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L’Afrique du Sud annonce se retirer de la mission militaire de l’ONU en RDC

Des soldats de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) à la base militaire de Tempe après leur retrait de l’est de la République démocratique du Congo, à Bloemfontein, le 14 juin 2025. PHILL MAGAKOE/AFP

L’Afrique du Sud va retirer ses quelque 700 militaires déployés au sein de la Monusco, la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), dont l’Est est ravagé par trois décennies de violences, a annoncé, samedi 7 février, la présidence sud-africaine.

L’an dernier, Pretoria avait évacué des centaines de soldats sud-africains présents en RDC dans le cadre d’une force régionale, la SAMIRDC, constituée dans l’est de ce pays par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et dont les effectifs précis n’ont jamais été rendus publics.

La SADC avait décidé, début 2025, de mettre fin au mandat de la SAMIRDC après son échec à endiguer une offensive d’ampleur, dans les provinces des Nord- et Sud-Kivu, du groupe armé antigouvernemental M23, soutenu par le Rwanda voisin.

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Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, « a informé le secrétaire général des Nations unies », Antonio Guterres, de « l’intention du gouvernement sud-africain de retirer sa contribution de soldats » à la Monusco, déclare la présidence sud-africaine dans un communiqué. Cette décision a été motivée par la nécessité de « consolider et réajuster les ressources des forces de défense d’Afrique du Sud », après vingt-sept ans de soutien aux efforts de maintien de la paix en RDC, selon le communiqué.

Le retrait des militaires sud-africains sera terminé avant la fin de l’année. Selon l’ONU, près de 700 soldats participent au contingent militaire de la Monusco, qui comptait, en octobre, environ 12 500 hommes.

L’est de la RDC, toujours en proie à la violence

Ravagé par divers conflits depuis trente ans, l’est de la RDC est le théâtre depuis fin 2021 de la résurgence du M23. Ce dernier s’est emparé de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, deux grandes villes des Nord- et Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et riches en ressources minières.

Les appels à l’évacuation des soldats sud-africains de l’est de la RDC s’étaient multipliés en Afrique du Sud après la mort de 14 d’entre eux en janvier 2025. La plupart appartenaient à la SAMIRDC mais au moins deux faisaient partie de la Monusco.

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Mercredi, le M23 a revendiqué une attaque de drones menée le week-end précédent contre l’aéroport stratégique de Kisangani, dans le nord-est de la RDC, à des centaines de kilomètres des territoires que contrôle ce groupe.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Avec l’attaque sur l’aéroport de Kisangani, les rebelles du M23 montrent leur capacité à frapper en profondeur la RDC

L’ONU a, par ailleurs, annoncé, mercredi, le prochain déploiement d’une mission dans l’est de la RDC dans la perspective d’un cessez-le-feu « permanent », après une nouvelle réunion, à Doha, sous la médiation du Qatar, entre les représentants du M23 et ceux des autorités de Kinshasa.

Un engagement vers un cessez-le-feu a été signé en juillet entre les deux parties. Parallèlement, un accord a été entériné début décembre à Washington par la RDC et le Rwanda. Mais aucun de ces accords n’a mis un terme aux combats.

Dans son communiqué, l’Afrique du Sud assure qu’elle continuera à soutenir les « efforts multilatéraux » pour apporter « une paix durable » en RDC.

Le Monde avec AFP

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