Disponible depuis la fin de semaine dernière, le Macbook Neo semble promis à un beau succès, notamment parce que son prix excuse ses quelques compromis. Mais il semble également qu’Apple ait soigné sa réparabilité et même anticipé certaines exigences européennes à venir.
« Pendant des années, ouvrir un MacBook signifiait généralement devoir se battre contre de la colle et des composants enfouis ». Ainsi, commence le tout dernier démontage en règle d’iFixit, consacré au Macbook Neo, le tout nouveau portable d’Apple vendu à partir de 699 euros.
Les réparateurs du service de référence ont le coeur en joie. Cela fait 14 ans qu’Apple n’avait pas sorti un ordinateur portable qui soit aussi facile à démonter, selon eux. Le boîtier en aluminium d’origine recyclée à 90% s’ouvre facilement une fois les huit vis pentalobe retirées.
Il ne faudra évidemment pas espérer pouvoir ôter de la mémoire vive pour en ajouter. Elle est soudée au sein même du paquet de la puce A18 Pro, lui même soudé à la carte mère. Sur ce point iFixit souligne ne pas avoir rencontré de problème quand ses réparateurs ont échangé les cartes logiques entre deux machines, ce qui semble indiqué qu’Apple a évité l’appairage matériel qui compliquait énormément la réparation.
Les entrailles du Macbook Neo, d’Apple. © iFixit – Lumafield
En revanche, la batterie, qui sera sans doute le premier élément à flancher, dans le cadre d’un usage normal, est, elle, pensée pour être retirée très rapidement. Elle n’est pas collée comme c’est généralement le cas dans les ultraportables. Elle est maintenue en place sur un berceau métallique fixé grâce à 18 vis – oui, ça fait beaucoup… Mais son connecteur est également accessible dès que le capot inférieur a été retiré pour faciliter la tâche d’un réparateur éventuel.
Il semble qu’Apple soit en train de se préparer activement à l’obligation européenne (Règlement (UE) 2023/1542 relatif aux batteries et aux déchets de batteries), applicable dès 2027, de fournir des appareils, dont les PC portables, équipés d’une batterie que les utilisateurs peuvent changer eux-mêmes. C’est donc une bonne nouvelle.
iFixit salue par ailleurs une arborescence de désassemblage plate, où les composants, très compacts, il est vrai, sont facilement accessibles sans qu’il soit nécessaire d’en démonter quelques-uns avant d’arriver à l’élément à changer.
On a ainsi accès directement aux haut-parleurs, à la batterie, au trackpad et aux autres composants, comme les ports USB modulaire, qui sont équipés de leur propre contrôleur et peuvent donc être échangés rapidement.
En outre, l’écran et le clavier sont apparemment plus faciles à changer en cas de problème – même s’il faudra encore faire quelques progrès pour le clavier, puisqu’il faut, en autres, retirer pas moins de 41 vis pour pour pouvoir l’ôter. Néanmoins, avec une batterie, un écran et un clavier « facilement » retirables, ce sont trois des principaux points de défection d’un ordinateur portable qui peuvent être réparés facilement échangeables en cas de panne ou accident.
En définitive, les techniciens d’iFixit accordent une note de 6/10 au Macbook Neo, la faute à la mémoire et au stockage soudés, qui imposent que vous optiez d’emblée pour les quantités de RAM et SSD que vous souhaitez. Cela reste néanmoins une excellente note pour un Macbook dont la durabilité est généralement bien meilleure que la réparabilité.

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