Au Venezuela, une loi d’amnistie adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale

Des proches de détenus devant le siège du Service bolivarien de renseignement national, à Caracas, le 19 février 2026. PEDRO MATTEY/AFP

Une loi historique d’amnistie permettant la libération des détenus politiques au Venezuela a été approuvée à l’unanimité, jeudi 19 février, par l’Assemblée nationale, moins de deux mois après la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier lors d’une opération militaire des Etats-Unis.

La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, l’a promulguée dans la soirée. « Il faut savoir demander pardon et il faut aussi savoir recevoir le pardon », a-t-elle dit depuis le palais présidentiel de Caracas, ajoutant : « Nous ouvrons de nouvelles voies pour la politique au Venezuela. »

Son frère, le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, l’avait promise à la fin de janvier sous la pression des Etats-Unis. Les députés ont approuvé à l’unanimité les trois articles qui avaient fait l’objet d’intenses discussions lors du report du débat le 12 février, pendant ces derniers jours et même jusqu’à jeudi avant la séance parlementaire qui a commencé avec plus de deux heures de retard.

L’amnistie couvre des faits s’étant produits pendant treize périodes précises (manifestations et répression) alors que certains espéraient qu’elle couvre la période 1999-2026 et les présidences de Hugo Chavez (1999-2013) et Nicolas Maduro (2013-2026).

Alors que le pouvoir mentionnait à plusieurs reprises la participation à des « faits violents », l’opposition a fait changer le texte pour évoquer la participation à des « manifestations et faits violents ». La loi prévoit également que les exilés pourront mandater des personnes devant la justice et « qu’après le dépôt de la demande d’amnistie, la personne ne pourra pas être privée de liberté pour les faits prévus par la présente loi », dit le texte.

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Le cas Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition

La loi d’amnistie ne bénéficiera pas comme prévu aux personnes ayant commis des « violations graves des droits de l’homme, crimes contre l’humanité et crimes de guerre (…) homicides (…) trafic de drogue (…) infractions prévues dans la loi contre la corruption ». Mais, elle exclut aussi les personnes ayant « promu, instigué, sollicité, invoqué, favorisé, facilité, financé ou participé » à des « actions armées » contre le Venezuela, ce qui pourrait exclure de nombreux membres de l’opposition dont sa cheffe et Nobel de la paix, Maria Corina Machado, qui ont soutenu l’intervention américaine du 3 janvier.

« Il n’est pas inutile de rappeler que l’histoire est en train de s’écrire en ce moment même », avait déclaré avant son adoption sur X Gonzalo Himiob, directeur de Foro Penal, qui défend les prisonniers politiques. Selon l’ONG, si le pouvoir a fait libérer près de 450 prisonniers politiques, plus de 600 restent encore emprisonnés. Des dizaines de familles campent devant les établissements pénitentiaires depuis le 8 janvier et les promesses de libération. L’amnistie éteint notamment les actions judiciaires contre les personnes sorties de prison ces derniers jours et celles qui étaient en liberté conditionnelle.

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« Le projet de loi d’amnistie pourrait être crucial pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour la société vénézuélienne dans son ensemble », avaient estimé avant la séance des experts des Nations unies. Selon eux, « la loi doit se limiter aux victimes de violations des droits de l’homme et exclure expressément les personnes accusées de violations graves des droits de l’homme et de crimes contre l’humanité, y compris les acteurs étatiques, paramilitaires et non étatiques ».

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Fin d’une grève de la faim de proches de détenus

Les proches de détenus politiques incarcérés à la prison de Zona 7 de Caracas, qui avaient entamé une grève de la faim, ont tous cessé leur mouvement après l’annonce. Exaspérées par les libérations au compte-gouttes, dix femmes avaient commencé une grève de la faim samedi, une seule la poursuivait jeudi. Elle a cessé son action après 136 heures de jeûne selon un tableau accroché près des grévistes.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’opposant vénézuélien Juan Pablo Guanipa a annoncé sa libération définitive à la faveur de la loi d’amnistie. « Je confirme que je suis pleinement en liberté », a écrit sur le réseau social X M. Guanipa, allié de Maria Corina Machado. Libéré le 8 février après avoir passé neuf mois derrière les barreaux pour « conspiration », M. Guanipa avait été à nouveau arrêté au bout de deux heures sous l’accusation d’avoir violé les termes de sa libération conditionnelle, et se trouvait depuis aux arrêts domiciliaires.

Le débat à l’Assemblée s’est tenu au lendemain d’une visite à Caracas du chef du commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Southcom), le général Francis Donovan. Il a rencontré, mercredi, Delcy Rodriguez et deux de ses ministres.

Mme Rodriguez a déjà cédé à Washington le contrôle du pétrole et progresse dans la reprise des relations bilatérales, rompues en 2019. Elle a également promis une réforme judiciaire après avoir fait approuver une nouvelle loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé.

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Le Monde avec AFP

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« Maintenant, c’est terminé l’impunité »: à Paris, une SCI et un couple écopent d’amendes record pour avoir loué sur Airbnb des logements non autorisés et non compensés

Le tribunal judiciaire de Paris a condamné, fin janvier et début février 2026, deux propriétaires à plus de 80.000 et à 150.000 euros d’amende pour avoir loué des logements touristiques sans autorisation de changement d’usage par la ville, ni compensation, ce qui est désormais interdit quand le logement n’est pas une résidence principale.

« C’est terminé, l’impunité »: la Ville de Paris a fait condamner les propriétaires de deux logements loués illégalement sur Airbnb à des amendes record pour la capitale, respectivement de plus de 80.000 euros et 150.000 euros. Dans deux décisions distinctes des 26 janvier et 4 février, le tribunal judiciaire de Paris condamne une SCI propriétaire d’un deux-pièces dans le 9e arrondissement, ainsi qu’un couple propriétaire d’un deux-pièces à Montmartre pour en avoir fait des locations touristiques sans autorisation de changement d’usage par la ville. C’est interdit quand le logement n’est pas une résidence principale.

Les deux actions avaient été intentées par la Ville de Paris, car cette dernière demande, pour chaque nouvelle autorisation de meublé touristique, une compensation (en l’occurrence, transformer en parallèle en logement des locaux non dédiés à l’habitation, comme des bureaux ou des commerces, à hauteur de la surface à compenser, et ce, dès le premier appartement touristique).

La SCI a ainsi été condamnée à une amende de 81.500 euros et le couple à 75.000 euros chacun, 150.000 euros au total. En outre, le propriétaire de l’appartement du 9e arrondissement, qui a refusé de le retirer de la plateforme malgré la procédure, doit arrêter les locations Airbnb et remettre le logement en usage d’habitation, sous peine d’une astreinte de 1.000 euros par jour.

Premières condamnations à des montants si élevés

À Paris, ce sont les premières condamnations à des montants si élevés depuis l’adoption de la loi Echaniz-Le Meur de novembre 2024, qui vise à mieux réguler le marché des meublés touristiques de type Airbnb. Auparavant, l’amende maximale encourue était de 50.000 euros.

Au coeur de ces affaires, et de l’efficacité de la loi, figure la question de la compensation. Depuis 2021, on peut constater des nuances importantes en fonction des villes: dans certaines, le nombre d’offres à la location de meublés touristiques a baissé, comme à Paris (37.236 annonces en 2025, -12% en trois ans) ou à Saint-Jean-de-Luz (565 annonces, -45%), selon les données du Collectif national des habitants permanents en novembre 2025. Tandis que dans d’autres villes, comme à La Baule-Escoublac (+61%), à Nice (+30%) ou à Versailles (+12%), le nombre d’offres a augmenté.

Cette différence s’explique notamment par l’application, ou non, de mesures de compensation dès le premier logement touristique. Certaines communes jouent en effet un droit de joker, en mettant en place la mesure de compensation qu’à partir du deuxième logement mis en location.

Airbnb: que va changer le texte de loi sur lequel les députés et sénateurs se sont mis d’accord?

D’autres condamnations civiles à Marseille

« C’est une très bonne nouvelle », se félicite Barbara Gomes, conseillère en charge de l’encadrement des loyers, des plateformes locatives et de la protection des locataires à la mairie de Paris.

Avec ces amendes dissuasives, « le message doit être très clair: maintenant, c’est terminé l’impunité. On ne pourra plus faire de Airbnb illégal », insiste-t-elle.

« On ne peut plus se permettre d’avoir des gens qui ne voient le logement que comme une marchandise spéculative, comme une autre », avertit la conseillère municipale PCF. « Il faut que les délinquants soient sévèrement sanctionnés, à la hauteur du préjudice que c’est pour les habitantes et les habitants » qui ont du mal à se loger.

Début février, la ville de Marseille a elle aussi obtenu les condamnations civiles de deux propriétaires pour l’exploitation irrégulière de 23 meublés touristiques. Les sociétés de deux multipropriétaires, un chirurgien orthopédique de Périgueux et un promoteur parisien ayant investi dans la location saisonnière en divisant des appartements dans deux immeubles du centre-ville, doivent s’acquitter de lourdes amendes, respectivement 171.000 euros et 40.000 euros.

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Trump dit se donner « dix jours » pour décider pour signer un possible accord avec l’Iran


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La FIFA et Donald Trump annoncent un fonds de 75 millions de dollars pour relancer le football à Gaza

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, lors de la réunion inaugurale du Conseil de la paix, à Washington, le 19 février 2026. CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA VIA AFP

Donald Trump a annoncé le lancement d’un fonds de 74 millions de dollars (environ 63 millions d’euros) afin de reconstruire des infrastructures footballistiques dans la bande de Gaza, jeudi 19 février, lors de la réunion inaugurale du Conseil de la paix, à Washington. Ce fonds sera en partie financé par la Fédération internationale de football (FIFA).

« Vous allez construire des terrains et faire venir les plus grandes stars mondiales, des gens qui sont de plus grandes stars que vous et moi, Gianni », a affirmé le président américain à l’adresse de Gianni Infantino, le président de la FIFA, présent pour cet événement. « C’est vraiment quelque chose d’important (…) et si je peux j’irai là-bas avec vous », a ajouté M. Trump, alors qu’un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis octobre.

Les deux hommes affichent leur complicité depuis janvier 2025 et le retour au pouvoir du président américain, qui a reçu en décembre un « prix de la paix » de la FIFA nouvellement créé. Jeudi, le patron de la FIFA a arboré une casquette rouge floquée « USA 45-47 » pour les deux mandats du milliardaire républicain, offerte à chaque participant du Conseil.

« Remettre sur pied les installations »

Dans un communiqué, Gianni Infantino s’est félicité de la « signature d’un accord de partenariat historique [avec le Conseil de paix] qui favorisera l’investissement dans le football afin de soutenir le processus de reconstruction dans les zones post-conflit ».

Lire l’enquête | Article réservé à nos abonnés Donald Trump et Gianni Infantino, une « bromance » à la Coupe du monde des clubs

Ce plan doit débuter dès que les conditions de sécurité le permettront et durer trois ans. Il comprend notamment « la construction de 50 mini-terrains FIFA Arena à proximité d’écoles et de zones résidentielles, de cinq terrains de dimensions standards dans plusieurs gouvernorats, d’une Académie de la FIFA haut de gamme et d’un nouveau stade national d’une capacité de 20 000 places ». Sans évoquer de chiffres, la FIFA précise que l’accord mobilisera « des financements auprès de dirigeants et d’institutions internationales ».

Des Palestiniens jouent au football sur un terrain nouvellement construit à l’aide de matériaux de récupération par la Fédération palestinienne de football près du camp de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, le 9 février 2026. MAHMOUD ISSA/REUTERS

Le 13 octobre 2025, lors d’un sommet sur Gaza en Egypte, le président de la FIFA avait annoncé que la fédération allait lancer « un fonds pour aider à remettre sur pied les installations » liées au football à Gaza et en Cisjordanie, appelant « les individus et entités du monde entier à contribuer à cet effort commun ».

Terrain Improvisé

La guerre à Gaza a détruit la quasi-totalité des infrastructures sportives dans le petit territoire de 365 km2 et mit un terme au championnat de football ou aux matchs à domicile de la sélection nationale, tandis que des centaines de sportifs ont été blessés ou tués dans le conflit.

Le principal stade de football de Gaza a été rasé pendant la guerre et sert désormais de camp de tentes pour les familles déplacées. Dans le camp de Jabaliya, la Fédération palestinienne de football a cependant aménagé un nouvel espace pour le jeu. Elle a déblayé les décombres, posé du gazon synthétique usé et érigé une clôture autour des ruines des bâtiments détruits.

Sur ce terrain improvisé, des Palestiniens amputés se sont entraînés mercredi et, samedi, deux équipes locales se sont affrontées.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés A Bethléem, l’UEFA réussit un petit miracle en sauvant un stade de football condamné à la démolition par Israël

Le Monde avec AFP

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Elle a déjà reçu 400.000 CV l’année dernière: la RATP va recruter 3.500 personnes en 2026 en Île-de-France pour le Grand Paris Express

La RATP a notamment besoin de personnel pour les nouvelles lignes du Grand Paris Express. Les prévisions de recrutement sont semblables à celles de 2025, année pendant laquelle le groupe avait embauché 3.700 personnes en Île-de-France.

La RATP a annoncé jeudi le recrutement de 3.500 personnes en Île-de-France en 2026 pour « relever les défis liés à l’ouverture prochaine des premières lignes du Grand Paris Express« , portant à 6.600 personnes le nombre de recrutements prévus par le groupe dans le monde cette année. En Île-de-France, les besoins de recrutements concernent « une grande diversité de profils, notamment dans l’ingénierie, l’électricité, la maintenance et les métiers de la sûreté », a indiqué la RATP dans un communiqué.

Le défi pour elle est d’assurer la gestion du réseau d’infrastructures de toutes les lignes du Grand Paris Express dès cette année, alors qu’un premier tronçon, sur la ligne 18 (Aéroport d’Orly-Versailles) doit être exploité à partir d’octobre par un autre transporteur, le groupe Keolis.

Un record historique de 400.000 CV l’an dernier

Dans le vaste projet du Grand Paris Express – un réseau de métro automatique tout autour de Paris en construction depuis plusieurs années – la RATP a été à la fois désignée comme gestionnaire de toute l’infrastructure (rails, caténaires, alimentation en électricité..) et elle a été choisie aussi en tant que transporteur pour exploiter la ligne 15 sud qui traversera 22 communes entre Pont de Sèvres et Noisy Champs, mais sera mise en service seulement à partir de 2027.

A l’étranger, les recrutements prévus en 2026 doivent servir à accompagner le développement des filiales du groupe. En 2026, la filiale RATP Dev prévoit ainsi de recruter plus de 3.000 collaborateurs en CDI, soit 45% de l’ensemble des besoins de recrutement du groupe, essentiellement en France et aux Etats-Unis, mais aussi en Egypte, Italie et Arabie Saoudite.

En 2025, la RATP avait déjà connu une année de recrutements record, avec 7.300 personnes embauchées dans le monde dont 3.700 en Île-de-France. Lors de son départ, l’ancien PDG Jean Castex, devenu depuis PDG de la SNCF, s’est félicité d’avoir reçu 400.000 CV l’an dernier, un record historique, d’autant plus marquant que la RATP manquait de chauffeurs de bus et avait subi une profonde désaffection et une vague de départ de salariés après la crise du covid.

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Après la bombe Trump, le coûteux chamboule-tout de l’automobile américaine

Donald Trump visite un centre de production Ford, à Dearborn, dans le Michigan, le 13 janvier 2026. EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aux Etats-Unis, la voiture électrique est entrée dans un très, très long hiver… Après plusieurs années de progression des ventes, tirées par Tesla, l’arrivée de nouvelles marques comme Rivian, les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 de la Californie ou les aides à l’investissement de l’administration Biden, la parenthèse se referme.

Pour une durée indéterminée. En arrêtant, le 30 septembre 2025, les 7 500 dollars (environ 6 300 euros) de bonus à l’achat d’une voiture électrique et en ramenant à zéro les amendes que devaient acquitter les constructeurs automobiles ne diminuant pas suffisamment leurs émissions de CO2, le président américain, Donald Trump, a provoqué un séisme.

Selon une étude publiée en mars 2025 par le Repeat Project, un laboratoire spécialisé dans l’évaluation environnementale des politiques publiques, abrité par l’université de Princeton, les constructeurs avaient lancé des projets pour produire 7 millions de voitures électriques par an à l’horizon 2030. Leur capacité atteint déjà 3,6 millions. Or, la levée de toutes les contraintes et incitations par l’administration MAGA (« Make America Great Again ») va fairefondre le marché, qui se situera, selon Repeat Project, entre 1,8 million et 4,5 millions de voitures électriques à la fin de la prochaine décennie.

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L’éco du monde : Qui succèdera à Christine Lagarde ?


L’éco du monde : Qui succèdera à Christine Lagarde ? – 19/02{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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« Science » rétracte l’article d’une sommité sur l’un des grands mystères de l’évolution

Une éponge sur le flanc d’une montagne à Grand Cayman, dans les îles Caïmans, le 17 mai 2015. JENNIFER IDOL/STOCKTREK IMAGES VIA AFP

Les rétractations d’articles scientifiques sont devenues monnaie courante. Mais, quand la revue en question s’appelle Science, que la scientifique incriminée est une sommité de sa discipline, que c’est elle-même qui a demandé ce retrait, moins de trois mois après la publication, le tout portant sur l’un des grands mystères de l’évolution, l’information devient un événement.

Le 5 février, le directeur de la rédaction de la revue américaine, Holden Thorp, a ainsi annoncé que l’article, publié le 13 novembre 2025 par Nicole King et Jacob Steenwyk, de l’université de Berkeley, en Californie, plaçant les éponges à la base de l’arbre phylogénétique des animaux, était rétracté. « Les auteurs nous ont signalé que des erreurs dans le processus d’analyse avaient affecté les résultats à tel point qu’ils ne sont plus fiables », disait-il sobrement.

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« Je trouve ça grave »: à l’Assemblée, Charles Alloncle révèle les montants de contrats de France TV avec le Festival de Cannes et s’attire les foudres du président de la commission d’enquête

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’audiovisuel public, le rapporteur UDR Charles Alloncle a brisé le secret des affaires en dévoilant les coûts de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, produit pour France Télévisions.

À l’Assemblée nationale, les auditions se poursuivent devant la commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public. Au menu du jour mercredi 18 février, les contrats pour France Télévisions de la société de production Together Media, dirigée par Renaud Le Van Kim.

Et notamment celui du Festival de Cannes, événement dont le service public est devenu partenaire après des années de diffusion sur Canal+. Charles Alloncle, rapporteur UDR de la commission d’enquête faisant souvent parler de lui ces dernières semaines, a révélé certains montants payés par France Télévisions à Together Media pour le Festival de Cannes – faisant fi du secret des affaires.

« Ce contrat s’élève à 2,6 millions d’euros », commence le député de l’Hérault, un budget qui comprend une enveloppe de « 1,3 million d’euros » pour la « production de la cérémonie d’ouverture et la conférence de presse », ce qui est une somme conséquente pour seulement quelques heures de direct », note Charles Alloncle. Dans ce budget, il pointe les « 60.000 euros » payés à la maîtresse de cérémonie en 2022, l’actrice Virginie Efira.

« L’équivalent de trois SMIC annuels », résume le rapporteur de la commission, listant « 1.500 euros de maquillage », autant de coiffure, « 300 euros de manucure ».

« Voyeurisme »

Des révélations qui ont donné lieu à une nouvelle passe d’armes entre le rapporteur et le président de la commission d’enquête, le second reprochant au premier d’avoir violé le secret des affaires.

« Vous venez de dévoiler un contrat qui est très important, parce que c’est un secteur très concurrentiel », tacle Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête.

Renaud Le Van Kim, qui a rappellé lors de son audition qu’il participait à la production du Festival de Cannes depuis 35 ans – d’abord chez Canal+, puis chez France Télévisions, confirme que, ces chiffres ayant été rendus publics, « la compétition, si elle devait avoir lieu, serait légèrement faussée ». « Mais c’est le jeu de cette commission et je m’y souscrit », ajoute-t-il.

Pourquoi le festival de Cannes est-il célèbre? 

« Ce n’est pas le jeu et je trouve ça grave, tranche Jérémie Patrier-Leitus, passablement agacé. Monsieur le rapporteur, la transparence qu’on doit aux Français, ce n’est pas le voyeurisme. Parler des frais de maquillage de madame Virginie Efira, je pense que ce n’est pas au niveau et c’est pas à la hauteur de cette commission. Je vous le dit comme je le pense. »

Et de résumer: « Quand le contrat du Festival de Cannes coûtera deux fois plus cher à France Télévisions pour pouvoir continuer de le produire, parce que vous venez de révéler aux chaînes privées son coût, vous venez de faire quelque chose de grave. »

« Une fierté pour le service public »

« Il y a une compétition entre Canal+ et France Télévisions pour l’acquisition des droits du Festival de Cannes, rappelle effectivement Renaud Le Van Kim. Et évidemment, les montants, le budget pour le fabriquer sont des éléments clé dans le cadre de la compétition ».

Le président de Together Media rappelle que ce contrat de 2,6 millions d’euros pour le Festival de Cannes comprend l’intégralité des nombreux coûts de production et de fabrication de l’événement.

« Obtenir Virginie Efira, ça a été ma fierté, obtenir Camille Cottin, Chiara Mastroianni, Laurent Lafitte (maîtresses et maître de cérémonie NDLR.), c’est mon métier et c’est difficile », souligne-t-il.

« Il y a tout un écosystème de production qui est très lourd et coûteux », résume-t-il, soulignant que d’autres émissions comme Roland Garros, Miss France, les Victoires de la musique ou les Jeux olympiques sont également coûteux.

« Le Festival de Cannes c’est une fierté. C’est le premier festival de cinéma populaire et indépendant au monde. Que le service public ait pu gagner (la diffusion) contre un acteur majeur du cinéma en France qui est Canal+, je considère que c’est une fierté pour le service public », fait-il valoir. Quant au budget, Renaud Le Van Kim assure être « beaucoup plus raisonnable » sur les coûts de production qu’il ne l’était à Canal+.

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Mort de Quentin Deranque: comment travaillent les enquêteurs pour identifier les responsables des violences?

Onze personnes ont été interpellées et placées en gardes à vue entre mardi 17 et mercredi 18 février dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant à Lyon. Des policiers, habitués à user des vidéos dans leurs enquêtes, ont donné à BFMTV des éléments de réponse concernant le travail des enquêteurs.

Comment les enquêteurs travaillent-ils dans un cas comme celui de l’agression de Quentin Deranque, mort après avoir été lynché la semaine dernière à la suite d’affrontements filmés entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche?

Sans savoir exactement ce qui a été déterminant ici, des policiers, habitués à user des vidéos dans leurs enquêtes, ont donné à BFMTV des éléments de réponse.

Afin de retrouver les auteurs, les enquêteurs partent d’abord des vidéos, en espérant reconnaître un ou plusieurs protagonistes. Les groupes politiques d’ultradroite et d’ultragauche étant attentivement suivis par le renseignement territorial, leurs membres sont généralement connus et parfois reconnaissables immédiatement.

Vidéosurveillance et cheminement

Si aucun suspect n’est reconnu, l’important n’est plus la vidéo des violences en elle-même mais l’avant et l’après de ces violences. « Le cheminement », comme l’explique un enquêteur à BFMTV.

À partir de signes distinctifs, comme une morphologie ou un vêtement, les enquêteurs peuvent suivre les auteurs de violence grâce aux caméras urbaines. Le but est de suivre le plus longtemps possible leur parcours, avant et après les faits.

Pour le cas de Lyon, on dénombre 571 caméras fixes à l’intérieur de la ville, d’après la mairie, autant d’occasions de récolter des éléments utiles à l’identification d’une personne.

Il est aussi parfois possible de passer un visage pris par une caméra dans un logiciel afin de le comparer avec les données des fichiers de police. Il faut cependant que l’auteur soit connu et que les vidéos soient de suffisamment bonne qualité. Dans le cas de figure de l’agression de Quentin, les images semblent trop dégradées.

Marshall Truchot : Quentin, l’ ex-porte-parole de la Jeune Garde sur BFMTV – 17/02

Une fois les suspects identifiés, il reste à déterminer la responsabilité de chacun dans les violences. Dans l’affaire de Quentin Deranque, les coups visibles sur les vidéos seront décryptés par les enquêteurs puis comparés aux résultats du rapport d’autopsie. 

Puisque le procureur a affirmé que le jeune militant était mort d’un traumatisme crânien et d’une « une fracture temporale droite », les enquêteurs vont davantage se concentrer sur les personnes qui lui ont mis des coups à la tête, plus spécifiquement sur le côté droit pour établir les responsabilités.

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