À la veille d’un nouvel épisode de pourparlers avec les États-Unis, mardi 17 février, l’Iran estime que la position américaine sur le nucléaire est devenue « plus réaliste ». Une prise de position qui laisse entrevoir une issue diplomatique.
Une avancée dans les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis. À la veille d’un nouvel épisode de négociations à Genève (Suisse), les autorités iraniennes ont estimé, ce lundi 16 février, que les demandes américaines au sujet du nucléaire s’étaient assouplies. Une prise de parole qui laisse entrevoir une avancée dans les discussions et une potentielle résolution diplomatique.
« Au vu des discussions » qui ont eu lieu début février à Oman, « nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, cité par l’agence de presse Irna.
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Des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz
Pourtant, plus tôt dans la journée, les Gardiens de la révolution ont lancé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz, lieu stratégique du commerce mondial, afin de préparer l’armée idéologique de la République islamique d’Iran « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles » dans la région, a indiqué la télévision iranienne.
Pour rappel, Donald Trump, qui a multiplié les menaces d’intervention militaire, a déclaré, le 14 février, vouloir envoyer un second porte-avions, après avoir déjà déployé une importante armada navale dans le golfe Persique.
Pour confirmer une éventuelle baisse des tensions entre les deux pays, il faudra encore attendre la session de discussions entre Téhéran et Washington, prévue ce mardi 17 février. L’émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, représenteront les États-Unis en Suisse. Outre le nucléaire iranien, les États-Unis insistent également sur la limitation du programme de missiles balistiques et sur la fin du soutien de la République islamique envers des groupes armés régionaux comme le Hezbollah ou le Hamas.
« Nous verrons ce qu’il en est. Nous espérons qu’il y aura un accord », a déclaré Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, en marge d’une visite en Hongrie.
L’Iran défend un droit au nucléaire civil, notamment pour l’énergie, conformément aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP), dont il est signataire. En juin 2025, l’Agence internationale de l’énergie atomique avait accusé Téhéran d’avoir violé ses engagements, ce qui avait déclenché une vaste opération de bombardements menée par les États-Unis ainsi que la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël.

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