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423.000 dollars la journée: les tarifs de location des superpétroliers atteignent un niveau record alors que le trafic reste gelé dans le détroit d’Ormuz

Les combats au Moyen-Orient et la paralysie dans le détroit d’Ormuz font flamber le coût du transport maritime. Les tarifs des superpétroliers vers la Chine ont doublé par rapport à la semaine dernière.

Le coût du transport maritime grimpe en flèche, alors que les combats se sont encore intensifiés au Moyen-Orient, ce mardi 3 mars. Les tarifs de location des superpétroliers (VLCC) en direction de la Chine ont même atteint un niveau historique lundi, à 423.436 dollars la journée, selon les chiffres de LSEG, rapportés par Reuters. C’est presque deux fois plus cher qu’avant le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

« Les affréteurs des VLCC se sont retirés du marché et ont évité d’affréter des navires, car de multiples incidents ont entraîné une augmentation du niveau de menace autour du détroit d’Ormuz, malgré le fait que la voie navigable ne soit pas officiellement fermée », explique un responsable de la tarification du fret en Europe chez Argus Media à CNBC. Les prix augmentent dans d’autres zones géographiques alors que la disponibilité des navires est affectée, rapporte Reuters.

Le détroit d’Ormuz – où passe 20% du pétrole consommé dans le monde – n’est pas officiellement fermé à la circulation maritime. Rien n’indique notamment que la zone soit minée. Mais le trafic y est paralysé depuis ce week-end. Les navires se sont regroupés le long des côtes en attendant que la sécurité soit rétablie.

Le trafic reste interrompu dans le détroit d’Ormuz, ce mardi 3 mars à 18h00. © Marine Traffic

« La fermeture du détroit d’Ormuz a été obtenue en grande partie grâce à des tactiques d’intimidation et à une guerre psychologique », explique le média spécialisé Lloyd’s List, alors que l’Iran a notamment revendiqué des attaques contre des pétroliers. Cela a incité les assureurs et les armateurs à ordonner aux navires de ne pas tenter la traversée.

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Le plus gros armateur mondial, l’italo-suisse MSC, a ordonné dimanche à tous ses navires présents dans le Golfe de « se mettre à l’abri ». Son concurrent français CMA CGM (propriétaire du groupe RMC-BFM, dont fait partie BFM Business) avait donné la veille la même consigne à sa flotte. Ce mardi, « entre 50 et 55 navires » sous pavillon français ou qui appartiennent à des entreprises françaises sont encore bloqués.

Table des matières

Détour par le cap de Bonne-Espérance

Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une vague de renégociations entre assureurs et armateurs autour des clauses contre le « risque de guerre » qui protègent les navires marchands naviguant dans le Golfe, tirant les prix vers le haut. Certaines compagnies d’assurances refusent désormais de couvrir la zone contre le risque de guerre.

En outre, pour rallier l’Europe depuis l’Asie, de nombreux bateaux évitent aussi le passage par la mer Rouge et le canal de Suez, en raison de craintes liées à la reprise d’attaques de Houthis, alliés de l’Iran. Ces derniers préfèrent donc faire le tour de l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, au bout de l’Afrique du Sud, pour remonter vers l’Europe. Cela suppose une dizaine de jours en mer de plus et un surcoût d’environ 30%.

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