Vinicius Junior (maillot blanc), du Real Madrid, marque face à Benfica, au stade Santiago-Bernabeu, à Madrid, le 25 février 2026. VIOLETA SANTOS MOURA/REUTERS
La deuxième soirée des barrages de Ligue des champions n’a pas déçu. Outre la qualification du Paris Saint-Germain aux dépens de l’AS Monaco, dans une confrontation 100 % Ligue 1, le Real Madrid, Galatasaray et l’Atalanta ont obtenu leurs billets pour les huitièmes de finale au terme de rencontres très disputées.
Sans Kylian Mbappé, forfait, le Real Madrid a éliminé à domicile Benfica, privé de l’Argentin Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement après avoir été accusé d’avoir proféré des insultes racistes contre la star brésilienne Vinicius Junior lors du match aller, remporté par le club espagnol (1-0).
Sifflé tout au long de la rencontre par les supporteurs portugais, l’ailier brésilien a envoyé son équipe en huitièmes de finale, d’une finition assurée, du plat du pied droit (80e, 2-1). Déjà auteur du but vainqueur à Lisbonne, « Vini » a exaucé les vœux de ses coéquipiers après cet incident : il a continué de danser, au poteau de corner, en réponse notamment aux justifications choquantes de José Mourinho, l’entraîneur de Benfica, pour défendre son joueur. C’est d’ailleurs d’une cabine que le technicien portugais, expulsé à l’aller, était contraint mercredi de regarder le match.
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Au-delà du symbole, ce but a surtout permis au Real, club le plus titré de l’histoire de la compétition, avec 15 trophées, d’éviter une élimination précoce sur sa pelouse. Dès la 14e minute, les Portugais plongeaient la forteresse madrilène dans le silence sur un centre, que tentait de dégager le malheureux Raul Asencio, poussé au fond par Rafa Silva (1-0). Mais les joueurs du Real profitaient ensuite d’un ballon rendu bêtement par le capitaine argentin Nicolas Otamendi pour revenir rapidement à hauteur, grâce à une superbe frappe en première intention du milieu français Aurélien Tchouaméni (1-1, 16e).
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Une victoire « contre le racisme »
Alors qu’ils tentaient de pousser pour prendre l’avantage en seconde période, les hommes de José Mourinho se faisaient punir en contre par Vinicius Junior, parfaitement lancé par son capitaine, Federico Valverde, pour sceller la qualification madrilène. Interrogé à propos du but du Brésilien, qui avait accusé Prestianni de l’avoir traité de « singe » au match aller, Aurélien Tchouaméni a évoqué « une victoire pour tous ceux qui sont contre le racisme ». « Nous n’avons pas fait le meilleur match de la saison, c’est sûr. Mais je crois qu’il y a des choses plus importantes que ce match, et plus importantes que le football », a ajouté le Français.
Par ailleurs, le Real Madrid a annoncé dans un communiqué avoir demandé la radiation d’un supporteur filmé « en train d’effectuer un salut nazi, immédiatement expulsé du stade ».
Au prochain tour, le Real Madrid affrontera Manchester City ou le Sporting Portugal, mais ne sait pas s’il pourra compter sur Kylian Mbappé dans deux semaines. « Je ne sais pas de combien de temps il aura besoin, mais je crois que cela ne sera pas une question de jours. Ce sera un peu plus long, en espérant que ce le soit quand même le moins possible », a déclaré l’entraîneur du club, Alvaro Arbeloa, au sujet de l’attaquant français, contraint de déclarer forfait après avoir ressenti « une douleur trop persistante » au genou gauche pendant l’entraînement, mardi.
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Galatasaray éteint la Juventus en prolongation
Au bout du suspense, la Juventus Turin a, elle, été éliminée par Galatasaray malgré sa victoire (3-2 après prolongation). Après s’être inclinés 5-2 la semaine dernière à Istanbul, les joueurs de Luciano Spalletti n’ont pas manqué d’envie. Mais, comme au match aller, la Juventus a sérieusement compliqué ses chances en évoluant durant de longues minutes en infériorité numérique.
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Après l’exclusion du défenseur colombien Juan Cabal à Istanbul, qui avait fait sombrer les Italiens pendant le dernier quart d’heure, c’est l’Anglais Kelly qui a quitté ses partenaires mercredi soir, exclu directement pour une semelle sur la cheville de Baris Yilmaz.
Mais, à l’inverse de ce qui s’était produit la semaine dernière, la Juventus n’a pas perdu le fil, portée par une envie débordante de créer l’exploit. A 11 contre 11 déjà, la Vieille Dame s’était montrée supérieure. Le portier turc Ugurcan Çakir a un temps repoussé l’échéance, mais il n’a rien pu faire sur le pénalty transformé par Locatelli (1-0, 37e) à la suite d’une faute de Lucas Torreira sur le Français Khephren Thuram.
En infériorité numérique, la Juventus ne relâchait pas l’étreinte. C’est son défenseur Federico Gatti qui la ramenait à un but de la prolongation, reprenant devant la cage vide un centre d’un autre joueur français, Pierre Kalulu (2-0, 70e). Après un centre de Boga repoussé par le poteau de Çakir (79e), Weston Mckennie faisait chavirer le stade en reprenant de la tête une déviation de Teun Koopmeiners (3-0, 82e).
Longtemps trop passifs dans cette rencontre, les joueurs de Galatasaray ont retrouvé de l’allant en prolongation et ont logiquement fini par faire craquer l’équipe italienne. Victor Osimhen profitait d’une intervention manquée de Gatti pour ajuster Perin (1-3, 105 + 1), avant qu’Yilmaz entérine la qualification des siens (2-3, 119e).
Comme l’an passé, la Juve s’arrête en barrages, alors que Galatasaray, qui retrouve les huitièmes de finale pour la première fois depuis 2014, affrontera Tottenham ou Liverpool.
L’Atalanta au bout du temps additionnel
Mal embarquée après sa défaite 2-0 à Dortmund la semaine dernière, l’Atalanta Bergame a, de son côté, renversé les pronostics, faisant plier 4-1 le Borussia. Dans un stade Atleti Azzurri d’Italia survolté, un penalty de Lazar Samardzic à la fin du temps additionnel (90 + 8) a libéré les Bergamasques, au terme d’un scénario fou.
Les joueurs lombards ont refait leur retard dès la première période. D’abord par Gianluca Scamacca (1-0, 5e) puis grâce à un tir de Davide Zappacosta dévié par Ramy Bensebaïni (2-0, 45e). Une tête de Mario Pasalic, idéalement placé au second poteau, a donné l’avantage sur l’ensemble des deux matchs à l’équipe lombarde (3-0, 57e).
Karim Adeyemi, qui venait de faire son entrée, donnait au Borrussia l’espoir d’une prolongation en ajustant une frappe somptueuse dans la lucarne (3-1, 75e). Mais une faute de Bensebaïni pour un pied haut provoquait le pénalty de la qualification pour l’Atalanta. Le seul club italien encore en course rencontrera soit le Bayern Munich, soit Arsenal en huitièmes de finale, dont le tirage au sort aura lieu vendredi.
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Le Monde avec AFP

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