Bruno Gollnisch, ancien eurodéputé et ex-numéro deux du FN, devant la cour d’appel de Paris, lundi 26 janvier 2026. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE »
Bruno Gollnisch, naguère intarissable, a mis de l’eau dans son vin. L’ancien compagnon de Jean-Marie Le Pen et ex-numéro deux du parti, a renoncé, lundi 26 janvier, devant la cour d’appel de Paris, à ses interminables cours de droit sur la séparation des pouvoirs où il avait tenté de noyer le tribunal en octobre 2024. Il a 76 ans dans deux jours, et pousse toujours le mimétisme avec feu son mentor à user d’un vocabulaire choisi, et à abuser comme lui de l’imparfait du subjonctif.
Sur le fond, il a reconnu pour la première fois aussi nettement, au procès des assistants parlementaires du Front national (FN), que ses assistants avaient travaillé parfois pour le parti « de façon résiduelle », et pas seulement pour leur eurodéputé. C’est faire la moitié du chemin et éviter d’être de nouveau condamné à trois ans de prison dont un ferme, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Mais c’est sans doute trop pour ne pas sembler se dédire, et trop peu pour reconnaître les 996 000 euros de détournements de fonds publics dont il est accusé.
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