Selon un bilan de l’ONG Iran Human RIghts publié ce mercredi, au moins 3.428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le régime des mollahs, fin décembre.
Donald Trump a assuré ce mercredi 14 janvier que « les tueries prenaient fin » en Iran et que les autorités n’avaient « pas prévu » d’exécuter des manifestants, des propos qui semblent repousser la perspective d’une intervention militaire américaine.
« On nous dit que les tueries en Iran prennent fin. Elles ont pris fin », a déclaré le président américain, ajoutant qu' »aucune exécution n’est prévue » et assurant qu’il tenait ses informations « de bonne source ». Ce mardi, le président américain avait menacé d’agir de « manière très forte » si Téhéran venait à exécuter des manifestants arrêtés.
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L’Iran prêt à « riposter » à d’éventuelles frappes américaines
Depuis le début du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la création de la République islamique en 1979, au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon l’ONG Iran Human Rights. Des massacres « d’une ampleur sans précédent », selon une autre ONG, Amnesty.
Manifestations, internet coupé, menace de Donald Trump… Le régime des mollahs peut-il être renversé ?
Face à un tel bilan, le G7 s’est dit « prêt à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l’Iran poursuit la répression des manifestations ». « Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d’intimidation des forces de sécurité », affirment-ils.
Dans ce contexte, les États-Unis frapperont-ils l’Iran? Téhéran a averti ce mercredi Donald Trump qu’il était capable de « riposter » à toute attaque américaine, après les multiples menaces du président américain.
Sur le terrain, le Qatar a confirmé le départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, en raison des « tensions régionales actuelles ». Celle-ci est la plus importante des États-Unis au Moyen-Orient et est située à 190 kilomètres au sud de l’Iran. En juin, elle avait été la cible de la République islamique, après des frappes de Washington contre ses installations nucléaires.

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