Mariana Gonzalez, la fille de l’ancien candidat à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia, attend devant la prison où est détenu son mari, à Caracas, le 8 janvier 2026. MATIAS DELACROIX/AP
Est-ce le premier signe d’ouverture du gouvernement maduriste ou un simple lot de consolation pour ceux qui réclament une transition démocratique au Venezuela ? Jeudi 8 janvier, cinq jours après l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, par les forces spéciales américaines – au cours d’une opération militaire qui a fait, selon Caracas, plus de 100 morts –, Caracas a annoncé la libération « d’un nombre important de personnes vénézuéliennes et étrangères ».
En communiquant la nouvelle, jeudi matin, le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a précisé que ce « geste unilatéral du gouvernement bolivarien (…) témoign[ait] d’une volonté profonde de rechercher la paix ». La décision intervient alors que l’opposition s’indigne du maintien au pouvoir des maduristes.
Jorge Rodriguez est le frère de Delcy Rodriguez, la nouvelle présidente par intérim du Venezuela. Le processus de libération « est en cours », a-t-il informé dans la matinée sans dévoiler le nombre ni l’identité des personnes concernées. Toute la journée, des noms ont circulé sur les réseaux sociaux tandis que les organisations de défense des droits humains appelaient à la plus grande prudence.
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