Mort de Quentin: faut-il refuser toute alliance avec LFI? La gauche mise au défi de l’union aux municipales par ses opposants

Lyon, Strasbourg, Toulouse… Dans différentes villes, socialistes, écologistes ou communistes peuvent difficilement faire sans les voix des insoumis pour espérer une victoire au second tour des élections municipales. Certains de leurs opposants, profitant de la difficile séquence de LFI autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, les appellent à exclure la formation d’alliances.

« Est-ce qu’à Nantes, la maire socialiste va s’allier avec La France insoumise? Il faut qu’ils le disent! Est-ce qu’au Havre, la gauche unie – La France insoumise, les socialistes et les communistes – va s’allier contre Édouard Philippe? Est-ce qu’à Tourcoing, La France insoumise va s’allier avec la candidate de gauche pour battre Doriane Bécue et Gérald Darmanin? »

Invité de BFMTV-RMC ce jeudi 19 février, Gérald Darmanin – qui parle, à ce moment-là, de lui à la troisième personne – a mis la pression à la gauche à moins d’un mois du premier tour des élections municipales, le 15 mars. L’objectif du garde des Sceaux: éviter toute alliance au second tour avec LFI pour les socialistes, les communistes et les écologistes.

Il a appelé ce jeudi sur BFMTV à la formation d’un « cordon sanitaire » face au mouvement de Jean-Luc Mélenchon, un terme qui vaut habituellement pour l’extrême droite.

L’indéboulonnable membre des différents gouvernements formés sous Emmanuel Macron surfe sur l’actualité. Depuis le décès du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, deux jours après une violente agression à Lyon jeudi dernier, LFI est sous le feu des critiques du gouvernement, de la droite, son extrême et une partie de la gauche.

« Cordon sanitaire »

En cause: sa proximité avec la Jeune Garde, organisation antifasciste créée en 2018 avec pour objectif de former une « réaction d’autodéfense » face à des mouvances d’extrême droite particulièrement violentes et prospères à Lyon.

La Jeune Garde est au cœur de l’enquête ouverte en marge de la mort de Quentin Deranque: parmi les onze suspects interpellés, quatre ont appartenu au collectif, dissous en 2025.

Trois sont des collaborateurs du député insoumis Raphaël Arnault. Lui-même co-fondateur de la Jeune Garde, ce dernier est défendu fermement par LFI, où certains rappellent que l’élu de 31 ans n’est « pas mis en cause par la justice » et dénoncent plus généralement une « instrumentalisation » de cette affaire, également pointée par différents responsables de gauche.

Gérald Darmanin et d’autres font fi des arguments insoumis. « Aujourd’hui, c’est l’ultragauche qui a tué, c’est incontestable », affirmait le ministre de la Justice dès dimanche, accusant au passage LFI de « complaisance » envers « la violence politique ».

« Ce à quoi nous assistons est la bascule dans un moment fasciste qui vise à dédiaboliser, à normaliser, à légitimer, la présence du Rassemblement national », s’alarme auprès de BFM le député insoumis Aurélien Lecoq.

Du côté de son mouvement, la « ligne (pour les municipales) est toujours la même: celle de rassembler face à la droite et l’extrême droite, et les insoumis en seront les vecteurs au second tour », assure-t-il. Tout en notant que « les positions posées par les communistes et les écologistes nationalement » vis-à-vis des insoumis depuis la mort de Quentin Deranque « sont des expressions de soutien et de solidarité. »

Pour Les Ecologistes, le Parti communiste français, mais aussi le Parti socialiste, qui est en guerre ouverte avec LFI depuis des mois, la question des alliances avec les insoumis aux municipales est ô combien délicate.

D’ailleurs, les chefs de ces trois formations politiques – Marine Tondelier, Olivier Faure, Fabien Roussel – se sont bien gardés jusqu’ici dans leurs expressions publiques d’enterrer toute coalition au second tour, certaines étant par ailleurs en place dès le premier tour, notamment en Seine-Saint-Denis pour le PCF.

Dans Lyon et d’autres villes, les insoumis indispensables pour la gauche

Il faut dire que les insoumis sont potentiellement indispensables à leurs camarades de gauche dans certaines villes.

À Toulouse par exemple, le maire de centre droit Jean-Luc Moudenc peut éventuellement être délogé, mais à condition qu’il ne profite pas d’une dispersion des voix trop importante entre la liste d’union menée par le socialiste François Briançon et celle dirigée par l’insoumis François Piquemal.

À Strasbourg, la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian est devancée dans les sondages face à son adversaire socialiste Catherine Trautmann et talonnée par la droite. Une alliance PS-Verts étant exclue, les voix de l’insoumis Florian Kobryn, annoncé proche d’une qualification au second tour, semblent essentielles pour l’édile si elle veut l’emporter.

Un exemple est encore plus évocateur: celui de Lyon, évidemment. Au-delà d’être la ville où a eu lieu la mort de Quentin Deranque, la capitale des Gaules est le théâtre d’une élection qui s’annonce très compliquée pour Les Écologistes. Sur le papier, le maire sortant Grégory Doucet, largement relégué dans les sondages par Jean-Michel Aulas, trouve sa principale réserve de voix se trouve chez la députée insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi qui pourrait se qualifier au second tour, d’après les sondages.

Comme Gérald Darmanin, Jean-Michel Aulas s’est engouffré dans la brèche mardi: »(Grégory Doucet) dit qu’il attendra la fin du premier tour pour prendre position et personnellement je ne suis pas d’accord. Je crois qu’il faut très clairement rejeter les extrêmes », a lâché l’ex-boss de l’Olympique lyonnais sur France Inter.

« Aujourd’hui, ce n’est pas le sujet »

Invité d’Europe 1 dimanche, le principal intéressé était resté sur la ligne prônée depuis le début de la campagne refusant effectivement de fermer la porte à une alliance au second tour.

« D’abord, aujourd’hui ce n’est pas le sujet et puis ensuite, on va regarder le résultat des élections. On verra aussi ce que les Lyonnaises et les Lyonnais nous envoient comme message au soir du premier tour. C’est sur la base de ces résultats que nous aurons à nous poser cette question », avait évacué l’édile.

Contacté par BFMTV mardi, le chef de file de la majorité municipale, Gautier Chapuis, se voulait lui aussi « prudent », appelant à ce que « l’enquête aboutisse au niveau de la justice et de la police ».

D’un côté ceux qui mettent la pression, de l’autre ceux qui temporisent. À n’en pas douter, chacun suivra très attentivement la conférence du procureur de Lyon, organisée à 17 heures ce jeudi au moment où se termineront les gardes à vue des onze suspects interpellés mardi soir et mercredi matin.

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L’ex-prince Andrew arrêté: est-ce une première dans l’histoire de la famille royale britannique?

Andrew Mountbatten-Windsor, frère du roi Charles III, a été arrêté jeudi 19 février, pour soupçon d’abus de fonction publique. Si certains membres de la famille royale ont connu des condamnations pénales, aucun d’entre eux, dans l’histoire moderne, n’a été arrêté pour des faits de cette gravité avant l’ex-prince Andrew.

C’était le jour de son 66e anniversaire. Andrew Mountbatten-Windsor, frère du roi Charles III, a été arrêté ce jeudi 19 février au matin à son domicile de Sandringham, dans le Norfolk, pour soupçon d’abus de fonction publique.

Cette arrestation intervient après la publication de millions de documents liés à Jeffrey Epstein révélant qu’Andrew aurait partagé des informations confidentielles avec le délinquant sexuel condamné lorsqu’il était représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce et l’investissement entre 2001 et 2011.

L’infraction pour laquelle il a été arrêté, misconduct in public office – qui désigne l’abus de pouvoir, la corruption ou le manquement grave aux devoirs d’un fonctionnaire -, est passible d’une peine maximale de prison à vie au Royaume-Uni.

Une histoire de bull-terrier

C’est la première fois, dans l’histoire récente de la famille royale, que l’un de ses membres actifs est formellement arrêté. Le seul précédent moderne d’une condamnation pénale d’un membre de la famille royale concerne la princesse Anne. En 2001, la sœur du roi Charles III et d’Andrew Mountbatten-Windsor, avait été condamnée à une amende pour excès de vitesse.

L’année suivante, son bull-terrier anglais Dotty avait mordu deux enfants dans le parc de Windsor. Princesse Anne a plaidé coupable devant le tribunal, en vertu de la loi sur les chiens dangereux (Dangerous Dogs Act). Elle a été condamnée à une amende de 500 livres sterling, plus 250 livres de compensation pour chaque enfant et 148 livres de frais de justice. La juge avait alors épargné la vie de Dotty mais ordonné que le chien soit tenu en laisse en public et suive une formation comportementale. Elle n’avait pas été arrêtée pour ces deux infractions mineures.

Pour retrouver trace de l’arrestation d’un membre actif de la famille royale, il faut remonter à 1647. En pleine guerre civile, Charles Ier avait été arrêté par les forces parlementaires – opposées aux royalistes, jugé coupable de « maintenir un pouvoir illimité et tyrannique » et « de renverser les droits et libertés du peuple ». Pour ces faits de haute-trahison, il avait été condamné à mort en 1649.

Une autre accusatrice

L’ex-prince Andrew paye ses liens avec le financier américain Jeffrey Epstein. La police enquête notamment sur des allégations selon lesquelles Andrew aurait partagé des rapports confidentiels sur des visites officielles à Hong Kong, au Vietnam et à Singapour avec Epstein. Un courriel daté de novembre 2010 aurait été transféré par Andrew cinq minutes après avoir été envoyé par son conseiller spécial Amir Patel. Un autre, le 24 décembre 2010, aurait envoyé à Epstein un document confidentiel sur les opportunités d’investissement dans la reconstruction de la province afghane de Helmand.

Les documents Epstein rendus publics cette année ont également montré qu’Andrew, que le roi Charles a dépouillé de son titre de prince l’année dernière, avait plaidé la cause d’Epstein lors d’une visite d’État aux Émirats arabes unis avec la reine Elizabeth II en 2010. La police examine par ailleurs des allégations selon lesquelles une femme aurait été amenée au Royaume-Uni par Jeffrey Epstein en 2010 pour avoir une rencontre sexuelle avec Andrew. Ce dernier a toujours nié tout acte répréhensible.

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Affaire Epstein : l’ex-prince Andrew relâché par la police, après neuf heures de garde à vue

Andrew Mountbatten Windsor, frère cadet du roi Charles III, anciennement connu sous le nom de prince Andrew, quitte le commissariat d’Aylsham à bord d’un véhicule, au Royaume-Uni, le 19 février 2026. PHIL NOBLE / REUTERS

Andrew Mountbatten Windsor, frère du roi Charles III et prince déchu, a été relâché, jeudi 19 février vers 20 h 20 (heure de Paris), après neuf heures de garde à vue, en attendant les suites de l’enquête, selon la police britannique. Il avait été arrêté le même jour, jeudi, pour des soupçons de « faute professionnelle dans l’exercice de fonctions publiques » et placé en garde à vue.

La BBC a diffusé peu avant 20 h 30 un cliché du prince à l’arrière d’une voiture, hagard et le regard fixe, quittant le poste de police où il avait été interrogé. Dans la foulée, la police de Windsor, où se situe la résidence Royal Lodge où Andrew habitait jusqu’à en être récemment chassé par le roi, a confirmé dans un communiqué avoir relâché le sexagénaire.

La police n’a pas nommé Andrew Mountbatten Windsor, comme c’est l’usage au Royaume-Uni, mais avait précisé plus tôt que l’homme arrêté était soupçonné de « manquement à ses obligations dans l’exercice d’une fonction officielle ».

La police a aussi fait savoir jeudi soir que les perquisitions lancées dans la matinée dans deux résidences liées à Andrew Mountbatten Windsor étaient terminée pour l’une, en cours pour l’autre.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire Epstein : au Royaume-Uni, la police se penche sur le cas d’Andrew Mountbatten Windsor

Début février, la police de Windsor avait dit « évaluer » des allégations selon lesquelles Andrew Mountbatten Windsor avait transmis des informations potentiellement confidentielles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein, notamment des rapports de voyages en Asie effectués lorsque M. Mountbatten Windsor était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce, de 2001 à 2011.

L’arrestation de M. Mountbatten Windsor est du jamais-vu dans l’histoire moderne de la monarchie britannique. Le roi Charles III a réagi à la mi-journée en exprimant « une profonde inquiétude », mais aussi sa volonté de « laisser la justice suivre son cours ».

Donald Trump a pour sa part jugé « très triste » jeudi l’arrestation de l’ex-prince. « Je pense que c’est une honte. Je pense que c’est très triste. Je pense que c’est tellement mauvais pour la famille royale. C’est très, très triste », a confié le président américain pendant un échange avec la presse à bord de son avion, en assurant que, en ce qui le concerne, il avait été « totalement » blanchi.

« Il n’a jamais été un prince »

Selon un courriel daté du 24 décembre 2010 et adressé à Jeffrey Epstein, issu des dossiers publiés par le ministère de la justice américain, M. Mountbatten Windsor a transmis « un rapport confidentiel » sur les possibilités d’investissements internationaux dans la province du Helmand, en Afghanistan.

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Ces documents sont venus ajouter aux soupçons qui planaient déjà sur M. Mountbatten Windsor à la suite des accusations d’agressions sexuelles de Virginia Giuffre, principale témoin à charge du dossier Epstein, qui s’est suicidée en 2025. En 2022, une action en justice intentée par Mme Giuffre contre M. Mountbatten Windsor s’était soldée par un accord à l’amiable de plusieurs millions de livres.

« Il n’a jamais été un prince », ont réagi les frères et sœurs de Virginia Giuffre dans un communiqué transmis à CBS News. « Enfin, aujourd’hui, nos cœurs brisés ont été soulagés par la nouvelle que personne n’est au-dessus des lois, pas même la royauté. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Pour la monarchie britannique, l’enjeu des dossiers Epstein dépasse de loin le cas individuel d’un prince compromis »

Le Monde avec AFP

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Le procès de Judith Godrèche poursuivie par Jacques Doillon pour diffamation fixé à mars 2027

Le procès de Judith Godrèche, poursuivie pour diffamation par le cinéaste Jacques Doillon qu’elle accuse de viols quand elle avait 15 ans, se tiendra les 29 et 30 mars 2027. Quelques dizaines de militantes féministes ont manifesté leur soutien jeudi à Paris à la comédienne.

La date a été fixée lors d’une audience de procédure qui s’est tenue jeudi au palais de justice de Paris en présence de la comédienne et en l’absence du réalisateur, a constaté une journaliste de l’AFP.

Quelques dizaines de militantes féministes ont manifesté leur soutien à Paris à la comédienne Judith Godrèche, poursuivie pour diffamation par le cinéaste Jacques Doillon qu’elle accuse de viols quand elle avait 15 ans.

Des personnes brandissent une banderole alors qu’elles se rassemblent devant le tribunal de Paris pour soutenir l’actrice française Judith Godrèche, le 19 février 2026. © Thomas Samson

« Bravo Judith Godrèche la courageuse! », « Solidarité avec Judith Godrèche », « Non aux procès-baillons », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestantes devant le palais de justice de Paris ce jeudi 19 février.

« C’est une procédure destinée à lui faire peur et à la faire taire », a dénoncé auprès de l’AFP Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol (CFCV), présente aux côtés de militantes #Noustoutes, de #metoomédia ou encore du collectif enfantiste.

« Ces procès ont pour objectif de faire taire les victimes, c’est une stratégie des agresseurs qui font perdre du temps, de l’argent, de l’énergie, de la joie de vivre aux victimes », a abondé Florence Montreynaud, de l’association Les Chiennes de garde (CDG).

Judith Godrèche était présente au tribunal mais n’a pas souhaité s’exprimer à son arrivée, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Dans un récent message publié sur son compte Instagram, la comédienne et réalisatrice de 53 ans avait dénoncé ce « procès-baillon ». « Monsieur Doillon veut me museler, encore et toujours. Voler mes mots et violer mon corps ne vous aura pas suffi? Ce n’était donc pas fini, Monsieur Doillon? Dites moi : ca finira quand? », avait-elle notamment écrit.

La plainte pour diffamation déposée par Jacques Doillon vise un message publié par l’actrice sur Instagram le 21 février 2024 dans lequel elle disait que le réalisateur avait pour spécialité de tourner avec des enfants « avec qui il couche ».

Judith Godrèche est devenue le visage du #metoocinéma depuis sa plainte pour viol sur mineur déposée début 2024 contre le cinéaste Benoît Jacquot, de 25 ans son aîné, avec lequel elle a vécu une relation à partir de ses 14 ans.

Elle a également accusé Jacques Doillon de l’avoir violée quand elle avait 15 ans.

Si les faits décrits par la comédienne ne font pas l’objet de poursuites, pour cause de prescription, d’autres plaintes ont suivi et abouti à l’ouverture d’investigations.

A ce jour, Jacques Doillon, qui conteste les accusations, n’a pas été mis en examen, mais placé sous le statut plus favorable de témoin assisté.

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Une opération inédite de visites de plusieurs établissements pénitentiaires pour mineurs par des députés

La députée (Les Ecologistes, Hauts-de-Seine) Sabrina Sebaihi, lors d’une visite du quartier pour mineurs de la maison d’arrêt de Nanterre, le 19 février 2026. NNOMAN CADORET

Quand on franchit la grille du quartier pour mineurs de la maison d’arrêt de Nanterre, le paysage change d’un seul coup. Une immense fresque de couleur recouvre la totalité des murs de la coursive. Un panneau met en scène la confrontation entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille. Juste à côté de fonds sous-marins aux poissons multicolores, une immense tour Eiffel rend hommage aux Jeux olympiques de Paris 2024.

La petite salle de classe, où les mineurs détenus sont censés poursuivre leur scolarité (obligatoire au moins jusqu’à 16 ans), est vide. Faute de professeurs. « Cela arrive souvent ? », demande Sabrina Sebaihi, députée (Les Ecologistes) dans cette circonscription des Hauts-de-Seine, qui a fait valoir son droit de visite de parlementaire. En face d’elle, dans sa cellule de 9 mètres carrés, Souleyman, 17 ans, assis sur son lit, répond : « Non. C’est plutôt rare. » Il est en détention provisoire depuis deux mois, et doit a priori y rester au moins une année.

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« Il le mérite! »: à Londres, des Britanniques accueillent avec joie l’arrestation d’Andrew

Au Royaume-Uni, la disgrâce sans fin de l’ex-prince Andrew, arrêté ce jeudi matin pour avoir transmis des documents confidentiels à Esptein, semble satisfaire les Britanniques, en quête de plus de transparence de la part de la monarchie.

« Il le mérite! »: dans les rues de Londres, des Britanniques se félicitent jeudi de l’arrestation de l’ex-prince Andrew, « un message fort » montrant selon eux que le frère du roi Charles III et la famille royale ne sont pas au-dessus des lois.

« Je suis ravie », dit en souriant à l’AFP Emma Carter, avocate. « Il aurait dû être arrêté il y a déjà longtemps, franchement », poursuit cette femme de 55 ans, interrogée par l’AFP dans le quartier de la City.

Son arrestation est « un message fort. Il le mérite! », dit-elle encore. Pour elle, l’ex-prince « s’est caché pendant des années derrière ses privilèges et la popularité de sa mère, la reine Elizabeth II », décédée en septembre 2022.

Maggie Yeo, une retraitée de 59 ans, a aussi accueilli la nouvelle avec un grand sourire.

« Je pensais qu’ils (la famille royale, ndlr) étaient intouchables », dit-elle. « C’est bien de savoir qu’ils ne sont pas au-dessus des lois. (…) Au moins, la justice britannique fonctionne ».

Jennifer Tiso, data analyste de 39 ans, s’est elle réjouie qu’après des arrestations de « rock stars et superstars, cela touche maintenant des sphères plus élevées, comme la famille royale ».

Satisfaction perceptible

Beaucoup de Britanniques semblaient en effet parier sur une impunité de la famille royale: un sondage de l’institut Yougov publié lundi indiquait que près des deux-tiers des Britanniques (62%) jugeaient « improbable » que l’ex-prince, qui a toujours démenti les accusations contre lui, pourrait être inculpé.

Affaire Epstein: après les nouvelles révélations sur Andrew, la couronne britannique vit-elle la pire crise de son histoire?

La satisfaction perceptible jeudi dans les rues de Londres à l’annonce de l’arrestation d’Andrew illustre aussi la forte impopularité qui entoure le frère du roi, depuis des années que rebondit le scandale autour de son amitié avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Kevin, un retraité de Salisbury qui lui non plus ne cache pas sa joie après l’arrestation, déclare ainsi ne « pas aimer du tout » Andrew, qu’il juge « arrogant », « pas intelligent ».

« Je n’ai rien contre la famille royale. Mais lui ne donne vraiment pas le bon exemple », estime cet homme qui n’a pas voulu donner son nom de famille.

Pour lui, Andrew, qui fut envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international de 2001 à 2011, « doit être interrogé sur ça, c’est important », estime Kevin. « Cela implique des contrats, de l’argent, des relations diplomatiques avec d’autres pays », souligne-t-il.

« Désolée pour le roi Charles »

Reste qu’Andrew a été arrêté en raison d’allégations selon lesquelles il a transmis des informations confidentielles à Jeffrey Epstein lorsqu’il était émissaire au commerce. Et pas pour d’autres soupçons qui planent sur lui depuis des années, actuellement « évalués » par la police britannique, selon lesquelles il aurait eu au Royaume-Uni des relations sexuelles avec des jeunes femmes que lui aurait envoyées Jeffrey Epstein.

Emma Carter, l’avocate, a dit jeudi avoir une pensée pour « ces victimes », estimant malgré tout que l’arrestation était « une bonne chose pour elles ».

Cette Londonienne s’est dit par ailleurs « désolée pour le roi Charles III, qui souffre d’un cancer et n’était probablement pas totalement au courant du passé de son frère ».

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U2 repart au front avec « American Obituary » et s’en prend à Donald Trump

Le groupe de rock irlandais U2, en 2025. ANTON CORBIJN/U2

Après Bruce Springsteen (Streets of Minneapolis), Jesse Welles (Join ICE), Neil Young (Big Crime) ou Kim Gordon, du groupe Sonic Youth (Bye Bye 25 !), une autre voix combative du rock, celle des Irlandais de U2, s’élève contre les dérives de la nouvelle ère Trump et les exactions de l’ICE – la police fédérale américaine de l’immigration – avec American Obituary (« nécrologie américaine »). Une protest song (« chanson contestataire ») électrique de 4 minutes 23 figurant sur le nouvel EP six titres de la bande à Bono, Days of Ash (« jours de cendres »), mis en ligne par surprise sur les plateformes, mercredi 18 février, dans lequel le quatuor consacre d’autres chansons à de brûlants sujets d’actualité, qu’il s’agisse de l’Iran, de l’Afrique, du conflit israélo-palestinien ou de l’Ukraine.

Après des albums plus introspectifs revenant sur leur adolescence (Songs of Innocence, en 2014) et leur parcours (Songs of Experience, en 2017, et Songs of Surrender, en 2023, réinterprétation acoustique d’une sélection de leur répertoire), U2 replonge ici dans un engagement qui a souvent nourri sa flamme musicale et la vie publique de son chanteur.

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Pourquoi Binance rejette les nouveaux clients ?


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Un contrat de plusieurs milliards d’euros pour produire des drones est en jeu: Berlin veut clarifier la participation du milliardaire américain controversé Peter Thiel dans la start-up allemande Stark

Le fabricant de drones Stark fait face à une opposition politique croissante en raison de ses liens avec le milliardaire américain Peter Thiel – alors que la commission des finances allemande doit valider prochainement un contrat pour la production de drones.

Ce sont des liaisons dangereuses. Selon le Financial Times, le ministère allemand de la Défense réclame des clarifications sur le rôle exact que joue le milliardaire américain Peter Thiel dans la start-up allemande Stark, alors qu’un contrat qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros est sur le point de lui être attribué pour produire des drones. Les préoccupations concernent le montant de la participation de Peter Thiel à Stark, ainsi que son rôle effectif au sein de l’entreprise, en raison de ses liens avec Donald Trump et sa vision sceptique de la démocratie.

Le FT rapporte que le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a déclaré qu’il partageait « expressément » les inquiétudes émises. « Nous devons simplement clarifier l’influence réelle de Peter Thiel », a-t-il affirmé au cours d’une visite auprès des forces spéciales cette semaine.

« S’il a une influence sur les opérations et/ou qu’il détient une minorité de blocage sous quelque forme que ce soit, alors c’est une situation différente de celle où il ne serait, par exemple, qu’actionnaire à moins de 10% et sans influence sur les opérations. »

Une vision stratégique qui pose question

Le parti écologiste a pour sa part averti du danger que représenterait la signature d’un contrat avec une entreprise dont l’un des actionnaires serait lié à l’administration Trump, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis (à rebours, cependant, de la potentielle décision allemande de se doter d’avions de combat F-35 supplémentaires).

Sebastian Schäfer, le spécialiste des questions de défense du parti a déclaré au FT: « Je ne veux pas dépendre d’actionnaires qui veulent mettre fin à nos démocraties européennes ». Il a par ailleurs suggéré que l’entreprise, récemment valorisée à un milliard d’euros, devrait trouver un investisseur pour racheter les parts de Peter Thiel.

Interrogée par le Financial Times, la start-up a refusé de préciser le montant exact de la participation de Peter Thiel, indiquant uniquement qu’elle était inférieure à 10% et ne comprend pas de droits spéciaux en matière de vote, qui seraient susceptibles d’occasionner un examen au titre des règles allemandes relatives aux investissements étrangers.

Un contrat controversé

Selon une précédente information du FT, l’accord en passe d’être conclu avec Stark, mais aussi avec Helsing, pourrait s’élever jusqu’à 4,3 milliards d’euros pour fournir des munitions téléopérées (des « drones kamikazes ») aux forces armées allemandes. Le média rapporte que l’accord initial avec Stark s’élève à 269 millions d’euros, pouvant potentiellement grimper jusqu’à 2,86 milliards d’euros, tandis que le montant alloué à Helsing serait moindre, évalué à 1,46 milliard d’euros. Ce contrat a fait l’objet de campagnes d’essais menées fin 2025, lors de laquelle les drones Virtus de Stark n’auraient pas donné entière satisfaction, manquant leurs cibles à plusieurs reprises.

Le député Andreas Schwarz, député social-démocrate et membre de la commission budgétaire, a déclaré plus tôt dans la semaine au Süddeutsche Zeitung que ce contrat nécessiterait « des éclaircissements », alors que l’Allemagne cherche à se réarmer massivement et veut simplifier certaines de ses procédures d’acquisition. Le ministre allemand de la Défense a déclaré que ces questions seraient abordées lors d’une prochaine réunion avec la commission de la Défense avant la fin du mois de février.

600 drones et missiles : l’Ukraine pilonnée par Moscou – 28/09

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JO 2026 : Emily Harrop et Thibault Anselmet médaillés en ski alpinisme, Alysa Liu sacrée en patinage artistique… Le résumé de la journée du jeudi 19 février

La médaillée d’argent, Emily Harrop, et le médaillé de bronze, Thibault Anselmet, après leurs épreuves de ski alpinisme, jeudi 19 février, à Bormio (Italie). DENIS BALIBOUSE / REUTERS

La journée du jeudi 19 février marquait l’entrée au programme olympique du ski-alpinisme, la seule discipline ajoutée au calendrier de Milan-Cortina. Et sur le sprint individuel, les Bleus ont pris part à la fête, chez les femmes comme chez les hommes, portant à 19 le total de médailles de la délégation française, alors qu’il reste encore trois jours de compétition.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Ski-alpinisme aux JO 2026 : pour la Française Emily Harrop, une médaille d’argent teintée de regrets

Les sourires semblaient scotchés aux visages d’Emily Harrop et de Thibault Anselmet, à l’issue de l’épreuve. Il faut dire qu’ils ne pouvaient pas rêver mieux – si ce n’était de finir une ou deux marches plus haut sur le podium – pour leurs premiers JO, sur les pistes du Stelvio (Trentin-Haut-Adige). La première a décroché l’argent, le second le bronze.

« Remporter une médaille olympique, ça représente beaucoup, exprimait avec fierté Thibault Anselmet au micro d’Eurosport, dès la fin de sa course. Je suis très fier. C’est super pour notre sport d’être olympique. » S’il considère avoir été « en difficulté dès les quarts de finale », il s’est tout de même adjugé la troisième place avec 3 secondes d’avance sur le Suisse Arno Lietha. Emily Harrop, elle, peut nourrir quelques regrets. En tête des deux manches qualificatives, elle a craqué en finale. La faute à une troisième transition mal négociée, au cours de laquelle elle a concédé 9 secondes à la Suissesse Marianne Fatton, sacrée.

La Norvège patronne du combiné nordique

A l’inverse, la finale du combiné nordique avait, elle, des airs de déjà-vu. Sur les trois dernières éditions des Jeux, la Norvège a empoché l’or à deux reprises sur le sprint par équipes : en 2014, à Sotchi (Russie), puis en 2022, à Pékin – il avait dû se contenter de la médaille d’argent en 2018, à Pyoeongchang (Corée du Sud). Cette édition 2026, n’a pas dérogé à la règle.

Emmenée par le duo Andreas Skoglund – Jens Luraas Oftebro – celui-ci compte déjà deux titres olympiques à Milan-Cortina, sur le petit et le grand tremplin –, la Norvège a longtemps joué des coudes avec la Finlande. A 1,5 kilomètre de l’arrivée, leurs rivaux étaient même devant. Mais Jens Luraas Oftebro a accéléré pour reléguer son homologue Eero Hirvonen à une demi-seconde et décrocher l’or, donc. Le duo français, composé de Marco Heinis et Maël Tyrode, a, lui, terminé 9e.

Le patineur Zhogyan Ning signe un record olympique

C’est un sacre qui vaut de l’or, aux deux sens du terme. Le Chinois Zhongyan Ning s’est adjugé la finale du 1 500 m en patinage de vitesse, avec le record olympique à la clé. Fait encore plus rare, le précédent record – détenu par le Néerlandais Kjeld Nuis en 1 min 43 s 21 – a été battu… quatre fois lors de cette finale. D’abord par son compatriote Joep Wennemars, qui a terminé 4e, puis par Kjeld Nuis lui-même, finalement en bronze. L’Américain Jordan Stolz, sacré sur 500 m et 1 000 m à Milan, prend la médaille d’argent. Le Français Valentin Thiebault termine, lui, à la 17e place.

En fin de journée, l’équipe féminine de hockey sur glace des Etats-Unis s’est offert le sacre aux dépens du Canada, tenant du titre (2-1). Menées jusqu’à la fin du dernier tiers-temps, les Américaines ont arraché la prolongation, avant de s’imposer. Médaillée sur toutes les éditions olympiques depuis l’entrée de la discipline au programme en 1998, la Team USA n’avait plus décroché l’or depuis Pyeongchang 2018.

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En patinage artistique, Alysa Liu a offert aux Etats-Unis leur premier sacre olympique dans l’épreuve individuelle femmes depuis Salt Lake City 2002. Elle devance les Japonaises Kaori Sakamoto et Ami Nakai. Adeliia Petrosian, très attendue après quatre années de mise au ban de la Russie des compétitions internationales et qui concourrait à Milan sous bannière neutre, a terminé 6e.

Célien Milioni-Brunet

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