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Procès du meurtre de Justine Vayrac: Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle

Le 21/03 à 23h18

Table des matières

Lucas Larivée dispose désormais de 10 jours pour faire appel

Ce direct consacré au dernier jour du procès pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac est désormais terminé, merci de l’avoir suivi.

L’accusé, Lucas Larivée, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans.

Il dispose désormais de dix jours pour faire appel de sa condamnation, s’il le souhaite.

Vendredi, Lucas Larivée avait qualifié son geste d' »irréparable » et d' »impardonnable », tout en restant campé sur la thèse de « l’accident ».

Le 21/03 à 22h25

Lucas Larivée condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans

La cour d’assises de Corrèze a condamné, ce soir, Lucas Larivée à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une peine de sûreté de 20 ans, pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac.

L’avocate générale avait requis une peine de réclusion à perpétuité, estimant que l’accusé, « prisonnier de (ses) mensonges » durant le procès, possédait « tous les traits de personnalité » qui font de lui « un psychopathe » dangereux pour la société.

Le 21/03 à 16h23

Lucas Larivée ne fait pas de déclaration supplémentaire

L’avocat de la défense a terminé sa plaidoirie.

La présidente demande à Lucas Larivée s’il souhaite s’exprimer une dernière fois avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Dans son box, l’accusé secoue la tête et se rassoit.

La cour se retire pour délibérer.

Le 21/03 à 16h13

En condamnant Lucas Larivée pour « meurtre », la cour « pourrait se tromper », selon la défense

L’avocat de la défense s’adresse à nouveau aux jurés.

« Si vous avez envie de penser que vous avez en face de vous un étrangleur, vous pourriez très bien vous tromper. Et vous le mettriez au trou, à perpétuité? », lance l’avocat de la défense.

« Vous l’acquitterez du meurtre et le viol. Vous le punirez pour les coups mortels », demande-t-il à la cour.

La mère de Justine quitte la salle en pleurant.

Le 21/03 à 16h00

Selon l’avocat de l’accusé, la ficelle autour du cou a pu s’y retrouver sans l’intervention de son client

L’un des points de débat centraux dans le dossier, c’est la présence d’une cordelette bleue serrée et nouée autour du cou de Justine Vayrac.

Lucas Larivée soutient n’a jamais utilisée de ficelle, lui et son avocat avançant l’hypothèse que cette cordelette se trouvait dans la décharge et s’est enroulée toute seule autour du cou de la victime, lors de l’enterrement du corps

Plaidant depuis trois heures, Me Michel Labrousse demande à la cour de considérer l’idée selon laquelle ce lien « se soit mis sans qu’on puisse le reprocher à Lucas Larivée ».

L’avocat s’appuie également sur l’absence d’ADN masculin sur la cordette. Il imagine qu’un « noeud coulant » a pu se resserrer autour du cou lorsque le corps de Justine a été poussé dans le trou.

Il imagine la possibilité qu’il y ait d’autres ficelles dans le trou, et reproche là encore aux enquêteurs de ne pas avoir réellement vérifié cela.

Le 21/03 à 15h32

La défense soutient que la plaie béante sur le visage de la victime a été causée par l’engin agricole

L’autopsie réalisée sur la victime avait établi que la plaie saignante qu’elle présentait sur le visage a été causée par un objet contondant.

« On a saisi le marteau, le saladier, la poignée de porte, le godemichet. On a trouvé zéro sang! », lance Me Michel Labrousse, qui plaide déjà depuis deux heures et demi.

Son client est lui soutiennent que cette blessure lui a sûrement été faite par le godet de l’engin agricole utilisé pour enterrer le corps et non causée par l’accusé.

Le 21/03 à 15h16

En condamnant l’accusé pour les faits qui lui sont reprochés, les jurés « auront sur la conscience » cette décision, selon la défense

Déroulant toujours le récit d’une relation consentie entre la victime et l’accusé la nuit des faits, Me Michel Labrousse s’adresse aux jurés en criant désormais.

« Si vous voulez croire l’expert psychiatre, faites-le! Vous aurez sur la conscience une décision où il y a du doute, qui doit lui profiter! »

Le 21/03 à 15h11

Le personnage de Noé fait partie d’une « histoire purement inventée », selon la défense

Me Michel Labrousse revient sur l’histoire de Noé, inventée par son client pour se dédouaner au début de l’enquête.

« Cette histoire purement inventée, elle a failli matcher », rappelle-t-il.

L’avocat précise que les enquêteurs ont en effet retrouvé des traces de pneus à l’endroit indiqué par Lucas Larivée, et qu’un jeune homme répondant à ce prénom a été retrouvé. Il a ensuite été établi que cette personne n’avait rien à voir avec l’affaire.

Le 21/03 à 14h50

La défense reproche aux enquêteurs de ne pas avoir analysé un verre et des mégots

L’avocat de la défense en vient à évoquer l’entrée de Justine et Lucas Larivée dans la maison de ce dernier. Il reproche aux enquêteurs de ne pas avoir analysé le verre qui se trouvait à côté du lit de son client. Ce dernier assure avoir apporte de l’eau à la jeune femme avant leur rapport sexuel.

« Ca aurait pas été intéressant de savoir si Justine avait bu le verre d’eau? »

Il rappelle également qu’un mégot de cigarette roulée a été retrouvé dans la chambre, et que c’était ce que fumait Justine.

Le 21/03 à 14h42

L’avocat de la défense interroge la « proximité » de Justine et de son petit ami

L’un des arguments de l’accusation pour montrer que Justine n’était pas consentante la nuit des faits est de dire qu’elle était très amoureuse de son petit ami et qu’il est donc peu probable qu’elle ait suivi Lucas Larivée chez lui.

Me Michel Labrousse tente de démontrer que Justine et son petit ami n’étaient, en réalité, pas si proches.

Il en veut pour preuve que Loïc P. n’a pas mentionné, à la barre, que la porte de l’appartement de la jeune femme ne fermait pas. Le jeune homme avait déclaré que les clés se trouvaient sous le paillasson.

Le 21/03 à 14h23

Pour la défense, Justine a suivi son client chez lui « de son plein gré »

Ce matin, l’avocate générale a émis un doute sur le fait que Justine a suivi de son plein gré Lucas Larivée chez lui à Beynat, alors qu’elle se sentait mal à cause de son alcoolisation mêlée à la prise de médicaments.

Me Michel Labrousse, l’avocat de la défense, déclare que cette hypothèse est fausse.

« Je m’élève contre ça. Ce n’est pas vrai. Que Justine ait consommé pour être dans un état tel qu’elle l’aurait accompagnée contre son gré. Je dis non. »

« Elle avait vomi trois fois. Elle s’était purgée », insiste-t-il.

Le 21/03 à 14h13

Le doute doit profiter à l’accusé, martèle l’avocat de la défense

L’avocat de la défense rappelle que le doute « doit profiter à l’accusé.

« A partir du moment où, dans un dossier, il y a deux hypothèses, on peut en choisir une. Mais le doute doit toujours profiter à l’accusé. Toujours. Comme celui de la présomption d’innocence. »

Il revient sur l’ajout de la notion de consentement, l’an dernier, dans la définition légale du viol.

« Des choses qui font penser qu’avoir une relation sexuelle aujourd’hui n’est pas quelque chose de simple », commente-t-il au passage.

L’avocat explique que ce nouvel élément ne s’applique pas dans ce dossier, dont les faits sont antérieurs à la modification de la loi.

Le 21/03 à 14h05

L’avocat de la défense estime que la relation passée de l’accusé ne fait pas de lui un « féminicide en puissance »

L’avocat de la défense indique son client était coutumier des étranglements dans ses rapports sexuels.

« Le ‘chocking’, c’est moi qui ai amené le mot dans le dossier, mais c’est pas moi qui ai inventé la pratique. C’est une pratique qui peut tuer. (…) Moi, c’est pas mon truc, mais c’est la réalité du terrain », assène-t-il.

Quant à Anna C., l’ex-petite amie de Lucas Larivée, elle a indiqué à la barre que leur relation s’était bien passée, déclare l’avocat. C’est lors de la rupture, souhaitée par Lucas Larivée, que ce dernier s’est emporté contre elle.

« Ils se sont disputés, ils se sont dit des noms d’oiseaux, mais ça ne fait pas de lui un féminicide en puissance », lance Me Michel Labrousse.

Le 21/03 à 13h41

Les conclusions de l’expert psychiatre ne sont pas valables, assure la défense

La défense démonte l’expertise psychiatrique réalisée dans le dossier.

Il affirme que le psychiatre a rencontré son client alors qu’il était à l’isolement, et que ces circonstances ont pu interférer dans son jugement.

L’avocat critique aussi la manière dont l’expert a utilisé l’échelle de Hare, qui permet de mesurer le degré de psychopathie d’un individu. Son client avait obtenu 33/40, signe selon le psychiatre d’une personnalité psychopathique.

Selon Me Michel Labrousse, l’expert a réalisé ce test à l’emporte-pièces, a posteriori, et ses résultats ne sont donc pas valables.

« Est-ce qu’intellectuellement, c’est satisfaisant? Est-ce que c’est loyal? Vous ne pouvez pas vous en contenter. »

Le 21/03 à 13h28

Pour son avocat, Lucas Larivée est « un coureur de jupons, mais respectueux des femmes »

L’avocat de la défense, qui plaide désormais, part sur le terrain de la personnalité de son client.

Pour Me Michel Labrousse, Lucas Larivée est « un gars serviable, dont les copains du foot disaient qu’on pouvait compter dessus. Un coureur de jupons, mais respectueux des filles. »

Il rappelle qu’il a été décrit comme « travailleur et sociable ». « Les parents étaient encadrants », assure-t-il.

Le 21/03 à 13h13

La défense dénonce les « rumeurs » dont la famille de l’accusé a fait l’objet

L’avocat de la défense rappelle les rumeurs et les menaces dont la famille Larivée a fait l’objet depuis le début de l’affaire.

« Il n’y a rien de plus terrible que la lettre anonyme, que les dénonciations », lance Me Michel Labrousse.

Le père de Lucas Larivée s’effondre à cette évocation.

Le 21/03 à 13h09

L’avocat de la défense jette l’opprobre sur les médias

Me Michel Labrousse, l’avocat de l’accusé, s’en prend désormais aux médias, estimant qu’ils n’ont que faire des « faits objectifs ».

« On est en plein dans l’ère de la post-vérité. Pour la presse et pour les médias, les faits objectifs n’ont pas d’importance. C’est ce à quoi nous avons droit dans ce dossier. La presse était aux aguets, ils ont vendu, dans cette affaire, non pas la réalité des faits dont ils se moquent. Ils ont vendu du sensationnel », pense l’avocat.

« Il avait été dès le départ véhiculé que [Lucas Larivée] était le meurtrier. »

Le 21/03 à 13h05

Pour la défense, le dossier ne doit pas être jugé comme un « féminicide »

L’avocat de Lucas Larivée poursuit sa plaidoirie.

« Justine n’est plus. C’est irrémédiable et irréparable. Elle était belle comme le jour, cette petite. Mais Lucas, était beau comme un dieu. Les filles venaient vers lui. Il a eu plusieurs dizaines de compagnes. Aucune ne s’est, avant les faits, plainte de quoi que ce soit. »

Pour lui, ce dossier ne doit pas être jugé comme celui d’un féminicide.

« Justine n’est pas morte parce qu’elle était une femme. Elle est morte parce qu’il y a eu un accident dramatique », martèle-t-il.

Le 21/03 à 13h02

L’avocat de la défense démarre sa plaidoirie

L’audience reprend avec la plaidoirie de Me Michel Labrousse, l’avocat de Lucas Larivée.

« C’est une belle journée de printemps aujourd’hui, à Tulle. Je me suis dit que par cette belle journée de printemps, il y aurait un peu d’humanité, un peu de compréhension. Je me suis trompé », déclare-t-il, faisant référence aux réquisitions prononcées ce matin par l’avocate générale.

Ces réquisitions, estime-t-il, sont « sans commune mesure avec ce dossier ».

« Est-il possible que l’on puisse, en matière criminelle, faire référence à la jurisprudence? C’est la première fois que je vois ça en ce qui me concerne. Et pourtant, j’ai un peu de bouteille. »

Ce matin, la procureure générale a fait référence à la condamnation à 30 ans de réclusion criminelle d’un homme de 21 ans, la semaine dernière, pour un viol avec actes de barbarie.

« Comparaison n’est pas raison, et le principe de l’individualité des peines est fondamental », commente Me Michel Labrousse.

Le 21/03 à 11h35

La procureure générale adresse ses derniers mots à Lucas Larivée

Emilie Abrantes s’adresse pour terminer à Lucas Larivée. Il lève la tête vers elle pour la première fois aujourd’hui.

« Vous avez fait le choix de rester prisonnier de vos mensonges. Au nom de la société que je représente, je forme le voeu que vous puissiez tirer profit de la dignité humaine [des parents de Justine] », lui lance-t-elle.

L’audience est suspendue. Elle reprendra à 12h45 avec la plaidoirie de la défense.

Le 21/03 à 11h30

Le parquet général requiert la réclusion à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté

La procureure générale prononce ses réquisitions.

« Au regard de l’extrême violence de Lucas Larivée, de son absence d’empathie, de sa dangerosité, c’est en conscience, je requiers que la cour condamne Lucas Larivée à la réclusion criminelle à perpétuité. »

Elle souhaite également une peine de sûreté de 22 ans de prison.

Le 21/03 à 11h27

La réinsertion de Lucas Larivée est un « horizon lointain », estime l’accusation

L’avocate générale en vient à expliquer aux jurés comment prononcer une peine à l’issue de ce procès.

« La peine à vocation de sanctionner, de protéger la société et éventuellement, sous toute réserve, réinsérer », indique-t-elle.

« Si son éventuelle réinsertion peut être envisagée comme un horizon très lointain, je vous demande, à ce stade, de bien garder en tête que Lucas Larivée ne pourra pas, structurellement, changer. »

Selon elle, les conditions de commission des faits doivent peser dans la peine qui sera prononcée: « Justine Vayrac a vécu un supplice. »

Le 21/03 à 11h10

Pour l’avocate générale, l’accusé est bel et bien un « psychopathe »

La procureure générale revient sur les conclusions de l’expert psychiatre, qui a utilisé l’échelle de Hare pour déterminer le niveau de psychopathie d’un sujet. « Il a eu 33 sur 40 », rappelle Emilie Abrantes.

« Ces éléments font de Lucas Larivée un psychopathe », commente-t-elle encore.

Elle rappelle les propos de l’expert psychiatre, qui avait confirmé qu’il existait un risque de réitération. « Lucas ne pourra pas changer. Ce n’est pas possible. (…) Il est éminement dangereux alors qu’il n’a que 25 ans. »

Le 21/03 à 10h59

L’accusation évoque le rapport trouble de l’accusé aux femmes

Emilie Abrantes déclare que l’accusé avait un rapport trouble aux femmes. Pour lui, « les femmes sont des menteuses », lance l’avocate générale.

« Anna C. a eu l’honnêteté de dire que la relation s’était très bien passée. Elle a dit qu’au moment de la rupture, lorsqu’il n’a plus la domination sur cette femme, il a changé. Elle dit qu’elle ne l’a pas reconnu. »

Elle avance que la jeune femme a décrit « ce regard noir, qu’elle ne lui connaissait pas ».

« Ces éléments, je vous demande de les mettre en perspective avec la chosification dont l’expert psychiatre vous a déjà parlé. »

Le 21/03 à 10h48

Pour l’avocate générale, la personnalité de l’accusé « s’est dessinée » au cours du procès

La procureure générale commente désormais la personnalité de Lucas Larivée. « C’est un acte indescriptible qui a été commis par un homme qui paraît, de prime abord, ordinaire. »

Emilie Abrantes estime cependant que « sa personnalité s’est dessinée au cours de ce procès ».

« Lucas Larivée, c’est un être aimé qui a grandi dans une famille aimante. Ce n’est pas le cas de tous les accusés. Quand les faits sont aussi graves, il n’est pas rare que la famille et les amis aient tourné le dos. Ce n’est pas le cas de Lucas Larivée. »

Mais elle énumère les diverses exclusions scolaires et les comportements troublants qu’il a pu avoir par le passé. « Il ne supporte pas la frustration et les remontrances faites à son ego. (…) Il a une froideur qui interroge. »

« Quel aplomb et quel sens de la manipulation. »

Le 21/03 à 10h41

L’accusation demande à ce que la culpabilité de Lucas Larivée soit prononcée

L’avocate générale s’adresse aux jurés, leur demandant de prononcer la culpabilité de Lucas Larivée.

« Je sollicite que la culpabilité de Lucas Larivée soit reconnue pour l’intégralité de ces faits. »

Le 21/03 à 10h40

Pour l’avocate générale, le viol et le meurtre de Justine sont établis

La procureure générale en vient au coeur de ses réquisitions. Elle déclare aux jurés qu’un viol a bien été commis.

« Lucas Larivée ne pouvait pas ne pas le voir alors même que la lumière était allumée et qu’il était en train de la stranguler. Il ne peut pas s’être aperçu qu’elle n’était pas consentante à l’acte sexuel. »

« Vous ne pourrez que reconnaître que ce crime de viol a été commis », insiste-t-elle.

Quant aux faits de meurtre, la « preuve de la volonté de tuer » est établie.

Le 21/03 à 10h30

La procureure générale revient sur l’absence d’ADN masculin sur la ficelle autour du cou de la victime

Emilie Abrantes s’attaque à la question de l’ADN, élément qui sera sûrement utilisé par la défense plus tard. Car l’ADN de Lucas Larivée n’a pas été retrouvé sur la ficelle entourant le cou de la victime.

« Mais l’expert a indiqué que l’ADN de contact est très volatile et se conserve mal dans les conditions de la levée de corps. L’expert a dit qu’il y avait un ADN dominant, celui qui a été en contact longtemps. Dans ces cas-là, l’ADN prépondérant absorbe l’autre. Donc le fait qu’il n’y avait pas l’ADN de Lucas Larivée ne veut dire en rien qu’il n’a pas touché la corde », expose minutieusement l’avocate générale.

« Vous avez Lucas Larivée, et quatre scientifiques. Ces experts se trompent et Lucas Larivée détient la vérité? Cela ne fait pas sens. »

Le 21/03 à 10h27

La thèse selon laquelle la ficelle s’est enroulée toute seule autour du cou est « fantaisiste », pour l’accusation

Les deux légistes ont indiqué que le lien était tellement serré qu’il était la cause de la mort, rappelle l’avocate générale.

« Il a brisé le larynx avec une forte pression. Ce sillon a imprimé sa marque, non seulement sur le cou de Justine. Ce serrage a été tellement fort qu’il est apparu sur les chairs apparentes, mais aussi sur les muscles. C’est dire la force et la pression de cette action. »

Jusqu’ici, Lucas Larivée et son avocat soutiennent que la ficelle a pu s’enrouler toute seule autour du cou de la victime lors de l’enterrement du corps.

« Cette thèse, je la considère fantaisiste, contredite par les éléments scientifiques et recueillis sur le terrain. »

Le 21/03 à 10h21

La plaie béante sur le visage de la victime n’a pas été causée par l’engin agricole, selon l’avocate générale

La procureure générale s’attaque désormais à la version de l’accusé selon laquelle Justine est morte après un seul coup de poing, dans la chambre. « Les traces retrouvées dans la chambre ne peuvent s’expliquer par un seul coup de poing », comme l’ont rappelé les experts dans la semaine.

De même, une plaie béante a été constatée sur le visage de Justine Vayrac. L’accusé soutient que c’est sûrement le godet de l’engin agricole qui a pu causer cette blessure.

Emilie Abrantes explique de manière détaillée que ce n’est pas le godet qui a causé cette plaie saignante, puisque des projections de sang ont été retrouvées dans la chambre. « Est-ce à dire que le godet a été utilisé dans la chambre? Ça n’a pas de sens. »

Le 21/03 à 10h16

L’accusation estime que le consentement de Justine n’était pas acquis

Emilie Abrantes déclare que même en suivant le raisonnement de Lucas Larivée, qui décrit une relation sexuelle consentie et un étranglement très violent, le consentement de Justine n’était pas acquis.

« Il n’a pas demandé l’avis de Justine Vayrac pour recourir à cette pratique de BDSM avec perte de connaissance et vomissements. Justine Vayrac n’était pas en capacité de consentir puisqu’on sait qu’elle perd connaissance et finit par décéder (…) au bout de trois longues minutes », expose la procureure générale.

« Je suis désolée, mais dans ce cas, le consentement à la relation sexuelle n’a pas été exposé une fois pour toute. C’est une notion de base, exposé par la jurisprudence depuis longtemps. (…) L’acte sexuel doit être consenti tout au long de la relation », indique-t-elle.

Le 21/03 à 10h08

Pour l’avocate générale, l’accusé « a un esprit malade »

Selon Emilie Abrantes, le « cynisme » de l’accusé se poursuit le lendemain des faits. « Lucas Larivée va jusqu’à répondre au téléphone à la mère de Justine Vayrac, explique sa version et va être entendu le soir-même après avoir mené une journée normale. »

« C’est dire si Lucas Larivée, à défaut d’une maladie psychiatrique, a un esprit malade », reprend-elle.

Elle poursuit en revenant sur le personnage de Noé, inventé par Lucas Larivée pour se dédouaner, avant de passer aux aveux. « Noé, c’est réellement la plus grande contribution de Lucas Larivée à ces investigations. C’est lui, tout ou partie. »

« C’est ce qu’il ne peut pas ou ne veut pas vous révéler. Parce que ce serait pour lui, finalement, perdre la face », expose la procureure générale. « Cette version de Noé est très compatible avec les éléments scientifiques retrouvés sur cette scène de crime. »

Le 21/03 à 10h04

Les relations sexuelles eues par l’accusé après les faits « dépassent l’entendement », estime l’accusation

L’avocate générale poursuit ses réquisitions. Après l’enfouissement du corps, « le sommet de l’horreur n’avait pas encore été atteint », estime-t-elle.

« Alors que Lucas Larivée avait tué Justine deux heures auparavant, il a non pas une mais deux relations sexuelles dans le lit où les faits se sont produits. Ces faits dépassent l’entendement, ils sont choquants », commente encore Emilie Abrantes. « Il va avoir cette phrase incroyable, que c’était pour passer à autre chose. »

Selon elle, « Manon R. aurait pu être la seconde victime. »

Le 21/03 à 10h00

« Quand le jouet est cassé, on s’en débarrasse », pointe l’avocate générale

Pour la procureure générale, la façon dont Lucas Larivée s’est « débarrassé » du corps de la victime marque la vision qu’il a des femmes.

« Quand le jouet est cassé, on s’en débarrasse », assène-t-elle.

Le 21/03 à 09h59

Pour la procureure générale, Lucas Larivée a transporté le corps de Justine à l’aide de l’engin agricole

Lucas Larivée soutient avoir transporté le corps sans vie de Justine en voiture jusqu’à la décharge où il l’a enterrée, la nuit des faits.

Or, déclare la procureure générale, « il n’y aucune trace de fluides dans le véhicule ».

« Ces fluides ont été retrouvés sur la victime. Et surtout, vous avez entendu la nature des traces sanglantes retrouvées sur la victime. Si Justine avait été transportée dans le véhicule, elle aurait nécessairement laissé des traces de sang sur la vitre ou sur les sièges », poursuit Emilie Abrantes.

« Ce qui me laisse à penser que c’est le godet qui a été utilisé, ce qui fait sens puisque des traces de sang ont été retrouvées à l’intérieur de ce godet. »

Le 21/03 à 09h46

Après la mort de la victime, l’accusé « met en place une mécanique glaçante », décrit l’accusation

A partir du moment où Justine est morte, selon la procureure générale, Lucas Larivée a mis en place un véritable stratagème.

« Il met en place une mécanique machiavélique et glaçante. Il a réfléchi à chaque détail pour couvrir sa responsabilité dans les faits », lance-t-elle.

Elle évoque notamment les messages que ce dernier a envoyé aux amis inquiets de Justine, notamment celui où il écrit à Théo C.: « J’ai autre chose à faire que de m’occuper de ta pote bourrée ».

« Où est le chevalier servant qui voulait prendre soin de Justine Vayrac? Où est-il passé? », questionne Emilie Abrantes.

« Le cynisme est poussé à son comble. A 6h35, il écrit à Justine Vayrac, qu’il vient de tuer, en disant ‘tu es où, tout le monde te cherche’. (…) Il commet les faits puis fait disparaître toutes les preuves avec un réel souci du détail. »

Le 21/03 à 09h41

Pour l’avocate générale, « rien n’explique le déferlement de violences » de Lucas Larivée

Emilie Abrantes, qui fait ses réquisitions ce matin, revient sur les éléments qui prouvent selon elle que Lucas Larivée est coupable des faits qui lui sont reprochés.

« L’arrivée au domicile de Lucas Larivée à Beynat est particulièrement troublante. La première chose qu’il fait, c’est s’arrêter chez ses parents pour récupérer des draps », pointe-t-elle.

De plus, quand bien même la relation sexuelle est consentie, « rien ne peut expliquer le déferlement de violences qui a lieu dans cette chambre », poursuit l’avocate générale.

« En réponse à mes questions, il va expliquer la chronologie de ce passage à l’acte, explique qu’il a serré le cou, qu’il a éjaculé et de manière inexplicable, il va porter un coup qui va l’assommer. Et c’est le trou noir. »

Le 21/03 à 09h36

Les jurés doivent s’intéresser « aux faits, rien qu’aux faits », demande l’accusation

Emilie Abrantes poursuit ses réquisitions en rappelant que 13 minutes plus tard, Lucas et Justine partent à bord du véhicule du jeune agriculteur. « Justine n’est plus là pour dire dans quelles conditions elle a pu être amenée à quitter son véhicule pour se rendre dans le sien. »

Elle revient sur la thèse soutenue par la défense, celle d’une relation consentie et d’une mort accidentelle au cours d’une pratique sexuelle de « chocking ». « L’avocat de la défense a utilisé cet anglicisme pour évoquer les faits. Je vais en utiliser un autre: ‘Fake it, until you make it.’ Ce qui veut dire ‘Fais semblant, jusqu’à ce que cela fonctionne’. »

A contrario, elle invite les jurés à s’intéresser aux éléments factuels du dossier. « Les faits, rien que les faits. La science, rien que la science. »

« Lucas Larivée sait parfaitement que sa stratégie de défense est parfaitement incompatible avec les éléments du dossier », ajoute-t-elle.

Le 21/03 à 09h26

L’avocate générale rappelle « l’insistance » de Lucas Larivée pour veiller sur Justine

L’avocate générale revient sur le cours de la soirée de Justine Vayrac. Elle rappelle que, comme une jeune femme de son âge, elle « a pris le temps de se faire belle, elle a lissé ses cheveux, elle s’est maquillée ».

« Elle profite de ce début de soirée, elle boit peut-être un peu trop d’alcool », ce qui ne fait pas bon ménage avec son traitement.

En boîte de nuit, elle se sent mal, sort une première fois avec Théo, rentre dans l’établissement. Puis elle ressort avec l’envie de vomir, accompagnée de Lucas Larivée, « chevalier servant », et de Théo C.

« Lucas Larivée va proposer à Théo C. de prendre soin d’elle, de la surveiller. Théo est méfiant. Il a eu des réflexes d’une sagesse désarmante. Il trouve Lucas Larivée un peu insistant. (…) Théo trouve ça étrange alors il lui demande son identité, sa carte d’identité, son numéro de téléphone. Et il va même aller jusqu’à faire sonner son téléphone pour vérifier que Lucas Larivée ne lui ment pas », rappelle Emilie Abrantes.

Selon elle, Théo C. a fait preuve d’une « prévoyance particulièrement prédictive ».

Le 21/03 à 09h25

Pour la procureure générale, le goût de la coupe de champagne est un détail périphérique

Pour rappel, il a été question d’une coupe de champagne offerte à Justine en boîte de nuit, dont elle avait trouvé qu’elle avait un goût étrange.

« On a passé énormément de temps sur cette coupe au goût bizarre. Je souhaite l’évacuer. Il a été établi que Justine n’avait pas absorbé de GHB ou de drogues », indique Emilie Abrantes.

« C’est un élément périphérique qui ne doit pas vous importuner. »

Le 21/03 à 09h15

La procureure générale demande à ce que « justice soit faite pour Justine »

Ce procès a « un sens particulier » pour Emilie Abrantes. Lorsque Justine a disparu et que l’enquête a débuté, elle a rencontré les parents de la jeune femme.

« Les enquêteurs n’ont pas compté leurs heures, ont travaillé jour et nuit pour élucider cette enquête et interpeller celui qui avait pu lui faire du mal », rappelle-t-elle, « capables de creuser jusqu’au centre de la terre pour la retrouver ».

« Il est important que justice soit faite pour Justine. »

Le 21/03 à 09h11

L’avocate générale démarre ses réquisitions avec des mots pour les parents de Justine

L’audience est ouverte, et la procureure générale Emilie Abrantes commence ses réquisitions.

Elle adresse ses premiers mots aux parents de Justine, soulignant leur dignité depuis le début du procès.

Elle rappelle la réaction saisissante de Marina Setan, la maman de Justine, lorsqu’une personne dans l’assistance a fait un malaise: « Sans réfléchir, vous êtes la première à avoir couru à son chevet au fond de cette salle et à lui avoir porté les premiers secours. Nous sommes restés pantois de cette réaction, saisis. Elle illustre ce que vous êtes. »

Quant au père de la jeune femme, Vincent Vayrac, « lorsque vous avez déposé à votre tour, votre dignité à l’évocation de la peine incommensurable que représente le décès de Justine pour vous a été communicative, je pense, aux personnes présentes depuis le premier jour », indique la procureure générale.

« Nous avons ressenti à quel point, dans votre chair, Justine vous manque. »

Le 21/03 à 09h08

Des pancartes féministes brandies devant le tribunal

De nombreuses personnes sont encore présentes devant le tribunal de Tulle en ce dernier jour de procès.

Une dizaine de personnes brandissent des pancartes féministes également.

Des pancartes féministes brandies devant le tribunal de Tulle (Corrèze) au dernier jour du procès de Lucas Larivée pour le « meurtre » et le « viol » de Justine Vayrac. © BFM

Le 21/03 à 09h00

Lucas Larivée soutient qu’il n’a pas violé Justine et plaide l’accident

Hier, lors du dernier interrogatoire de l’accusé, la procureure générale et la présidente ont mis les bouchées doubles pour mettre Lucas Larivée face à ses contradictions.

Cependant, ce dernier a maintenu la même version que depuis l’ouverture de son procès, expliquant avoir donné la mort à Justine sans le vouloir, et niant tout viol.

Notre article complet à retrouver ici.

Le 21/03 à 08h55

Les réquisitions attendues ce matin, verdict en fin de journée

Aujourd’hui, place aux réquisitions de la procureure générale et à la plaidoirie de la défense.

Lucas Larivée aura une toute dernière fois l’occasion de s’exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Le verdict devrait être prononcé en fin de journée.

Le 21/03 à 08h50

Dernier jour d’audience au procès de Lucas Larivée

Bonjour à toutes et tous. Bienvenue dans ce direct BFM consacré à la dernière journée du procès de Lucas Larivée ce samedi 21 mars.

L’agriculteur de 24 ans est jugé pour le « meurtre » et le « viol » de Justine Vayrac, 20 ans, en Corrèze en 2022.

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