Cinq mineurs interpellés pour des vols violents à Lyon, un placement sous contrôle judiciaire requis

Cinq mineurs, accusés de multiples vols violents entre les mois d’octobre et de janvier derniers, sont déférés ce jeudi 5 février. Leur placement sous contrôle judiciaire a été requis par le parquet.

Après une série de vols violents commis entre octobre 2025 et janvier 2026 dans le 7e arrondissement de Lyon, cinq mineurs ont été interpellés le 3 février dernier, indique le procureur de la République dans un communiqué.

Les cinq mis en cause ont été placés en garde à vue à l’issue de leur interpellation. Une enquête a été ouverte des chefs de « vols aggravés et vol avec arme », poursuit le parquet.

Des degrés d’implication divers

Au terme de celle-ci, « trois des cinq mineurs » restent « suspectés d’avoir participé respectivement à onze, sept et un de ces faits ». Les deux autres sont accusés d’être impliqués dans trois vols.

Ils doivent désormais être déférés ce jeudi devant le tribunal pour enfants pour « vols aggravés et violences en réunion ». Leur placement sous contrôle judiciaire a été requis par le parquet de Lyon.

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Tournoi des six nations : pourquoi le choc France-Irlande se joue un jeudi

Les joueurs de l’équipe de France masculine de rugby, en amont d’un match du Tournoi des six nations face à l’Ecosse, le 15 mars 2025 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). JULIEN DE ROSA / AFP

Du haut de ses 132 ans, le Tournoi des six nations – qui n’en comptait que cinq jusqu’en 2000 – est confortablement installé dans le salon des Français, hiver après hiver. Mais en 2026, les fans de rugby vont devoir manipuler leur télécommande avec plus d’attention qu’habituellement. Il leur faudra déjà zapper de France 2 à TF1, France Télévisions ayant revendu neuf des quinze rencontres, dont deux des Bleus, « du fait de très fortes contraintes budgétaires ». Et penser à allumer leur téléviseur avec un jour d’avance.

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Originellement initié le week-end, puis débuté un vendredi soir en 2025 et 2024, le Tournoi des six nations prend cette année un peu d’avance et commencera jeudi 5 février, à 21 h 10, par un choc entre les vainqueurs des quatre dernières éditions, la France (2022 et 2025) et l’Irlande (2023 et 2024). Un duel programmé dans l’écrin du Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui s’annonce relevé, un an après le succès des hommes de Fabien Galthié à Dublin.

Si les organisateurs de la compétition ont décidé de programmer ce match en pleine semaine – une première depuis 1948 –, ce n’est pas pour tenter de toucher de nouveaux spectateurs, mais plutôt pour ne pas en égarer en route. Car vendredi, une bonne partie de la sphère sportive, Ovalie probablement comprise, aura les yeux tournés vers le Stade San Siro de Milan et sur les sites de Cortina d’Ampezzo, Predazzo et Livigno, où se déroulera simultanément la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina.

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Quatre personnes dont deux Chinois mises en examen pour suspicion d’espionnage au profit de Pékin

Quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, avaient été interpellées, samedi 31 janvier, en Gironde.

Quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, ont été mises en examen à Paris jeudi, suspectées d’espionnage au profit de Pékin en France, a indiqué le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.

Deux d’entre elles ont été placées en détention provisoire, les deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire. La nationalité n’a pas été précisée pour chaque cas.

Ces quatre suspects, interpellés la semaine dernière en Gironde, avaient été déférés notamment pour « livraison d’informations à une puissance étrangère », de nature « à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Les infractions présumées font encourir jusqu’à 15 ans de réclusion.

« Captation de données satellitaires du réseau Starlink »

Le parquet avait précisé mercredi que la venue des deux ressortissants chinois en France était destinée à « effectuer une mission de captation de données satellitaires du réseau Starlink et des données provenant d’entités d’importance vitale, notamment militaires afin de les retransmettre à leur pays d’origine, la Chine ».

L’enquête, dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, a été confiée à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).

Le 30 janvier, la police a été avisée que deux personnes de nationalité chinoise étaient suspectées de procéder à des opérations de captation satellitaire depuis leur Airbnb loué en Gironde. A l’origine de l’affaire: des riverains avaient constaté le déploiement d’une parabole d’environ 2 mètres de diamètre, corrélée à une déconnexion internet.

Lors d’une perquisition menée le lendemain, les enquêteurs ont découvert « un système d’ordinateurs reliés à des antennes paraboliques permettant la captation de données satellitaires », qui a été saisi pour exploitation.

Deux Chinois déclarés comme ingénieurs

L’agence nationale des fréquences radios, requise, avait constaté « l’utilisation illégale de fréquences, l’utilisation non conforme d’équipements radio, le brouillage de fréquences, la détention illégale de dispositifs techniques de captation de données informatiques ».

Le dispositif permettait « d’intercepter illégalement le flux descendant des satellites, notamment des échanges entre entités militaires d’importance vitale », avait souligné le parquet.

Ces deux Chinois avaient, pour leur demande de visa, déclaré travailler comme ingénieurs pour une entreprise spécialisée dans la recherche et le développement d’équipements et de systèmes de communication sans fil, selon le ministère public.

Cette entreprise coopère avec des universités établissant des projets à vocation militaire, selon la même source.

Deux autres personnes avaient été interpellées lorsqu’elles se sont présentées dans le logement, suspectées d’avoir procédé à l’importation illégale du matériel, a précisé le parquet.

Mi-décembre, un enseignant-chercheur à l’institut d’ingénierie et de mécanique de Bordeaux, avait été mis en examen, soupçonné d’ingérence au profit de la Chine, en ayant fait pénétrer une délégation chinoise dans des zones sensibles interdites.

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Vidéo. Qui sont les gardiens de la révolution en Iran ? Comprendre en trois minutes

Lundi 2 février, l’Iran a annoncé avoir convoqué les ambassadeurs européens en poste à Téhéran après la décision de l’Union européenne (UE) de désigner les gardiens de la révolution comme « organisation terroriste ». Bien avant l’UE, les Etats-Unis les avaient placés sur leur liste noire dès 2019, lors du premier mandat de Donald Trump. Le Canada ayant fait de même en 2024 et l’Australie en 2025.

Bras armé idéologique de l’Iran, les gardiens de la révolution sont l’un des piliers du régime islamique. Depuis la récente vague de manifestations en Iran, ils sont accusés, avec d’autres, d’avoir orchestré la répression meurtrière. L’ONG Iran Human Rights estime que 3 428 manifestants sont morts mais craint que le chiffre réel atteigne les 25 000 morts.

Dans cette vidéo, nous revenons sur les origines des gardiens de la révolution, aussi appelés pasdarans. Nous expliquons l’importance de leur poids à la fois politique, mais aussi économique au sein du régime iranien. Pour en savoir plus sur les manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre 2025, nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.

« Comprendre en trois minutes »

Les vidéos explicatives qui composent la série « Comprendre en trois minutes » sont produites par le service Vidéos verticales du Monde. Diffusées en premier lieu sur les plates-formes telles que TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook, elles ont pour objectif de remettre en contexte les grands événements dans un format court et de rendre l’actualité accessible à tous.

Alexis Tromas et Mélody Da Fonseca (Motion design)

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« Les bateaux n’ont pas pu accoster à Ajaccio et Bastia »: des marins grévistes déroutent deux navires Corsica Ferries pour « dénoncer le dumping social » de la compagnie

À Marseille, un mouvement de grève est en cours chez les marins de La Méridionale et de la Corsica Linea, qui ont décidé de poursuivre la mobilisation ce jeudi afin de « sécuriser les emplois ». Ils dénoncent notamment le « dumping social » de leur concurrent italien Corsica Ferries.

Le mouvement de grève de marins de Marseille pour « défendre l’emploi maritime » se poursuit jusqu’à vendredi matin, a annoncé jeudi 5 février la CGT en raison « des propositions insatisfaisantes » de l’Etat et des compagnies de La Méridionale et Corsica Linea. Une réunion de conciliation s’est tenue jeudi matin à la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille avec notamment les syndicats (SAMMM, STC La Méridionale et CGT marins Corsica Linea et La Méridionale), les directions de La Méridionale et de la Corsica Linea et un membre du cabinet du ministère des Transports.

« On n’est pas satisfait des propositions faites par l’Etat et les compagnies », a déclaré Frédéric Alpozzo, secrétaire général CGT des marins de Marseille, peu après la rencontre.

Il a indiqué que la grève des marins est reconduite jusqu’à vendredi matin et se disent dans l' »attente d’engagements écrits pour défendre l’emploi maritime français ». Comme pistes envisagées, la CGT souhaite notamment augmenter la desserte en Algérie par la Corsica Linea et La Méridionale depuis Sète et Marseille et une exonération de la taxe carbone pour les déplacements insulaires.

« Les bateaux n’ont pas pu accoster à Ajaccio et Bastia »

Le mouvement de colère s’est traduit jeudi en Corse par le déroutage de deux navires de la Corsica Ferries vers Propriano et L’Ile-Rousse après avoir été empêchés d’accoster à Ajaccio et Bastia par des marins grévistes de la Corsica Linea qui dénoncent aussi « le dumping social » de la compagnie.

« Les bateaux n’ont pas pu accoster à Ajaccio et Bastia et le premier a été dérouté vers Propriano et l’autre vers l’Ile-Rousse », les ports insulaires les plus proches, a indiqué Antoine Sisco, porte-parole des marins du syndicat autonome des marins de la marine marchande (SAMMM) de la Corsica Linea.

La capitainerie du port d’Ajaccio a confirmé que le bateau de la Corsica Ferries a été empêché d’accoster, le port restant, lui, ouvert. Mercredi soir, les marins grévistes du SAMMM avaient retardé de plusieurs heures le départ pour Toulon de deux autres navires de la Corsica Ferries à Ajaccio et Bastia.

« Sécuriser les emplois » chez la Corsica Linea et la Méridionale

C’était « une action symbolique », pour « dénoncer le dumping social » de la compagnie Corsica Ferries qui opère sous pavillon international italien avec des conditions sociales moins-disantes que la Corsica Linea qui opère sous pavillon français premier registre, avait indiqué Antoine Sisco. Pour les mêmes raisons, la CGT marins a bloqué lundi le navire de croisière MSC Orchestra dans la rade de Marseille.

La CGT marins avait déposé la semaine dernière un préavis de grève de 48 heures débutant lundi matin afin de « sécuriser les emplois » notamment chez la Corsica Linea et la Méridionale. Le syndicat a avancé plusieurs revendications dont « l’arrêt des autorisations d’escale de Corsica Ferries sous pavillon international italien entre Sète et les ports de Corse », « l’interdiction du pavillon italien international sur les lignes territoriales françaises à passagers » ou encore « l’engagement écrit de l’État garantissant le financement des DSP (délégations de service public, NDLR) maritimes Corse-continent jusqu’à leur terme en 2030 ».

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Nike accusé de discrimination anti-Blancs par une agence du gouvernement américain

Un magasin Nike de King of Prussia (Pennsylvanie), le 3 avril 2025. RACHEL WISNIEWSKI/REUTERS

L’agence fédérale américaine chargée du respect des lois contre la discrimination au travail (EEOC) a demandé, mercredi 4 février, à un tribunal du Missouri de faire exécuter une citation à comparaître contre Nike, arguant que l’équipementier sportif avait « échoué à fournir toutes les informations demandées » dans un document, alors qu’elle l’accuse de pratiques discriminatoires envers les personnes blanches.

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La directrice de l’agence, Andrea Lucas, qui s’oppose aux programmes en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion (DEI) avait été promue par le président américain, Donald Trump, à la tête de l’agence en novembre 2025, après avoir été nommée comme membre en 2020.

Elle avait déclaré en 2024 que Nike aurait enfreint la loi « en se livrant à un comportement ou une pratique de traitement discriminatoire contre » des personnes blanches, à savoir « des employés, des candidats et participants à des programmes de formation », et en fixant un objectif de 30 % d’employés issus de minorités ethniques pour des postes à responsabilité.

« Escalade surprenante et inhabituelle »

Cette action de l’EEOC constitue une « escalade surprenante et inhabituelle », a réagi Nike, qui affirme faire preuve de « bonne foi » dans le cadre de l’enquête des autorités. « Nous avons partagé des milliers de pages de renseignements et de réponses écrites précises à l’enquête de l’EEOC, et sommes en train de fournir des renseignements complémentaires », a affirmé l’équipementier dans un courriel envoyé à l’Agence France-Presse (AFP).

« Nous sommes attachés à des pratiques d’emploi équitables et légales et à suivre toutes les lois en vigueur, notamment celles qui interdisent les discriminations », a assuré l’entreprise de Beaverton (Oregon).

Nike s’est parfois illustrée par des prises de position politiques, à l’image d’une campagne publicitaire centrée sur la figure de l’ancien joueur de football américain Colin Kaepernick, qui, en 2016, avait mis un genou à terre durant l’hymne américain en signe de protestation contre les violences policières à l’égard des minorités. Cette campagne avait suscité la condamnation des conservateurs américains, comme Donald Trump.

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Le Monde avec AFP

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Privée d’antenne depuis la fin de Game One, la Team G1 va reprendre du service sur Twitch en mars

Dans Multijoueurs, Julien Tellouck, figure historique de la chaîne Game One qui a fermé ses portes au 31 décembre 2025, a annoncé le retour de l’ancienne équipe de l’émission phare Team G1 sur Twitch et Youtube dès le mercredi 11 mars dans une nouvelle émission baptisée « La Team ».

Il l’avait promis au soir de la dernière, la Team est de retour, « sa famille ». Même sans chaîne TV pour les accueillir, Julien Tellouck et ses anciens acolytes de Game One (Marcus, Kayane, Anh Phan, Norman Gen1us, Sora, Thomas Grellier, New Titeuf et Shyvahna) vont se retrouver et reprendre leurs aventures ensemble là où ils ont été contraints de l’arrêter en décembre dernier. Skydance Paramount, son propriétaire, avait alors décidé de mettre un terme à Game One, la chaîne historique du jeu vidéo et de la pop culture.

« Je vous annonce que je vais revenir avec mon équipe, ex-Team G1, sur Twitch et Youtube avec une émission qui arrivera le mercredi 11 mars (et pas le 10, comme dit dans l’émission, NDLR), » a annoncé Julien Tellouck, invité de l’émission Multijoueurs sur la chaîne Tech&Co. Début décembre, il avait promis qu’ils se retrouveraient tous sur la plateforme Twitch pour « rester tous ensemble ». « Nous, on veut rester tous ensemble pour que les équipes (techniques) gardent leur emploi, on va tout faire pour », avait-il alors déclaré.

« La Team » au complet pour une nouvelle aventure partout

Depuis la fin de Team G1, émission phare de la chaîne Game One, l’animateur emblématique et historique a lancé son podcast « Tant qu’il y aura du wifi » sur Youtube. Mais il n’avait jamais caché sa volonté de faire revivre l’émission qui a bercé des décennies de joueurs et fans de pop culture. Une chaîne Twitch baptisée LaTeamLeRespawn avait même été créée et Julien Tellouck avait promis qu’il ferait tout son possible pour que tous les animateurs s’y retrouvent très vite.

« On va multi-diffuser sur toutes les plateformes possibles, même sur Tiktok et Instagram en verticale en parallèle », nous explique-t-il. Pour retrouver le show rebaptisé « La Team », il faudra se connecter à la nouvelle chaîne Twitch de la fine équipe, dont chaque membre co-streamera en même temps sur sa chaîne personnelle. « On met à profit la nouvelle fonction de Twitch pour encore plus de présence », glisse l’animateur qui hébergera la diffusion Youtube et le replay sur sa chaîne personnelle.

Sur un concept assez similaire à celui qui a fait leurs belles heures du mercredi, on devrait donc retrouver le 11 mars Julien Tellouck et ses acolytes dans une émission de 2 heures. Ils y débattront de l’actualité du jeu vidéo comme des sorties cinéma, manga et autres thématiques qui ont fait la renommée de Team G1. En attendant, comme il l’espère toujours, qu’une autre chaîne de télévision les accueille. « Ne bougez pas, on revient vite ! », avait promis son acolyte de longue date Marcus. Chose promise…

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INFO RMC. Pourquoi un doublement des tarifs des transports en commun est préconisé

À quelques jours de la présentation d’une loi-cadre incitant les collectivités locales à augmenter le prix des transports en commun, une étude d’impact commandée par le ministère des Transports préconise de quasiment doubler la contribution des voyageurs.

Jusqu’à combien êtes-vous prêts à payer votre billet de métro ou de TER? La loi-cadre sur le financement des transports sera présentée mercredi 11 février en Conseil des ministres. Et la facture s’annonce salée. L’étude d’impact issue du ministère des Transports, que RMC s’est procurée, préconise de quasiment doubler la contribution des voyageurs.

Les tarifs des TER, des bus et des métros sont aujourd’hui décidés par les régions et les communes. Mais ils sont jugés trop bas par le ministère des Transports, puisqu’ils ne couvrent que 17% du financement des transports en moyenne, alors qu’il faudrait viser un ratio « a minima de l’ordre de 30% », peut-on lire dans l’étude d’impact qui accompagne la loi-cadre. Cet objectif, non daté, correspond à ce qui se pratique déjà en Italie.

« En Angleterre, le ratio est quasiment à 100%. En Suisse, on s’approche des 50%. Nous sommes très en dessous des autres », défend François Délétraz, président de la Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT), au micro de RMC.

« On est l’un des pays d’Europe, où l’usager paie le moins pour se faire transporter sur des courtes distances! », ajoute-t-il.

Les tarifs bientôt indexés sur l’inflation?

Pour y parvenir, la loi-cadre prévoit d’indexer automatiquement les tarifs sur l’inflation, afin de financer l’entretien des voies ferrées et des routes. Une hausse mécanique qui ne concerne que les transports en commun conventionnés, c’est-à-dire hors TGV ou avion.

Le point de vue du jour – Pour le docteur Jérôme Barrière : « Tout rendre gratuit n’est pas pertinent… on est dans un pays où l’Assurance maladie prend en charge le transport à un niveau plus que suffisant » – 30/01

L’objectif affiché dans l’étude d’impact commandée par le ministère des Transports est de doubler la contribution des voyageurs au financement des transports, même si cela risque de faire fuir une partie des usagers.

« Plus vous augmentez la part du voyageur dans la contribution des abonnements et des tickets, moins les gens quitteront leur voiture pour prendre les transports en commun », souffle Fabien Villedieu, secrétaire fédéral du syndicat cheminot Sud Rail au micro de RMC.

Le ministère des Transports rappelle que la contribution des voyageurs en France était quatre fois plus élevée dans les années 1970 et qu’elle a progressivement décroché depuis.

« Non », le ministre de l’Economie Roland Lescure assure qu’il ne sera pas demandé aux usagers de payer davantage. « Les transports publics sont subventionnés, et c’est très bien. Ils sont plus développés en France qu’ailleurs dans le monde. Ce modèle on va le poursuivre. C’est vrai qu’il va faloir financer de nouveaux investissements, mais non, il n’y a aucun plan ni caché ni ouvert de doubler le prix des transports pour les usagers. C’est non. »

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Le Morbihan en vigilance orange pluie-inondation à partir de jeudi midi ; la Gironde maintenue en alerte crues

Le Morbihan passera en vigilance orange pluie-inondation, jeudi 5 février à partir de midi, a fait savoir Météo-France dans son bulletin de 6 heures, prolongeant également jusqu’à vendredi la vigilance orange crues sur la Gironde.

2 départements en vigilance orange

Cette carte montre le niveau de vigilance météorologique par département.

Mise à jour le 5 février 2026 à 6 heures, valable jusqu’au 6 février 2026 à 23 h 59.

Situation susceptible d’évoluer. Si la période couverte pour cette carte n’est plus valide, consultez le site de Météo France.

« Une nouvelle perturbation apporte des cumuls de pluie significatifs sur le Morbihan dans un contexte de sols saturés depuis plusieurs jours », décrit l’agence. Des cumuls de 15 mm à 30 mm sont attendus dans le département breton en journée, et jusqu’à 40 mm au total dans la soirée.

Par ailleurs, en Gironde, « des débordements modérés à importants seront observés dans les secteurs de Bordeaux et Libourne lors des prochaines pleines mers », prévient Vigicrues, rappelant qu’un fort épisode de marées est en cours.

Les précipitations de ces derniers jours « ont rendu les bassins versants de l’ouest et du sud du pays très humides et réactifs aux pluies », avait précédemment avancé Vigicrues.

Le Monde avec AFP

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Les voix françaises de Harrison Ford, Julia Roberts ou Angelina Jolie s’attaquent à des sociétés d’IA accusées de cloner leur intonation

Huit comédiens de doublage, dont les voix françaises de Harrison Ford, Julia Roberts ou Angelina Jolie, ont adressé des mises en demeure à deux sociétés américaines d’intelligence artificielle.

Huit comédiens de doublage, voix françaises de Harrison Ford, Julia Roberts ou Angelina Jolie, ont adressé des mises en demeure à deux sociétés américaines d’intelligence artificielle accusées de reproduire et utiliser leurs voix sans autorisation, a appris l’AFP mardi auprès de deux d’entre eux et de leur avocat.

Dirigée contre Voice Dub et Fish Audio, cette action collective, présentée comme inédite en France, témoigne des craintes persistantes des comédiens de doublage face aux menaces que l’IA fait peser sur leur métier.

Le litige se noue autour d’une des fonctionnalités de ces plateformes: la possibilité, moyennant paiement, de faire lire un texte avec une voix choisie dans un large catalogue (fonction dite « text to speech ») où sont notamment reproduites celles d’Emmanuel Macron ou Kylian Mbappé.

Assurant que leur voix y figure sans leur consentement, huit comédiens ont fait établir un constat d’huissier et adressé à Voice Dub et Fish Audio des mises en demeure leur sommant de retirer tous les « modèles de clonage exploitant (leur) voix », selon ces documents datés du 30 janvier consultés par l’AFP. Ils réclament également 20.000 euros de dommages et intérêts.

« Il faut absolument faire quelque chose », assure à l’AFP l’une des requérantes, Françoise Cadol, VF d’Angelina Jolie ou Sandra Bullock. « Tout se passe sans notre autorisation, on parasite notre interprétation, on est néantisé, piraté. C’est notre métier, on vit de notre voix ».

« On prend ma voix pour faire dire n’importe quoi à n’importe qui et ils se font payer sans même que j’aie le moindre droit de regard », complète auprès de l’AFP le doubleur Christophe Lemoine, lui aussi associé à cette procédure.

« C’est quelque chose de très grave », ajoute-t-il.

Si elles restent sans réponse, ces mises en demeure seront suivies d’une assignation en justice, affirme à l’AFP l’avocat des huit comédiens, Me Jonathan Elkaim, selon qui ces plateformes ne peuvent se soustraire aux protections françaises sur le droit d’auteur et la vie privée, dont la voix est juridiquement un des éléments.

« Étant donné que le contenu manifestement illicite diffusé par ces sociétés s’adresse sans aucune hésitation à un public français et que l’on peut l’acheter en France, la loi française s’applique », assure l’avocat, qui plaide pour un « usage régulé » de l’IA.

Sollicitées, les deux sociétés visées n’ont pas réagi dans l’immédiat.

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