Le chercheur français Laurent Vinatier était emprisonné depuis l’été 2024 et avait été condamné pour ne pas s’être enregistré en tant qu' »agent de l’étranger ». Ce jeudi 8 janvier, les autorités russes ont annoncé sa remise en liberté.
Vers un retour en France? Ce jeudi 8 janvier, le chercheur français Laurent Vinatier a été remis en liberté, comme l’a annoncé le FSB, le service de renseignement russe. En l’échange, toujours selon la Russie, la France s’est engagée à remettre en liberté Daniil Kasatkin, un basketteur professionnel arrêté le 21 juin 2025 à l’aéroport de Roissy. Le ressortissant russe est suspecté d’être un membre d’un réseau de pirates informatiques.
Cet échange était-il en préparation depuis plusieurs semaines? En décembre, une « proposition » avait été faite à la France par la Russie pour Laurent Vinatier, emprisonné par Moscou depuis le mois de juin 2024. « Notre espoir, c’est de revoir notre fils le plus vite possible », a confié Brigitte Vinatier, la mère du chercheur français, sur BFMTV ce jeudi.
Condamné à trois ans de prison en octobre 2024 pour ne pas s’être enregistré en tant qu’agent de l’étranger en Russie, Laurent Vinatier était notamment accusé d’avoir collecté des « informations militaires » pouvant mettre en péril la sécurité des Russes.
À l’époque, il n’avait pas contesté les faits qui lui étaient reprochés et avait présenté ses excuses à Moscou « pour ne pas avoir respecté ses lois ».
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Des accusations d’espionnage
En août, il avait aussi comparu devant un tribunal russe pour des accusations d' »espionnage« , qui, si elles étaient confirmées, risqueraient d’alourdir considérablement sa peine.
L’enquête a été prolongée et il pouvait faire l’objet d’un nouveau procès pour espionnage fin février 2026, selon son avocat français. Laurent Vinatier avait déclaré en août ne s’attendre « à rien de bien, à rien de positif » après avoir appris ces nouvelles accusations.
Ses parents avaient alors assuré à l’AFP que leur fils était un « prisonnier politique », un « pion » utilisé par les Russes pour « faire pression ».
Membre d’une ONG suisse
Chercheur spécialisé dans le post-soviétisme, Laurent Vinatier travaillait en Russie pour le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), une ONG suisse dont « l’objectif est de diminuer les souffrances des individus et des populations pris dans les conflits », précise l’organisation basée à Genève.
Marié à une femme russe, le Français de 49 ans a publié plusieurs ouvrages sur la Russie (« Russie: l’impasse tchétchène », en 2007 ou encore « La Russie, de Poutine à Medvedev », en 2008) et s’intéressait depuis plusieurs années aux relations russo-ukrainiennes, deux pays dans lesquels il se rendait fréquemment.

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