Occupation de plusieurs locaux de l’université AgroParisTech, par des étudiants, à Palaiseau (Essonne), le 21 janvier 2026. NNOMAN / ENCRAGE
Réveil sur le campus d’AgroParisTech, à Palaiseau, dans l’Essonne, où sont formés les ingénieurs du vivant et de l’environnement. Les sacs de couchage ne sont pas encore repliés, certains matelas gardent la forme des corps qui y ont dormi. Pas de temps à perdre pour les jeunes mobilisés : à 15 heures, une réunion est prévue avec la direction. Cinq heures pour s’organiser, formuler des revendications claires et avancer des pistes concrètes. Depuis mardi 20 janvier, une partie du campus de Palaiseau est occupée. Les étudiants dénoncent la place accordée aux groupes agro-industriels au sein même de leur établissement, sur fond de désaccord sur le traité avec les pays du Mercosur.
Malgré la fatigue accumulée après quatre jours et trois nuits de blocage, une centaine de personnes se retrouvent dans un amphithéâtre pour débattre. Certains appartiennent au collectif Agro en luttes, mobilisé au sein d’AgroParisTech pour « la justice sociale », à l’initiative du mouvement. D’autres, moins politisés mais concernés par les enjeux, ont choisi de les rejoindre. Une partie des cours s’est déroulée à distance depuis le début du blocage.
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