Un contrôle de police à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), le 17 avril 2024. GILLES MOREL/SIPA
Annuler ou non le carnaval de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dimanche 11 janvier ? Le débat, qui a fait rage dans l’archipel depuis le meurtre d’un jeune homme, dimanche 4 janvier, a fini par être tranché. Jeudi 8 janvier, Thierry Devimeux, le préfet de la région Guadeloupe, a annoncé une modification des horaires du principal événement festif de l’année, avec une augmentation et une densification des dispositifs de sécurité pour encadrer les cortèges.
« On avance le carnaval de 20 heures à 15 heures, car la nuit, c’est plus compliqué de gérer la sécurité », a-t-il expliqué, en revenant donc sur sa proposition d’annulation totale du défilé imaginée pour « montrer que la Guadeloupe n’accepte plus cette violence », selon ses mots.
A proximité immédiate de la rue principale de Pointe-à-Pitre, où circulent les groupes qui « déboulent » devant des milliers de spectateurs, un garçon de 18 ans a été abattu de plusieurs balles,dimanche. Ce n’est pas la première fois que la violence endeuille cette période qui court de l’Epiphanie au début du Carême, très prisée de la population massée chaque week-end dans les rues des communes de l’archipel et notamment de Pointe-à-Pitre. En 2025, un jeune homme de 16 ans avait été poignardé de plusieurs coups de couteau et avait succombé à ses blessures lors de l’une de ces soirées carnavalesques.
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