Les autorités américaines ont prolongé vendredi de quatre semaines la licence temporaire accordée à la compagnie pétrolière serbe NIS, sous sanctions car majoritairement détenue par des actionnaires russes, a annoncé la télévision nationale serbe, citant le ministère des Finances.
Washington a accordé un délai supplémentaire à la Serbie afin de sortir de l’impasse. Les autorités américaines ont en effet prolongé de quatre semaines, vendredi, la licence temporaire accordée à la compagnie pétrolière serbe NIS, sous sanctions car majoritairement détenue par des actionnaires russes, a annoncé la télévision nationale serbe, citant le ministère des Finances.
NIS, qui approvisionne 80% du marché national, est visée depuis plus d’un an par des sanctions américaines prises dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine.
Washington exige que Gazprom et sa compagnie soeur Intelligence, qui possèdent à elles deux 56% de NIS, cèdent toutes leur part pour lever les sanctions.
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NIS représente 12% du budget national serbe
Après des semaines d’immobilisme et la mise à l’arrêt de la raffinerie de NIS, la seule du pays, des négociations ont finalement été entamées entre les actionnaires russes et le géant hongrois MOL, poussant le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) à accorder une nouvelle licence temporaire, valable jusqu’au 23 janvier. La raffinerie a ainsi pu reprendre la production.
C’est cette licence temporaire que l’OFAC a prolongé vendredi, jusqu’au 20 février cette fois, selon la chaîne de télévision publique serbe (RTS), qui cite le ministère des Finances.
Gazpom Neft et MOL avaient convenu le 19 janvier des « dispositions fondamentales d’un futur accord de vente », soumis à l’administration américaine pour réclamer la prolongation de la licence.
Le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré jeudi s’attendre à ce que l’accord final soit signé « d’ici la mi-mars ».
L’entreprise est cruciale pour l’économie serbe : avec ses quelque 13.500 employés, NIS a contribué en 2024 à hauteur de plus de 2 milliards d’euros aux revenus de l’Etat serbe, soit près de 12% du budget national, selon son rapport annuel.

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