Le but du Paris Saint-Germain inscrit par Bradley Barcola, à Auxerre, le 23 janvier 2026. STEPHANIE LECOCQ/REUTERS
Ça n’est toujours pas flamboyant, même pas encore impressionnant, mais cela suffit pour l’instant au Paris Saint-Germain (PSG). Trois jours après sa défaite à Lisbonne chez le Sporting Portugal (1-2) en Ligue des champions, et avant le match décisif contre les Anglais de Newcastle, le club parisien, largement remanié, a difficilement battu, vendredi 23 janvier, le relégable Auxerre (1-0). Il reprend à Lens la tête du classement de Ligue 1, avant le choc de samedi soir entre les Sang et Or et l’Olympique de Marseille.
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Jouée entre deux matchs de Ligue des champions, cette rencontre de la 19e journée avait aussi pour but de chasser les quelques doutes qui entourent l’équipe de Luis Enrique depuis le début de l’année 2026. Surtout avant d’affronter Newcastle mercredi, pour la dernière journée de la phase de ligue, afin d’accrocher le top 8 et de ne pas jouer les deux matchs de barrages.
Les doutes concernent d’abord le gardien Lucas Chevalier, lequel n’avait pas été décisif mardi à Lisbonne, encaissant deux buts sur quatre tirs cadrés. Vendredi soir, au stade l’Abbé-Deschamps, l’ancien Lillois, peu inquiété, n’a pas eu à s’employer, les Auxerrois n’ayant cadré aucune frappe et la défense parisienne « bis » (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illia Zabarnyi) réussissant à gérer les quelques occasions auxerroises.
Cette rencontre était aussi une bonne occasion d’éloigner les crispations concernant une attaque parisienne moins efficace depuis ces dernières semaines, hormis vendredi dernier contre Lille (3-0). Cependant, malgré une possession toujours impressionnante (environ 70 %), les Parisiens – face au bloc bas de l’AJA – ont de nouveau manqué des occasions qu’ils ne rataient pas au printemps dernier.
Après plus de 15 frappes en quatre-vingts minutes de jeu, ils réussissaient néanmoins à ouvrir le score grâce à une belle inspiration d’Ousmane Dembélé, qui lançait en profondeur Bradley Barcola, lequel trompait Donovan Léon (1-0). Avant cela, l’attaquant français avait souvent fait des différences, mais sans réussir son dernier geste (2e, 51e, 63e), tout comme Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), pas assez dangereux.
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« Il manque un peu de confiance »
L’entrée à l’heure de jeu de Désiré Doué et d’Ousmane Dembélé a fait un peu de bien à l’attaque du PSG. Même si Doué a confirmé qu’il ne traversait pas sa meilleure période en ratant une occasion facile compte tenu de son niveau (76e).
Bien qu’au fil des conférences de presse Luis Enrique tente de chasser les doutes en répétant à l’envi que son équipe se porte bien, l’entraîneur espagnol a quelque peu changé de discours, vendredi soir, à Auxerre : « Je crois que c’est très clair, c’est un moment particulier. On met la pression à Lens, c’est l’essentiel. Mais c’est difficile, il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions, cela a été compliqué. »
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L’inquiétude a-t-elle gagné les rangs du staff parisien au cours des dernières semaines ? « Bien sûr, comme coach quand tu vois que tu perds des ballons que normalement tu ne perds pas… Si on avait perdu, la confiance aurait encore diminué », a-t-il reconnu, admettant avoir été soulagé après le but de Bradley Barcola.
Samedi soir, Lens devra s’imposer au Stade-Vélodrome pour reprendre le siège de leader au club parisien, qui compte deux points d’avance.
Le Monde avec AFP

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