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Affaire Justine Vayrac: le jeune agriculteur reconnaît le « meurtre » mais nie encore le « viol » de la victime

Le 16/03 à 21h50

Table des matières

Ce direct est terminé

Ce direct est terminé, merci de l’avoir suivi sur BFM.

L’audience reprendra demain matin.

Le 16/03 à 20h12

Passe d’armes entre la défense et le parquet général

Prenant la parole à son tour, l’avocate générale demande à la mère de Lucas Larivée si elle pense que son fils a pu commettre le meurtre et le viol de Justine Vayrac.

L’avocat de la défense s’offusque et lance que ce sera à la cour de trancher cette question. La procureure générale insiste.

« Je ne vous ai jamais interrompu aujourd’hui alors que ça m’a titillée plusieurs fois. Quand vous vous permettez de remettre en question les conclusions d’un expert psychiatre pendant une heure… », raille-t-elle.

« La vérité n’éclatera que si on pose les questions qui dérangent », poursuit-elle.

Finalement, la mère de l’accusé répond: « Je ne vous répondrai pas. »

Le 16/03 à 20h02

La cour et le parquet général reproche à la mère de l’accusé de ne pas avoir eu de mot pour les proches de la victime

Lorsque la présidente, Valérie Chaumond, demande à la mère de Lucas Larivée ce qu’elle veut déclarer en conclusion, elle indique vouloir « que justice soit faite sur les faits et seulement sur les faits ».

« Vous n’avez eu aucun mot sur la famille », lui fait remarquer la présidente.

– Ca fait trois ans que j’essaie de me mettre à la place de ces gens. On est dans l’ombre.

– Mais Justine Vayrac, elle n’est plus là, relance Valérie Chaumond.

L’avocat de la famille de la victime, Me Olivier Guillot, pointe à son tour l’absence de mot pour les proches de Justine. « Dans votre relation à votre fils, c’est le syndrome des trois singes : on ne se parle pas, on ne s’écoute pas, on ne se voit pas », souligne-t-il.

« Combien de fois j’ai essayé de me mettre à leur place, et je ne pourrai pas voir la famille en face. J’aurais l’impression que ce serait une indécence d’aller les voir », se justifie la mère de l’accusé à la barre.

Le 16/03 à 19h57

« Ma vie s’est arrêtée il y a trois ans », raconte la mère de l’accusé

La mère de Lucas Larivée est questionnée sur ce qu’est devenue sa vie depuis les faits .

« Ma vie s’est arrêtée il y a trois ans. Depuis, je subis. Je tiens pour m’occuper de mon fils mineur. J’ai été obligé de prendre des médicaments. Je ne suis plus moi-même », relate-t-elle.

Elle revient également sur la première convocation de son fils au commissariat. « On était en train de manger tous les quatre à table, et Lucas part de la table, revient et me dit ‘je suis convoqué au commissariat de Brive parce qu’il y a une jeune fille qui a disparu’. On est partis au commissariat. »

« Mon ressenti, c’était que c’était pas possible, c’était inimaginable. On a commencé à regarder la télé pour avoir des nouvelles », ajoute-t-elle.

Le 16/03 à 19h37

L’accusé a fait un tatouage en hommage à ses grands-parents, raconte sa mère

A la barre, la mère de l’accusé revient à son tour sur la relation que son fils entretenait avec son grand-père paternel. « Il était tout le temps avec lui », relate-t-elle.

Alors que Lucas Larivée était âgé de 8 ans lorsque son grand-père est décédé peu de temps après un AVC.

« Ca a été dramatique. Il a beaucoup souffert quand nous avons accueilli mon beau-père à domicile », indique-t-elle. « Puis ça a été un immense vide quand il est parti. »

Elle explique avoir emmené Lucas voir une pédopsychiatre, et l’avoir souvent emmené sur la tombe de son grand-père. Son fils s’est par la suite fait tatouer les dates de naissance de ce grand-père et de sa grand-mère maternelle. « Je lui ai demandé pourquoi il avait fait ça, il m’a dit ‘ils seront toujours dans mon coeur' », raconte sa mère.

Le 16/03 à 19h27

La mère de Lucas Larivée témoigne à son tour

La mère de Lucas prend désormais la place de Jean-Michel Larivée et décrit elle aussi à la barre un enfant « plein de vie », proche de son père et de son grand-père.

« Il faisait du foot. Il avait fait un élevage de lapins. Le week-end, il était beaucoup avec son papa, à la menuiserie ou à l’exploitation agricole », indique-t-elle.

Laëtitia Larivée ne se sent pas bien. L’huissier lui tend un verre d’eau et approche une chaise.

Dans son box, Lucas Larivée semble ému.

Le 16/03 à 18h49

Pour l’avocate générale, le père de l’accusé « minore » les actes de son fils

L’avocate générale, Emilie Abrantes, questionne à son tour le père de Lucas Larivée et lui fait remarquer qu’il semble, depuis le début de sa déposition, « minorer » les actes de son fils.

« Lorsqu’on vous a demandé des défauts de Lucas, vous n’avez pas évoqué quelque chose qu’a pu évoquer votre épouse. Lucas semble rancunier quand on lui refuse quelque chose », pointe la procureure générale.

« Qui n’est pas rancunier, plus ou moins? », répond le père de l’accusé, à la barre.

Emilie Abrantes lui rappelle l’émotion de Lucas Larivée à chaque évocation de son grand-père. A contrario, « si je vous dis qu’à aucun moment, Lucas n’a eu un mot sincère, une larme pour Justine, qui est pourtant morte, qu’est-ce que ça vous évoque ? »

« J’ai du mal à comprendre », indique simplement Jean-Michel Larivée.

Le 16/03 à 18h29

« C’est l’effondrement d’une vie »: le père de Lucas Larivée évoque les conséquences de l’affaire

Toujours interrogé par la présidente, le père de l’accusé revient sur les instants qui ont suivi la mise en examen de son fils dans le dossier Justine Vayrac et son placement en détention.

« Au début, j’ai refusé d’aller voir mon fils. Du temps est passé et je me suis rendu compte que j’aimais mon fils, que j’avais envie de le voir. J’ai été le voir », explique-t-il. « Jamais de la vie je n’excuserai ce qu’il s’est passé, mais jamais de la vie je ne le renierai. »

Valérie Chaumond lui demande quelles ont été les conséquences de l’affaire pour lui et sa famille. « C’est l’effondrement d’une vie. Pour beaucoup de monde. Pour nous, pour la famille de la victime, tout le monde. Les choses ne seront plus jamais pareilles », déclare-t-il dans un sanglot.

Dans son box, son fils pleure, lui aussi.

Le 16/03 à 18h23

Lucas n’avait « pas beaucoup de limites »: la présidente bouscule le père de l’accusé

Le père de Lucas dépose depuis une quinzaine de minutes. Interrogé par la présidente, ce dernier semble atténuer les défauts qui sont mentionnés au sujet de son fils depuis le début de l’audience.

« Il était, je pense, assez fêtard. Il aimait bien s’amuser. Après les matchs, des fois, on arrose les victoires, on reste avec les copains… », décrit-il à la barre.

La présidente lui fait remarquer que Lucas était connu pour conduire ivre, et très vite. « Je pense qu’il ne faisait pas partie de ceux qui roulaient le plus doucement », commente Jean-Michel Larivée.

« Ce qui apparaît en filigrane dans le dossier, c’est que Lucas, on ne lui posait pas beaucoup de limites », le bouscule la présidente. « Je ne l’excuse pas là-dessus, il avait eu des remontrances à la maison dont il a tenu compte », répond le père de l’accusé.

Le 16/03 à 18h05

Le père de Lucas Larivée témoigne à la barre

Après une suspension d’audience, le père de Lucas Larivée s’avance à la barre pour témoigner.

Dithyrambique au sujet de son fils, il évoque un garçon « vivant », « qui s’intéressait à tout », « attachant » lorsqu’il était enfant.

« C’est un garçon très vaillant, qui s’intéresse à tout, on peut compter sur lui. En tant que père, je suis fier de tous ces moments-là avec lui », indique-t-il.

« Il a sûrement quelques défauts? », le relance la présidente, Valérie Chamond. « Oui, il bougeait tout le temps, il fallait avoir l’oeil dessus, comme beaucoup de gamins… »

Le 16/03 à 17h06

Lucas Larivée est devenu « méfiant » par rapport aux femmes après des échecs sentimentaux, estime la psychologue

Me Michel Labrousse pose à présent des questions à l’experte psychologue. « Vous parlez de sa famille en disant qu’il serait tributaire d’un modèle supposément patriarcal. Est-ce à dire qu’il n’aurait pas de respect pour les femmes? », demande l’avocat de la défense.

« Non pas du tout. La place de l’homme est très forte dans ses représentations (…) alors que la fonction féminine est moins présente dans son discours », indique la psychologue.

Selon elle, « les échecs sentimentaux vont générer un rapport au féminin plus méfiant, plus archaïque ».

Le 16/03 à 16h38

Comme le psychiatre, la psychologue estime que l’accusé sait ce qu’il s’est passé

L’avocate générale pose désormais des questions à l’experte psychologue. Elle la confronte aux conclusions de son confrère psychiatre, qui a déposé avant elle.

« Le psychiatre a dit que Monsieur Larivée sait ce qu’il s’est passé », alors qu’il indique avoir un trou noir concernant le moment des faits.

« Oui, oui, tout à fait. C’est cohérent », commente l’experte.

Le 16/03 à 16h25

Selon une psychologue, Lucas Larivée « a verbalisé les faits » de meurtre

Dans sa déposition, l’experte psychologue a indiqué que Lucas Larivée a reconnu les faits de meurtre. La présidente anticipe les questions de la défense, qui martèle que l’accusé ne reconnaît que des « coups mortels », et lui demande de préciser.

« Il a verbalisé les faits. Le fait qu’il est seul face à Mlle Vayrac et qu’il comprend qu’il est l’auteur du crime, il est capable de le signifier », indique l’experte, en visioconférence.

Le 16/03 à 16h18

Une psychologue décrit une tendance à la « toute-puissance » chez l’accusé

La psychologue clinicienne qui, elle aussi, a expertisé Lucas Larivée pendant la procédure, dépose à son tour en visioconférence.

« C’est quelqu’un qui ne sait pas trop de confronter à la frustration », qui a une « tendance à la toute-puissance », décrit-elle.

Elle rappelle que Lucas Larivée a mentionné un « trou noir » quant au déroulement des faits précis. « Il met en avant un trou noir et un état de sidération. Il va mentionner un coup de poing qu’il va peiner à mettre en sens, il a du mal à élaborer autour de cet acte. »

Selon elle, l’acte est tellement grave qu’il est possible que l’accusé ne puisse pas le formuler.

Le 16/03 à 16h06

Débat d’experts sur la notion de « sidération »

La défense revient également sur la notion de « sidération » au moment des faits qui a été évoquée par l’experte psychologue qui a également expertisé Lucas Larivée dans le dossier.

Cette dernière a conclu que l’accusé a agi « comme un robot », sidéré après son passage à l’acte lors du meurtre de Justine Vayrac.

« Sidérer, ça veut dire transformer en un objet de la raideur du métal », commente l’expert psychiatre. Quand on parle de sidération, c’est qu’on est transformé en statue de fer, on est rigidifié. Si on revient à l’étymologie, la sidération, ça veut dire qu’on est figé », argumente le psychiatre.

« Moi je ne peux pas dire dans quel état il était, mais c’est un état qui survient après une chose émotionnelle. Sauf que si on dit derrière qu’il a agi comme un robot, les robots n’ont pas d’affect, que je sache.

« C’est votre avis. L’homme de fer, je ne sais pas où il est dans ce dossier », lâche Me Michel Labrousse.

Le 16/03 à 15h55

Face aux critiques de la défense, le psychiatre maintient ses conclusions

Si, ce matin, Lucas Larivée a indiqué qu’il reconnaissait les faits de meurtre, son avocat rappelle qu’il reconnaît seulement des « coups mortels » sur Justine Vayrac.

« S’il était acquitté de ces chefs, est-ce que ça infléchit votre raisonnement? », lance Me Michel Labrousse à l’expert psychiatre, interrogé depuis près de deux heures.

« C’est à la cour de dire s’il y a culpabilité ou pas. Je vous dis que Monsieur Larivée présente une personnalité psychopathique. Point », répond le psychiatre.

« Ca n’infléchit pas de quelque manière que ce soit, que les faits soient avérés ou pas? », tente à nouveau la défense. Réponse de l’expert: « Il a reconnu des coups mortels, à ce que vous me dites, donc la dangerosité est là. »

Le 16/03 à 15h32

Echange musclé entre l’avocat de la défense et l’expert psychiatre

Un question-réponse tendu s’engage entre l’avocat de la défense et l’expert psychiatre qui vient de déposer.

Me Michel Labrousse revient notamment sur le test de Hare, qui permet de mesurer le niveau de psychopathie d’un sujet. C’est le test utilisé par l’expert pour déterminer le profil psychopathique de Lucas Larivée. Sur une échelle de 40, ce dernier avait atteint 33.

« Vous savez ce qu’on va faire, je vais vous lire les 20 items de l’échelle de psychopathie (…). Vu l’ambiance, il va falloir le faire… », commente le psychiatre avant d’énumérer les 20 critères du test.

L’avocat de la défense hausse le ton puis est recadré par la présidente, qui joue l’arbitre entre les deux.

« Je pense qu’il eut été nécessaire d’avoir le nombre de points que vous avez donné par rapport à tous ces items », déplore la défense.

Le 16/03 à 15h16

Pour l’expert psychiatre, Lucas Larivée « sait ce qu’il s’est passé »

Jusqu’à présent, Lucas Larivée a toujours soutenu ne pas se souvenir du moment précis de son passage à l’acte.

« Est-ce qu’il ne peut pas ou il ne veut pas nous expliquer ce qu’il s’est passé dans la chambre? », demande la procureure générale à l’expert-psychiatre.

Réponse: « Quand on est en train d’agresser une personne à ce point-là, ça veut dire qu’on a dépassé certaines bornes. Mais on n’a pas perdu connaissance. »

« Je suis très clair là-dessus. Je ne suis pas dans la tête de Monsieur Larivée, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais en tous cas, lui le sait », conclut-il.

Le 16/03 à 15h12

Le psychiatre évoque « un sentiment de toute-puissance » glaçant chez l’accusé

Posant toujours des questions au psychiatre qui a expertisé Lucas Larivée, l’avocate générale évoque l' »aplomb » de l’accusé, qui a maintenu qu’il était innocent pendant plusieurs jours avant de passer aux aveux.

« Je pense que ce qui le blinde, c’est un sentiment de toute-puissance. Il est au-dessus des institutions, des enquêteurs, de la morale ambiante, et qu’il n’a pas de compte à rendre », décrit le psychiatre.

« C’est ça qui m’a glacé, c’est cette capacité à se draper d’une toute-puissance que rien ne vient ébranler. »

Le 16/03 à 15h07

Selon le psychiatre, il existe un risque de nouveaux passages à l’acte

L’avocate générale interroge à son tour l’expert psychiatre sur la dangerosité criminologique de Lucas Larivée et lui demande si un tel profil peut repasser à l’acte. « Bien sûr », répond simplement l’expert.

La procureure générale le relance avec une « hypothèse » sur le déroulé des faits. « Je forme l’hypothèse qu’à partir du moment où Justine Vayrac s’est opposée au fait d’avoir une relation sexuelle, Lucas Larivée l’a violée et l’a tuée », avance-t-elle, appelant le psychiatre à émettre un avis.

« Oui, malheureusement, ce refus-là n’a pas pu être entendu. En tous cas, ce scénario est plausible », commente ce dernier.

Le 16/03 à 14h52

L’expert psychiatre estime qu’on « peut parler de psychopathe » concernant l’accusé

Relancé sur ses conclusions sur la personnalité de Lucas Larivée, l’expert psychiatre indique que l’on peut parler de l’accusé comme d’un « psychopathe », sur le plan clinique.

« Il y a une impossibilité à se projeter dans la souffrance de l’autre. C’est ce qui fait la dangerosité d’un vrai psychopathe », décrypte-t-il. « L’autre est ‘chosifié’. »

Le 16/03 à 14h36

Lucas Larivée a inventé le personnage de Noé selon un « mécanisme de défense », indique le psychiatre

La présidente relance l’expert psychiatre sur un point particulier du dossier: l’invention, par Lucas Larivée, d’un certain « Noé », auquel il a attribué les violences sur Justine Vayrac, avant de passer aux aveux.

« C’est un mécanisme de défense bien connu qui s’appelle la projection », détaille l’expert, en visioconférence.

« Il y a quelque chose de tellement insupportable pour le psychisme, qu’il faut bien gérer la situation en faisant des accomodements, comme on peut. »

Le 16/03 à 14h30

Selon l’expert psychiatre, Lucas Larivée présente une « intolérance à la frustration »

L’expert psychiatre qui a reçu Lucas Larivée en décembre 2022 dans le cadre de la procédure décrit un accusé au contact « détaché », marqué par la « pauvreté de ses affects assez frappante à un âge où l’on exprime ses sentiments ».

L’expert décrit encore l’impulsivité, la faible maîtrise de soi de l’accusé et son intolérance à la frustration, qui a pu le faire passer à l’acte.

« Il est passé à l’acte de façon brutale, sans pouvoir en fournir une explication particulière », décrypte encore le psychiatre.

Selon ce dernier, Lucas Larivée ne présente aucune dangerosité psychiatrique, mais une dangerosité criminologique patente, ainsi que des traits sociopathiques.

Le 16/03 à 14h23

L’expert psychiatre évoque les « regrets autocentrés » de l’accusé

Selon l’expert psychiatre qui dépose cet après-midi, Lucas Larivée « n’a pas eu de mot particulier concernant la victime » lorsqu’il l’a expertisé.

Concernant les conséquences de son geste, le jeune homme lui a simplement déclaré: « J’ai foutu mon avenir en l’air, j’ai perdu la ferme. J’avais acheté un chien en avril pour le dresser et je ne le reverrai pas. »

Pour l’expert, il s’agit de « regrets autocentrés », même si le mis en cause est conscient de la gravité.

« Pourquoi j’en suis arrivé là, j’en n’ai pas la réponse, mais je prendrai 20 ans minimum », lui a-t-il également confié en décembre 2022.

Le 16/03 à 14h17

Un expert psychiatre décrit « l’enfance sans histoire » de Lucas Larivée

L’audience reprend avec l’audition d’un expert psychiatre, qui dépose lui aussi en visioconférence.

Il explique avoir rencontré Lucas Larivée en décembre 2022, alors qu’il était à l’isolement à la maison d’arrêt de Périgueux.

« Il s’exprimait de voix plutôt basse, sur un rythme lent », démarre l’expert, avant de décrire, à son tour, l’enfance « sans histoire, sans traumatisme notoire » de l’accusé. « Une enfance assez banale, dans une famille stable », résume le psychiatre.

Le 16/03 à 12h50

Lucas Larivée « fréquentait beaucoup de femmes », décrit l’enquêtrice de personnalité

L’avocate générale pose désormais des questions sur le rapport de Lucas Larivée aux femmes. Elle rappelle notamment que l’accusé a par le passé qualifié l’une de ses ex-petites amies de « salope », et une autre de « chienne ».

L’enquêtrice, qui déclarait plus tôt qu’elle « ne pense pas qu’il ait une mauvaise vision de la femme de manière générale », indique n’avoir « pas de réponse très claire à apporter » sur ce sujet.

« Quoi qu’il en soit, il ressort qu’il fréquentait beaucoup de femmes, qu’il a pu avoir beaucoup de rapports sexuels, ce qui lui plaisait. Ses amis vont corroborer qu’il aimait plaire, qu’il plaisait aux jeunes femmes », précise-t-elle, également interrogée à ce sujet par l’avocat de la défense.

« Il a eu toutes les cartes en main pour devenir quelqu’un de bien dans la vie », conclut-elle.

L’audience est suspendue. Elle reprendra à 14 heures.

Le 16/03 à 12h18

Selon son ex-petite amie, Lucas Larivée s’est montré violent envers elle après leur rupture

L’enquêtrice de personnalité aborde également la relation avec son ex-petite amie, qu’elle a pu interroger. Celle-ci a décrit une relation de couple normale avec un emménagement à Cornil pendant plusieurs mois en 2022, puis des liens qui se sont distendus.

Lucas Larivée a rompu avec elle en septembre, cette année-là. « Il a tenté de reprendre une vie sentimentale avec elle, ce qu’elle a refusé », relate l’enquêtrice.

En apprenant qu’elle fréquente un autre garçon, Anna raconte « qu’il devient complètement fou, méchant envers elle, il se permettait de venir de manière impromptue chez elle, l’insultant et se montrant violent à son encontre », poursuit l’experte en visioconférence.

Le 16/03 à 12h07

Une enquêtrice de personnalité dépose en visioconférence

On entend désormais l’enquêtrice de personnalité, en visioconférence.

Dans la lignée de ce qui a été dit plus tôt ce matin, elle décrit un accusé qui a grandi dans une famille aimante, qui n’a pas connu de difficulté particulière, si ce n’est le décès de son grand-père.

« Il était un enfant plutôt turbulent, très actif, qui avait du mal à rester en place. Au domicile, ce comportement ne posait pas de problèmes dans la mesure où il passait son temps à l’extérieur, sur l’exploitation agricole », décrit l’enquêtrice.

Sa scolarité, elle, est cependant émaillée de quelques incidents: il a notamment été exclu après avoir brûlé les cheveux d’une de ses camarades, et pour en avoir injurié une autre.

Le 16/03 à 11h46

La présidente confronte l’accusé sur ses propres infidélités

Alors que les questions posées par Me Labrousse à son client tendait à dessiner le portrait d’un accusé droit, répondant à tous ses devoirs, la présidente reprend la parole.

« Vous dites que vous avez été blessé par l’infidélité de vos compagnes, mais vous avez concédé n’être pas très fidèle. Qu’est-ce qu’on peut dire de quelqu’un qui impose quelque chose qu’il ne s’applique pas à lui-même? », lance-t-elle à Lucas Larivée.

« Je ne sais pas quoi dire… C’est pas logique », répond ce dernier.

La présidente poursuit en lui faisant remarquer qu’il a, à plusieurs reprises avant le meurtre de Justine Vayrac, brisé le contrôle judiciaire qu’il devait respecter pour l’incendie de deux bâtiments agricoles.

« Ça ne vous a pas empêché de boire et de conduire ivre. En rentrant de soirée complètement ivre, est-ce qu’on peut parler de vous comme quelqu’un de responsable, qui réfléchit aux conséquences de ses actes? », tance-t-elle.

Le 16/03 à 11h39

Lucas Larivée assure que les rumeurs de pyromanie et de maltraitances sur des animaux qui le visent sont « fausses »

Me Michel Labrousse revient sur les rumeurs dont Lucas Larivée fait désormais l’objet. Son avocat explique qu’il a été désigné comme un pyromane par certaines personnes après le dossier de destruction par incendie dans lequel il a été condamné. « C’est faux », répond l’accusé.

Et que répond-il à ceux qui l’accuse d’avoir maltraité des animaux?

« Si je les élève, ce n’est pas pour leur faire du mal. J’ai toujours essayé de dresser les vaches et d’être doux avec elles. »

Le 16/03 à 11h29

L’accusé revient sur ses précédentes relations sentimentales

L’avocat de la défense revient sur les diverses relations amoureuses et sexuelles de son client. Ce dernier a eu deux longues relations sérieuses et de nombreuses rencontres sans lendemain.

Trompé par deux jeunes femmes différentes, Lucas Larivée indique que cela a eu un impact sur ses relations aux femmes. « Je me livrais beaucoup moins sentimentalement. »

« Je ne voulais plus me mettre dans une relation sentimentale, je voulais rester dans quelque chose de léger, sans sentiments », ajoute-t-il.

Il explique avoir rompu avec sa première compagne à cause du manque d’investissement de cette dernière. « Il n’y avait pas assez d’implication, c’était toujours à moi de proposer de venir, c’était toujours pareil. » Etait-ce frustrant pour lui, lui demande son avocat. « C’est son choix, elle est libre de ne pas accepter. »

Quant à sa deuxième compagne, qui doit être entendue cette semaine en tant que témoin, il dit avoir rompu avec elle « d’une part, parce qu’elle m’a trompé, et d’autre part, elle n’est pas assez investie, elle est à mi-temps dans un travail ». « Elle n’était pas plus motivée que ça. Pour moi, le travail, c’est essentiel. (…) Ma mère m’a dit plusieurs fois qu’elle n’était là que pour profiter. »

Le 16/03 à 11h21

A la mort du grand-père de Lucas Larivée, « tout s’est écroulé »

A son tour, Me Michel Labrousse interroge son client sur sa famille, et plus particulièrement sur son grand-père, décédé alors qu’il avait 8 ans. « Ce grand-père semble avoir été un personnage important de votre vie », commente l’avocat.

A sa mort, « tout s’est écroulé », indique l’accusé. « C’était un pilier. »

Peu avant les faits, Lucas Larivée s’était installé dans la maison de son grand-père et y faisait des travaux.

Le 16/03 à 10h59

L’avocat des parties civiles interroge l’accusé sur sa famille

Invité à poser des questions à l’accusé, l’avocat des proches de Justine Vayrac, Me Olivier Guillot, l’interroge sur le métier de sa soeur, dont il a peu parlé en évoquant sa famille.

« Gendarme », indique Lucas Larivée.

« Et quel est son prénom? », relance Me Olivier Guillot.

« Justine », indique le mis en cause.

Le 16/03 à 10h56

Lucas Larivée explique qu’il ne « montre pas ses émotions »

La présidente interroge désormais Lucas Larivée sur son rapport aux femmes. Moins disert que lorsqu’il était interrogé sur sa famille, l’accusé décrit une relation « normale ».

« Quelle est la qualité principale que vous recherchez chez une femme? », le relance la présidente. « La fidélité, je pense », répond-il.

On lui demande quelles sont ses principales qualités, selon lui. « Au jour d’aujourd’hui, je sais plus, madame. »

« Et vos défauts? », poursuit la présidente. Long silence, finalement interrompu par la présidente. Elle rappelle que les experts ont décrit la « froideur » de Lucas Larivée et son « intolérance à la frustration ».

« Je reconnais que je ne me livre pas et que je ne montre pas mes émotions, mais c’est tout », commente l’intéressé.

Le 16/03 à 10h47

« J’étais un enfant turbulent », décrit l’accusé

Interrogé par la présidente, l’accusé déroule son parcours et son enfance.

« J’ai grandi dans une famille aimante, je n’ai jamais manqué de rien. J’étais un enfant turbulent, je ne tenais pas en place, madame », indique-t-il depuis son box.

Il explique qu’enfant, il était peu concentré et s’ennuyait en cours, comptant sur ses facilités. « Ce qui énervait le plus les professeurs, c’est quand j’arrivais à répéter ce qu’ils avaient dit alors que je n’avais pas écouté. »

Il décrit également un « amour pour les animaux, pour les vaches », qui l’a conduit à vouloir se lancer dans l’agriculture.

Le 16/03 à 10h38

La présidente retrace le parcours « exemplaire » de Lucas Larivée en détention

La cour se penche sur la personnalité de l’accusé. Elle explique que les agents pénitentiaires décrivent un détenu au comportement exemplaire, qui a appris l’anglais et exercé plusieurs jobs en détention.

Seules deux sanctions émaillent son parcours carcéral pour détention de téléphones portables, en 2024 puis en 2026.

Pour le premier incident, il évoque avoir reçu un « coup de pression » de la part d’un autre détenu, qui le menaçait de s’en prendre à sa famille s’il ne faisait pas passer le téléphone.

La seconde fois, il a utilisé son téléphone pour contacter son petit frère.

Le 16/03 à 10h26

Lucas Larivée maintient qu’il ne reconnaît pas le viol de Justine Vayrac

La présidente demande à Lucas Larivée de se lever après lui avoir rappelé qu’il était jugé pour « viol » et « meurtre ».

« Quelle est votre position sur les faits aujourd’hui? Est-ce que vous reconnaissez les faits? », lui demande-t-elle.

« Un seul des deux, le meurtre », répond-il.

La matinée va être consacrée à sa personnalité.

Le 16/03 à 10h20

Pendant l’enquête, Lucas Larivée assurait ne pas savoir « expliquer » son passage à l’acte

La présidente, qui procède encore au rappel des faits, indique que Lucas Larivée s’est dit auprès des enquêteurs « incapable d’expliquer ce qui a conduit à son passage à l’acte » et a assuré ne conserver aucun souvenir du moment des faits.

En octobre 2024, Lucas Larivée refuse de participer à la reconstitution organisée dans le cadre de l’instruction.

Le 16/03 à 10h14

Le corps de Justine Vayrac retrouvé enterré quatre jours après sa disparition

Quatre jours après la disparition de Justine Vayrac, Lucas Larivée revient sur sa première version et déclare qu’il a inventé Noé.

Il explique avoir amené Justine chez lui, avoir eu un rapport sexuel avec elle lors duquel un coup de poing est parti malencontreusement, la tuant sur le coup.

Or, ces déclarations sont contredites par la découverte d’une ficelle bleue autour du cou de la jeune femme, retrouvée enterrée près de la maison de Lucas Larivée. Selon les experts, la jeune femme est morte suite à une stragulation.

Par ailleurs, des lésions retrouvées sur les parties génitales de la victime pointent un possible viol.

Dans son box, l’accusé garde les yeux baissés.

Le 16/03 à 10h11

La présidente commence le rappel des faits

La présidente lit d’abord les faits établis par la procédure.

Elle rappelle d’abord que c’est la mère qui a contacté les autorités, le 23 octobre 2022, sans nouvelles de sa fille.

Le petit ami de cette dernière ne l’a pas vue rentrer après une sortie en boîte de nuit, à La Charrette à Brive-la-Gaillarde, la veille.

Rapidement, les enquêteurs vont s’orienter vers la dernière personne à l’avoir vue: Lucas Larivée. Ce dernier tient d’abord deux versions différentes selon les personnes auxquelles il parle. Il explique aux uns avoir laissé Justine Vayrac à sa voiture, aux autres, il affirme l’avoir déposée près d’une centrale de béton, à Malemort.

Il dira ensuite qu’un certain Noé les y a rejoints et a forcé Lucas à les conduire chez lui. Arrivé à son domicile, Noé l’aurait ainsi forcé à violer Justine avant de lui porter plusieurs coups. Il aurait ensuite disparu avec elle.

Le 16/03 à 09h28

Le procès débute, l’accusé est entré dans son box

L’audience démarre. Lucas Larivée, visage juvénile, pull bordeaux et jean bleu, est entré dans son box.

A la demande de la présidente, il décline son identité et sa date de naissance.

La greffière procède désormais à l’appel et au tirage au sort des jurés. Ils sont au nombre de six: une femme et cinq hommes. Deux jurés supplémentaires siègent à leurs côtés.

La cour se retire momentanément pour qu’ils puissent prévenir leur entourage de leur indisponibilité toute la semaine.

Le 16/03 à 09h01

Les avocats ont pris place dans la salle, le procès démarre à 9 heures

Plusieurs parties civiles sont déjà présentes dans la salle, assises près de leur avocat, Me Olivier Guillot. Aux côtés du père de Justine Vayrac, un chien de l’assistance judiciaire est là pour apaiser les proches.

Quant à Me Michel Labrousse, avocat de la défense, il s’est également installé devant le box depuis lequel va comparaître son client.

Me Michel Labrousse, qui défend Lucas Larivée, s’installe au premier jour du procès de l’affaire Justine Vayrac, à Tulle (Corrèze). © BFM

Le 16/03 à 08h57

Les scellés exposés dans la salle d’audience avant l’ouverture du procès

L’audience doit s’ouvrir à 9 heures.

Des scellés ont été exposés dans la salle. Il s’agit des pièces figurant au dossier d’enquête.

Les scellés du dossier Justine Vayrac sont exposés à l’ouverture du procès de Lucas Larivée, à Tulle (Corrèze), lundi 16 mars 2026. © BFM

Le 16/03 à 08h45

Des expertises contredisent en partie la version du mis en cause

Si le mis en cause a reconnu avoir tué et enterré la jeune femme, plusieurs points de son récit ne semblent pas coïncider avec les résultats des expertises.

Alors que des lésions vaginales constatées sur le corps de la victime laissent penser à un possible viol, Lucas Larivée nie et évoque une relation sexuelle consentie.

Par ailleurs, selon les résultats de l’autopsie, la jeune femme est morte après avoir été étranglée. Or, l’accusé indiquait pendant la procédure ne lui avoir porté qu’un seul coup de poing.

Le 16/03 à 08h41

Justine Vayrac, portée disparue puis retrouvée morte en octobre 2022

Justine Vayrac, âgée de 20 ans et maman d’un petit garçon, a disparu dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022 après être allée en discothèque avec ses amis à Brive-la-Gaillarde.

Son corps avait finalement été retrouvé quatre jours plus tard, tout près de la maison de Lucas Larivée, principal suspect passé aux aveux.

Notre article complet est à retrouver ici.

Le 16/03 à 08h27

Le procès de Lucas Larivée s’ouvre ce lundi à Tulle

Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans ce direct BFM consacré au premier jour du procès de Lucas Larivée, à Tulle en Corrèze.

Aujourd’hui âgé de 24 ans, le jeune agriculteur est jugé jusqu’à vendredi pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac, jeune femme de 20 ans tuée en octobre 2022.

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