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L’ex-évêque Jean-Michel di Falco condamné au civil à dédommager un homme l’accusant de viols dans les années 1970

L’ex-évêque Jean-Michel di Falco a été condamné au civil ce jeudi à dédommager un homme l’accusant de viol dans les années 1970. Il a réaffirmé sa « parfaite innocence » dans cette affaire.

Ancienne figure médiatique de l’Eglise de France, ami des stars et d’hommes politiques, Monseigneur Jean-Michel di Falco brandit sa « totale rectitude » face à des accusations de viol et d’agressions sexuelles sur un mineur qui lui valent aujourd’hui d’être condamné au civil.

En dépit des accusations, qui ont émergé il y a 25 ans, l’évêque émérite de 84 ans, à la retraite depuis 2017, est resté sous le feu des projecteurs: en 2024, il célébrait les obsèques d’Alain Delon, l’une des dernières volontés de l’acteur, après en avoir de même avec celles de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing en 2020.

Condamné ce jeudi 26 mars au civil à verser 200.000 euros à un comédien aujourd’hui sexagénaire, l’ancien évêque de Gap a réaffirmé sa « parfaite innocence, sa totale rectitude » comme il le fait depuis le début de ce feuilleton judiciaire démarré en 2001. Il a annoncé son pourvoi en cassation.

La Conférence des évêques de France (CEF) a « pris acte » ce jeudi de cette condamnation, a affirmé jeudi son président Jean-Marc Aveline. « Il faut laisser faire la justice », a ajouté le cardinal Aveline, en soulignant le caractère « quasiment inédit » de la condamnation de cette figure médiatique du clergé français, qui fut aussi porte-parole de la CEF de 1987 à 1996.

« Ma pensée va aux personnes dont cette histoire évoque la souffrance. Si on en est là, c’est parce qu’il y a une souffrance », a ajouté le président de l’épiscopat français lors d’un point presse organisé à l’occasion de l’assemblée plénière de la CEF à Lourdes.

Des violences commises entre 1972 et 1975

Pierre-Jean Pagès, un ancien élève du collège Saint Thomas d’Aquin à Paris que le prêtre dirigeait, l’accuse de viol et d’agressions sexuelles commis entre 1972 à 1975. Pour contourner le problème de la prescription, Pierre-Jean Pagès avait fini par l’attaquer au civil.

La justice reconnaît un « comportement fautif de nature sexuelle » ayant causé « un dommage corporel qui l’oblige à réparation ». Jean-Michel di Falco, lui, parle d’une « aide morale et psychologique apportée à un garçon orphelin ».

Une condamnation qui vient écorner l’image d’une figure ultra-médiatique du clergé français, qui aussi concélébré les obsèques de l’homme d’affaire Jean-Luc Lagardère, du chanteur Charles Trenet, du réalisateur Maurice Pialat, des acteurs Jean-Claude Brialy et Mireille Darc… ainsi le mariage du chanteur Pascal Obispo en 2015.

« J’étais étiqueté mondain, ce qui est faux », affirmait en 2004 l’évêque dans l’ouvrage « Je crois moi non plus », long entretien-croisé avec Frédéric Beigbeder. Il y récusait le sobriquet d' »évêque des petits fours » qui a pu lui être accolé à propos de cette « chaîne d’amitié qui s’est tissée au fil des années dans le monde des médias, le cinéma et le spectacle, le monde politique aussi ».

Ordonné prêtre en 1968

Jean-Michel Di Falco-Léandri naît le 25 novembre 1941 à Marseille dans une famille non pratiquante. « Un jour une voisine m’a emmené à la messe lorsque j’avais trois ans et quand je suis rentré à la maison je disais que je voulais être prêtre », assurait-il en 2014 sur Franceinfo.

Ordonné prêtre en juin 1968, enseignant dans l’enseignement catholique de 1969 à 1984, il devient porte-parole de la Conférence des évêques de France pour un long mandat entre 1987 à 1996.

Il est ensuite nommé évêque auxiliaire de Paris en 1997, aux côtés du cardinal Jean-Marie Lustiger, puis devient en 2003 évêque de Gap et d’Embrun. Loin de Paris il ne répugne pas à faire parler de son modeste diocèse, reprenant en 2007 l’image publicitaire d’une bière pour faire connaître un lieu de pèlerinage, et exposant dans la cathédrale, en 2009, une « Pieta » représentant le Christ mort sur une chaise électrique.

Abbé Pierre: 70 ans de silence au Vatican

Auteur de plusieurs ouvrages et directeur de la revue « Les Fiches du cinéma », chroniqueur religieux à RTL dans les années 1980 et cofondateur de la chaîne de télévision catholique KTO en 1999, il a multiplié les interventions sur divers fronts. En 2009 ainsi, lorsque le pape Benoît XVI affirme que l’utilisation du préservatif « aggrave le problème du sida », il prend ses distances en parlant de « phrase de trop ».

Dans un autre registre, il avait lancé en 2010 le groupe « Les Prêtres » dont les trois albums, mêlant chants d’église, musique classique et succès pop, ont rencontré un grand succès. Il a plus récemment apporté en 2014 un appui diversement apprécié dans l’Eglise à l’ex-trader de la Société générale Jérôme Kerviel, dont il a présidé le comité de soutien.

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