en cours entre les deux pays, ce qu’avait formellement démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel.

Donald Trump a multiplié ces dernières semaines les menaces contre Cuba. Après avoir déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à destination de l’île depuis la capture de Nicolas Maduro, il a signé la semaine dernière un décret stipulant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane.

De l’aide humanitaire envoyée par le Mexique

Lundi, il a assuré que le Mexique, qui envoie du pétrole à l’île depuis 2023, allait cesser de lui en fournir. Cuba « est une nation ratée. Le Mexique va arrêter de leur envoyer du pétrole », a-t-il assuré.

Dimanche, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé son intention d’envoyer de l’aide humanitaire sur l’île et a dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.

Pour justifier sa politique de pression, Washington invoque une « menace exceptionnelle » que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.

De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île où les coupures électriques quotidiennes s’accentuent et les files d’attente devant les stations-service ne cessent de s’allonger.

Interrogé sur la probabilité d’une crise humanitaire à Cuba, sous embargo américain et déjà affaiblie par une sèvère crise économique, Carlos Fernandez de Cossio a reconnu que les pressions de Washington vont « nous obliger à traverser une période très difficile » et « pour laquelle nous nous préparons, et pas seulement depuis aujourd’hui ».

« Nous avons élaboré des plans sur ce qui pourrait arriver avec l’actuel gouvernement des États-Unis. Ce ne sont pas des scénarios que nous souhaitons, mais ce n’est pas quelque chose qui nous prend au dépourvu », a-t-il ajouté.

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OpenAI, SpaceX et Anthropic veulent décrocher le graal de Wall Street sur fond de doutes financiers

Devant la Bourse de New York (Etats-Unis), à Manhattan, le 7 juillet 2024. JUAN MABROMATA/AFP

Fuite en avant ou consécration de l’intelligence artificielle (IA) ? Trois firmes gigantesques américaines se préparent à entrer en Bourse en 2026, marquant le retour des introductions géantes à Wall Street tombées en désuétude. OpenAI, la société de Sam Altman à l’origine de ChatGPT lancé en 2022, Anthropic, la concurrente dirigée par Dario Amodei, et SpaceX, la firme spatiale et propriétaire du réseau satellitaire Starlink, créée par Elon Musk, veulent toutes trois rejoindre la cote.

Explication : prises dans une fringale d’investissements, elles sont désormais contraintes de lever des capitaux pour tenir leurs promesses : les banques et les investisseurs privés ne peuvent plus suivre. « Les entreprises veulent être présentes sur les marchés boursiers. C’est la poule aux œufs d’or », estime Dan Ives, analyse vedette spécialiste de la tech chez Wedbush Securities, alors que les marchés sont encore à leurs plus-hauts.

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