Skip to content

L’essentiel du jour, rien que pour vous.

La sœur de Samuel Paty pointe la « responsabilité écrasante » de deux accusés au procès en appel de l’assassinat du professeur

Hier à 22h13

Table des matières

La famille de Samuel Paty et des collègues enseignants entendus

Merci à tous de nous avoir suivi. Ce live est désormais terminé.

Cette nouvelle journée du procès en appel de l’assassinat du professeur Samuel Paty a été émaillée de plusieurs incidents entre la partie civile et la défense.

Les auditions des parties civiles, dont les parents de Samuel Paty et ses sœurs, ont démarré ce mardi. Les juges ont également entendu des collègues enseignants du collège.

Hier à 18h41

Tensions entre la partie civile et la défense, l’audience suspendue

Nouvelles tensions entre la défense et la partie civile. Un avocat de la partie civile a pris à témoin dans la salle, des professeurs et collègues de Samuel Paty venus assister à l’audience. L’un des avocats d’Abdelhakim Sefrioui, Me Ouadie Elhamamouchi, s’est levé en déclarant que la partie civile est en train d’influencer le témoin.

Cela fait plusieurs fois que cette journée est émaillée d’incidents. La présidente suspend l’audience et convoque les uns et les autres dans son bureau. 

Hier à 18h39

Un ancien collègue de Samuel Paty reconnaît avoir été « trop dur » avec lui

Un nouvel enseignant du collège de Samuel Paty se présente à la barre. C’est celui qui avait été le plus virulent, à l’époque, à l’égard de son collègue. 

Dans un mail du 10 octobre 2020, il avait dit qu’il ne soutenait pas le professeur. Lors de son audition, il déclarait « qu’on n’avait pas droit de demander aux élèves de sortir d’un cours en fonction de ses origines ou opinions et que c’était une manière de faire passer la laïcité pour une forme d’intolérance ».

A la barre, il essaye d’expliquer son positionnement. Tout en regrettant une partie de ses propos de l’époque, il en maintient d’autres. « Je maintiens qu’il a proposé aux enfants de sortir du cours, et que ce n’est pas conforme aux règles de laïcité. En revanche, je pense que j’ai été trop dur avec lui, sous le coup de l’impulsion. » 

« Si on propose aux uns de ne pas assister aux cours, ça vaut dire que le cours n’est pas destiné à tous », développe le professeur.

« Le 16 octobre, j’ai appris ce qui s’est passé, ça m’a déchiré le cœur. » ajoute-t-il. 

Hier à 18h15

« Au procès en appel, l’association de malfaiteurs terroristes au cœur des débats », écoutez le dernier épisode du Titre à la une

Le dernier épisode de notre podcast « Le titre à la une » est consacré au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty.

Depuis le 26 janvier, la notion d’enchaînement causal retenue par les juges pour relier certaines prises de parole à l’attentat est au cœur des débats.

Alors que la décision attendue pourrait peser durablement sur la manière dont on juge les responsabilités liées au terrorisme, Olivier Cahn, professeur de droit pénal à l’université de Nanterre, nous aide à comprendre les enjeux du procès.

Assassinat de Samuel Paty: au procès en appel, l’association de malfaiteurs terroristes au coeur des débats

Hier à 16h45

Une collègue de Samuel Paty qui avait critiqué le cours du professeur appelée à la barre

La présidente lit un mail qu’une collègue de Samuel Paty a envoyé avant l’assassinat. « Chers collègues, enseignante depuis 1985, je n’ai pas pour habitude de m’exprimer publiquement. Je ne soutiens pas mon collègue », écrivait-elle dans ce message adressé à la communauté enseignante du collège, au sujet du cours dispensé par le professeur.

Ce qui la gênait n’était pas le contenu du cours, mais « le fait de proposer à des élèves de sortir, de fermer les yeux », dit-elle aujourd’hui à la barre. 

Elle est ensuite interrogée sur une déclaration qu’elle a faite lors d’une audition, au cours de laquelle elle a jugé « très inappropriée » la caricature de Charlie Hebdo montrée par Samuel Paty à ses élèves, sur laquelle figurait le personnage de Mahomet dénudé. « Le fait que l’image soit sexualisée me paraissait peu approprié », confirme-t-elle devant la cour.

Hier à 15h40

Les accusés disent comprendre la « douleur » des proches de Samuel Paty, Brahim Chnina demande « pardon »

Les accusés ont la parole pour commenter les auditions des parties civiles. « J’ai vu la douleur d’un père et d’une mère. Je suis vraiment désolé de les voir comme ça », déclare Abdelhakim Sefrioui en essuyant quelques larmes. 

« Je comprends tout à fait leur douleur qui est légitime », abonde Naim Boudaoud, proche du terroriste qui a assassiné Samuel Paty, Abdoullakh Anzorov.

« J’ai très mal à leur place. Je suis très peiné. Je me mets à la place des parents. Tout ça à cause d’un mensonge de ma fille. Je leur dis pardon, je regrette du fond du cœur », confie de son côté Brahim Chnina.

Hier à 15h33

L’ex-compagne de Samuel Paty affirme que le professeur n’avait « aucun problème avec ses élèves »

« De façon générale, il n’avait aucun problème avec ses élèves », déclare à la barre l’ex-femme de Samuel Paty, qui s’est séparée du professeur en 2019. 

De leur union est né un enfant, qui pourrait selon elle être présent pour le verdict. Le garçon de 10 ans « a avancé depuis un an. Sa vie est moins marquée. Venir l’aurait peut-être ramené en arrière. Mais il tient à venir pour le verdict », poursuit-elle.

Hier à 15h26

« Sefrioui et Chnina portent une responsabilité écrasante », accuse Mickaëlle Paty

Le parent d’élève Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefriou, accusés d’avoir été au cœur de la campagne de haine qui a conduit à l’assassinat du professeur, portent selon Mickaëlle Paty « une responsabilité écrasante ».

« Leur rôle n’est pas secondaire, il est causal. Ils ont créé les conditions d’un passage à l’acte », affirme-t-elle à la barre à la reprise de l’audience.

« lls connaissaient les risques et ont choisi d’agir en conséquence des causes. Ils ne sont pas des victimes », insiste-t-elle.

Mickaelle Paty a également incriminé la fille de Brahim Chnina, élève de Samuel Paty, qui avait prétendu à son père avoir assisté à un cours sur la liberté d’expression dans lequel le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de se signaler et de sortir de classe. Une histoire fausse, d’autant qu’elle était ce jour-là exclue pour indiscipline.

« Samuel n’a pas été assassiné pour avoir montré des caricatures. Samuel a été assassiné par un islamiste en mal de jihad nourri par une diffamation répétée d’une adolescente dénuée de morale », a asséné la sœur du professeur.

Hier à 12h58

« Il a voulu protéger ses élèves »: la sœur de Samuel Paty prend la parole

« C’est la troisième fois que je me retrouve devant une salle d’audience », entame à son tour Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris.

« Samuel était mon frère aîné. On jouait dans les flaques, on faisait du vélo. Dès le plus jeune âge, il se passionnait pour l’histoire. La philosophie a tenu une grande place dans sa vie », poursuit-elle avant de s’insurger contre les propos tenus par l’avocat des accusés, Me Francis Vuillemin.

Samuel « a voulu protéger ses élèves, il a voulu les protéger et c’est lui qu’on a accusé d’être raciste et islamophobe (…) J’attends que la justice nomme fermement les coupables qui nous ont privés d’un frère, d’un fils, d’un père », lance Gaëlle Paty.

Hier à 12h22

« Samuel était respectueux de toutes les religions »: les parents de Samuel Paty témoignent à la barre

Appelés à la barre, Jean et Bernadette Paty, les parents de Samuel Paty, évoquent des souvenirs de leur fils. « Cette passion pour l’histoire lui vient de la petite enfance », raconte sa mère, Bernadette, devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris. « C’était un élève sérieux, travailleur. »

« Samuel était respectueux de toutes les religions », assure également cette mère endeuillée. « Nous n’accepterons jamais qu’on le traite d’islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous a anéantis. »

Hier à 11h38

« Je ne m’acharne pas sur Monsieur Paty », affirme Me Francis Vuillemin

« Contrairement à ce qu’on croit, je ne m’acharne pas sur Monsieur Paty », renchérit Me Francis Vuillemin. Dès le premier jour d’audience, l’avocat d’Abdelhakim Sefrioui – accusé d’avoir suscité un « sentiment de haine » conduisant à l’assassinat de Samuel Paty – avait provoqué la polémique après ses propos sur l’enseignant de 47 ans.

Il avait notamment dénoncé le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty durant ses cours envers les élèves musulmans.

Hier à 11h31

Me Francis Vuillemin, l’avocat d’un des accusés, prend la parole

Me Francis Vuillemin, qui avait dénoncé le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty envers les élèves musulmans, prend à présent la parole. Devant la cour, il cite des auditions d’élèves qui ont assisté aux cours de l’enseignant de 47 ans.

« Je me souviens qu’a un moment, il nous a demandé de sortir (…) Il a demandé aux musulmans de lever la main et ensuite de sortir », avait déclaré un élève de 4e à l’occasion d’une audition. La présidente rappelle toutefois à la cour que ce même élève avait également affirmé qu’il ne s’était pas senti discriminé par le professeur.

Me Francis Vuillemin poursuit: « Ce dont je me souviens, c’est qu’il a demandé aux musulmans de sortir. Il l’a dit gentiment. Nous étions cinq (…) Je ne sais pas quel était l’objectif de montrer cette image (…) Je n’ai pas eu le choix que de sortir », a également témoigné une autre élève à l’occasion d’une audition.

Là encore, la présidente complète le procès-verbal cité par Me Vuillemin: « Non, il n’était pas comme ça. Il n’était pas raciste. À aucun moment, il n’a cherché à discriminer qui que ce soit », avait aussi dit cette même élève.

Hier à 10h37

« C’est difficile de revivre ça »: un collègue de Samuel Paty revient sur son assassinat

Toujours interrogé par la cour d’assises spéciale d’appel, Jean François E. revient sur les circonstances de l’assassinat de Samuel Paty.

« C’est difficile de revivre ça », dit-il la voix tremblante. 

« Chaque professeur exerce sa liberté pédagogique lorsqu’il fait cours », ajoute-t-il.

Hier à 10h16

Certains professeurs « ne soutenaient pas Samuel Paty », rapporte Jean-François E.

Une semaine avant l’assassinat de Samuel Paty, les enseignants du collège avaient eu connaissance du cours dispensé par l’enseignant de 47 ans sur « les caricatures », rapporte un collègue, Jean-François E., devant la cour d’assises spéciale d’appel.

« Le samedi matin, il y avait eu deux mails de professeurs qui ne soutenaient pas Samuel Paty », avance le professeur de mathématiques qui se décrit comme « un peu incrédule » face à la situation à l’époque. « Le dimanche, Samuel Paty avait répondu qu’il allait déposer plainte pour diffamation (…) À partir du lundi matin, il n’y avait plus personne en salle des profs, plus d’ambiance ».

Hier à 10h01

Samuel Paty décrit comme « affable » et « gentil » par un collègue

Entendu devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, Jean-François E., professeur de mathématiques, décrit Samuel Paty comme un collègue « affable, gentil, posé ». « Mais ce n’était pas un ami », poursuit-il.

« Il m’avait demandé si je pouvais le raccompagner (…) C’était quelque chose que j’avais pris l’habitude de faire », raconte Jean-François E. « Je m’en suis voulu de ne pas l’avoir raccompagné ce soir-là ».

Hier à 09h56

L’audience s’ouvre par l’audition d’un collègue de Samuel Paty

L’audience s’ouvre par l’audition d’un collègue de Samuel Paty, Jean François E., professeur de mathématiques.

Hier à 09h01

Le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui s’est défendu de radicalité religieuse

Le militant qui avait participé aux vidéos s’en prenant à Samuel Paty, Abdelhakim Sefrioui, est accusé d’avoir suscité un « sentiment de haine » conduisant à l’assassinat de l’enseignant.

Au cinquième jour du procès, il s’était défendu de toute radicalité religieuse, à rebours du témoignage que sa fille avait livré la veille. « Mon père a obligé ma mère d’arrêter d’enseigner parce qu’elle portait le voile »: la phrase a été rapportée vendredi par la présidente de la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, reprenant les mots de la fille aînée de l’accusé.

Dans le box, le père de famille de 66 ans niait en bloc: « ce qu’elle a dit, c’est aux antipodes de ce que disent tous les gens qui m’ont rencontré ».

Hier à 08h53

La famille de la victime espère une « confirmation du jugement »

À l’issue du procès en appel, la famille de Samuel Paty espère une « confirmation du jugement » initial et « que les faits soient reconnus », a assuré la semaine passée Me Virginie Le Roy, avocate des parents et d’une soeur de Samuel Paty.

Hier à 07h52

Les parents de Samuel Paty « très choqués » par la plaidoirie de la défense

Au lendemain du premier jour d’audience,les parents de Samuel Paty s’étaient dit « très choqués » par les propos Me Vuillemin concernant la ligne de défense de client, Abdelhakim Sefrioui.

« Ce qu’il nous a décrit là de Samuel Paty, ce n’est pas l’homme qu’il était, et je pense que sa famille est la plus légitime pour savoir qui était Samuel », a réagi Me Virginie Le Roy, avocate des sœurs du professeur à notre antenne, la semaine dernière.

Hier à 07h49

« Je ne regrette aucun de mes propos »: une stratégie défensive décriée

L’avocat Francis Vuillemin qui défend le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui a provoqué l’émoi, dès le premier jour d’audience, en dénonçant le comportement prétendument « discriminant » de Samuel Paty durant ses cours envers les élèves musulmans.

« Je ne regrette aucun de mes propos. Je les réitérerai bien sûr en cours d’audience puis en plaidant. Je ne fais que dire la réalité du contenu de ce dossier », a assuré Me Francis Vuillemin, invité sur BFMTV mardi 27 janvier.

>>> Lire notre article

Hier à 07h33

Les quatre accusés condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle

Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.

Quatre sont rejugés devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris, jusqu’au 27 février. Parmi eux figurent Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat.

Et Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de Samuel Paty.

Hier à 07h30

Reprise du procès en appel pour complicité de l’assassinat de Samuel Paty

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel des quatre complices présumés de l’assassinat de Samuel Paty.

A l’issue de la première journée d’audience, largement consacrée à des questions d’organisation et à la lecture du rapport retraçant les faits et les investigations, la présidente a donné la parole aux quatre hommes assis dans le box des accusés. Tous ont contesté les faits qui leur étaient reprochés.

La cour d’assises spéciale d’appel de Paris se prépare ce matin à entendre les parties civiles, dont les parents et les sœurs du professeur d’histoire tué devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Source

No comment yet, add your voice below!


Add a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Initiales logo Exotik Garden
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.