Le 18/03 à 21h39
Table des matières
Ce direct est terminé, merci de l’avoir suivi
L’audience est suspendue. Elle reprendra demain à 9 heures.
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Le 18/03 à 21h17
Loïc P. « ne croit pas une seconde » que Justine aurait pu avoir une relation sexuelle de son plein gré avec Lucas Larivée
L’avocate générale demande au petit ami de Justine s’il pense que celle-ci aurait pu avoir une relation sexuelle non protégée avec Lucas Larivée, la nuit des faits.
« Je n’y crois pas une seconde », répond Loïc P.
Le 18/03 à 21h12
Le petit ami de la victime interrogé sur leurs habitudes sexuelles
La présidente s’excuse de devoir poser ces questions à Loïc P., petit ami de Justine, mais lui demande de quelle nature étaient leurs relations sexuelles.
« Normales… », indique-t-il simplement.
« Est-ce qu’elle aimait la douceur, la tendresse, ou bien elle était dans un registre un peu plus punchy? », le relance Valérie Chaumond.
« Non, non, plutôt la tendresse, la douceur. »
Il ajoutera que le couple avait attendu plusieurs semaines avant d’avoir des relations sexuelles, et que celle-ci était à son initiative, non celle de Justine.
Par ailleurs, il précise qu’il ne pense « pas du tout » que Justine Vayrac l’a trompé ou en avait l’intention.
Le 18/03 à 21h05
Le dernier petit ami de Justine dit avoir rapidement compris que « quelque chose n’allait pas »
La présidente relance Loïc P., dernier petit ami de Justine Vayrac, et lui demande comment il a compris que la disparition de la jeune femme n’était pas normale.
« J’ai compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, pour qu’elle ne tienne pas au courant. Elle me tenait tout le temps au courant de tout. Je n’avais plus un seul message d’elle », explique-t-il.
Le 18/03 à 21h03
« Quand je me suis réveillé, elle n’était pas là », témoigne son petit ami
A la barre, le petit ami de Justine explique que la jeune femme a eu plus rapidement des sentiments pour lui que l’inverse. Mais au mois d’octobre 2022, ils officialisent leur relation.
« J’allais de plus en plus souvent chez elle, on se voyait de plus en plus souvent », indique-t-il, peu loquace.
Le jour des faits, les deux se sont vus chez Justine à Tauriac, dans le Lot.
« Le soir, j’avais quelque chose de prévu avec ses amis, et elle, elle m’a dit qu’elle voulait aller en boîte. Je suis rentré avant elle dans l’appartement. Quand je suis rentré, j’ai envoyé un message, elle m’a dit qu’elle n’allait pas tarder à partir. Et quand je me suis réveillé, elle n’était pas là, donc j’ai prévenu directement Marina », la mère de Justine Vayrac.
Le 18/03 à 20h53
Le dernier petit ami de Justine témoigne à la barre
L’audition des parents de Justine a été reportée à demain, en raison de l’heure. Mais la présidente souhaite entendre Loïc P., le dernier petit ami de Justine Vayrac, qui s’est déplacé exprès pour témoigner.
« Avec Justine, on s’est rencontré (en février 2022) sur un site de rencontres », commence-t-il.
« On n’habitait pas très loin, donc on a échangé par messages. On s’est rapprochés très vite. C’était une fille très gentille, joyeuse, au grand coeur. On s’est mis ensemble, elle m’a présenté son petit garçon. »
Le 18/03 à 20h28
« Justine n’était pas en pleine possession de ses moyens », insiste la policière
Les deux enquêteurs, toujours cuisinés par l’avocat de la défense, semblent tous deux très émus.
Alors que Me Michel Labrousse estime que ce qu’ils ont conclu dans le dossier, soit un meurtre et un viol, résulte de « leur analyse », la commissare de police vole au secours de son collègue.
Elle rappelle que le viol n’est pas essentiellement caractérisé par la commission de violences, qu’il existe également des viols par surprise, ou par contrainte. « Il a été attesté dans le dossier que Justine n’était pas en pleine possession de ses moyens. (…) En tout état de cause, Justine Vayrac était dans un état de vulnérabilité particulier », insiste-t-elle.
« Sauf erreur de ma part, il résulte de l’autopsie (qu’une seule) blessure saignante n’a été constatée sur le visage de Justine Vayrac. Dès lors, cette projection de sang dans la chambre n’a pu avoir lieu que de son vivant », démontre-t-elle, alors que l’avocat estime que la blessure a pu être causée par l’engin agricole dont s’est servi Lucas Larivée pour enterrer le corps.
Le 18/03 à 20h20
Le directeur d’enquête « ne voit pas de relation consentie » dans le dossier
La défense lit désormais le rapport qu’a rendu le directeur d’enquête, à l’issue des investigations. Dans ce document, il décrit un mis en cause au « visage à la fois angélique et maléfique ». Pour lui, Lucas Larivée est le seul à avoir les clés « de sa dérive meurtrière ».
« Est-ce qu’avec le vocabulaire utilisé, vous n’avez pas l’impression que les choses sont acquises, pour vous? (…) Je vois que vous êtes encore ému », lance Me Michel Labrousse.
« Oui, je suis ému, oui », lui répond Emmanuel Lann.
« Imaginons qu’il n’y ait pas eu de viol, et que la relation ait été consentie », le relance l’avocat.
« Justine a été étranglée avec un lien, comme on fait son lacet de chaussure. C’est une intervention forcément humaine. D’autre part il y a des projections de sang, donc je ne vois pas tellement la relation consentie », assène l’enquêteur.
« C’est votre analyse », tance l’avocat.
Le 18/03 à 19h44
Les deux enquêteurs assurent avoir réexaminé toute la procédure, sans se baser sur les convictions de leurs collègues
L’avocat de la défense, qui interroge à son tour les deux enquêteurs, revient sur les propos de la précédente enquêtrice, qui a indiqué qu’elle avait rapidement eu l’intime conviction de la culpabilité de Lucas Larivée.
L’avocat estime qu’elle a manqué à son devoir en formulant cette conviction personnelle et interroge les deux autres enquêteurs à ce sujet.
Quand ils ont été cosaisis de l’enquête, le 24 octobre au soir, « nous avons réexaminé toute la procédure… Et au vu de tous les éléments objectifs recueillis, il apparaissait comme suspect », indique la commissaire de police.
Elle rappelle également que les enquêteurs ont étudié toutes les autres pistes sérieuses, notamment celle de l’implication d’un Noé.
Le 18/03 à 19h15
« Je ne sais pas si on aurait retrouvé Justine » sans les aveux de l’accusé, estime le directeur d’enquête
L’avocate générale revient sur la garde à vue durant laquelle Lucas Larivée a fini par passer aux aveux, au bout de longues heures d’interrogatoire.
« C’est un trait de sa personnalité, un individu qui est dépourvu d’empathie et d’affects, et qui, dans ce genre de situation, est capable de se montrer redoutable », décrit le directeur d’enquête.
« Je ne sais pas si on aurait retrouvé Justine aujourd’hui s’il n’avait pas craqué pendant cette garde à vue », confie-t-il.
Le 18/03 à 18h56
La culotte de la victime n’a jamais été retrouvée, un « mystère supplémentaire » selon l’avocate générale
L’avocate générale questionne à son tour les deux enquêteurs. « Avez-vous retrouvé la culotte que portait Justine Vayrac le soir des faits? »
« Non. Aucune culotte n’est retrouvée sur place, ni saisie. Une nouvelle perquisition sera réalisée ensuite, et aucune culotte n’y sera saisie à ce moment-là », indique l’enquêtrice.
La procureure générale rappelle que Lucas Larivée dit avoir simplement écarté la culotte de Justine Vayrac pour avoir un rapport sexuel avec elle.
« Mystère supplémentaire dans la version de Lucas Larivée… », commente Emilie Abrantes.
« On n’a d’ailleurs pas retrouvé le drap, ni les chaussures », indique la présidente de son côté.
Le 18/03 à 18h41
L’accusé a semblé sincèrement « marqué » en indiquant l’emplacement du corps de Justine Vayrac
Les deux enquêteurs reviennent néanmoins sur un moment où Lucas Larivée leur a semblé sincère.
« Il a semblé très marqué, se pliant en deux, les mains sur ses genoux », au moment d’indiquer l’emplacement du corps aux enquêteurs, explique la commissaire de police.
« Vous semblait-il authentique? », demande la présidente. « De l’avis général, ça paraissait relativement empreint de sincérité. Je pense qu’on ne peut pas douter de sa sincérité à ce moment-là », répond le directeur d’enquête.
Le 18/03 à 18h39
Selon l’enquêteur, Lucas Larivée « a un côté caméléon »
Selon le directeur d’enquête, toujours interrogé avec sa collègue, Lucas Larivée « est dans un perpétuel ajustement de son récit par rapport aux éléments qui s’agrègent ».
« Il a cette intelligence et capacité à s’ajuster pour s’exonérer. Il a ce côté un peu caméléon. Face à une tragédie comme celle-là, au vu de son jeune âge, c’est assez surprenant », précise l’enquêteur.
Le 18/03 à 18h30
Lucas Larivée a « profité de la vulnérabilité de Justine et elle l’a payé de sa vie », estime le directeur d’enquête
Le directeur d’enquête en vient aux conclusions de sa déposition. Il revient sur le profil de Lucas Larivée, « un bon ami côté pile, côté face, un côté plus ombrageux et taiseux, intolérant à la frustration ».
« En tant qu’enquêteurs on a profondément été marqués par ce dossier et par le jeune âge du mis en cause. On a été marqués par la capacité de Lucas Larrivée à louvoyer, à scénariser les choses et à adapter ses postures. Il a une capacité pour feindre les choses supérieure à la moyenne », avance l’enquêteur.
Il conclut ainsi, visiblement très ému:
« Ce soir-là, Lucas a profité véritablement de la vulnérabilité de Justine avec un objectif, la ramener à son domicile. Objectif qu’elle ne partageait pas et qu’elle a payé de sa vie. »
Le 18/03 à 18h19
Des investigations ont été menées à propos de « Noé », en vain
La commissaire de police précise que des investigations ont bien été menées pour retrouver le fameux « Noé ».
Un premier Noé est identifié, un follower de Justine Vayrac sur Instagram. Ce dernier affirme ne pas connaître Justine Vayrac mais s’être renseigné sur elle après sa disparition, étant lui-même originaire de Corrèze. Il est rapidement mis hors de cause.
Un deuxième Noé est identifié. Petite particularité: une capture d’écran de son profil a été envoyée par un numéro tiers à Lucas Larivée. Mais ce Noé-là se trouvait à Montpellier au moment de la disparition.
« Au terme de ces investigations, il nous semblait de plus en plus évident que l’existence même de Noé était très hypothétique, chose qui nous sera confirmée au terme de sa garde à vue », précise le directeur d’enquête.
Le 18/03 à 18h09
La commissaire de police retrace les diverses investigations téléphoniques menées
Les enquêteurs se sont également intéressés à al téléphonie de Lucas Larivée, et ont constaté que son portable déclenchait les mêmes relais que celui de Justine Vayrac, entre 4 heures du matin et 11 heures.
« Il était constaté des trajets concordants entre ces deux téléphones sur la nuit et la matinée du dimanche matin. Ils effectuaient des trajets similaires, à des horaires similaires », décrit la policière.
On pouvait donc en déduire que leurs détenteurs avaient suivi pendant cette nuit des trajets communs.
Le contenu du téléphone de Lucas Larivée est également analysé. Ils s’étonnent de retrouver, après 6 heures du matin, un message envoyé sur Instagram à Justine Vayrac, disant « Tu es où, tout le monde te cherche ».
Pour rappel, à ce moment-là, Lucas avait déjà dit avoir eu des nouvelles de la jeune femme à Théo C., ce qui nourrissait d’autant plus de soupçons chez les enquêteurs.
Le 18/03 à 17h58
L’ex-petite amie avait décrit des violences de la part de l’accusé, rappelle l’enquêtrice
La commissaire de police qui dépose actuellement indique qu’enfin, Anna C., ex-petite amie de Lucas Larivée, avait également été entendue par les enquêteurs.
Cette dernière « dressait un portrait peu flatteur » du jeune agriculteur, le décrivant comme « capable d’être violent avec les femmes », précise l’enquêtrice.
Le 18/03 à 17h55
Selon l’enquêtrice, Manon R. avait refusé de danser avec l’accusé « parce qu’il pouvait être violent avec les femmes »
Autre audition intéressante dans l’enquête, selon la policière, celle de Manon R., une amie de Lucas Larivée avec qui il avait régulièrement des relations sexuelles.
La jeune femme a d’abord indiqué aux enquêteurs avoir croisé Lucas Larivée en boîte de nuit, la nuit des faits, et avoir refusé de danser avec lui, ayant entendu plus tôt dans la journée qu’il pouvait être violent avec les femmes, rapporte la policière.
Au petit matin, il accepte finalement de venir la chercher en voiture et la ramène chez lui. « Lors de ce trajet, elle notait deux choses: des traces de terre et de paille dans le véhicule de Lucas Larivée, d’habitude plutôt propre, et le fait que Lucas Larivée conservait entre ses jambes son téléphone portable », alors qu’il n’y prêtait pas tant attention en temps normal, précise l’enquêtrice.
Le 18/03 à 17h50
Une enquêtrice revient sur l’audition de l’ami de Justine, Théo C.
La commissaire de police de la PJ de Limoges revient sur les auditions qui ont été intéressantes pendant cette partie de l’enquête. En premier lieu, celle de Théo C.
Elle relate que le jeune homme a passé la soirée avec Justine en boîte de nuit, puis a accepté de la laisser en compagnie de Lucas Larivée, ce dernier insistant pour veiller seul sur elle, alors qu’elle se sentait mal.
« Théo C. nous a indiqué qu’il avait trouvé Lucas Larivée un peu insistant sur ce point », relate la policière. Une quarantaine de minutes plus tard, il revient à la voiture de Justine et constate la disparition de son amie et de Lucas.
« Il essaie d’obtenir de Lucas Larivée son adresse, ce qu’il n’obtenait pas », poursuit l’enquêtrice. Ce dernier lui enverra un message: « J’ai autre chose à faire que de penser à ta pote bourrée ».
Théo C. est recontacté par Lucas Larivée à 6h16, qui lui dit avoir reçu un message de Justine disant qu’elle se trouve avec un certain Noé. Cet élément étonne également Théo, qui n’a, lui, pas eu de réponse de son amie.
Le 18/03 à 17h41
Deux nouveaux enquêteurs à la barre
L’audience a été suspendue pendant une quinzaine de minutes. Le directeur de l’enquête et une commissaire de police s’avancent désormais à la barre.
L’enquêtrice présente pour sa part les éléments issus du flagrant délit, qu’elle date au 24 octobre en fin de journée. C’est le moment où une nouvelle phase de l’enquête a démarré pour « enlèvement et séquestration ».
La PJ de Limoges est alors cosaisie avec le commissariat de Brive-la-Gaillarde.
Un réexamen du dossier est réalisé et fait apparaître « un faisceau d’indices en direction de la personne de Lucas Larivée, qui laisse à penser qu’il a pu jouer un rôle dans la disparition de Justine Vayrac », indique-t-elle.
« Ce qui nous a conduit à placer, le mardi matin, Lucas Larivée en garde à vue. »
Le 18/03 à 17h08
Des photos aux abords de la boîte de nuit projetées dans la salle
Des clichés tirés de la vidéosurveillance des rues entourant la boîte de nuit sont projetés à la demande de Me Michel Labrousse.
On y voit Justine marchant entourée de son ami Théo C. et de Lucas Larivée, au moment où ils l’accompagnent prendre l’air parce qu’elle se sentait mal.
Le 18/03 à 16h49
La présidente demande à la défense d’accélérer, rires dans la salle
L’avocat de Lucas Larivée, qui s’illustre depuis le début du procès par de longs interrogatoires des témoins et experts, questionne toujours la policière.
Il lui pose une question qui lui a déjà été posée par deux fois. La présidente intervient: « On a déjà une demi-journée de retard sur le planning, maître. »
« Vous m’en faites porter la responsabilité? », lance l’avocat.
De nombreux rires s’élèvent dans la salle. Me Michel Labrousse se tourne alors vers le public et demande « Qui, à main levée? »
L’huissier intervient pour rétablir le calme dans l’assistance.
Le 18/03 à 16h46
La défense interroge désormais l’enquêtrice
C’est au tour de la défense de questionner l’enquêtrice, à la barre depuis plus d’une heure.
« Quand est-ce que vous avez livré votre conviction à l’avocate générale? », lui demande-t-il.
« Je vais vous le dire, maître. C’est le 24 octobre 2022, à 17h25. C’est l’heure où le cadre judiciaire bascule, où la police judiciaire de Limoges est cosaisie. »
« Dès le début de cette procédure, femme passionnée que vous êtes, vous avez déjà une conviction… » commente Me Michel Labrousse.
Le 18/03 à 16h28
L’enquêtrice décline les éléments qui l’ont conduite à penser que l’accusé était coupable
L’avocate générale demande encore à l’enquêtrice ce qui lui a fait penser presque immédiatement que Lucas Larivée était impliqué dans la disparition de Justine Vayrac.
« On a cet échange de SMS qui est très perturbant: ‘j’ai autre chose à faire que de m’occuper de ta pote bourrée' », indique-t-elle d’abord. Il s’agit du message que Lucas Larivée a envoyé à Théo C. la nuit des faits.
« L’attitude de Mme Larivée, elle aussi, va ouvrir quelque chose. Je crois qu’une mère sait ces choses-là. Elle sait qui est son enfant, au fond d’elle. Elle montre qu’elle le sait, parce qu’elle va nous livrer qu’elle se questionne. Cette détresse était vraiment réelle », ajoute la policière.
« Au milieu de tout ça, l’attitude détachée, froide et ce sourire qu’il affiche. Il sourit. Il ne me dit pas ‘j’ai fait quelque chose’, mais dans sa gestuelle, son attitude, il le dit. »
Le 18/03 à 16h24
Dès le départ, la policière était « intimement convaincue » que l’accusé « avait fait du mal » à la victime
La procureure générale Emilie Abrantes rappelle qu’elle était de permanence le jour où la disparition de Justine Vayrac a été signalée. Elle demande à l’enquêtrice à la barre si elle se souvient des mots qu’elle a eus avec elle au téléphone à ce moment-là, après l’audition de Lucas Larivée.
« Je vous ai dit: ‘Je vais vous dire quelque chose, il lui a fait du mal, j’en suis intimement convaincue' », répond l’enquêtrice.
La procureure dit qu’elle en a « des frissons ». « Cette phrase, je ne l’oublierai jamais. J’atteste que nous ne nous sommes pas contactées avant votre déposition devant la cour d’assises », indique Emilie Abrantes.
« Je suis quelqu’un de passionné par mon métier », commente à son tour la policière. « Je me suis toujours demandée, s’il m’était présenté quelqu’un qui a commis ce type d’acte, est-ce que je serais en capacité de le reconnaître. (…) Cette affaire m’aura permis cette certitude-là. C’est vraiment une conviction personnelle. »
Le 18/03 à 16h17
La première fois que la mère de Justine a vu l’accusé, elle s’est dit « c’est lui »
Me Olivier Guillot, avocat des parties civiles, rappelle que la mère de Justine Vayrac a croisé Lucas Larivée pour la première fois au commissariat, pour sa première audition.
« Elle s’est dit, ‘c’est lui’. C’était la dernière personne qui avait vu Justine, et lorsqu’elle l’a vu au commissariat, elle s’est dit ‘c’est lui' », indique-t-il à la cour.
Le 18/03 à 16h03
« Il sourit », l’enquêtrice revient sur le moment où l’accusé a reconnu avoir menti
Interrogée à ce sujet par la présidente, la policière revient sur le moment où Lucas Larivée a été obligé de concéder qu’il avait menti au sujet d’un certain Noé qui aurait récupéré Justine Vayrac la nuit des faits.
Confronté aux éléments d’enquête qui démentent sa version, le mise en cause reconnaît avoir menti et inventé le personnage de Noé.
« C’est là qu’on lui dit ‘bah alors, vous faites quoi?’ Et il sourit », relate l’enquêtrice.
Lucas Larivée, dans son box, garde la tête baissée.
Le 18/03 à 15h52
La policière indique que le comportement de Lucas Larivée lors de son audition l’a interrogée
A la barre, l’enquêtrice revient toujours sur le premier volet de l’enquête, ouverte à l’origine pour « disparition inquiétante ».
Elle raconte notamment que la mère de Lucas Larivée a rapidement indiqué aux enquêteurs qu’elle s’est questionnée sur l’implication de son fils dans cette disparition. « Elle nous le dit spontanément », commente la policière.
Au commissariat, « on a une maman qui est en totale détresse, et on a Monsieur Larivée assis à côté, totalement détaché », décrit-elle encore.
« J’ouvre la porte, j’appelle Monsieur Larivé, il se lève, il sourit et vient avec moi. »
« Je lui demande pourquoi sa mère pleure à l’accueil. Il explique qu’il a déjà été mis en cause dans une affaire d’incendie et que sa mère s’inquiète. Ce sont des éléments qui m’ont marquée. Ca ajoute au tableau surprenant. (…) C’est ça qui est étonnant. Dans ce premier temps, on n’a aucune raison de penser qu’il nous a menti », commente encore l’enquêtrice.
Le 18/03 à 15h48
Justine « n’avait aucune raison de disparaître volontairement », déclare l’enquêtrice
La présidente demande à l’enquêtrice pourquoi la disparition de Justine Vayrac a immédiatement été prise au sérieux.
C’est la mère de la jeune femme qui a prévenu les autorités, le dimanche 23 octobre au matin. « Elle indique que sa fille a un petit ami, un enfant de deux ans, donc elle n’a aucune raison de disparaître volontairement », précise l’enquêtrice à la barre.
« Dès le démarrage de l’enquête, (la mère de Justine Vayrac) nous donne le numéro de téléphone et le nom de Lucas Larivée. »
Le 18/03 à 15h47
« Monsieur Larivée va me regarder et sourire », l’enquêtrice décrit un moment troublant
Lors de sa garde à vue, raconte encore l’enquêtrice, Lucas Larivée est questionné sur le fait qu’il n’a pas répondu aux appels et messages des amis de Justine Vayrac, qui cherchaient cette dernière.
Lucas indique alors aux enquêteurs n’avoir pas répondu aux amis de Justine, se sentant « harcelé ».
« Il y a un moment un peu troublant où Monsieur Larivée va me regarder et va sourire, sans réponse », se souvient l’enquêtrice à la barre.
Le 18/03 à 15h43
L’enquêtrice retrace les déplacements de Lucas Larivée et Justine Vayrac la nuit des faits
L’enquêtrice retrace ensuite les déplacements de Lucas Larivée la nuit des faits.
Ce dernier a rejoint des amies à 22 heures dans un bar de Brive, puis a rejoint la boîte de nuit La Charrette vers 2 heures du matin. On le voit ressortir de la boîte de nuit avec Justine Vayrac, qui ne se sent pas bien, et Théo C. à 3h05.
Puis Lucas et Théo échangent leur numéro de téléphone, le premier proposant de veiller sur la jeune femme. Par la suite, les deux quitteront Brive vers 4 heures du matin, et prennent la direction de Beynat, où vit Lucas Larivée.
« Le téléphone de Justine (y) restera localisé jusqu’à 11h25 », indique encore l’enquêtrice.
Le 18/03 à 15h37
Une enquêtrice décrit les débuts de l’enquête pour « disparition inquiétante »
Une enquêtrice revient sur la première partie des investigations, ouvertes en premier lieu pour « disparition inquiétante ».
Elle retrace la chronologie de la soirée de Justine, puis celle de Lucas Larivée.
Le soir du 22 octobre 2022, Justine rejoint des amis à Brive-la-Gaillarde et mange chez un ami, Vincent L. Par la suite, le groupe rejoint d’autres amis, dont Théo C., dans un bar de Brive. Ils rejoindront ensuite la boîte de nuit La Charrette, vers 23 heures.
A partir de là et jusqu’à 3h05, les enquêteurs n’ont plus d’éléments techniques leur permettant de retracer précisément les faits et gestes de Justine. A 3h05, celle-ci ressort, accompagnée de Théo C.
« On s’aperçoit qu’elle a une démarche titubante, elle semble alcoolisée. Ils restent dix minutes dehors puis re-rentrent. On les voit ressortir à 3h35 avec Lucas Larivée. »
Le 18/03 à 15h16
L’expert en empreintes génétiques répond toujours aux questions de la défense
L’expert en empreintes génétiques répond toujours aux questions de Me Michel Labrousse.
Il est à présent question du marteau et du saladier qui ont été analysés. Aucun profil génétique n’a pu être découvert sur ces objets, répète l’expert.
A chaque nouvelle question de l’avocat, beaucoup de souffles dans le public.
Le 18/03 à 15h03
Pas d’ADN retrouvé sur la ficelle au pied de Justine Vayrac
Sur la cordelette retrouvée au pied de Justine Vayrac, aucun ADN humain n’a pu être prélevé.
« La cordelette qui a été retrouvée sur le pied, cette cordelette était très sale, et aucun ADN humain exploitable n’a été isolé », expose l’expert en empreintes génétiques, répondant à une question de l’avocat de Lucas Larivée.
« Huit prélèvements ont été réalisés sur la cordelette, et aucun ADN humain n’était exploitable »,ajoute-t-il.
Le 18/03 à 14h41
L’expert questionné sur l’absence d’ADN masculin sur la corde autour du cou de la victime
A son tour, l’avocate générale questionne l’expert en empreintes génétiques plus précisément sur la cordelette retrouvée autour du cou du Justine Vayrac. Lucas Larivée maintient qu’il n’a pas utilisé de ficelle pour étrangler la jeune femme.
Sur cette ficelle, son ADN n’a pas été retrouvé. A contrario, celui de Justine Vayrac était présent.
La procureure générale tente donc de savoir s’il est possible que l’accusé ait touché cette ficelle mais que son ADN n’ait tout de même pas été retrouvé lors des analyses.
« Il peut y avoir un phénomène de compétition: c’est l’ADN qui est majoritaire qui va être amplifié par rapport à celui qui est de contact », répond l’expert.
Cela pourrait expliquer pourquoi on n’a pas forcément retrouvé l’ADN de Lucas Larivée sur la cordelette, alors qu’il l’a peut-être touchée. Selon l’expert, tout cela est renforcé par le fait qu’un ADN de contact peut être quasiment indétectable à cause de la terre et du phénomène de putréfaction.
« Mais l’hypothèse selon laquelle il ne l’a pas touchée est valable également », rappelle l’expert.
Le 18/03 à 14h28
Seul l’ADN de la victime a été retrouvé sous ses ongles
La présidente interroge l’expert en empreintes génétiques sur ce qui a été retrouvé grâce aux prélèvements sous les ongles de la victime.
« Seul le profil de Madame Vayrac a été mis en évidence », affirme celui-ci.
L’expert tourne les pages de son rapport pour vérifier cette information. Il confirme ce point mais ajoute une précision.
« Il faut savoir quand même que le profil de Mme Vayrac qu’on a pu mettre en évidence à partir des prélèvements réalisés sur les mains et les ongles, on les a obtenus de manière partielle. Le corps étant sous terre, un effet de dégradation de l’ADN a pu s’opérer. Mais il n’y a que cet ADN-là qui a été mis en évidence. »
Le 18/03 à 14h20
L’ADN de Lucas Larivée n’apparaît pas sur la ficelle retrouvée autour du cou de la victime
L’expert en empreintes génétiques a fini sa déposition, la présidente lui pose des questions.
Elle lui demande notamment de bien confirmer que l’ADN de Lucas Larivée n’a pas été constaté autour de la ficelle qui a été retrouvée nouée autour du cou de la victime.
L’expert acquiesce: son ADN n’apparaît pas dans les prélèvements réalisés sur la ficelle.
Le 18/03 à 14h16
L’ADN de l’accusé retrouvé sur les parties génitales de Justine Vayrac
L’audience reprend après la pause du déjeuner. Un nouvel expert, en empreintes génétiques cette fois, dépose en visioconférence.
Il explique que son métier consiste à examiner les scellés pour y retrouver des traces de sang, de salive, de sperme, mais aussi des traces de contact. L’empreinte retrouvée est ensuite comparée à des fichiers recensant plusieurs profils génétiques.
L’expert indique que du sperme a été retrouvé au niveau du vagin de Justine Vayrac. Aucun ADN autre que celui de la victime n’a pu être retrouvé sur la ficelle entourant son cou, ni sur celle nouée autour de ses pieds.
« L’ADN de Monsieur Larivé a été retrouvé sur les prélèvements vaginaux, vulvaires et anaux de Justine Vayrac », indique l’expert. « L’ADN a été retrouvé sur la ficelle autour de son cou, sur le godet, et sur plusieurs prélèvements réalisés dans la chambre de Monsieur Larivée. »
Le 18/03 à 12h55
Le père de Lucas Larivée adresse sa « peine » à la famille de Justine Vayrac
Le père de Lucas Larivée s’adresse enfin à la famille de la victime, déclarant ne pas savoir comment exprimer son « désarroi ».
« Je ne trouve pas de mot de façon à qualifier la peine que je ressens », déclare-t-il à la barre.
L’audience est suspendue pour la pause déjeuner.
Le 18/03 à 12h21
La défense interroge le père de Lucas Larivée sur l’engin agricole
C’est l’avocat de la défense qui a fait citer une deuxième fois le père de Lucas Larivée.
« Je vous fais citer pour une raison spécifique », explique Me Michel Labrousse. « Je vous fais venir comme témoin du fonctionnement spécifique de votre entreprise. »
Il souhaite l’interroger à la fois sur la présence de ficelles à l’endroit où le corps de Justine Vayrac a été enterré, puisque l’une d’entre elles a été retrouvée autour du cou de cette dernière. Mais aussi le questionner à propos de l’engin agricole utilisé par Lucas Larivée.
Des photos de cet engin sont projetées dans la salle.
Le 18/03 à 12h04
Le père de l’accusé assure qu’il n’a pas entendu l’engin avec lequel son fils a enterré le corps
Pour enterrer le corps de la victime l’accusé a utilisé un engin agricole appartenant à son père.
« Quand on met en route cet engin, quel bruit produit-il? », demande la présidente au père de Lucas Larivée. « Je dirais un bruit de tracteur », répond-il.
Valérie Chaumond l’interroge pour savoir si ce bruit aurait pu le réveiller, la nuit des faits. Pour rappel, la maison des parents de Lucas Larivée se situe à environ 250 mètres de celle où vivait l’accusé, et où les faits se sont produits.
« Si on met en route l’engin télescopique en pleine nuit, dans un endroit pas très fréquenté, est-ce qu’on l’entend ou pas? », relance la présidente. Réponse: « Non. »
Le 18/03 à 11h52
Le corps de Justine a été enterré à l’endroit où la famille Larivée évacue les déchets de l’exploitation agricole
La présidente Valérie Chaumond interroge le père de Lucas Larivée sur la manière dont ils évacuent les déchets de l’exploitation agricole, et de la menuiserie qu’ils tiennent également.
Il explique qu’ils brûlent ces déchets, puis qu’ils les évacuent finalement sur un chemin de terre.
« C’est l’endroit où le corps de Justine a été enterré », explique Jean-Michel Larivée. « Il va y avoir du bois, des cendres, de la terre, des ficelles et des bâches. »
Le 18/03 à 11h41
Le père de Lucas Larivée à nouveau à la barre
Le père de l’accusé revient à la barre après avoir témoigné une première fois lundi. Il va être interrogé sur les faits.
La présidente lui fait d’abord rappeler où se situe la maison du grand-père de Lucas Larivée, où il s’est installé et où les faits se sont déroulés.
Environ 250 mètres séparent la maison des Larivée et la maison du grand-père de Lucas, explique son père.
Le 18/03 à 11h37
L’avocat de la défense agace l’expert
L’avocat de Lucas Larivée interroge à son tour l’expert en tissus et cellules, et lui demande combien de types de strangulation existent.
« C’est hors-sujet », répond l’expert. « Cette question n’a pas de rapport avec les expertises que j’ai faites. »
Me Michel Labrousse insiste, cherchant à lui faire dire qu’on ne peut pas exclure que la fracture du larynx de Justine Vayrac n’a pas été causée par un étranglement manuel, et non au lien.
« Dans le cas présent, on constate une fracture de la corne droite du cartilage thyroïde, on me dit qu’un lien a été utilisé. Moi je conclus que c’est cohérent, sans plus, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise d’autre? », indique l’expert.
Lorsque l’avocat cesse ses questions, des soupirs de soulagement se font entendre côté public et parties civiles.
Le 18/03 à 11h15
La fracture du larynx s’est faite du vivant de Justine Vayrac, indique l’expert
La procureure générale, Emilie Abrantes, revient sur la théorie défendue par Lucas Larivée et son avocat, à savoir que la ficelle qui a été retrouvée nouée autour du cou de Justine Vayrac a pu s’enrouler toute seule au moment d’enterrer le corps.
« Vous confirmez que le foyer hémorragique a été provoqué avant le décès? », demande l’avocate générale à l’expert.
– Oui, les hémorragies sont un signe de vitalité.
– Il est matériellement impossible qu’un lien qui viendrait se mettre autour du cou d’une victime morte provoque cette hémorragie? », poursuit Emilie Abrantes.
– Oui, je confirme. Il témoigne que la lésion s’est produite du vivant de la victime, conclut l’expert.
Le 18/03 à 11h05
La présidente relance l’expert sur la fracture du larynx constatée chez la victime
La présidente interroge désormais l’expert en anatomopathologie, qui a examiné les tissus et les cellules prélevés sur le corps de Justine Vayrac, après l’autopsie.
Elle lui demande notamment de revenir sur la fracture du larynx constatée.
« Le lieu de la fracture se trouve à l’arrière du larynx, c’est une zone de fragilité. La fracture en elle-même d’une corne du cartilage thyroïde n’empêche pas de vivre », décrit l’expert.
Selon lui, « ce qui tue, ça n’est pas la fracture de cette structure, c’est la contraction du larynx qui fait que l’air ne passe plus ».
« Cette fracture est un marqueur du fait qu’il y a eu un traumatisme sur le larynx. »
Le 18/03 à 11h02
Une fracture au niveau du cou de la victime a été observée, explique un expert
Dans un exposé très technique, l’expert en anatomopathologie, qui a donc analysé les tissus et cellules du corps après l’autopsie, indique qu’il a eu à examiner les organes génitaux, le bloc cervical et les poumons.
Il conclut son exposé en expliquant qu’il a pu constater une fracture au niveau du cartilage thyroïde « survenue du vivant de la victime, vraisemblablement proche du décès. »
Pour ce qui est des organes génitaux, il a noté, au niveau du col de l’utérus, « deux zones grisâtres, un peu plus foncées ».
Le 18/03 à 10h50
Un expert en anatomopathologie dépose et explique en quoi consiste son métier
Après une suspension d’audience, un expert en anatomopathologie dépose en visionférence.
Cette discipline peu connue du grand public consiste à analyser les prélèvements de tissus et de cellules provenant du corps humain, explique-t-il.
« L’anatomopathologie permet de confirmer au microscope les constatations faites par les médecins légistes lors de l’autopsie », poursuite l’expert. « Parfois, ça permet de montrer des choses qui n’étaient pas visibles à l’oeil nu, et aussi de savoir si une blessure a été faite du vivant de la victime ou après son décès. »
Le 18/03 à 10h12
La défense interroge encore l’expert en analyse des traces de sang
Comme il le fait depuis le début du procès, l’avocat de la défense interroge très longuement l’expert en morpho-analyse des traces de sang.
Il lui fait passer en revue plusieurs hypothèses ayant conduit à la projections du sang.
Le 18/03 à 09h54
L’expert admet ne pas pouvoir déterminer si les projections de sang viennent d’un « coup de poing » ou d’un « objet »
L’avocat de la défense pose désormais des questions à l’ex-gendarme, spécialiste en morpho-analyse des traces de sang. Me Michel Labrousse lui demande combien de gouttes de sang ont été retrouvées autour du lit de Lucas Larivée.
« Je les matérialise par des étiquettes, le nombre n’est pas important. Ce qui est important, c’est de déterminer le mécanisme de ces projections », lui explique l’expert.
La défense le relance ensuite sur ce qui a pu provoquer les projections: un objet ou un coup de poing?
« Ca peut être des coups de poing, des coups de pied, mais aussi un objet. Il n’y a que le médecin légiste qui peut faire la différence », indique l’ex-gendarme.
Le 18/03 à 09h35
Selon un expert, les déclarations de l’accusé sont incompatibles avec les traces de sang retrouvées dans la chambre
Depuis le début, Lucas Larivée soutient qu’il n’a donné qu’un seul coup de point à Justine Vayrac dans sa chambre, pendant un rapport sexuel.
Or, l’ex-gendarme, expert en analyse des traces de sang, indique que cette hypothèse n’est pas compatible avec les projections de sang retrouvées dans sa chambre.
« Il faut au minimum deux coups, l’un pour créer une plaie saignante, et l’autre pour créer les projections que l’on a observées », détaille l’expert.
Le 18/03 à 09h33
Deux traces visibles ont été constatées dans la voiture de l’accusé, mais pas de sang
Le gendarme expert en analyse des traces de sang indique que la voiture de Lucas Larivée a également été expertisée.
A l’intérieur, deux traces visibles ont également été constatées, mais les expertises n’ont pas révélées de sang.
Le 18/03 à 09h27
Un ex-gendarme pointe une possible « scène de violence » sur le côté gauche du lit de Lucas Larivée
S’appuyant sur son schéma, l’expert en morpho-analyse explique que des traces de sang ont été retrouvées « tout autour du lit », mais aussi sur le pan de mur côté tête.
Il émet l’hypothèse selon laquelle « il y a une scène de violence sur le côté gauche du lit ».
« Mme Vayrac est possiblement allongée au cours de ces violences, et il y a ensuite un nettoyage partiel des lieux, notamment sur le sol et sur le pan de mur côté tête de lit », indique l’ancien gendarme.
Le 18/03 à 09h23
Le nettoyage de la chambre de l’accusé a provoqué une perte d’informations, selon un expert
L’expert en analyse des traces de sang continue sa déposition. Il détaille qu’un nettoyage des lieux a visiblement été effectué, ce qui colle au récit de Lucas Larivée qui dit avoir tenté de faire disparaître les traces de sang après avoir enterré la victime.
De ce nettoyage des lieux résulte « une perte d’informations ».
« Mais deux hypothèses se dégagent: la première, c’est que ces traces proviennent du lit, en partie haute. La deuxième, c’est que ces projections résultent de coups portés à l’aide d’un élément contondant sur une source saignante, c’est-à-dire la partie saignante du corps de Mme Vayrac », décrypte l’ancien gendarme, qui déclare ne pas pouvoir « être plus précis ».
Le 18/03 à 09h13
L’audience reprend avec un expert en analyse des traces de sang
L’audience reprend ce matin avec la déposition du gendarme qui a réalisé l’analyse des traces de sang, au domicile de Lucas Larivée mais également dans sa chambre.
Cet expert en morpho-analyse des traces de sang a réalisé un schéma interactif de la chambre pour montrer à la cour et au public où se situent les traces de sang détectées.
Il explique que son rôle a notamment été de « mettre en évidence des traces de sang invisibles à l’oeil nu, parce qu’elles ont été dégradées, soit naturellement, soit par le nettoyage de la zone par une tierce personne. »
Le 18/03 à 08h55
Lucas Larivée nie toujours avoir violé Justine
Interrogé longuement sur le déroulé des faits hier, Lucas Larivée a réaffirmé que le rapport sexuel avec Justine « était consenti ».
« Tout ce que je peux dire, c’est que c’était consenti », indiquait-il.
Le 18/03 à 08h45
Les médecins légistes rappellent que le décès est lié à une strangulation par un lien
Les deux médecins légistes qui ont réalisé l’autopsie de Justine Vayrac sont venus déposer hier.
A la barre, ils ont déclaré que le décès était lié à une strangulation par un lien. Une ficelle bleue a en effet été retrouvée nouée autour du cou de la victime.
Par ailleurs, ils jugent moins probable l’hypothèse de Lucas Larrivée, qui estime que le décès est lié à une strangulation lors d’un jeu sexuel.
Le 18/03 à 08h35
Les parents et le dernier petit ami de Justine doivent témoigner
Bonjour à toutes et tous. Bienvenue dans ce direct consacré au troisième jour du procès de Lucas Larivée.
L’agriculteur de 24 ans est jugé depuis lundi devant la cour d’assises de Corrèze pour le « meurtre » et le « viol » de Justine Vayrac, 20 ans, en octobre 2022.
Cet après-midi, les parents et le dernier petit ami de Justine Vayrac doivent notamment être entendus.

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